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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 07:02

Notre camarade Bernard Deschamps (qui fut notamment député de notre circonscription) a été décoré ce dimanche 25 novembre de la médaille du 50e anniversaire de l’Indépendance de l’Algérie. Cette distinction lui a été remise au nom du Président de la République Algérienne Abdelaziz Bouteflika par le Consul d’Algérie Khaled Mouaki Benani.

C’est au Conseil Général du Gard qu’a eu lieu cette cérémonie à laquelle ont participé beaucoup de monde dont certains citoyens du Gard Rhodanien. Bien entendu le PCF Gard Rhodanien était bien représenté autour de son secrétaire de section Michel Tortey. Bernard-Deschamps-medaille-50e-004.jpg

Dans son discours le Consul d’Algérie a rappelé tout ce qui unit Bernard Deschamps à l’Algérie depuis sa participation active à l’Indépendance jusqu’à son investissement dans l’association dont il est le Président d’honneur France-El Djazaïr en passant par ces livres sur la guerre d’Algérie. On se souvient qu’il était présent à Bagnols, il y a quelques jours lors du festival « L'Afrique à Bagnols » pour une conférence sur la guerre d’Algérie.

Après la remise de la décoration ce fut à Bernard Deschamps de prendre la parole. Dans un discours très émouvant il a rappelé l’engagement d’autres citoyens gardois à qui il a dédié sa médaille. Il évoqua notamment la mémoire de Marc Sagnier originaire d’Aigues-Mortes. Le prochain voyage du Président François Hollande en Algérie a conclu cette intervention. Bernard Deschamps a bien expliqué toute l’attente et les espoirs que placent les Algériens et les amis de l’Algérie en cette visite. Là, comme dans les autres dossiers le nouveau président français ne doit pas décevoir.

Cette dernière remarque sur le voyage présidentiel en Algérie complète le courrier que les participants de l’association France-El Djazaïr au récent voyage en Algérie viennent d’envoyer à François Hollande. Notre camarade Laurette Bastaroli qui faisait partie de ce voyage qui revient depuis peu d’Algérie est signataire de ce courrier dont voici la teneur.


"Monsieur le Président de la République,

Le hasard du calendrier nous a permis de visiter l’Algérie un mois avant que vous n’y veniez pour une visite officielle.

Ce voyage était organisé à l’initiative de l’Association France/El Djazaïr qui milite depuis 2005 pour une meilleure connaissance de ce pays dont l’histoire est étroitement liée à la nôtre. Nous n’en sommes pas tous et toutes adhérents, nos origines sont diverses : communistes ou proches de ce parti, socialistes ou sympathisants, humanistes chrétiens ou libres penseurs, élus ou anciens élus pour certains. Nous partageons une valeur commune : le souci de la justice et le respect du droit des peuples.

Grâce aux relations que Bernard Deschamps, ancien député du Gard, fondateur et président d’honneur de l’Association, a nouées au fil des années, nous avons rencontré des Algériens comme l’ancien maire de Constantine, Tahar Arbaoui, le sénateur Mostefa Boudina, un « rescapé de la guillotine », les moudjahidin de la zone autonome d’Alger et une Moudjahida française Annie Steiner.

Avec eux et avec elle nous avons participé le 1er novembre aux diverses manifestations du 58e anniversaire du déclenchement de la Révolution Algérienne. Les simples citoyens français que nous sommes, étions fiers d’être à leurs côtés et de montrer ainsi la reconnaissance de leur courage et de la dureté de leurs combats dont nous avons compris la légitimité. Une meilleure accessibilité des archives aux historiens favoriserait d’ailleurs une connaissance approfondie d’un passé douloureux. Ce serait un geste fort à l’égard de tous. Ils et elles nous ont, à plusieurs reprises, dit le réconfort que votre phrase sur les violences du 17 octobre 1961, leur avait apporté et l’espoir qu’ils mettaient dans votre venue le mois prochain afin que justice leur soit rendue.

Nous savons que cela n’est pas facile, que des rancoeurs subsistent chez de nombreux français : nous en avons eu la preuve le samedi 3 novembre à la lecture des différents quotidiens où la photo de Monsieur Longuet et de son bras d’honneur faisait la une des journaux. Nous en avons eu honte et avons remarqué ce commentaire « la droite française » veut pourrir le voyage de François Hollande » !

C’est la raison pour laquelle nous nous permettons de vous adresser cette requête : « Sauvez l’honneur de la France », Monsieur le Président, en reconnaissant la réalité historique de cette guerre, pour tous ces Algériens anonymes, amis de la France qui nous accostaient dans la rue en nous souhaitant la bienvenue et en souvenir aussi de ceux des nôtres qui les ont rejoints dans leur combat et qui en ont payé le prix fort :  Fernand Iveton, l’aspirant Maillot, Maurice Audin, Henri Alleg et bien d’autres moins connus et cependant héroïques comme les moins de Tibhirine et ceux qui ont choisi de rester comme Pierre Chaulet, les pères Duval et Teissier et notre amie Annie Steiner. Ils et elle ont adopté la nationalité algérienne pour continuer dans la paix à travailler avec ce peuple dont ils ont partagé le combat. Notre pays a tout à gagner dans le développement d’une coopération plus harmonieuse dans tous les domaines.

C’est avec émotion que nous affirmons que la haine de certains ne doit pas empêcher le devoir de mémoire.

Nous vous faisons confiance, Monsieur le Président de la République, et nous vous adressons l’expression de notre haute considération."


