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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 08:45

Ce  lundi 10 février 2014 est la date  du 70 e « anniversaire » de l’arrestation de notre camarade bagnolais Damian Ruiz (10/02/1944) déporté à Dachau.

2014 marque le 70e anniversaire de la Libération de la France en 1944. Notre territoire n’échappe pas à cet événement historique. Pour mémoire Bagnols fut libérée le 26 août 1944 par le commando Vigan-Braquet. Pour commémorer ce moment important de notre Histoire il convient aussi de connaître la période entre le 11 novembre 1942 (date du franchissement par les Allemands de la zone de démarcation et donc fin de la dite « zone libre ») qui précède l’occupation de la ville par les Wehrmacht à partir du 2 décembre 1942 qui occupera nombre de bâtiments publics et le mois d’août 1944 car la résistance va s’organiser dans le secteur. (rappel voir commémoration l’année dernière de l’épisode concernant le résistant Julien Hernandez voir lien ci-dessous).

Avant donc de commémorer la Libération il convient de se souvenir d’un événement tragique à savoir l’arrestation de notre camarade Damian Ruiz le 10 février 1944. Ce jeune homme (né en 1924 à Marseille) dès le 15 septembre 1943 a participé avec d’autres à des actions de résistance dans le Gard Rhodanien comme en témoignent les attestations faites après guerre par les responsables de la Résistance. Il a notamment participé  au « coup de l’imprimerie pour faire des tracts » ; il a accompagné des jeunes aux maquis (il faut savoir que certains voulaient échapper au STO), il a saboté des lignes électriques et des voies ferrées pour arrêter les convois allemands. 

C’est suite à une dénonciation d’un traitre (qui avait participé à une mission de sabotage) qu’il sera arrêté le 10 février 1944.

Il est interné d’abord à la maison d’arrêt de Nîmes puis à la centrale d’Eysses (Villeneuve sur Lot). Depuis octobre 1943, la prison centrale d'Eysses, à Villeneuve-sur-Lot, était devenue un lieu stratégique où les autorités de Vichy avaient décidé de concentrer tous les résistants condamnés de la zone sud. Le chiffre des résistants détenus à Eysses atteindra 1400 début 1944. Toutefois la grande diversité géographique et sociale des détenus cède vite la place à  l'idée de communauté.  Contre toute attente, les détenus réorganisent à l'intérieur de la prison une société vivant normalement malgré la contrainte. Les emprisonnés opposent à leurs geôliers leur esprit de résistance. Ils obtiennent une relative liberté de mouvement ainsi que le droit d'enseigner et de se distraire. Fin 1943, des journaux clandestins font leur apparition dans la prison. Les détenus parviennent aussi à communiquer avec l'extérieur et à tisser des liens avec des résistants locaux, par le biais notamment d'un certain nombre de gardiens. Le 19 février 1944 [juste après l’arrivée de Damian Ruiz], le directeur de la prison ainsi qu'un inspecteur de l'administration pénitentiaire sont pris en otage par les détenus. L'alerte est donnée. S'ensuit alors une fusillade puis le siège de la prison, toute la nuit, par les gardes mobiles de réserve. Les détenus résistants sont finalement contraints de renoncer à leur action.   

 Dans les jours qui suivent le soulèvement, une cour martiale condamne à mort 12 détenus. Ils sont exécutés au matin du 23 février 1944. Les détenus demeurés dans la prison sont livrés aux nazis le 30 mai 1944. Les S.S. procèdent à la déportation des détenus qui sont transférés vers le camp de concentration de Dachau à la fin du mois de juin 1944. 400 des détenus d'Eysses mourront en déportation. Damian Ruiz fait partie de ces prisonniers qui seront déportés au camp de concentration de Dachau de triste mémoire. Le dossier de résistance de Damian Ruiz (matricule 23 819 atteste qu’il était un « prisonnier politique » déporté à Dachau à partir du 10 juin 1944). Il va y demeurer 10 mois jusqu’en avril 1945 dans les conditions de détention que l’on connait. Damian Ruiz est interné à Dachau à la même période que le célèbre accordéoniste André Verschueren ou le futur prix Nobel de physique Georges Charpak.

