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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 18:18

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  Je suis d’accord avec le contenu de l’adresse qui nous est proposé ainsi que le calendrier et le processus de désignation et de préparation du congrès, je le trouve en cohérence avec nos objectifs.

Quelques mots sur les cantonales dans le Gard enjeu important puisque la moitié de notre groupe est renouvelable nous avons un bon accord avec nos partenaires « Front de Gauche » et les premières présentations de candidats  montrent que nous pouvons nous engager dans une campagne très dynamique et rassembleuse avec une orientation de campagne contre les réformes de la droite au pouvoir en phase avec le mouvement social.

Aujourd’hui, face à la crise et à la situation que vivent des milliers de gens dans notre pays, face à la cacophonie au PS, les propos d’Emmanuel Valls sur les 35 heures par exemple, aux attentes sociales et à la colère toujours présente de tous ceux et celles qui se sont engagés et manifestés contre la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy nous avons une responsabilité très importante, le Front de Gauche a suscité de l’espoir nous avons besoin de lui donner une nouvelle dimension.

Face aux échéances à venir je pense que ceux qui sauront créer les conditions du rassemblement qu’attendent les gens sur des bases et un projet solide, partagé, feront preuve  de cohérence et pourront être entendus par tous ceux et celles qui aspirent à de réels changements.

Pour la période qui s’ouvre à nous et les inquiétudes pour les échéances 2012, je ne crois pas un seul instant à l’effacement de notre parti si le candidat choisi pour la présidentielle n’est pas communiste, l’affaiblissement de notre parti a des causes beaucoup plus complexes, un exemple dans le Gard, lors des dernières élections européennes alors que la tête de liste n’était pas communiste notre parti a fait 70 adhésions. Je crois qu’il faut vraiment engager un travail pour rendre plus perceptible sur ce que nous proposons. Le Front de Gauche  étant un espace de rassemblement privilégions les explications sur les objectifs et l’orientation poursuivis, le travail sur le programme partagé, appuyons nous sur l’adresse pour animer le débat, créons les conditions  pour une candidature à la présidentielle et des candidatures aux législatives qui donnent sens à ce que l’on veut construire avec un accord respectueux  entre les forces du front de gauche liant présidentielle et législatives.

 

 

 Paris, le 7 janvier 2011,

Martine Gayraud,

Secrétaire générale de

la fédération du Gard du PCF.

 

L'adresse aux communiste adoptée par la Conseil National. cliquez ici pour la lire.

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Published by SECTION GARD VALLEE DU RHÔNE du PCF - dans un parti acteur - solidaire - rassembleur - lutteur
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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 22:33

 

Le PCF est partie prenante de l'appel à la mobilisation lancé par Attac et Copernic « à faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites» et invite à signer la pétition.

 SIGNEZ LA PETITION

 

voir aussi ce lien: site du PCF spécifique comprenant nos propositions, les éléments du débat, nos initiatives et nos matériels, les documents ressource permettant à chacun et chacune de se faire son opinion.

 

Retraites.

Comment gagner ?

Une campagne d'idées, de luttes et de propositions.

 Par Olivier DARTIGOLLES en introduction au Conseil National du PCF du 16 avril 2010

 

 

 

L'avenir des retraites va se jouer dans les toutes prochaines semaines.

  

L'opération gouvernementale visant à préparer l'opinion publique à l'idée qu'il ne serait plus possible de garantir le financement de notre système par répartition,  et qu'une nouvelle « réforme » portant sur l'âge de départ et la durée des cotisations serait le seul et unique chemin à prendre, vient au cours des derniers jours de bénéficier d'une très large couverture médiatique. La question que se pose aujourd'hui une écrasante majorité de personnes est assez simple : à quel âge me sera-t-il possible de partir en retraite, mon niveau de pension sera-t-il suffisant pour pouv oir tout simplement vivre ?».

La pension moyenne brute des quelques 15 millions de retraités français s'élevait en 2008 à 1120 euros par mois. 600 000  vivent sous le seuil de pauvreté. Quant aux plus jeunes, les difficultés immenses de la vie quotidienne, le véritable parcours du combattant auquel ils doivent faire face pour leur insertion sociale et professionnelle, peuvent rendre l'horizon 2040 bien lointain. Une société qui ne permet plus à sa jeune génération de se projeter dans l'avenir est une société profondément malade. Plus que jamais, le débat quiarton4723-93cd3.jpg s'engage porte sur la crise du capitalisme et sur l'alternative à construire.

 

Aujourd'hui, dans le débat, notamment sur les conséquences de l'allongement de l'espérance de vie,  il y a une idée importante qui fait défaut. Tout le monde est d'accord sur le fait qu'il y a une révolution technologique, beaucoup de gens en vivent les effets négatifs liés à la domination de l'argent pour l'argent. Cela masque les immenses possibilités de la réduction de la peine des hommes, du temps de travail avec une meilleure satisfaction des besoins à tous les ages de la vie. Cette donnée invalide l'argument sur la fatalité d'un allongement de la durée de cotisation et  rend réellement possible ce que fort  justement Lucien Sève appelle non pas le « troisième âge » mais une « troisième vie ». « Une vie pleinement humaine, et qui plus est dans un statut consolidé de la retraite par répartition, une vie soustraite en son cœur aux logiques exploiteuses du capital ». Notre campagne doit en effet permettre de rajeunir et révolutionner les idées sur cette troisième vie.

 

Dès cette semaine avec l'annonce des prévisions financières présentées par le Conseil d'Orientation des Retraites ( COR) - il faut d'ailleurs dénoncer l'instrumentalisation grossière de cet organisme -, la droite et le Medef veulent cadenasser le débat qui s'engage en le limitant à une approche comptable. L'objectif, sur fond de manipulations des chiffres, de discours alarmistes sur l'avenir des retraites, est d'assommer d'entrée l'opinion publique. De nouveaux, des milliards valsent au-dessus de nos têtes. Non pas cette fois pour sauver les banques mais pour liquider les retraites, au sens définitif du terme.

 

On peut d'ores et déjà dérouler les étapes de la stratégie gouvernementale des prochaines semaines :

 

 Etape 2. Fin mai/début avril : un affichage des grandes lignes de la réforme en donnant le sentiment de lâcher du lest sur l'age légal de départ, en passant de l'insupportable à l'inadmissible, tout en laissant entendre que l'effort sera équitablement partagé par l'instauration d'un « prélèvement spécifique ».

 Etape 3. Une réforme bouclée, sinon votée, d'ici la trêve estivale avec un conseil des ministres à la mi-juillet et le début de la discussion au Sénat dans la foulée.

 

Le plan de communication, avec une première phase pour un montant de 5 millions d'euros, a démarré cette semaine pour gagner l'opinion à l'idée d'une réforme et qu'il faut le faire maintenant.