Signataires de ce courrier : René Bard, Laurette Bastaroli, Michel Berthier, Nicole Bouyala, Antoinette et François Biville, Nicole et Michel Brouard, Elisabeth et Alain Cransac, Chantal Mariage, Monique et Gérard Terrier, Gabrielle et Yves Yague.

Bernard-Deschamps-medaille-50e-006.jpgBernard Deschamps médaille 50e 008

Laurette aux côtés du récipendiaire Bernard Deschamps et du Consul d'Algérie.

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 14:06

Pour équilibrer le budget, ce sont les impôts indirects, les plus injustes, qui sont augmentés. Notamment le carburant par le levier de la TIPP régionale.

Le Conseil Régional Languedoc-Roussillon a voté le 28 janvier un budget primitif 2011 de 1,131 milliard d’euros, en hausse de 2,4 %. La région, qui déplore sa perte d’autonomie fiscale, passée à 14,5 % des recettes hors emprunt en 2011, met en place la TIPP Grenelle et augmente le tarif des cartes grises de 30 %. L’investissement progresse de 3,7 %.

Pour la région Languedoc-Roussillon, qui vient d’adopter le 28 janvier un budget de 1,131 milliard d’euros, « l’État tente d’organiser l’asphyxie financière des régions ». La collectivité dénonce sa perte d’autonomie fiscale, désormais réduite à la fiscalité indirecte (cartes grises et part régionale de la TIPP), soit à 14,5 % des recettes hors emprunt  au lieu de 38,5 % en 2011. Pour le président de la région, « les recettes sont contraintes et aussi peu dynamiques que possible alors que les besoins de notre territoire ne sont pas prêts de décroître, avec l’augmentation de la population ».

Deux alternatives existent : ou bien gérer en se pliant aux contraintes de l’Etat SARKOZY, ou bien organiser la résistance et exiger de l’Etat qu’il joue son rôle d’aménagement du territoire, de redistribution des richesses produites et prendre des mesures régionales qui ne pèsent pas sur les plus défavorisés !

Malheureusement, la majorité régionale a choisi la hausse de la fiscalité indirecte, celle qui pèse de manière équivalente sur tous qu’il soit SMICARD ou nanti !

En 2011, les dotations (d’État, dotations fiscales substitutives à la fiscalité directe et TIPP) représentent près de 720 millions d’euros du budget de la région Languedoc-Roussillon, soit 63,6 % de ses recettes. Les ressources propres de la région s’élèvent à 411,3 millions d’euros, dont 30,1 de FCTVA. Si les recettes (hors emprunt) progressent au final de 3,3 % à 920,3 millions d’euros en 2011, c’est notamment à cause d’une nouvelle recette, obtenue par la mise en place de la majoration du tarif de TIPP pour le financement d’infrastructures de transport durable, ferroviaire ou fluvial. La TIPP Grenelle devrait rapporter 27 millions d’euros à la région. La modulation régionale de TIPP fournira 29 millions. De plus, la région, qui constate l’atonie des bases de fiscalité indirecte, augmente fortement le tarif du « cheval fiscal », qui passe de 34 à 44 euros : les cartes grises rapporteront 98,4 millions.

Pour boucler son budget primitif 2011, la région prévoit un emprunt d’équilibre de 189 millions d’euros (16,7 % des recettes), au lieu de 214 millions de 2010. La région estime qu’elle pourrait n’utiliser que 120 millions d’emprunt en se basant sur le taux d’exécution du budget. Ce dernier était de 91 % en moyenne sur la période 2008 à 2010 et l’objectif est de le porter à 94 % pour 2011.

La charge de la dette s’établit à 45,7 millions d’euros (4 % des dépenses totales) dont 18 millions d’annuité et 27,7 millions de remboursement du capital. L’encours de la dette atteint 593 millions au 31 décembre 2010.


Pour les communistes, il est urgent de mettre en place un pôle financier régional public pour mettre fin au scandale des emprunts qui, en fin de compte, ne servent qu’à rembourser les intérêts de la dette et engraisser les actionnaires des banques.

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 17:32

agauchebagnols.JPGLa campagne électorale autour de la liste "A Gauche Maintenant", des différents candidats et des différents partis ou associations a créé des passerelles, a permis que des liens se tissent.

C'est ainsi qu'en Gard Rhodanien le PCF, le PG, le NPA et le M'PEP ont décidé de poursuivre leur travail en commun afin d'être utiles sur le territoire.

Ce matin au bar de l'Horloge à Bagnols s'est tenue une conférence de presse.

Etaient présents pour le PCF Laurette Bastaroli (ancienne Conseillère Régionale et actuelle élue à Bagnols), Laurent Castanier (candidat aux dernières régionales et Vice-Président de la communauté de communes Rhône-Cèze-Languedoc),  Michèle Oromi et Corinne Cancel élues toutes les deux aussi à Bagnols sur Cèze ainsi que Michel Tortey secrétaire de la section Gard Rhodanien,

pour le PG étaient présents Charles Ménard (candidat aux dernières régionales) et Marie-Pierre Vaselli,

pour le NPA était présent Maurice Rouard,

enfin Pierrette Pasquini représentante locale du M'PEP n'a pas pu se libérer mais soutient bien entendu cette initiative.


Cette conférence de presse a été l'occasion d'annoncer  la création d'un comité de liaison de "A gauche maintenant" en Gard rhodanien qui se donne deux objectifs :
une campagne sur la reforme des retraites et une campagne sur la réforme des collectivités.


Des initiatives communes vont donc suivre car les militants comme les élus ont manifesté le souhait de poursuivre l'aventure commune et d'être à l'offensive.