En avril 1945 lorsque les Américains approchèrent du camp au moment de la Libération, l'État-major allemand donnera l'ordre par représailles de tuer tous les prisonniers. Mais le communiste Oskar Müller, alors chef du comité de résistance du camp, décida de libérer en cachette au nom de la Croix-Rouge internationale quelques prisonniers afin d'avertir les soldats américains de l'endroit exact du camp et de l'urgence qu'il y avait à intervenir. Ainsi grâce à la manœuvre de Müller le 29 avril 1945, la 45e division d'infanterie de la septième Armée américaine libéra le camp. Lorsque les soldats américains pénétrèrent dans le camp, ils furent confrontés à des scènes d'horreur : prisonniers dans un état de maigreur épouvantable, fosses communes où étaient entassés des corps déchiquetés. Certains soldats américains furent tellement écœurés qu'ils tirèrent à bout portant sur les officiers chargés du camp.Dachau.jpg

Le Bagnolais Damian Ruiz était de ces survivants !

On imagine son retour à la vie « normale » après guerre. On sait qu’il ne parla que peu de cet épisode de son existence. Sa vie se poursuivra discrètement jusqu’à son décès en 1993 à 69 ans. Les camarades communistes qui l’ont connu se souviennent qu’il demeura vigilant à la défense de l’esprit de la Résistance et des valeurs qu’il avait (avec d’autres) défendues. Sa survie dans le camp de Dachau il la dût à sa jeunesse et à sa condition physique. Il pratiquait notamment le cyclisme et certains disent qu’il avait les qualités pour devenir professionnel. Après guerre il devint conducteur d’engin et participa notamment à la construction du canal de Donzère Mondragon. Il était le porte drapeau de la Fédération Nationale des Déportés, Internés et Patriotes.

En cette date anniversaire les « camarades » communistes du Cercle du Prolétariat du Gard Rhodanien ont voulu se souvenir de leur camarade et honorer l’esprit de Résistance dans un contexte politique qui fait peur.

Après avoir fleuri en 2013 la plaque de rue de Julien Hernandez les communistes bagnolais souhaitent qu’un hommage public soit rendu à Damian Ruiz. Les générations nouvelles doivent bien ça à ce glorieux ancien.

En mai dernier, le PCF associé aux associations "Iberia Cultura" et "le cercle du prolétariat" avait fleuri la plaque de rue du résistant bagnolais Julien Hernandez.

commémoration Julien Hernandez 003

Lien ci-dessous pour revoir l'hommage à Julien Hernandez

 Bagnols : 7 mai une cérémonie en hommage au Résistant Julien Hernandez

Comme le disait Michel Tortey l'année dernière lors de l'hommage à Julien Hernandez, "Ce travail de mémoire est indispensable surtout 7 décennies après les événements de la seconde guerre mondiale car les témoins de ce temps sont de plus en plus rares." Ce nouvel hommage rendu à Damian Ruiz est plus que nécessaire dans le contexte actuel nauséabond.

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 19:10

Le projet "Scène Campagne de Cornillon" porté par l'Agglo du Gard Rhodanien a créé une polémique parmi les élus de la communauté d'agglomérations du Gard Rhodanien. Une réunion du bureau élargie des élus de l'agglomération a été convoquée après le vote en conseil communautaire pour les informer !

Certaines associations ou citoyens ont voulu participer à cette réunion mais ils ont été refusés à l'entrée car elle se tenait à huis clos !

Même la presse n'a pu assister à cette présentation du projet par Jean-Christian Rey président de la communauté d'agglomérations. Seuls quelques élus ont pu avoir accès à l'information.

Telle n'est pas notre conception de la Démocratie. Aussi, nous avons décidé de publier le document (en fait un power-point) qui a été montré ce soir là. Nous publions donc ce document "secret" puisque quasiment personne n'a pu le voir et sans en changer une virgule dans un souci de transparence.
Nous ne le commentons pas ... afin que chaque citoyen se fasse une opinion personnelle sur ce dossier.

Tous les habitants des communes de l'agglomération du Gard Rhodanien doivent avoir accès à ce genre d'information. Ce projet est trop important pour être laissé à quelques élus ou à un "comité théodule" créé pour éteindre l'incendie démocratique.

Citoyens, informez-vous, renseignez-vous et demandez des comptes aux élus.

La citoyenneté ne se résume pas à participer de temps en temps à un scrutin électoral !

 

Pour mémoire le lien pour le "billet d'humeur" qu'avait publié Michel Tortey le 27 octobre dernier.

        "Agglo du Gard Rhodanien" : une tribune de Michel Tortey

 

Vous pouvez trouver ci-dessous le power-point de présentation de l'Agglo

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 05:13

Une nouvelle fois, un local du Parti Communiste est victime de tags et autres dégradations sur la côte d'Azur. Cette semaine c'est dans la ville de Cagnes-sur-Mer que nos camarades ont subi une attaque qui démontre le climat délétère dans lequel se trouve la France actuellement.