 

Cette volonté d'un passage en force, contraire aux déclarations « rassurantes » de la fin mars, traduit une détermination de la droite, nous en avons eu un exemple récent avec la mesure prise contre les infirmières, mais aussi son inquiétude. Après l'échec des élections régionales, et dans un climat social de mobilisations grandissantes dans le public et le privé, d'exaspération de millions de femmes et d'hommes devant l'absence de perspectives pour une amélioration concrète et rapide de leurs conditions d'existence, « du quai de Ouistreham » aux portes de l'usine de la Sodimatex, la contre-réforme des retraites peut être la provocation de trop. Travailler plus pour toucher moins, ce n'est pas vraiment ce qui avait été promis lors des dernières élections présidentielles.

 

L'essentiel de la bataille des retraites va se jouer dans les deux prochains mois. Il faut s'y préparer. Depuis quelques jours, nous mesurons une réelle disponibilité dans le Parti qui doit aujourd'hui permettre une entrée en campagne très combative avec un engagement militant comparable à celui de 2005 pour la campagne référendaire contre le TCE.

 

Sommes-nous d'accord pour ensemble évaluer la situation comme une situation ouverte. Une situation où les projets du gouvernement peuvent être mis en échec. Aujourd'hui, comme en 2005, l'ambition que nous nous fixons est essentielle, pour l'engagement des communistes dans les prochaines semaines, et pour l'ampleur et la détermination du rassemblement qui est en train de se construire. On ne mène pas une bataille de la même manière selon l'objectif que l'on se fixe.

 

Ce rapport, travaillé avec les différentes commission du Conseil national, ne peut dans le temps imparti, faire un tour complet du sujet. Nous lançons un site de campagne qui hébergera des documents, des textes de référence. Cet espace sera par ailleurs très utile pour une veille, une réactivité au dispositif idéologique de la droite, une actualisation de nos argumentaires.

 

Je vous propose ici de traiter de trois questions :

 

Les objectifs réels du gouvernemental.

Les enjeux politiques et démocratiques.

La campagne des communistes.

 

Les objectifs réels de la droite, comment y faire face ?

 

            Quels sont les objectifs de la droite ? Est-il question uniquement des retraites ?

 

             Le COR met dans ses hypothèses ce que N.Sarkozy et le MEDEF entendent retrouver dans ses conclusions. Il affirme, ainsi (p.41), que « compte tenu de la hausse projetée de la durée d'assurance requise pour une pension à taux plein à 41,5 ans en 2020, l'âge effectif moyen de départ à la retraite augmenterait en projection, tant au régime général que dans la fonction publique. Au total, par rapport à 2008, il augmenterait d'environ 1 an à l'horizon 2030 et de l'ordre de 2 ans à l'horizon 2050 ».

 

L'objectif principal est de réduire les pensions publiques servies par le régime par répartition dans le prolongement des « réformes » menées depuis 1993 qui ont fait baisser le niveau de pensions d'environ 20% et aggravé les inégalités entre hommes et femmes. Une récente étude vient d'établir que le niveau moyen des pensions touchées par les femmes en 2008 était de 825 euros.

Cette politique s'inscrit dans une orientation libérale à l'échelle de l'Europe qui consiste à agir sur l'âge de la retraite pour la repousser, la durée d'assurance requise pour l'accroître et le niveau des pensions pour les réduire, tout en continuant à faire payer aux salariés les conséquences de la crise économique. Le dispositif idéologique de la droite reposera sur trois piliers, l'endettement public, la compétitivité des entreprises et l'Europe.

 

Avec une nouvelle attaque sur la protection sociale via les retraites, le gouvernement poursuit d'autres objectifs politiques : donner des gages aux marchés financiers, à la Commission européenne, sur sa volonté de réduire le déficit public, remobiliser l'électorat de droite après la défaite des régionales. L'opération consiste aussi à relancer la présidence Sarkozy sur le thème d'une « union nationale », déjà repris par certaines voix à gauche, d'un compromis acceptable pour tous. Mesurons bien que nous sommes toujours face à une entreprise globale, cohérente et réfléchie, qui consiste à un remodelage en profondeur de la France, tendant à casser toutes les formes de solidarités. Du débat sur l'identité nationale à la réforme des retraites, c'est la même visée et la  même politique.

 

Il nous faut, comme en 2005, révéler les contre-vérités dans la communication gouvernementale. Cette campagne d'argumentaire face aux mensonges de la droite sera déterminante. Elle va tenter par exemple de relativiser la question de l'âge légal de départ à la retraite en prétextant du fait qu'il est aujourd'hui de 61,5 ans. Mais la vérité est de dire que six salariés sur dix sont hors emploi ( chômage, invalidité, inactivité ou dispense de recherche d'emploi) au moment de liquider leur retraite. Point par point, sur toutes les vraies fausses évidences ( « l'espérance de vie augmente, c'est normal de travailler plus », « les jeunes ne pourront pas financer les pensions des futurs retraités, il faut donc que ces derniers travaillent plus longtemps », « il y aura trop de retraités et pas assez d'actifs »...), nous avons les moyens de faire émerger dans le débat public les réalités.

 

Attention cependant à bien le faire à partir du ressenti de la grande masse des personnes que nous voulons convaincre.

 

Une illustration. Nous disons avec juste raison qu'il y a des richesses. Cette affirmation est admise quand il est question d'une minorité de privilégiés. L'INSEE vient de publier des chiffres éclairant une nouvelle fois l'obscénité d'une société où les ménages les plus aisés disposent tous les deux jours de ce que gagne en une année un travailleur payé au SMIC. Mais dans un contexte de crise économique, de désindustrialisation, de casse de l'emploi, de niveau de déficits publics atteignant des sommets, sommes-nous réellement compris par le plus grand nombre quand nous disons que la France est un pays riche qui a les moyens d'une politique sociale de haut niveau ?

Beaucoup de nos concitoyens aujourd'hui en doutent. Pour une écrasante majorité d'entre eux, l'âge d'or est derrière nous. Assurer l'avenir des retraites peut donc apparaître comme une idée certes généreuse mais peu réaliste. Pour bien se faire entendre sur nos propositions, pour ne pas apparaître « à coté de la plaque », il faut traiter sérieusement de cette question : est-il vrai que nous ayons les moyens ? Un chiffre : si notre pays, dans les 40 prochaines années, a un taux de progression de ses richesses à un rythme de 1,7% - ce qui constitue un taux de croissance modéré, la richesse doublera. Elle passera donc de 1700 milliards d'euros à environ 3400 milliards. Sur une même période, les besoins de ressources supplémentaires pour financer les retraites sans les dispositions des « réformes » Balladur et Fillon seraient d'un peu plus de 200 milliards, soit 6% du PIB.