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 09:05
Nous n'avons cessé de le dire pendant la campagne, le Midi-Libre roulait pour Georges Frêche. Aujourd'hui en interne la grogne se fait entendre dans la rédaction du journal. Un sursaut démocratique est nécessaire à tous les niveaux,
et dans toutes les instances y compris dans le quotidien régional numéro un dans le Languedoc-Roussillon.

 


Midi libre aurait-il fait campagne pour le président du Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, réélu haut la main dimanche ? «Nous avons tenu la ligne de l’indépendance vis-à-vis du président sortant d’un bout à l’autre», assure Philippe Palat, directeur de la rédaction du quotidien régional (édité par le groupe des Journaux du Midi, revendu en 2007 par le groupe Le Monde au groupe Sud-Ouest), dont la diffusion totale en 2009 était de 151 165 exemplaires en moyenne par jour. En interne, pourtant, certains journalistes se plaignent (sous couvert d’anonymat) du tournant frêchiste pris par leur canard et des pressions subies pour maintenir cette ligne.

«Une partie des journalistes est dégoûtée. Nous avons un regard très critique sur la manière dont ces élections ont été couvertes», rapporte un rédacteur du quotidien. L’un de ses confrères pousse plus loin : «Midi libre a participé au discrédit de la gauche anti-Frêche, en la rabaissant plutôt qu’en l’analysant. Les éditorialistes font du "parler Frêche", en reprenant son antiparisianisme ainsi que ce même langage populaire, cette familiarité de comptoir.»

 

Doléances. Certains évoquent la mise sous surveillance étroite, voire la modification de la ligne éditoriale du quotidien gratuit Direct Montpellier Plus, détenu, comme Midi libre, par le groupe des Journaux du Midi, et dont plusieurs articles ont eu le malheur de déplaire au président de région et d’agglomération. «Jean-Michel Servant [rédacteur en chef du gratuit, ndlr] et son staff font du bon boulot»,» réfute Philippe Palat.

Pourtant, toutes ces critiques trouvent un écho à l’extérieur. Ainsi le journaliste local Jacques-Olivier Teyssier écrivait, le 12 février sur son site Montpellier journal : «Chaque jour, on se dit : là, Midi libre a atteint le sommet. Et le lendemain, le quotidien apporte de nouvelles preuves de sa toujours plus grande révérence envers Georges Frêche.» Du côté des politiques, les perdants ne sont pas tendres non plus. Pour le candidat UMP Raymond Couderc, autant la couverture de la campagne par le quotidien en 2004 (entre Georges Frêche et l’UMP Jacques Blanc) était équilibrée, autant celle-ci ne l’est pas. Il s’est fendu de plusieurs coups de fil à la direction générale. «On me répondait vous avez raison, on s’excuse, on va rééquilibrer. Mais ça tenait deux jours.» Mêmes doléances dans l’équipe de campagne d’Hélène Mandroux, la candidate officielle du PS : «Les candidats de l’équipe Frêche avaient droit à leur article lors de leurs déplacements dans la moindre commune.» Des militants socialistes parlent même de censure sur le site du quotidien, Midilibre.com. «J’ai envoyé trois posts de soutien à Hélène, sans agressivité, en réaction à deux articles, puis un post "pro Frêche". Seul ce dernier est passé», affirme ainsi David Sauvade, un soutien d’Hélène Mandroux.

Si l’on s’en tient simplement aux faits, la lecture des articles est troublante. «En frappant fort, ici et contre Paris, Georges Frêche a infligé un désaveu à tous ses ennemis. Le fiasco d’Hélène Mandroux est une double victoire. D’abord contre ses détracteurs locaux. Ses vrais faux amis de trente ans», s’enflamme dans un éditorial le rédacteur en chef, François Martin, au lendemain du premier tour. Lorsque Martine Aubry vient à Montpellier soutenir Hélène Mandroux, le 8 mars, aucune trace de son passage en une du quotidien le lendemain. Le reportage est relégué en page 5 du cahier Région. «Il n’y a qu’une chose qui préoccupait les Montpelliérains, c’était la neige. On a ouvert par l’actualité, les problèmes météo, le sujet majeur», justifie Philippe Palat.

Ce dernier a réponse à tout. Il récuse toute censure du site internet, «sauf en cas de diffamation». Il nie aussi être influencé par les coups de fil des communicants mécontents. Même ceux de Laurent Blondiau, directeur de campagne de Georges Frêche et directeur de communication à la région, qui admet l’avoir appelé «trois fois» en un mois ? «J’appelle quand je pense qu’on n’a pas demandé l’avis des intéressés. Montpellier Plus n’a clairement pas fait la campagne de Frêche. J’ai juste appelé pour dire que l’équilibre n’était pas respecté», reconnaît Laurent Blondiau.


Lèse-majesté.
Mais cet ancien journaliste de l’Humanité reconverti dans la com de Frêche est un trop fin politique pour ne pas avoir conscience de son influence. En 2005, Georges Frêche, sire de feu Septimanie, avait déjà fait des siennes en coupant pendant huit mois toute publicité au quotidien pour cause d’articles lèse-majesté. Le manque à gagner a été évalué à trois millions d’euros. Actuellement, la région et l’agglomération de Montpellier, ainsi que leurs organismes satellites, restent pourvoyeurs d’annonces publicitaires et légales à hauteur de «2 millions d’euros sur un budget publicitaire de 49 millions d’euros en 2009», veut relativiser Alain Plombat, président des Journaux du Midi.

Autre épée de Damoclès sur celui-ci, l’arrivée annoncée du gratuit 20 Minutes, concurrent de Direct Montpellier Plus. Ce dernier est distribué principalement sur les lignes de tramway, géré par la TAM, donc l’agglomération. Si Frêche décidait de l’en sortir en faveur de 20 Minutes, la situation serait plus que tendue pour le gratuit de Midi libre.