"A mort les communistes", "A mort les antifa", "cocos pédés", "Nissa" et un sigle "FN". Voilà les menaces et autres inscriptions injurieuses qui ont été écrites sur la façade de la permanence du Parti communiste à Cagnes-sur-Mer.

"Ces menaces de mort montrent ce que pourrait être la vie à Cagnes ou ailleurs, si des partis se réclamant de l'extrême droite se retrouvaient dans des conseils municipaux ou géraient des villes" réagissait Jean-François Téaldi, au nom du Front de gauche.

En réaction à ces inscriptions, le Front de gauche, le PS et la Ligue des droits de l'Homme ont lancé un appel à un rassemblement samedi 28 septembre à 10h30 devant la permanence du PCF, rue Anatole France, "pour le respect des droits et des libertés démocratiques et contre les menaces de l'extrême droite".

Les camarades du Gard Rhodanien assurent leurs camarades de Cagnes de leur soutien.

Pour mémoire en juin 2012 c'est à Nice que les camarades du PCF avaient eu le même type désagrément. La photo ci-dessous témoigne des dégradations de l'année dernière.

tags-Nice.jpg

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 05:08

Les dramatiques événements qui se déroulent actuellement en Syrie sont l'occasion de voir la position du Parti Communiste Libanais qui nous éclaire sur ce conflit. Ci-dessous un entretien avec Marie Nassif-Debs secrétaire  générale adjointe du PCL.

Le PCL a, dès le début de la crise syrienne, adopté une position qui repose sur trois refus, et une affirmation :

Non à la solution militaire prônée par le régime, non à la guerre civile communautaire défendue par l’opposition salafiste, non à toute intervention étrangère, oui à une solution politique interne reposant sur des changements radicaux.

1 – Quelle est l’analyse du Parti communiste libanais (PCL) sur les origines des troubles en Syrie ?

Marie Nassif-Debs : Pour comprendre la crise syrienne, il est nécessaire, dans le même temps, de jeter un coup d’œil à la situation intérieure du pays et aux troubles qui font rage dans la région depuis l’occupation de l’Irak en 2003. En fait, la situation intérieure syrienne connaît, depuis des décennies, des formes d’opposition aux politiques du parti Baas. Cette opposition n’est pas unifiée.

Il y a, tout d’abord, les démocrates et les groupes de gauche qui ont toujours tenté de créer, malgré la répression et l’incarcération, un processus de réformes sociales, économiques et politiques contre la politique dynastique, les abus de pouvoir, la corruption et tout particulièrement les politiques néo-libérales qui ont ravagé l’économie syrienne, essentiellement l’agriculture, mettant des centaines de milliers de Syriens au chômage. Il y a aussi l’opposition menée par les groupes islamistes, avec une majorité sunnite, qui essaient de prendre le pouvoir en instrumentalisant la religion, ou plutôt de prendre le pouvoir à la minorité alaouite.Marie-Nassif-Debs.jpg

Dans cette situation nationale instable, se sont ajoutés des facteurs extérieurs, à commencer par les tentatives américaines de briser l’alliance entre la Syrie, l’Iran et la Russie afin de mettre en place son projet dit du « Nouveau Moyen-orient », un plan géo-stratégique de la plus haute importance économique, avec les réserves de pétrole et de gaz que détient la région. Ils ont en outre la soutien d’Israël, celui des forces féodales du Golfe. Ils ont contribué à créer des groupes islamistes et salafistes qui se répandent dans tout le monde arabe. À cet égard, il est nécessaire de lire attentivement les directives de la politique étrangère de Washington, à commencer par le livre de Z. Brzezinski « Le grand échiquier » qui a inspiré la politique étrangère turque.

Bien entendu, deux ans après le début de la crise, les facteurs extérieurs sont devenus dominants, ce qui permet de dire qu’il y a une internationalisation du conflit, et que les troubles en Syrie vont hélas dans le sens d’une guerre civile communautaire qui rappelle celle qu’a connu le Liban entre 1975 et 1990. Dans de telles circonstances, une guerre aussi longue et destructrice ne pourra conduire qu’à l’effondrement de la Syrie.

2 – Est-ce que l’extrémisme religieux et les royaumes féodaux du Golfe ont désormais l’ascendant dans le monde arabe ou est-ce que les forces progressistes peuvent triompher à terme ?

Ce qui se passe en Syrie est un peu différent de la situation dans d’autres pays arabes, y compris en Égypte et en Tunisie. Les deux pays ont connu de véritables révolutions et les forces populaires qui en ont été à l’origine et se sont appuyées sur un vrai programme de changement et ce à tous les niveaux.