 

L'argument démographique pour les mêmes raisons ne tient pas. Il est tout à fait possible de financer l'augmentation de la durée de la vie. La réforme des retraites est un choix politique, pas une  nécessité démographique.

 

Les manipulations pour truquer les termes du débat ne feront pas dans la finesse. Sitôt les premières prévisions chiffrées du COR connues, les sites d'information ont donné le calcul des déficits cumulés des retraites d'ici 2050. Sans recettes nouvelles, il atteindrait 2 600 milliards d'euros. Un très gros chèque en effet. Mais, ce que le rapport ne donne pas, c'est le PIB cumulé sur la même période : 120 000 milliards d'euros, il y a de quoi faire pour le financement de la protection sociale dont le gouvernement préfère organiser la vente à la découpe.

 

C'est une donnée essentielle à verser au débat à moins d'encourager une escroquerie doublée d'un gros mensonge consistant à détourner une part de la richesse nationale pour financer les retraites au profit des marchés financiers. Pris la main dans le sac dans un remake de « touche pas au grisbi » des revenus financiers, de la spéculation, des stock-options et des dividendes versés aux actionnaires!!! Décidément, que sont devenues les belles déclarations sur la moralisation du capitalisme, ils recommencent comme avant. Avec la même cupidité, avec les mêmes « éléments de langage »  mais leurs fiches d'argumentaires ont pris un sérieux coup de vieux. Prenons les fonds de pension, présentés comme la solution d'avenir, une étude de la BNP-Paribas relève qu'entre janvier 2008 et juin 2009, ils ont perdu 3 900 milliards de dollars.

 

Les lignes bougent. C'est le cas pour la sacro-sainte règle qui interdisait de toucher aux exonérations des cotisations accordées par le gouvernement aux entreprises, qui pénalisent les budgets sociaux de 32 milliards d'euros et privent le système des retraites de près de 10 milliards. Aujourd'hui, ce dogme des libéraux est très sérieusement mis à mal.

 

 

Les retraites : un choix de société, un enjeu démocratique.

 

Le débat sur l'avenir de nos retraites pose comme premier enjeu celui d'un choix de société pour l'avenir. C'est à ce niveau là qu'il faut prendre les choses et bien expliquer pourquoi ce sujet concerne directement l'emploi, les salaires, la formation, le partage des richesses, l'avenir de la jeunesse, les inégalités hommes/femmes, la pénibilité au travail, la solidarité inter-générationnelle,  l'activité de celles et ceux qui accèdent à la retraite, le temps de cette période de la vie, son utilité sociale. Les réponses qui seront données au défi démographique auquel nous devons faire face, seront donc un véritable choix de civilisation. Pour toutes et tous, de la petite enfance au crépuscule d'une vie.

Madame Parisot veut une société du « risque ». Nous préférons une société du mieux vivre ensemble, du développement des capacités humaines, de la sécurisation de la vie de chacune et chacun, de liberté.

Que veut la droite ? Une société éclatée, divisée, avec des individus jetables à merci, une société élitiste, d'insécurité permanente et de peur en l'avenir, une société précarisée dans tous les domaines de la vie, à tous les âges. Une société avec des personnes âgées paupérisées et des jeunes sans avenir. La grande démolition engagée, « réformes » après « réformes », dans notre pays et à l'échelle de l'Union européenne,  a pour objectif de faire sauter les derniers verrous, « les tabous » selon l'expression de L.Parisot sur l'âge légal de départ à la retraite, pour ouvrir un nouveau marché aux puissances financières au détriment de l'intérêt général. Ça recommence...

 

On nous dit : c'est « inéluctable », il n'y a pas d'alternative, « pas d'autres solutions » que de réfléchir à partir des critères retenus. Cette idée exprime un refus du débat démocratique. Comme si rien ne s'était passé. Comme avant la crise, dont il a été pourtant dit que plus rien ne pourrait se passer comme avant, et donc pour commencer se réfléchir, se débattre comme avant,  voici revenues les vielles ficelles du débat tronqué, escamoté, bâclé. Voici de nouveau les appels au « compromis », à la « sagesse », le retour des « experts » sur les plateaux télé, la mine grave, culpabilisant celles et ceux qui, par leur « égoïsme », leur « esprit corporatiste », aurait l'audace de refuser la « réforme » proposée. Alors que le C.O.R a été aveugle face à la crise, aujourd'hui les scénarios proposés se résument à l'accompagnement de celle-ci. Et même avec un « plein emploi », le problème du financement des retraites n'est toujours pas réglé...

 

Ce n'est pas aux salariés, aux retraités à payer les conséquences de la crise du capitalisme. Pour les régimes de retraites, à l'horizon de 2024, cette crise provoquerait des pertes cumulées d'une niveau de 320 milliards d'euros. Seul un changement de politique économique et sociale peut nous sortir des scénarios catastrophes qui s'étalent depuis mercredi à la une des médias, à l'exception du journal l'Humanité, qui, comme en 2005, sera un atout irremplaçable pour informer, décortiquer et proposer.

 

Sur un sujet aussi important, c'est à notre peuple de décider. Et à personne d'autre. Notre campagne pour les retraites pose l'enjeu démocratique, comme pour le Traité constitutionnel en 2005, comme un levier décisif pour une intervention citoyenne qui peut, une nouvelle fois, renverser la table et mettre en échec les scénarios pré-établis.

 

Le débat doit avoir lieu. En conscience, à partir des éléments clés du dossier des retraites, chacune et chacun doit pouvoir se faire sa propre opinion. Nous avons confiance dans le choix des Françaises et des Français. Allons vers un débat projet contre projet, un débat sérieux, loyal, de qualité, de confrontations à partir des réalités, un débat réellement pluraliste et contradictoire, ne posant aucun a priori, un débat enrichissant sur un sujet qui mérite tout autre chose que des calculs politiciens et des manipulations.

 

Ce débat est attendu bien au delà de nos frontières. Je veux faire ici écho aux attentes de nombreuses forces progressistes européennes. Sans pouvoir développer cette question, sur laquelle il faudra travailler dans le cadre de la préparation du prochain congrès du PGE, je veux simplement ici souligner que le débat sur les retraites dans notre pays s'ouvre alors que les grands médias nous font croire que le peuple grec vient d'être « sauvé » par un sévère plan d'austérité imposant notamment abaissement des salaires, recul de l’âge de la retraite.  La crise du capitalisme dont est victime le peuple grec permet aujourd'hui une nouveauté particulièrement préoccupante avec l'entrée du Fonds monétaire international dans les finances européennes.