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 06:25

Communiqué de René REVOL, tête de liste de la liste « A gauche Maintenant ! »

22 mars 2010

Les électeurs ont confirmé à l’échelle nationale leur vote du 14 mars en infligeant une lourde défaite à Sarkozy et à ses candidats. En Languedoc Roussillon dans un contexte où les listes de gauche (représentant 25% des exprimés du 1er tour) ne pouvaient pas être présentes au second tour, les électeurs ont majoritairement utilisé le bulletin « Frêche » pour manifester leur volonté de sanctionner la droite. On constate cependant qu’avec une participation très faible de 44% et une poussée des bulletins nuls et blancs, la liste Frêche n’est élue que par un peu plus de 20% des inscrits, ce qui pèsera sur la légitimité de son action.

Nous constatons que dans la région Limousin où une liste unitaire autour l’alliance Front de Gauche-NPA, s’est maintenue suite au refus du PS de l’intégrer dans la liste du second tour, cette liste de la gauche de transformation sociale est passée de 13% au premier tour à prés de 20% au second tour !

Les questions vitales auxquelles sont confrontés nos concitoyens demeurent : chômage, précarité, destruction des services publics et de la protection sociale….Dans ce contexte le rassemblement qui s’est constitué dans la liste « A gauche maintenant ! » et qui a fièrement représenté dans cette élection une gauche authentique et fidèle à un objectif d’émancipation et de transformation sociale, est décidé à poursuivre son action : nous le ferons en mobilisant citoyennes et citoyens sur les projets que nous avons portés dans cette campagne électorale : relocalisation des activités contre la mondialisation capitaliste, défense des services publics, retour en régie publique de l’eau, défense de la démocratie locale contre la réforme des collectivités territoriales…

Dés le 23 mars nous serons dans la rue avec les salariés et les retraités contre la réforme des retraites, pour l’emploi et le pouvoir d’achat.

Nous donnons rendez vous à tous à notre local de campagne (7 place de la comédie à Montpellier) ce 23 mars à partir de 17h 30 pour une rencontre conviviale et fraternelle pour marquer à la fois la fin de notre campagne électorale et le début de nos nouvelles actions unitaires.

René Revol.
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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 13:55

MAZAURIC--2-.jpgJe reviens à vous ( vous = les élus communistes signataires d'un appel au vote pour Frêche, précision du webmaster) parce que votre prise de position en faveur de Frêche au second tour des élections régionales, blesse profondément ma conviction de ce que doit être la justesse en politique et l’idée que je me fais de la responsabilité morale d’un(e) élu(e) communiste, désigné(e) par son parti pour affronter victorieusement le suffrage, dit « universel ». Certes, modeste historien et simple citoyen adhérent du parti communiste français depuis cinquante-huit ans, je ne suis pas plus dépositaire de la norme que tout autre et, si d’ailleurs je l’étais, je ne l’imposerai à personne me contentant simplement, comme militant, d’en appeler au respect des principes. Mais, face à la rudesse d’un débat clarificateur qui ne fait que commencer, je revendique ma libre parole, publique le cas échéant, à laquelle vous répondrez si vous le pouvez, si vous l’osez.

Avez-vous oublié à quel type de politicien se rattache le sieur Frêche ? Ici, ailleurs, à la télévision, dans les gazettes, on le présente quelquefois comme une sorte de Raimu languedocien, à la parole truculente, aux parler vrai, à la manière de tout un chacun, un poussah à la larme facile, au cœur généreux, à la faconde toute pagnolesque. Poussant loin le bouchon, Alary lui a même offert, en supplément, la qualité de « visionnaire » ! On attend que vienne le moment terminal du culte de la personnalité… Lequel ne devrait pas tarder au vu des articles hagiographiques de Midi-Libre et des déclarations de Pietrasanta et de Gayssot.

 Pour justifier votre capitulation, vous feignez de tenir le grand mamamouchi pour un « homme de gauche », « socialiste » de surcroît, contre l’évidence de tous ses choix politiques, sinon de « gestion » comme on dit, contre l’avis même du Parti socialiste dont il ne cesse de dénoncer la politique quand elle se donne pour une politique de gauche, et de mépriser sa dirigeante actuelle quand elle ose lui dire son fait. Pour justifier votre palinodie, vous avez dû mettre en stand by dans votre discours public et, peut-être même dans l’opacité de votre mémoire ce que le vieux mandarin de Montpellier n’a cessé de déclarer, tantôt pour flatter cyniquement les pires tendances latentes qui sont le résultat des idéologies réactionnaires en miettes qui peuplent sédimentairement l’inconscient des gens, tantôt pour s’ériger en chef de bande à qui on ne la fait pas. Echos qui sont à mettre dans toutes les mains et dont je ne fais ici que citer quelques bribes dont je n’oublie jamais rien : « on s’en fout des agriculteurs,  on s’en fout », « les catalans, ils me font chier(…) ils en reprendront pour six ans ! », « alors moi, j’adore les juifs, je les aime (…) mais à propos de la cuisine kacher « dégueulasse » ils sont « têtus comme des bourriques » (…) « les juifs, c’est un peuple (sic) qui est extraordinaire, etc. », ceux qui protestent contre Agresco, même s’il s’agit du parti socialiste, sont « antisémites », « Fabius, celui qui n’a pas une tronche très catholique » (commentaire linguistique à l’appui), « les harkis, des sous-hommes », « les anglaises, j’en ai baisées une quarantaine (…) elles baisent comme des savates », « les gens ne fonctionnent pas avec leur tête mais avec leurs tripes », « les cons sont majoritaires et moi j’ai toujours été élu par une majorité de cons  et ça continue », « des gens intelligents, il y en a 5 à 6% , il y en a 3% avec moi, 3% contre, je change rien du tout. Donc je fais campagne auprès des cons et là je ramasse des voix en masse », « qui c’est qu’a fait l’Algérie, c’est nous ; la plupart des algériens sont analphabètes », « les cons sont cons et en plus ils sont bien dans leur connerie. Pourquoi les changer … ? » « trop de blacks dans l’équipe de France », « les luthériens ( ?) ont voté pour Hitler, les calvinistes ( ?) en France ont résisté », « moi quand je vais en Norvège, j’amène mes boîtes de conserve, un je fais des économies, deux, je bouffe correctement », « Blanc, c’est ta dernière réunion, donc j’ouvre les cordons de la bourse », « j’avais promis un lycée à mon ami, le maire de…, il est mort, je refilerai le lycée à d’autres » : en voulez-vous plus ? Alors lisez Arturo Ui de Bertold Brecht ! Vous y verrez comment l’acte peut métaphoriquement suivre la parole. Mais pour aller voter pour l’Arturo de la Région LR , n’oubliez pas de mettre votre mouchoir devant le nez.