Il est vrai que ces révolutions ont été détournées un temps par les « Frères musulmans » et d’autres forces politiques islamistes payées par le Qatar et l’Arabie saoudite, mais la résurgence du mouvement en Égypte (sous le mot d’ordre du refus du règne de la Charia) et les préparatifs pour une révolte similaire en Tunisie font penser que les forces politiques démocratiques et progressistes sont bien ancrées dans le mouvement populaire et, par conséquent, peuvent triompher, et leur triomphe, en particulier en Égypte, influencera tout l’Orient arabe. Voilà pourquoi nous croyons que les tentatives des États-Unis, tout comme l’argent de l’Arabie saoudite et du Koweit (plus de 12 milliards de $) ne pourront pas empêcher le processus d’arriver à son terme.

3 – Quelle est l’analyse que fait le PCL de l’implication du Hezbollah en Syrie ?

Le PCL a, dès le début de la crise syrienne, adopté une position basée sur l’analyse que je viens de développer. Cette position repose sur trois refus, et une affirmation : Non à la solution militaire prônée par le régime, non à la guerre civile communautaire défendue par l’opposition salafiste, non à toute intervention étrangère, oui à une solution politique interne reposant sur des changements radicaux.

Et quand nous parlons d’une solution interne syrienne sans intervention étrangère, cela signifie que nous sommes contre l’intervention du Hezbollah mais aussi des forces politiques libanaises alliées aux États-unis et à l’Arabie saoudite (et menées par l’ancien premier ministre Saad Hariri) dans les affaires intérieures syriennes. C’est pourquoi, depuis mars 2011, nous avons appelé à préserver le Liban et à donner à l’armée libanaise un appui politique pour empêcher que l’on utilise nos frontières pour fournir des armes aux rebelles syriens. Nous étions le seul parti politique à déclarer que la politique de « neutralité » adoptée par le gouvernement ne mènerait qu’à l’impasse dans le conflit au Liban, en raison des divisions politiques et religieuses.

4 – Quels sont les principaux effets de la crise syrienne sur le Liban ? Et comment le PCL tente de traiter la question de la division communautaire au Liban ?

Étant donné l’évolution du conflit syrien et les divisions communautaires verticales, qui ont toujours été à l’origine des problèmes libanais et qui vont aujourd’hui dans le sens d’un conflit sunnite-chiite (encouragé par l’Arabie saoudite mais aussi par l’Iran), nous croyons que le Liban est menacé par une nouvelle guerre communautaire, poussée par les différentes factions de la bourgeoisie libanaise qui ont construit leur régime sur la base des quotas communautaires. C’est ainsi que nous lisons les explosions militaires parfois à Tripoli, parfois dans le Bekaa, parfois dans le Sud, à quoi s’ajoute le retour des voitures piégées. C’est en ce sens que nous voyons également le développement des groupes salafistes, y compris ceux dans les camps de réfugiés palestiniens (avec le groupe « Al Nosra », un groupe proche d’ « Al Qaeda »). Sans oublier les centaines de milliers de réfugiés syriens (certains liés à l’Armée syrienne libre) entrant légalement ou non dans le pays, avec tout les problèmes militaires et sociaux que cela soulève dans un petit pays comme le Liban (4,5 millions de personnes, dont 400 000 Palestiniens).

Par conséquent, l’initiative prise par notre parti consiste à créer un rassemblement politique et social sous le mot d’ordre de la préservation de la paix civile et du travail pour un changement démocratique, commençant par un appel à une Conférence constitutionnelle nationale.

Le but de cette conférence est de remettre en question les principes mêmes du système politique confessionnel et d’en proposer un nouveau sur les principes de la démocratie et de l’égalité, à commencer par des changements dans les statuts personnels confessionnels sur les états civils et en finissant par la modification de la Constitution.

5 – Comment êtes-vous entrée au Parti communiste ?

J’ai commencé ma vie de militante à l’âge de 16 ans, quand nous avons commencé à étudier le marxisme : j’ai découvert que mes révoltes contre la pauvreté et l’injustice avaient un nom qui pouvait changer la société par l’engagement politique.

J’ai donc commencé à lire mais aussi à étudier sur ce qui s’était passé au Liban et dans le monde arabe et à analyser le problème des divisions religieuses qui m’ont toujours gêné, en particulier pendant les heures de catéchisme où les musulmans n’étaient pas autorisés à assister aux cours.