 

Quels sont les effets de ce matraquage dans l'opinion publique ? Sondage après sondage, la majorité des personnes interrogées envoient trois messages sur la question des retraites. Malgré deux décennies de dramatisation sur le sujet, de « réformes » qui n'ont cessé d'attaquer et d'affaiblir le régime par répartition, de le discréditer par des campagnes ne promettant que du sang, de la sueur et des larmes,  ils expriment leur attachement à ce système solidaire, à la retraite à 60 ans. Mais le doute est bel et bien là sur l'avenir des retraites. Ils ne veulent pas le statu quo, s'interrogent sur la manière pour conserver cette conquête sociale. Aujourd'hui, dans les faits, l'âge moyen de liquidation des droits est de 62 ans.

 

C'est à cela qu'il nous faut répondre. Nous proposons de mener une campagne particulière en direction des jeunes. Cette question est vraiment décisive. Aujourd'hui, deux jeunes sur trois estiment qu'ils ne bénéficieront pas d'une retraite suffisante. Comment se sentir concernés par un régime qui augmente sans cesse le nombre de trimestres nécessaires pour pouvoir faire valoir ses droits à une retraite pleine et entière alors que l'âge moyen pour accéder à un emploi stable est aujourd'hui estimé à 27 ans ? La droite ne s'y trompe pas. Ce décrochage de la jeune génération, dans une période de crise où la société stigmatise sa jeunesse, est pour elle le moyen de briser le pacte solidaire entre générations, l'un des fondements du système par répartition. C'est aussi une voie ouverte pour la capitalisation et des formules de retraites qui reposent sur le marché.

Avec l'organisation des Jeunes communistes, qui traitera de cette bataille politique lors de son congrès qui débute aujourd'hui même, nous voulons démultiplier au cours des deux prochains mois, les lieux de rencontres et d'échanges avec les jeunes pour les sensibiliser. Ils seraient les premières victimes de la mise en œuvre de la « réforme » des retraites. Pour les mêmes raisons qui  ont mobilisé la jeunesse contre le CPE, l'intervention de la jeune génération sera l'un des enjeux de la période. Nous avons besoin d'un coup de jeunes pour nos retraites.

 

La campagne des communistes.

 

Nous ne sommes pas dans la défense des acquis sociaux avec l'idée de sauver ce qui peut encore l'être. Ces acquis, comme le droit à la retraite, sont des points d'appui pour faire évoluer les rapports de force et aller rapidement vers de nouveaux progrès. Il ’agit pour nous de travailler à la contribution des communistes à la définition des objectifs, en l'occurrence pour l'avenir des retraites, sur lesquels il est nécessaire que s’opèrent des rassemblements suffisamment forts et déterminés pour en imposer la réalisation et pour que le changement réussisse.

 

Il faut une réforme des retraites. Notre système est aujourd'hui confronté à des problèmes démographiques réels. Il faut s'expliquer sur cette question. L'arrivée des générations du baby-boom et l'allongement de l'espérance de vie déséquilibrent le rapport entre le nombre de personnes en age de travailler au nombre de personnes en âge d'être à la retraite et posent donc de sérieux problèmes au financement des régimes. La part relative des 60 ans et plus dans la population va passer de 24% aujourd'hui à 36% en 2040.

 

Comment, face à ce défi, ouvrir le nouveau chapitre d'un système solidaire ?

 

Notre proposition globale sur l'avenir des retraites, droit auquel nous sommes très attachés, peut donc être  résumée de la façon suivante :

 

Un régime de retraite par répartition avec une indexation des pensions sur les salaires et non les prix. Nous voulons abroger les réformes Balladur et Fillon avec notamment la suppression de la décote et le retour aux dix années de références pour le secteur privé.

Un régime complémentaire actuel à consolider et à pérenniser dans le cadre de négociations avec les organisations syndicales.

Un départ à 60 ans à taux plein (75% du salaire de référence) pour tous et toutes avec la prise en compte de la pénibilité, négociée avec les organisations syndicales, de professions particulières donnant droit à des départs anticipés.

Les dispositions spécifiques pour les femmes doivent être maintenues et améliorées par la négociation.

La validation des années d’études dans le calcul de la retraite.

 

Nous posons ainsi le principe d’une période de financement de la retraite entre 18 et 60 ans un départ à 60 ans à taux plein pour toutes et tous. Bien entendu, la durée totale de financement n’est pas à comparer avec le temps actuel d’assurance qui n’est que sur le temps d’activité.

 

Il faudra aussi parler d'un grand service public pour ce troisième temps de la vie.

 

C’est possible avec :

 

Prenons bien la mesure d'une chose, c'est l'une des clés de la réussite de notre campagne : nous abordons la question des financements de ces propositions dans un tout autre contexte. En 2003, la question de la mise à contribution des revenus financiers trouvait un très faible écho dans le débat sur les retraites. Ce n'est plus le cas. Le rapport de force idéologique a changé.  Nous engageons la bataille des retraites dans un contexte nouveau, inédit. Aujourd'hui, dans le débat sur les ressources supplémentaires pour assurer les besoins des retraites, c'est nous qui avons « la puissance de feu d'un croiseur et des flingues de concours ». Cette question est dans les manifestations. Longtemps interdite des grands médias, plus personne ne peut aujourd'hui en contester la réalité. La droite, sur le recul, est obligée d'aller sur le terrain d'un partage de l'effort, parle d'équité. Allez, encore un petit effort, de l'équité à la justice sociale, il y a un chemin qui passe par une valeur, celle de la solidarité.

 

Nous pouvons donc être à l'offensive sur la mise à contribution des revenus financiers des entreprises et des institutions financières au même taux que les salaires. Ces revenus, qui ne participent pas au financement de la protection sociale, s'élevaient en 1998 à 260 milliards d'euros. Soumis aux taux de la cotisation patronale ( 8%), c'est 22 milliards d'euros en plus pour les caisses de retraites. Mais il faut aussi de l'incitation ; c'est possible avec une simple modulation du taux de la cotisation en fonction du rapport entre salaires versés et valeur ajoutée produite. Cela augmenterait considérablement les recettes de cotisations en encourageant les entreprises à faire le choix de l'emploi, de la formation, des politiques salariales actives et non celui des placements financiers.

 

Le financement des retraites par répartition repose d'abord sur  l'emploi et les salaires. Il faut le dire aussi clairement en engageant une campagne de très haut niveau sur cette question. Là encore, quelques chiffres parlent d'eux-mêmes : actuellement, plus de 5 millions de salariés de la population active sont en réalité en inactivité ou en grande précarité, leur emploi financerait la moitié des besoins de la retraite; la création de 100 000 emplois, c'est 2 millions de cotisations sociales en plus. Profitons de la grande campagne sur les retraites pour parler de la qualité de ces emploi, du type de progression de la productivité du travail, pour encourager à une grande politique pour la recherche et l' industrie, à une vision, une stratégie qui manque tant à notre pays.