Je connais évidemment votre justification « politique » (si l’on ose dire) : ne pas se séparer du gros des dirigeants et des troupes socialistes dans le Gard et dans la Région qui, majoritairement, paraissent suivre sans barguigner celui qui les considèrent comme un ramassis de cons, ne pas insulter l’avenir qui sera au « regroupement », à la « fédération » des bonnes volontés démocratiques, nécessaires aux combats de demain. Mais qu’aviez-vous à accrocher votre carriole branlante au convoi présidentiel du grand tatou, déjà bien assuré d’arriver triomphant en gare de Montpellier où l’attendra, hilare, comme sur la photo, le sieur Gayssot toujours si fier de sa félonie ? Croyez-vous que le patron vous en sera reconnaissant ? Que nenni ! Et d’ailleurs pourquoi le serait-il ? Les monarques et les potentats, sans exception, Alexandre, Louis XIV, Napoléon, Staline, et tutti quanti méprisent toujours ceux qui les servent : lisez Rousseau, si actuel. Et ne comptez pas plus sur les successeurs désignés (Bourquin, Alary) quand ils seront aux commandes à la suite de Frêche : formés comme ils le sont à la tripatouille et à la ratatouille monarchique, quand vous tendrez le bec, ils vous enverront lécher le bas du dos de leurs convives. Vous vous imaginez encore force d’appoint, vous ne serez que des supplétifs inutiles, venus à la soupe les derniers. Mais vous aurez ingurgité sans honte les paroles infectes du diarrhéique verbal de l’Hôtel de région. Bon appétit, chers camarades !

Mesurez cependant, vous, Clary, Malavieille, Bastid, et les 103 autres qui vous accompagnent, ce que vous avez déjà perdu par votre appel inconsistant : une part considérable de votre crédit politique, un morceau entier de votre autorité morale. En vous affaiblissant, vous affaiblissez aussi le parti qui vous fit confiance : j’espère que lui s’en remettra mieux que vous, mais je n’en suis pas assuré parce que les temps crépusculaires que nous vivons, à l’image de ceux qui marquaient l’antiquité tardive, ne laissent guère le loisir d’imaginer le mieux. En tout cas, d’autres que moi qui suis un infatigable vieil homme, arrivé au terme de sa vie, sauront s’en souvenir.

L’avenir est une longue patience : il n’est donné à personne de croire qu’il lui appartient par nature ou vocation.


Bien à vous,


Claude Mazauric (19-03-2010)

 

Historien spécialisé dans l’histoire de la Révolution française, professeur émérite des universités, Claude Mazauric est un penseur marxiste de réputation internationale. 

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 13:51

Les régionales en Languedoc-Roussillon 2010 et le parti communiste.

 

Nous devons analyser à plusieurs niveaux la situation dans laquelle nous ont placé les membres du parti communiste qui ont décidé de soutenir Frêche contre la décision de leur parti. Certains l'ont analysé en termes de morale politique, d'autres se refusent à y voir un comportement répréhensible et sont prêts à continuer comme avant... en laissant la signification de ces actes en blanc (la couleur de mon vote dimanche !).

 

Pour ma part, je souhaiterais prendre le problème d'un autre point de vue que moral ou psychologique. De plus, au-delà de toutes les justifications politiques ou historiques dont beaucoup sont pertinentes, il me semble qu'il faut considérer l'acte de dissidence posé comme un symptôme d'une relation élus-parti qui n'est plus à la hauteur des enjeux.

 

D'un côté des élus, regroupés pour élaborer des décisions au contenu technique ou gestionnaire, soumis à diverses pressions et dont depuis quelques décennies il est admis qu'une fois élus ils représentent les intérêts de tous les administrés... conception conforme à des phrases célèbres aussi rabâchées qu'elles sont fausses. Non, nos élus ne représentent pas les intérêts de tous les administrés : ils doivent représenter ceux de leurs électeurs et particulièrement ceux de leurs camarades qui non seulement les ont soutenus devant la population, mais les ont choisis pour leurs capacités à représenter leurs intérêts. Pour un parti communiste, il n'y a là aucune contradiction théorique, aussi loin qu'on pousse la réflexion : les intérêts fondamentaux qu'il défend sont ceux de la classe prolétaire et donc ceux des exploités, des dominés, des discriminés. Être élu du parti communiste ce n'est pas se fondre dans une gestion, aussi rationnelle soit-elle, qui oublie de travailler au dépassement du capitalisme, à l'émancipation hors d'une société de classes.