Deux années après, en 1967, j’ai rejoint le Parti communiste libanais, pendant la Bataille du Second congrès, comme nous l’appelons. C’était la bataille pour remettre le PCL dans la voie du changement démocratique, car pendant 25 années l’ancienne direction avait suspendu tout congrès. C’est aussi ce Congrès qui a donné un nouveau souffle au communisme au Liban et dans la région, en corrigeant la ligne du PCL et en insistant sur l’union de la lutte de classe et de la lutte pour la libération nationale, avec au premier plan le problème palestinien comme problème central du mouvement de libération arabe.

6 – Quelle est la force du mouvement communiste dans la vie politique et le mouvement ouvrier libanais ?

Le mouvement communiste était et reste la base du mouvement syndical. Les militants syndicalistes du Parti communiste libanais ont été, depuis la fin de la Seconde guerre mondiale et jusqu’à présent, les instigateurs de toutes les réformes en matière sociale : le Code du travail (1948), la sécurité sociale et médicale (1963), la loi sur les retraites etc. En outre, ce sont les militants communistes qui ont créé le mouvement syndical chez les enseignants (au début des années 1970) et, pendant 30 ans, nous avons lutté pour le changement des statuts dans la fonction publique, notamment sur les libertés syndicales. Et n’oublions pas le rôle des communistes dans l’agriculture, parmi les ouvriers agricoles et les paysans pauvres.

Le PCL est bien ancré dans la classe ouvrière libanaise. Le parti a mené la lutte pour améliorer la situation à la campagne. C’est le seul parti, ou presque, qui travaille sur des bases sociales non-confessionnelles. Pour toutes ces raisons, il a une influence non négligeable parmi les masses. Les statistiques nous donnent actuellement un peu moins de 12% des voix des électeurs, mais nous n’avons pas de députés à cause du système électoral confessionnel (sur la base de la représentation des confessions religieuses) que la bourgeoisie a adopté afin de pouvoir continuer à monopoliser le Liban. Voilà pourquoi nous, comme nous l’avions dit précédemment, optons pour la suppression complète du système confessionnel derrière lequel se cache la bourgeoisie. Elle l’utilise pour diviser les travailleurs et les masses populaires chaque fois qu’elle voit son système menacé.

7 – Quelle est la situation du droit des femmes au Liban comparé aux autres États arabes ?

Les luttes pour les droits des femmes étaient une priorité du PCL depuis sa création en 1924. Par ailleurs, le mouvement des femmes au Liban est un des plus anciens du monde arabe et la femme arabe était une des premières dans cette partie du monde à voir reconnu son droit de vote et celui d’être éligible (1953).

Mais le problème persiste dans le régime libanais qui a donné ses prérogatives en termes de statut personnel et politique aux différents leaders confessionnels. Les discriminations continuent ainsi à peser lourd. Il est vrai qu’au cours des 12 dernières années, nous avons réalisé un grand pas en avant dans les luttes, nous avons contribué à faire changer les lois, mais nous avons encore un long chemin à parcourir, afin d’appliquer la parité dans la fonction publique et un quota de femmes dans les institutions de pouvoir (au parlement, il n’y a actuellement que 4 femmes sur 128 députés).

8 – Quels sont vos espoirs pour le mouvement communiste au Liban dans les années à venir ?

Nous espérons parvenir à imposer un changement démocratique radical, notamment un régime laïc basé sur le code civil. Nous espérons également parvenir, par notre travail, à empêcher que notre pays sombre dans la guerre civile, et finalement, nous espérons libérer le reste de notre territoire sous occupation israélienne. Il reste un objectif : réaliser l’unité du mouvement de la gauche arabe (pour lequel nous travaillons depuis trois ans) afin de libérer des ressources et des richesses du pillage impérialiste et de réaliser le progrès social pour nos peuples sur la voie du socialisme.

 

Entretien avec Marie Nassif-Debs réalisé par le magazine irlandais « Look left »

Traduction MA pour Solidarité Internationale PCF

* http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-entretien-a...
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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 22:01

Au coeur de l’été, le gouvernement passe en force à l’Assemblée nationale, une loi qui modifie de fond en comble nos institutions territoriales.