Relevons enfin sur cette question, que le COR confirme, combien l'emploi, en quantité et qualité, et les salaires sont l'essentiel pour sauver la répartition. Mais, comme ses outils d'analyse font en réalité de l'emploi la variable d'ajustement, et qu'ils admettent comme fatale l'explosion des prélèvements financiers du capital sur les richesses produites, il retient comme « raisonnable » l'hypothèse, à l'horizon 2021-2050, d'un taux de chômage officiel de 7%, soit quelque 1,8 millions de chômeurs!

Notre campagne doit être très offensive en direction des salariés, sur les lieux de travail, aux portes des entreprises. Dès à présent, actons le principe de retourner partout ou nous sommes allés lors de la campagne des élections régionales. Dans la fonction publique, les discussions débuteront le 22 avril. Là encore, il nous faut un très fort niveau d'engagement alors que le gouvernement vient d'annoncer une nouvelle saignée de 34000 départs à la retraite non remplacés en 2011, plus 2000 postes chez les opérateurs de l'Etat.

 

Nos propositions, chiffrées, précises, tordent le cou à la prétendue impossibilité d'assurer le financement des retraites à l'horizon des 30 prochaines années. Elles ne relèvent donc pas d'un périmètre réservé à quelques spécialistes. Comme en 2005, des questions jugées ardues ( rappelez-vous les premiers arguments des partisans du « oui », « ne vous en occupez pas, c'est très compliqué, faites-nous confiance ») peuvent être au cœur d'une grande bataille politique. C'est notre ambition pour cette campagne sur l'avenir des retraites. Une alternative est à portée de main, c'est possible tout peut être, au final, ramené à une seule et unique question : quelle est la part des richesses produites que notre pays est prêt à consacrer aux retraites ?

 

Pour cette campagne de luttes, d'idées et de propositions, le secteur communication construit des outils nationaux pour permettre aux communistes de s'y impliquer totalement, de mener la campagne d'alerte, d'explication, de conviction et de mise en mouvement des salarié-es et des citoyen-nes.

 

Ils accompagneront la diffusion du numéro spécial de l'Humanité, disponible fin avril, comprenant un historique des batailles pour la retraite, un argumentaire précis permettant aux militants progressistes de mener la campagne d'explications autour d'eux. Notre objectif, avec ce numéro est une diffusion de même ampleur que celle de l'édition spéciale décryptant le projet de constitution européenne. Rappelez-vous, cette initiative avait permis de franchir une étape décisive.

 

Nous mettrons à disposition de toutes les fédérations un 8 pages A5 édité en 3 millions d'exemplaires, deux affiches et des autocollants pour marquer dés le 1er mai, dans les points de vente du muguet et dans les cortèges syndicaux, notre contribution à la bataille de la retraite. Nous voulons avec les visuels de cette campagne produire un choc qui permette à notre campagne d'éducation populaire et de débat politique de percer. Ils traiteront de deux questions principales : l'enjeu de civilisation et le recul de société porté par le projet de la droite sur les retraites. En terme d'image, nous avons fait de la jeunesse notre cible privilégiée.

 

Ces matériels  seront, avec le numéro de l'Humanité, au cœur de la semaine d'actions dans les quartiers et les entreprises, sur les marchés que je vous propose d'adopter du 1er au 6 mai.

 

Parallèlement, nous allons ouvrir un site du PCF spécifique comprenant nos propositions, les éléments du débat, nos initiatives et nos matériels, les documents ressource permettant à chacun et chacune de se faire son opinion. Nous fabriquons une série de courtes vidéos « virales » qui sont destinées à se propager très vite sur internet. Comme nous l'avons réussi avec le PUM il y a 2 ans, nous voulons commencer, sur le mode de la parodie à stigmatiser les projets de la droite et malmener la pensée unique, créer la surprise, le rire même, et attirer l'attention sur le PCF en tant qu'émetteur important de messages sur ce thème. Mi-mai, nous disposerons d'un film, expression directe, autour de l'enjeu politique et de nos propositions, diffusé sur le service public et présent aussi sur internet.

 

Nous proposons de prendre l'initiative de 1000 débats en France sur l'avenir des retraites. Nous pourrions décider d'organiser, partout où cela sera possible dans les sections et dans les fédérations, des rencontres publiques pour l'avenir des retraites, la veille de nos conférences de section et fédérales. Un kit de ces rencontres comprenant des modèles de tract, d'invitations et d'affichettes déclinant les visuels de notre campagne, sera disponible.

 

Cette campagne forte du PCF s'inscrit dans notre volonté de contribuer à un front de riposte inédit, un front de propositions, un front politique, social, intellectuel, citoyen et inter-générationnel gagnant qui porte une ambition pour toute la société.

 

Elle s'articulera évidemment à toutes les mobilisations sociales et syndicales. Et aussi à l'appel à la mobilisation lancé par Attac et Copernic « à faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites». Nous en sommes partie-prenante, comme un très large éventail de personnalités, dirigeants des partis de gauche, intellectuels, syndicalistes et du mouvement associatif qui en sont signataires et donnent la mesure du front qui peut se construire pour la défense des retraites.

 

Pendant toute cette bataille sur les retraites, les parlementaires communistes joueront bien sûr leur rôle, notamment dans le débat parlementaire et, à l'écoute des citoyens, du mouvement syndical, social et politique élaboreront  une proposition de loi alternative qu'ils déposeront face à celui du gouvernement.

 

Notre congrès d'étape à la mi-juin pourrait faire un point de la situation dans le pays et décider de la nature d'une nouvelle initiative des communistes pour contribuer à la victoire pour nos retraites et, avec elle, ouvrir une perspective de progrès et d'espoir.

 

Je vous remercie.

 

 

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 12:54



Ce matin à 11 heures, rassemblement des cheminots en grève pour exiger l'ouverture de négociations pour discuter de leurs revendications (voir articles précédents). Une délégation de la Fédération du Gard du Parti Communiste Francais est venue apporter le soutien des communistes Gardois à la juste lutte des cheminots.

 

Sébastien Migliore, au nom du PCF, rappelait entre autre  que "votre lutte c'est aussi la défense d'un service public, des intérêts des usagers, une exigence écologique.

Une délégation devait être reçue a 12 heures en Préfecture.

 

 

 

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 22:19

vente-sce-publics4722-a0a08.jpg Le comité de la section PCF du Gard-Rhodanien  s'est réuni ce mercredi 14 avril et parmi les sujets abordés a décidé d'apporter son soutien à la lutte des cheminots.


Ci après le soutien qui leur a été adressé: 


"L'unicité de la SNCF, au sein du Service Public, doit être préservée et l'ouverture à des opérateurs privés « fret » comme « voyageur » est contraire au vote majoritaire formulé par la population contre le Traité de Constitution Européenne.

Conscients que cette lutte pour un service public de qualité rejoint  leur propre combat pour la réouverture de la rive droite du Rhône au trafic TER-SNCF,  les communistes gard-rhodaniens interviennent auprès du préfet et de la direction SNCF pour l'ouverture immédiate de négociations.