 

De l'autre, un parti qui rassemble des militants dont le désir est justement de dépasser le capitalisme et de s'émanciper. Ce parti élabore une stratégie et désigne les candidats qu'il juge les plus à même de faire vivre cette stratégie, d'en être les représentants, dans les instances de pouvoir où ils sont élus.

 

Tout irait bien donc si des conflits ne surgissaient soudain pour révéler que cette articulation est soit insuffisante soit mal comprise. Il est clair que dans le Languedoc-Roussillon, comme au niveau national, le brouillage organisé des politiques conduites par la droite et les sociaux-libéraux frappe tout le monde. Le parti communiste en a fait l'analyse à son dernier congrès et a décidé de rompre avec tout ce qui pouvait laisser penser qu'il était prêt à diriger avec des tenants du traité de Lisbonne (TCE revu et traités antérieurs qui sont de la même eau). Conjointement à cette "radicalité" qui n'est qu'une clarification indispensable pour que la classe prolétaire puisse retrouver ses repères fondamentaux, il a considéré que la constitution de fronts populaires les plus larges possibles étaient la seule voie envisageable pour démontrer aux yeux de la classe prolétaire qu'il y avait à gauche un rassemblement largement majoritaire à construire, mais réel.

 

C'est donc au moment de cette clarification et de ce rassemblement à construire que des élus du parti se sont opposés au nom d'un "bon" bilan gestionnaire et d'une "alliance" faisant perdurer la confusion entre tenants du social-libéralisme qui accompagnent le traité de Lisbonne, quintessence d'un ultralibéralisme dont on voit tous les jours les ravages et l'absurdité folle, et ceux qui y sont définitivement et radicalement opposés. Pragmatisme électoral qui a fait dire à certains avant le premier tour "qu'il y en avait assez d'être dans le camp des perdants et qu'il fallait être avec les gagnants" !

Le recul idéologique d'une telle position est le reflet exact de l'impact du libéralisme et de sa théorie des "gagneurs". Ce n'est pas en y cédant qu'on va pouvoir les combattre.

 

Le "retour dans le parti" de ces élus ou de leurs partisans serait donc le signe tangible d'un changement d'orientation du parti dans sa stratégie et sa mise en oeuvre. Je n'imagine pas que cela se fasse par la petite porte, comme si de rien n'était ! Ce serait transformer une tentative de putsch en putsch proprement dit.

 

Mais cela laisse entière la question de l'articulation à l'avenir du parti et des élus : le principe de base est que les élus du parti (soutenus ou non au cours de l'élection par d'autres organisations) représentent d'abord la politique du parti dans les instances de pouvoir. On me dit "Ce n'est pas possible ! Il faut faire des compromis !" Oui c'est possible et oui il faut faire des compromis ! La résolution de cette apparente contradiction vient de ce que s'il y a des compromis à faire, c'est au parti avec ses élus à les élaborer et à les défendre. Ce ne sont pas les élus seuls qui peuvent les définir en dehors du parti car cela ne peut être que soit une décision d'élus qui va diverger de celle du parti, soit une erreur du parti qui ne connaît pas le dossier. La technicité des dossiers ne doit pas être un alibi pour qu'ils restent dans les mains des élus, alors que les enjeux de la décision, des compromis possibles, doivent être discutés et partagés par le parti en tant que représentant des intérêts de la classe prolétaire et de ceux qui ont une conscience de classe...

 

Les élus sont donc clairement, non seulement ceux qui font remonter les problèmes de la population vers les instances de décision mais aussi ceux qui alertent et informent le parti sur toutes les décisions en cours d'élaboration et qui s'enrichissent de la réflexion du parti à leur propos, permettant, au passage, à l'ensemble des militants de mieux comprendre les problèmes et d'approfondir la stratégie des luttes locales et celles concernant les lieux de pouvoir plus éloignés. On ne peut faire vivre une démocratie active si l'on ne prend pas le temps de ces débats dans le parti et, soutenus par le parti, dans la population avec les citoyens.

 

C'est l'efficacité de la politique qui est en jeu : montrer à la classe prolétaire que le parti fait ce qu'il dit et dit ce qu'il fait, partout.

 

Jean Delpuech (18 mars 2010)

 

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 23:04

pcf.gifLe Conseil Départemental du PCF élargi aux secrétaires de sections et animateurs de la Vie du parti, s’est réuni le lundi 15 mars au soir. Après analyse de nos résultats et de la situation politique du 2ème tour, il a décidé à l’unanimité moins 2 voix contre et 1 abstention, de valider la position de la liste « A gauche maintenant !» signée par les porte-parole (René Revol, François Liberti, David  Hermet).

Nous appelons à ne donner aucune voix à la droite et l’extrême droite, cependant avec la liste conduite par le président sortant, aucune politique de gauche ne pourra être mise en œuvre dans cette région.

Le conseil départemental n’appelle donc pas à voter Georges Frêche compte tenu de son positionnement politique sur de très nombreux points (réforme des collectivités territoriales, retraites, services publics, Agrexco…) avec lesquels notre parti est en total désaccord.

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 21:15
 Encore une fois un certains nombre d'élus pensent devoir faire fi des décisions prises par les instances dirigeantes, démocratiquement élues, de notre parti.(voir midi libre de ce jour).
Cette situation devient insupportable et dangereuse.