Contrairement à ce qui avait été débattu avec les élus aux États généraux du Sénat, cette loi donne le signal d’une recentralisation considérable. Elle crée une nouvelle institution, la métropole, pour 11 grandes villes dont Paris, Lyon et Marseille. Ces métropoles concerneront 30 millions d’habitants. La métropole serait la nouvelle clef de voûte de l’organisation de la République en concentrant un très grand nombre de pouvoirs stratégiques et de financements retirés aux communes, quasiment vidées de leur capacité d’agir au service de leurs populations. Cette loi s’en prend aussi aux compétences déléguées aux communautés d’agglomérations promises à déconstruction pure et simple. Les communes sont noyées dans des entités (conseil de territoire de 200000 à 300000 habitants) relevant des décisions centrales de la métropole, à l’image de simples « arrondissements ».

En Ile-de-France, la Métropole du Grand Paris sera créée au 1er janvier 2016 avec un Conseil métropolitain de plus de 200 membres réservant un quart des places aux élus de Paris. Une assemblée des maires aura voix consultative une fois par an. Dans les faits, le président de la métropole et quelques vice-présidents « règneront » sur 6 millions d’habitants! 

D’ici 2020, dans toutes les métropoles, ces membres seront élus pour moitié au suffrage universel direct effaçant ainsi la place des communes, des départements et des intercommunalités.

Cette solution technocratique et hypercentralisatrice éloigne les citoyens des décisions. Elle est profondément antidémocratique et inacceptable! Elle est la négation, la fin décidée autoritairement des projets construits avec les habitants dans les communes, des dynamiques de territoires, et des coopérations entre collectivités. C’est la fin de la démocratie locale! 

Inefficaces, ces monstres technocratiques préparent une nouvelle ère de régression sociale. Ils produiront encore plus d’inégalités territoriales dans l’aire métropolitaine, avec l’effacement des services publics de proximité dans chaque territoire communal, intercommunal, départemental.

L’affirmation des métropoles créera à Paris une nouvelle coupure entre petite couronne et grande banlieue, et érigée en modèle au plan national, laissera à la traîne toutes les franges périurbaines et rurales.

Le principal objet de ces technostructures centralisées est de répondre aux objectifs de compétitivité réclamés, au titre de la concurrence, par les puissances financières.

Ce qui veut dire austérité et réduction partout des moyens mis à disposition de l’action publique et des réponses par les collectivités aux besoins humains, sociaux et écologiques! Avec le désengagement de l’État, il est déjà question de créer par ordonnance des impôts nouveaux pour financer les métropoles! Les règles budgétaires des métropoles seront fixées par ordonnance du gouvernement dans les 18 mois qui viennent !

Cette loi signe aussi un immense chambardement pour les millions d’agents de la fonction publique d’État et territoriale, avec des services entiers regroupés ou transférés d’une institution à une autre, des coupes sombres dans les effectifs, des réorganisations autoritaires comme cela s’est, par exemple, produit pour France Télécom.

Ne laissons pas le gouvernement français abonder dans le sens des préconisations de la commission européenne qui veut régler le sort des collectivités.

Les défis métropolitains en matière de transport, de logement et d’urbanisme, d’aménagement du territoire, d’égalité d’accès, d’urgence sociale, d’écologie et de relance industrielle méritent tout autre chose! Ils doivent s’appuyer sur tous les projets issus des territoires, décidés avec les citoyens dans chaque commune et intercommunalité et coordonnés avec les départements et régions, appuyés sur des services publics et des politiques de lutte contre les ségrégations sociales. L’État ne doit pas abandonner son rôle de garant de l’égalité entre les territoires, son devoir de solidarité nationale au nom de la réduction des dépenses publiques.

Ce n’est pas encore fini !

La loi revient en seconde lecture en septembre au Parlement. Des mobilisations se construisent avec au coeur l’intervention nécessaire des citoyens.

Refusez avec nous l’effacement des communes, des intercommunalités et des départements !

Refusez avec nous, la mise à mal des missions de service public gage d’efficacité et d’égalité!

Refusez avec nous, le mépris de la démocratie! Alors qu’on bouleverse la République, les citoyens sont mis à l’écart ! Pas de changement des institutions démocratiques sans démocratie!

Un tel « big bang » institutionnel ne peut se faire sans information et sans recourir au vote des citoyens.

Il faut un référendum en Ile-de-France comme dans toutes les régions impactées par les changements institutionnels.

L’article 72-1 de la constitution française garantit la participation des citoyens lors de la création d’une nouvelle collectivité territoriale. Ce fut le cas pour la Nouvelle-Calédonie, l’Alsace et la Corse.

Pourquoi ne pas l’organiser alors que ce projet de loi engage la vie quotidienne de 30millions d’habitants de notre pays?

C’est aux citoyens de décider !

Je demande:

° Une consultation démocratique des citoyens par référendum dans chaque région touchée par les changements institutionnels.