Les communistes de la section gard-rhodanien du PCF apportent leur soutien sans faille à la lutte des cheminots, parce que c’est tous ensemble, dans cette lutte  comme dans celles à venir  - et notamment sur la question des retraites – que nous gagnerons."

 

Ce soutien a été adressé sous forme de communiqué à la presse ainsi que les télégrammes adressés au Préfet et à la SNCF ci après:

 

Monsieur le Préfet du Gard,

Représentant de l’Etat, actionnaire de la SNCF, nous vous demandons instamment d’intervenir auprès de la SNCF pour l’ouverture immédiate de négociations, sans préalable.

Il est inadmissible que la SNCF joue le pourrissement de la grève et cherche à opposer usagers et cheminots.

Le secrétariat de la section du PCF Gard-Rhodanien,


Monsieur le Directeur de la SNCF

Nous vous demandons instamment de procéder à  l’ouverture immédiate de négociations, sans préalable.

Il est inadmissible que la SNCF joue le pourrissement de la grève et cherche à opposer usagers et cheminots.

 

Le secrétariat de la section du PCF Gard-Rhodanien,

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 06:29

Un point central de la convergence des luttes :

mettre en échec le gouvernement sur les retraites

 Eric Woerth était délégué au gouvernement à la casse des politiques publiques et sociales comme ministre du budget et artisan de la RGPP. Sarkozy vient de l’affecter, comme ministre du travail à la place de Darcos, à sa deuxième grande priorité de la fin du quinquennat, avant la campagne électorale de 2012 : la nouvelle étape du démantèlement du système solidaire de retraite par répartition.

Les contours de la nouvelle contre-réforme des retraites sont prévisibles.

La « concertation » annoncée sera une mascarade destinée à tenter d’associer les organisations syndicales et à lui donner un semblant de légitimité.

On prépare l’opinion à un recul de l’âge du droit au départ (61, 62 ans…), à un nouvel allongement de la durée de cotisation (43,5 annuités envisagées maintenant d’ici 2050). D’autres mesures, plus discrètes, pourraient avoir aussi de lourdes conséquences : de nouvelles remises en cause des retraites de réversion, de la prise en compte des années d’apprentissage ou de chômage, du droit au départ à taux plein à 65 ans...

Le procédé politique est toujours le même, utilisé pour la contre-réforme Veil-Balladur de 1993, la loi Fillon1 de 2003 ou l’attaque contre les régimes spéciaux en 2007. Les gouvernements fabriquent des déficits en bloquant le moteur du financement des retraites, la cotisation sociale, en multipliant les exonérations pour le patronat, en encourageant les bas salaires. Puis, au nom des déficits sociaux, il dégrade les prestations.

Cette année, le Medef espère aller plus loin dans la casse de l’ensemble du système. Le patronat ne renonce jamais à remettre la main entièrement sur ce qu’il a dû céder en 1945, grâce notamment au ministre communiste Ambroise Croizat : la solidarité entre salariés actifs et retraités, par la part socialisée du salaire, la cotisation sociale. Mme Parisot veut ainsi « plafonner les cotisations retraites » (Figaro du 17 février). M. Saint-Geours, patron des patrons de la métallurgie, estime que le « financement par les cotisations sociales de la solidarité en termes de retraite ne paraît pas cohérent » (Les Echos du 22 mars).

Leur objectif, commun au gouvernement et à l’UE (sommet de Barcelone en 2002), se précise. La retraite par répartition serait progressivement supplantée, d’un côté, par un minimum vital, de type minimum vieillesse, financé via l’impôt par les salariés eux-mêmes, de l’autre par l’épargne par capitalisation, inégalitaire et qui permet aux capitalistes de drainer vers la finance une part des salaires net. C’est « la fusée à trois étages ».

Les conditions du rapport de forces existent dans le pays pour mettre en échec ce plan de casse des retraites.

Les salariés ont à leur disposition tous les arguments pour contrer l’offensive idéologique du pouvoir.

- Il est absurde de prétendre faire travailler les plus de 60 ans lorsque de 3 à 7 millions de plus jeunes sont au chômage.

- Le prétexte démographique, mis à mal par la montée du taux de fécondité en France, ne tient pas devant les gains de productivité du travail (une comparaison adéquate : 800.000 agriculteurs nourrissent mieux les Français en 2010 que 10 millions en 1945).

- Les 7,7 milliards d’euros de déficit fabriqué de la branche vieillesse en 2009, année de « crise », sont à comparer avec les 33 milliards d’euros d’allègements de cotisations sociales patronales.

- Avec la « crise » et la chute de la bourse, la capitalisation a du plomb dans l’aile. Les retraités et futurs retraités américains ont vu leur épargne retraite, placée dans des fonds de pension, fondre de 27% en 2008.

Les salariés sont aussi forts de l’expérience des luttes de 2003, de 2007, de 2009.

La démonstration est faite : aucune des promesses des contre-réformes précédentes n’a été tenue, mais le niveau moyen des retraites a baissé de 20% depuis 1993.

L’entreprise de division entre salariés du privé et du public, contre les régimes spéciaux en 2007, la fonction publique en 2003, en jouant des différences réelles (ex : évolution de carrière, prise en compte des primes), a servi à faire reculer la situation de tous. Elle ne doit plus prendre : tous les salariés ont intérêt à défendre ensemble les régimes de chacun.

Les retraites représentent un point de convergence objectif, évident, de toutes les luttes qui montent dans le pays. La question du rassemblement est prioritaire. On peut tirer les enseignements de l’expérience du déroulement de la lutte en 2003 contre la loi Fillon1, celle des grandes journées de mobilisation, espacées, sans revendications convergentes précises, du premier semestre 2009. 

La recherche de l’unité des organisations ne doit pas être un frein au rassemblement des salariés, des jeunes, des retraités, au plan syndical comme au plan politique.

Le 17 janvier, Martine Aubry a lâché qu’elle envisageait le report de l’âge de départ à 62 ans. François Hollande accepte l’idée d’un allongement de la durée de cotisation. Le PS, comme la social-démocratie des autres pays (Espagne), partagent les orientations de l’UE.

La perspective pour gagner la nouvelle bataille des retraites ne peut être d’attendre l’alternance en 2012 ou de s’abaisser au niveau des positions du PS.

Elle se situe dans la mobilisation de masse, avec un soutien très majoritaire, possible pour mettre en échec la nouvelle contre-réforme du gouvernement.

L’urgence, c’est d’inverser le processus de démantèlement, précisément c’est :

- de défendre le droit à la retraite au plus tard à 60 ans pour tous (55 ans pour les métiers pénibles),

- de refuser tout allongement de la durée de cotisation.