En vertu de quels principes une fonction élective  donnerait une position dominante sur l'ensemble des communistes,
Veux t on l'éclatement de notre parti avec d'un côté les élus, de l'autre les sans grades, 
Sans polémique, je vous prie expressément, Camarades, a revenir à un fonctionnement démocratique de notre parti
Ne fuyons pas le débat, approfondissons le, mais restons unis dans la mise en œuvre des décisions prises majoritairement.
J'ai dans le passé été élu (18 ans), et j'ai eu des divergences profondes avec des orientations de notre parti, mais je me suis toujours fixé une règle ne pas nuire à l'unité du parti
Dans un contexte politique difficile, dans une période où la crise du capital et la politique de Sarkozy se font sentir durement, nous devons plus que jamais lutter ensemble auprès de notre peuple qui souffre de plus en plus. Loin des égos, pensons d'abord à lui et revenons à la raison.

Pour information, Lundi 15 mars 2009? j'ai voté le communiqué du Conseil Départemental car je pense qu'effectivement Georges Frêche tourne le dos aux valeurs de gauche et que la politique qu'il prône pour la prochaine mandature est une politique d'accompagnement, quand il ne le précède, pas du libéralisme. De plus, je pense que cette décision est conforme au vote exprimé par les communistes lors de l'assemblé régionale et du vote des militants qui a suivi cette assemblée
Je suis en complet accord avec la déclaration de Martine Gayraud, la démocratie a besoin des partis politiques, et notre peuple a besoin d'un Parti Communiste fort, modernisé, ouvert à la société.

le 18/03/2010
Salut & Fraternite
Michel Tortey
Secrétaire section Gard Rhodanien du PCF
Membre du CD
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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 19:23

André  GENOT

Section  de  petite  Camargue

Vétérant  du  parti

          

                     

 

Chère  Martine.

 

Je  veux  te  dire  mon soutien  dans  cette  période   tu  es  mise  personnellement  en  cause en  raison  de  la  décision  prise  le  15  mars  par le  comité  départemental  élargi, de  ne  pas  appeler  à  voter  G  FRECHE  au  deuxième  tour  des  régionales.

J’étais  à cette réunion  qui  a  réuni  beaucoup  de  camarades  de  tout  le  département.

J’ai  apprécié  que  tu  aies, après une courte introduction, laissé  s’exprimer  au  moins  vingt  intervenants  trois  heures  durant.

C’est  donc  après  une  longue  réflexion, que  nous  avons  pris à  l’unanimité  moins  deux  voix  et  une  abstention, la décision d’appeler les électeurs  « à  ne pas donner une voix à la droite et l’extrême droite,  mais  de  ne  pas  voter  FRECHE  compte  tenu  de  son  positionnement  politique  sur  de  nombreux  points. »

Quand  J  MOLLE dans  le  Midi  Libre  (  qui  se  régale)  dit  que  Martine  GAYRAUD  n’est  pas  stable  en  prenant  prétexte  de  l’analyse  des  résultats,  que  cherche  t- il   sinon  te  déstabiliser  et    t’isoler  alors  que  c’est  collectivement  que  nous  nous sommes  déterminés. 

J’ajoute,  que  dimanche  soir,  nous  avions  une  rencontre,  après  le  vote,  entre  camarades  de  la  section.

Au  vu  des  résultats  nous  étions  unanimes  pour  ne  pas  voter  FRECHE.

Mercredi  soir  17 03,  nous  avons  réuni  le  collectif  électoral  de  notre  secteur.  Etaient  présents  des  membres  du  PCF,  du  PG,  du  NPA  et  des   ami(e)s  qui  avaient  participé  à  la  campagne.  Tous,  nous  nous  sommes  prononcés  pour  ne  pas  donner  nos  voix  à  FRECHE.

Et  cela  nous  l’avons  fait  à  partir  de  nos  réflexions.

Qui  peut  en  effet  croire  que  la  droite  pourrait  gagner  dimanche  prochain   dans  une  triangulaire ?

FRECHE  est  à  34,28%

COUDERC  à    19,62%

JAMET        à    12,67%

 De  qui  les  protagonistes  du  vote  utile  se  moquent-ils ?

Que  cherchent –ils  avec  notamment  les  4  vice-présidents  que  FRECHE  utilisent  comme  caution ?

1/  A  justifier  leur  positionnement  à  contre - courant  de  la  majorité  du  parti ?

2/  A  assurer  de  futures  élections  et  à  préserver  un  pouvoir ?

3/  A  ne  pas  vouloir,  par  manque  de  courage  politique,  décevoir  leur  électorat ?

4/  A  se  considérer  comme  détenteur  de  la  vérité  en  étant  au-dessus  de  la  masse  des  militants.

Que  des  élus  se  comportent  de  la sorte  me  choque  profondément.

J’ai  été  élu  durant  15  ans  et  responsable  de  l’association  des  élus  communistes  et  républicains  en  Haute-Savoie.  Je  n’ai  jamais  considéré  que  mon  mandat  m’appartenait  ni  que  je  devais  m ’ auto - proclamer  candidat.

J’ai eu  des  désaccords  et  je  les  ai  modestement  exprimés.  Mais  l’intérêt  du  parti  et  le  respect  des  décisions  majoritaires  m’apparaissaient  essentiels.  C’est  la  vie  qui  tranche  les  désaccords.

Le Front  de  Gauche  est  une  autre  façon  de  construire  l’union  par  rapport  à  celle  que  j’ai  connue  durant  des  années  et  qui  a  conduit  aux  désillusions   et  à  la  situation  actuelle   les  gens  se  désintéressent  de  la  politique. 

Dans  les  deux  quartiers  populaires  de  VAUVERT,  l’abstention  s’élève  à  64%  alors  que  les  gens  sont  ici  les  plus  frappés  par  la  crise.