° Le retrait de la loi « Affirmation des métropoles ».

° La reprise d’un grand débat national sur la démocratie locale, les réponses nécessaires et coopératives aux problématiques métropolitaines.

Nom: .................................................................. Prénom:..........................................................

Adresse:.........................................................................................................................

Email :.......................................................................................................................................

Fonction :.......................................................................................................................................

 L’Association des élus communistes et républicains se met à disposition de toutes celles et ceux qui refusent un tel projet et souhaitent faire entendre leur voix pour la démocratie locale et citoyenne.

Cet appel peut être diffusé largement et retourné à l’ANECR:

anecr@elunet.org, 10 rue Parmentier - 93189 Montreuil - 0148517878


ASSOCIATION NATIONALE DES ÉLUS COMMUNISTES ET RÉPUBLICAINS

 

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 13:00

 

 

J'apprends dans le blog de Raquel Garrido que l'UMP et le PS ont voté en toute discrétion la suppression du référendum en cas regroupement de départements, de changement de limites d’une région, de regroupement de régions et de fusion d’une région et des départements qui la composent.

Dans les quatre cas, la loi impose un vote au suffrage universel, et pour une fois l'exigeance démocratique est forte puisqu'il faut l’accord de la majorité absolue des suffrages exprimés représentant au moins le quart des électeurs inscrits, ce qui détonne à une époque où la majorité des édiles se satisfait, sans mot piper, d'être élu dans un océan d'abstention.

Au creux de l'été, comme sont faites les meilleures réformes anti-démocratiques, Hervé Gaymard (UMP) et Olivier Dussopt (PS) ont ainsi fait voter un amendement au Code Général des Collectivités Territoriales.


Cela pourrait avoir pour conséquence de refaire voter les alsaciens qui avaient voté NON à la création d'une Collectivité Territoriale d'Alsace. Procès d'intention? Pas du tout.


Rappellons-nous du précédent européen, où l'habitude a été prise de refaire le suffrage lorsque les peuples ne votent pas selon les desideratas oligarchiques. En France, c'est le vote NON de 2005 qui a été contourné sans vergogne.


Pour une fois que le peuple avait le dernier mot.. on lui supprime!

 

La réforme doit maintenant être étudiée au Sénat. Je m'attends au pire. Dans cette 5ème République où la souveraineté est concentrée entre les seules mains du Président de la République, la suppression d'un référendum populaire c'est une broutille. En fait, ces fous rêvent de supprimer le peuple!

 

Il n’aura pas fallu plus de 3 minutes à Hervé Gaymard (UMP) et Olivier Dussopt (PS) pour retirer le pouvoir aux citoyens.

 

LA VIDEO de la forfaiture!

 

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 05:38

De glissades en glissades, nos systèmes politiques ne sont-ils pas en train de basculer imperceptiblement vers « l’a-démocratie » ? On voit comment les autorités européennes imposent sans discussion leurs lois toutes tendues vers les seuls objectifs de rentabilité pour le capital. On voit combien les médias publics en Europe sont menacés sous l’effet de l’austérité qui sert aussi, comme en Grèce, à leur mise au pas. Nous connaissons mieux que personne l’extrême difficulté à faire vivre une entreprise de presse indépendante des puissances d’argent. Sans parler d’un monde surveillé par les services nord-américains où encore, ici, du laisser faire sur des enjeux aussi cruciaux que l’évasion et la fraude fiscale.

Malgré les engagements présidentiels, rien de significatif n’a été décidé à la suite de ce qui a été baptisé « l’affaire Cahuzac ». Que la justice suive son cours est indispensable. Que le pouvoir politique multiplie les faux semblant pour ne pas avoir à agir devient plus qu’une faute. Ce n’est pas le débat parlementaire qui n’a produit qu’une petite loi contre le cumul des mandats qui permet de s’attaquer efficacement à ce qui sous-entend cette affaire et bien d’autres : la gangrène de notre système politique par l’argent devenu le maître-étalon de tout ce qui fait la vie humaine. Elle est rendue possible par la connivence et la consanguinité entre certains responsables politiques et les milieux d’affaires. Aucune décision significative n’est prise pour changer le rôle des banques et des fonds financiers. Aucune réforme fiscale progressiste n’est envisagée au moment où va commencer le débat budgétaire. Aucune disposition nouvelle n’est envisagée pour « moraliser » la vie politique. Certes il existe bien des auditions, des rapports, des missions d’information. Mais ce dont a besoin notre République, ce sont des actes forts, dignes des valeurs de la gauche. Rien de tout cela n’est envisagé. Seul un mouvement populaire pourrait le permettre. Faute d’une mobilisation pour de tels objectifs c’est le dégout sur lequel s’appuie démagogiquement l’extrême-droite qui gagne. le_hyaric_patrick_fr_1.jpg