Mais il est aussi nécessaire d’aller plus loin. Le droit à la retraite à 60 ans, à taux plein (75% du salaire brut) est de moins en moins satisfait. L’âge moyen de départ recule chaque année: 61,7 ans avec 72% du salaire en 2009. De nombreuses femmes notamment sont pénalisées. Quant au pouvoir d’achat des retraités, il ne cesse de reculer. Aucune retraite ne devrait se situer en dessous du SMIC.

Pour améliorer le niveau de retraite, il faut revenir sur les contre-réformes passées.

- Les retraites doivent être à nouveau indexées sur l’évolution des salaires (et non sur l’inflation officielle).

- Le départ à 55 ans doit être accordé aux métiers pénibles.

- Pour des retraites décentes à 60 ans, on peut et on doit revenir, pour commencer, aux 37,5 annuités de cotisation et au calcul sur les 10 meilleures années. Ce mode de calcul des retraites assure la légitimité du système pour les salariés et son lien avec le travail. Il ne faut surtout pas l’abandonner.

Au centre du financement doit rester et être pleinement rétablie la cotisation sociale, lien solidaire entre travailleurs actifs et retraités. Taxer les revenus financiers, c’est très bien ! Mais on ne peut asseoir les retraites sur cette ressource aléatoire dépendant du capital. La finance ne crée pas de richesses, elle pompe celles créées par le travail.

Le besoin de financement actuel du système peut être satisfait rien que par la suppression des 33 milliards d’euros d’allègement de cotisations sociales patronales, dont la moitié de cotisations vieillesse. Elles ne servent qu’à nourrir les profits des grandes entreprises et les dividendes des actionnaires. Même la Cour des comptes a dû reconnaître leur absence d’effet sur l’emploi.

L’augmentation des salaires, les embauches, dans le privé comme dans la fonction publique, augmentent naturellement les ressources des différents régimes de retraite. 100 euros d’augmentation pour tous les salariés représenteraient 10 milliards d’euros de cotisations retraites supplémentaires.

Des formes de rémunération, notamment pour les patrons eux-mêmes (stock-options…) échappent scandaleusement aux prélèvements sociaux.

Enfin, on ne voit pas pourquoi, le cours de l’histoire du progrès social devrait s’interrompre. Quand le besoin s’en fera sentir, il faudra augmenter le taux des cotisations patronales, bloqué depuis 1979. Les gains de productivité, la richesse produite doivent aller aux travailleurs actifs et retraités.

Là est aussi le choix de société fondamental.

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 06:38

photogayssotrousson) (2)Laurette Bastaroli conseillère régionale PCF sortante avait choisi de ne pas briguer un nouveau mandat. Elle demeure toutefois adjointe au maire de Bagnols en charge du développement durable et compte bien avec l'association qu'elle préside voir aboutir l'arrivée du TER en Gard Rhodanien. Les communistes du Gard rhodanien la secondent et la soutiennent dans cette action.


Après le succès populaire du TER de démonstration le 5 janvier dernier qui avait réemprunté les voies ferroviaires de la rive droite du Rhône de Bagnols à Nîmes en passant par Roquemaure, Villeneuve-lès-Avignon, Aramon et Remoulins, l'association des usagers TER-SNCF ne veut pas laisser retomber le soufflet. « Il faut d'abord que le conseil régional Languedoc-Roussillon valide les décisions prises par le comité de pilotage ce jour-là, explique la présidente Laurette Bastaroli, maintenant, que nous avons un élu du Gard rhodanien avec Jean-Christian Rey, j'ai bon espoir que cela se fasse d'autant que la région Rhône-Alpes (Ndlr : la ligne TER remonte jusqu'au Romans) a, elle, validé les décisions ». Elle en appelle à « la vigilance de tous et, en premier lieu, des habitants des villes concernées par la réouverture et l'aménagement des gares qui accueilleront les TER. Si les études de faisabilité ont été validées, les dossiers techniques et les budgets élaborés, il convient maintenant de tenir les engagements et le calendrier avancé. Nous devons être attentifs à l'aboutissement du projet dans les délais prévus, voire tenter de les améliorer. » Pour faire avancer les dossiers, elle a proposé lors de l'assemblée générale de l'association, qui s'est déroulée le 24 mars dernier au centre Léo-Lagrange à Bagnols-sur-Cèze, de contacter tous les maires des communes concerné es : « Il faut organiser une rencontre et leur proposer de faire le lien avec le conseil général, les communautés de communes, la préfecture du Gard face à Réseau ferré de France concernant le rachat des terrains entourant la gare. » Autres projets pour l'année à venir. Il a également été soufflé l'idée d'« actions culturelles dans les gares à travers notamment des expositions de modèles réduits ferroviaires dans un wagon dans le but d'amener les citoyens de chaque ville ainsi que les écoles et entreprises concernés par cette action » . Une manière selon les défenseurs du TER de « montrer la continuité de l'action entreprise par l'association. » Celle-ci peut d'ailleurs s'enorgueillir d'avoir recueilli à ce jour 4 182 signatures pour la réouverture de la ligne de chemin de fer et d'avoir le soutien des communautés de communes de Val de Tave et de Rhône Cèze Languedoc. Cette dernière va même présenter prochainement un budget pour assurer les études d'aménagement des gares de Bagnols, Pont-Saint-Esprit et L'Ardoise pour une harmonisation et une visibilité       « attractive et coordonnée ».
La réouverture de la ligne rive droite du Rhône paraît être sur de bons rails...

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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 23:09


pcf-nord-salaires

1968-mai-Capital.jpg






 





 


Appel des Unions Locales du Gard Rhodanien

CGT CFDT

 

 

 

 

Mobilisons nous le 23 mars

pour l'emploi, les retraites, le pouvoir d'achat...

 

Les salaires, l’emploi, les retraites, les services publics sont au cœur d’une série de conflits en France et chez nos voisins européens. Dans l’Hexagone, pas plus qu’ailleurs, les salariés, les populations ne se résignent pas à payer les frais d’une crise dont ils ne sont pas responsables.

 

Le 23 mars, nous voulons peser sur le patronat pour que les politiques des entreprises changent. Nous voulons peser sur l’Etat pour qu’il engage une politique fiscale juste et économiquement tournée vers l’avenir.

 

En France, les mesures prises par le gouvernement n’ont apporté aucune réponse aux urgences sociales et l’accroissement des inégalités. Allègements de « charges patronales », suppression de la taxe professionnelle, aides massives aux banques, mise en place du bouclier fiscal, n’ont profité qu’aux plus riches, sans permettre une reprise de l’activité et une baisse du chômage.