Cela  donne  à  réfléchir  et  ce  n’est  pas  la  course  aux  postes  électoraux  qui  aide  à  cette  réflexion.

Le  Front  de  Gauche  est  jeune,  il  commence  à  s’implanter,  il  vient  de  porter  un  coup  sérieux  à  la  recomposition  politique  avec  le  MODEM.  Les  écologistes  sont  amenés  à  revoir  leurs  ambitions  démesurées.  La  droite  est  sonnée  et  nous  y  sommes  pour  beaucoup  par  notre  travail  militant.

Le  PS  doit  tenir  compte  de  notre  rôle  malgré  ses  volontés  hégémoniques.

Il  y  a  désormais  place  à  la  construction  d’un  large  rassemblement  sur  des  objectifs  encore  à  éclaircir  pour  dépasser  le système.

Est-ce que  FRECHE  s’inscrit  dans  ce  rassemblement ?

Certainement  pas.

Le «  bilan  globalement  positif »  que  défendent  les  quatre  sortants  ne  le  permet  pas.  A  moins  que  l’on  mette  au  passif  certains  aspects  inacceptables  à  savoir :

Les  propos  racistes  et  machistes

L’implantation  d ’AGREXCO  contraire  à  la  solidarité  avec  le  peuple  Palestinien.

L’abandon  de  la  pêche  professionnelle  que  François  LIBERTI  a mis  en  évidence  sans  être  contesté.

Les  pôles  d’excellences  contraires à  un  aménagement  cohérent  du  territoire.

La  réforme  des  collectivités  territoriales  que  FRECHE  juge  en  partie  positive.

Le  manque  de  résistance  au  transfert  de  compétences  par  l ’ Etat  sans  les  moyens  financiers  correspondants.

La  conception  du  droit  à  la  retraite.

Le  chômage  et  la  précarité.

L’autoritarisme  et  d’autres  choses encore.

Oui,  le  comité  départemental  a eu  raison.  Nous  ne  pouvons  pas  apporter  soutien  à  FRECHE  et  à  sa  liste.

Non,  il  ne  doit  pas  pouvoir  se  vanter  d’avoir  les  voix  des communistes  pour  poursuivre  son  action.

Pouvons  nous  clarifier  la  situation  politique avec  FRECHE ?

Est-ce  que  FRECHE  représente  l’éthique  qui  doit  motiver  l’action  des  politiques ?

Est-ce  avec  FRECHE  et  sa  conception  du  pouvoir  que  les  gens  vont  s’impliquer  davantage ?

Est-ce  avec  FRECHE  que  l’on  fera  face  aux  terribles  coups  que  SARKOZY  et  le  gouvernement  préparent ?

Assurément  pas  à  mes  yeux.

Un  autre  aspect  me  dérange  dans  les  propos  de  MOLLE et  de  certains  élus  qui  te  ciblent  en  particulier.

Nous  aurions  choisi  Martine  comme  tête  de  liste  dans  le  GARD  en  « concédant  au   féminisme »

Martine  n’aurait  pas  les  mêmes  compétences  ni  les  mêmes  réseaux  que  BORE  posséderait.

Mais  qu’est-ce  à  dire ?

Je  rapproche  cela  des  critiques  que  j’ai  entendues  à  l’égard  de  Marie  Georges  BUFFET  qui  avait  refusé  tout  accord  possible  avec  FRECHE  au  premier  comme  au  deuxième  tour, en  raison  des  propos  racistes  et  des  comportements  répétés  de  ce  dernier.  C’était  oublier  que  Marie  Georges,  comme  ancienne  ministre  de  la  jeunesse  et  des  sports, mais  aussi  comme  première  secrétaire  du  PCF,  ne  pouvait  pas  rester  sans  réaction  sur  la  mise en  cause  des  valeurs  qui  sont  les  siennes  mais  aussi  les  nôtres.

Et  enfin,  je  rapproche  cela  du  manque  de  courage  politique  du  PS  qui  a  tardivement  lancé  H  MANDROUX  dans  la  bataille  contre  FRECHE  qui  la  traite  de  conne  n’ayant  aucune  idée.

Trois  femmes  critiquées,  jetées  aux  gémonies,  que  l’on  cherche  à  diaboliser  à  des  fins  politiciennes. 

Ce  n’est  pas  acceptable.

Voilà  Martine  ce  que  je  voulais  t’exprimer.

Je  ne  suis  pas  seul  dans  cet  état  d’esprit.  Ce  matin  un  ami  comédien  a  tenu  à  me  dire  qu’il  appréciait  notre  position  et, avec  lui, de  nombreuses  personnalités  du  monde  du  théâtre, des  lettres  et  du  cinéma.

Courage  et  tiens  bon.

Pour  MOLLE et  les  quatre, j’ai  trouvé  que  la  formule de  MONTESQUIEU  pourrait  leur  donner  à  réfléchir.

Pour  faire  de  grandes  choses,  il  ne  faut  pas  être  un  si  grand  génie :  il  ne  faut  pas  être  au-dessus  des  hommes ;  il  faut  être  avec  eux.

 

Bien  fraternellement

             

André  GENOT  Adhérent  au  PCF  depuis  1955.  Cela  ne  me  donne  aucun  droit  supplémentaire  sinon  celui  d’avoir  un  peu  de  recul.  Mais  il  est  vrai,  de  passage  à  AIMARGUES  il  y  a  deux  ans,  FRECHE  avait  qualifié  GAYSSOT  et  BORE  de  communistes modernes.  Ce  qui  me  classe  certainement  à  leurs  yeux  dans  la  catégorie  des  dinosauriens.

 

VAUVERT  le  18  mars  2010

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