 

Quant aux services publics, le gouvernement persiste à supprimer massivement des postes indispensables à des missions utiles comme la santé, l’éducation, la recherche, la justice notamment. Loin de préparer une sortie de la crise, ces mesures alimentent tous les mécanismes qui nous y ont conduits. La gestion des entreprises emprunte les mêmes recettes : la pression sur les conditions de travail, les salaires, la précarité pour augmenter les dividendes aux actionnaires le plus vite possible.

 

A la sortie du sommet social à l’Elysée, les organisations syndicales ont affirmé : « le gouvernement n’a apporté aucune réponse concrète sur l’emploi, les salaires, le pouvoir d’achat, les conditions de travail et les politiques publiques ». Elles ont donc décidé d’appeler à la mobilisation pour le 23 mars. Elles « affirment leur volonté d’agir pour que le débat sur les retraites prenne en compte l’ensemble des questions tant au niveau du privé que du public, notamment le niveau des pensions, l’emploi, le financement, la pénibilité, le code des pensions et la réduction des inégalités. »

 

Gouvernement et patronat veulent aujourd’hui faire voler en éclat l’acquis social du droit à partir en retraite dès 60 ans au motif que nous vivons plus longtemps. Pourquoi faudrait-il qu’un tel progrès de société ne bénéficie pas à l’amélioration des conditions de vie ? Faut-il accepter de travailler plus longtemps quand tant de jeunes sont exclus du monde du travail ?

 

Pour sortir de la crise, préparer l’avenir, financer la protection sociale et les retraites, relancer la consommation des ménages, il faut augmenter les salaires, garantir et  préserver les emplois.

 

Se battre pour l’emploi, c’est agir pour la solidarité et l’avenir de tous. Sortir de la crise c’est s’orienter vers une économie plus respectueuse des salariés et de l’environnement.

Sortir de la crise, préparer l’avenir, conforter nos services publics, assurer le financement des besoins sociaux, des retraites demande un autre partage de ces richesses. Il y a urgence !

 

Manifestation départementale à l’appel de

CGT-CFDT-FSU-UNSA-SOLIDAIRES

le mardi 23 mars 2010 à 15h Maison Carrée.NIMES

Des bus au départ :

Pont St Esprit caserne Pépin          13h10

Bagnols sur Cèze (centre Mendés France)      13h30

L’ardoise (devant le Gymnase)      13h50

Entrée autoroute Roquemaure      14h00

 

Inscription obligatoire au:


04 66 89 49 51, 06 70 04 53 32,  06 83 56 03 00

 

 

 

 

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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 22:09
Appel à la régularisation de tous les travailleurs sans papiers ! La pétition en ligne est proposée à partir du blog de RESF 30 ( Réseau Education Sans Frontières du Gard) ou en cliquant sur le lien:http://travailleurssanspapiers.org/phpPetitions
affiche_collectif_des_cineastes_pour_les_sans_papiers_vigne.jpg



L'occasion aussi de visionner l'annonce du film “On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici !” réalisé par le Collectif des cinéastes pour les “sans-papiers” pour appeler à la régularisation des travailleurs sans papiers en grève et signé par plus de 300 cinéastes.
 




Un grand écran pour sortir de l'ombre

Devant la tour Axa de la Défense © Rondeau.Lanvin


En trois minutes et trente secondes, On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici ! dresse le portrait d’une lutte oubliée : celle des 6 000 travailleurs et travailleuses en grève depuis le 12 octobre 2009 pour obtenir une circulaire de régularisation. Le gouvernement et la grande majorité des médias (à l’exception de l’Humanité) ignorent cette lutte pourtant inédite. Un silence à l’origine du projet du Collectif des cinéastes pour les sans-papiers. « L’idée est venue au moment de la galette des rois, raconte Jean-Henri Roger, cinéaste et professeur de cinéma à Paris-VIII. Malgré une présence nombreuse des personnalités sur le piquet de grève de la rue du Regard, nous avons eu douze lignes dans Le Monde et cinq dans Libération… »

Au début du mois, cinéastes, acteurs, politiques, scientifiques signaient l’appel « Nous les prenons sous notre protection » pour soutenir les grévistes de la rue du Regard menacés d’évacuation. « L’idée du film s’est imposée, raconte le cinéaste Laurent Cantet. En peu de temps, on a réactivé notre réseau. » Celui-ci compte des noms prestigieux du septième art : Isabelle Adjani, Jacques Audiard, Abderrahmane Sissako, Dominique Blanc, Romain Goupil, Cédric Klapisch ou encore Riad Sattouf. Les plus fidèles étaient déjà là en 1997 pour le film Nous, sans-papiers de France. D’autres les ont rejoints en 2007 pour ''Laissez-les grandir ici''. Cette fois-ci, ce ne sont pas moins de 350 cinéastes qui ont signé l’appel en quelques jours. « On voulait faire ce film le plus vite possible, précise le cinéaste Christophe Ruggia. Pour se caler sur les élections régionales et peser sur le débat public afin de sortir les travailleurs sans papiers de l’ombre dans laquelle ils sont depuis quatre mois. » Le court métrage, qui sortira le 10 mars dans plus de 500 salles en France, est déjà disponible sur Internet.

Axa, Etam, Naf-Naf, Camaïeu...

Face caméra, les grévistes racontent la réalité d’un système hypocrite : l’un a rénové l’Assemblée nationale ; un autre la tour Axa de la Défense ; celle-ci, couturière, travaille pour « Etam, Naf-Naf, Camaïeu… » Pas un secteur de l’économie française qui ne sorte indemne de cette litanie des entreprises embauchant des travailleurs sans papiers. Et en connaissance de cause, précisent les grévistes. Car cette situation permet ensuite aux employeurs de les exploiter sans merci. « Quand tu dis «Hé patron ! ça c’est de l’amiante», il te répond : « Si tu travailles pas, vas te faire foutre ». » Payés une misère, les travailleurs sans papiers ne sont pourtant pas inconnus du ministère des Finances qui encaisse cotisations multiples et impôts…

En trois minutes, les cinéastes ont réussi à retranscrire la tristesse, la colère et la détermination de ces hommes et de ces femmes qui se battent beaucoup plus que pour une carte de séjour. Et le cinéaste Michel Andrieu de préciser : dans le contexte « violent du débat sur l’identité nationale », ce film se veut un « contre-feu indispensable ».

Un sage chez les sans-papiers

Devant l'assemblée nationale ©Rondeau.Lanvin

 

Parmi les travailleurs sans papiers filmé par le collectif des cinéastes figure Monsieur Doucouré (à droite). Le parcours de ce malien de 61 ans, arrivé en France quand De Gaulle était président, toujours sans papiers sous Sarkozy, illustre malgré lui l'absurdité de la politique de fermeture des frontières. Relire son portrait ici Un sage chez les sans papiers ou le réécouter là :














Vous pouvez trouver aussi le lien de RESF30
en consultant la liste de nos liens privilégiés.

 

 
 
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