Et la loi portant création des métropoles dans la région parisienne, à Marseille et à Lyon, en réduisant considérablement la démocratie locale, en affaiblissant les communes, les départements en vue de leur disparition va accentuer encore la concentration des pouvoirs entre quelques figures nationales et celles des petits potentats locaux, éloignés de nos concitoyens. L’objectif est de permettre aux grandes sociétés multinationales d’être plus libres encore pour modeler les territoires et y piller les ressources humaines et financières au détriment des services publics locaux, des solidarités sociales. Il ne s’agit pas ici de décentralisation mais de la destruction de foyers de démocratie que sont les communes et de l’égalité républicaine des territoires. Ceci se fait encore sans débat public avec les populations, sans aucune concertation véritable avec les élus locaux, en plein été. S’en prendre ainsi aux lieux où nos concitoyens ont le sentiment d’avoir un peu prise sur les réalités ne pourra qu’aggraver encore la crise de la démocratie, la crise de la politique qui ronge en silence notre pays.

On ne peut pas non plus comprendre la passivité des autorités publiques face à l’arrestation et à l’emprisonnement  par l’Etat suisse d’un financier ayant travaillé pour les grandes banques de ce pays. Celles-là mêmes qui ont hébergé les avoirs de Mr Cahuzac. Elles doivent en camoufler beaucoup d’autres sinon Mr Pierre Condamin-Gerbier ne serait sans doute pas tant inquiété et poursuivi. Il a témoigné sous serment devant la justice française  puis devant les parlementaires. Cela lui vaut une inculpation pour « services de renseignements économiques ». Dit autrement il est accusé d’avoir brisé le secret bancaire et délivré des informations à l’étranger. L’honneur de tout démocrate, de toute personne considérant l’évasion fiscale comme du vol devrait conduire à se mobiliser en sa faveur. C’est ce qu’ont fait plus d’une vingtaine de parlementaires d’opinions diverses hormis ceux de l’UMP et du Front national en écrivant au Premier ministre. Mais les grands médias restent plutôt silencieux.  Le gouvernement est passif. Ces silences ont un sens. Ils parlent d’eux-mêmes. Ils montrent à quel point des forces extrêmement puissantes et soudées entres elles agissent par tous les moyens pour que la vérité des paradis fiscaux soit cachée au plus grand nombre. Cette grande délinquance qui extorque des centaines de milliards d’euros au bien collectif ; semble bien protégée pendant que les salariés, les retraités où les consommateurs se voient imposés toujours plus de multiples façons. Combien de temps encore nos concitoyens pourront-ils l’accepter alors que F. Hollande cherche une nouvelle fois à augmenter les impôts ; à réduire les droits des retraités et à allonger les durées de cotisations ouvrant droit à une retraite complète et à augmenter les impôts des familles ? Il faut en finir avec cette ignoble injustice.

De même on ne peut tolérer que nos amis de Médiapart soient sous le coup de la censure décrété par le tribunal de Versailles pour avoir révélé ce qui se passait autour de la fameuse « affaire Bettencourt ». Là encore ce sont des systèmes de fraude fiscale, de pressions sur la justice, de financement occulte de la vie politique, de trafic d’influence que nos confrères ont mis à jour. Leur travail est sanctionné comme au bon vieux temps de l’empire. On ne peut accepter ces atteintes à la liberté d’informer qui ne sert qu’à protéger les puissants. Ces glissades vers  l’a-démocratie nous inquiètent beaucoup ! Nous ne sommes pas seuls à estimer qu’il y a urgence à agir pour revivifier la République.

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 16:51

Nîmes le 13 avril 2013

 

La cour d'appel de Nîmes vient d'infliger une condamnation démesurée et inacceptable à l'encontre  de  notre camarade Sébastien Migliore, jeune élu communiste de la mairie de Cendras. Poursuivi pour avoir soit-disant jeté un œuf sur les forces de l'ordre lors d'une manifestation syndicale pour la défense des retraites en octobre 2010, alors qu'aucune preuve n'est établie formellement.  

Il avait été relaxé en 1°instance.

Le parquet  ayant fait appel, la cour d'appel le condamne à 5 ans inéligibilité, 2 mois de prison avec sursis, une amende de 1000 € et 100€ pour chacune des parties civiles. L'avocat de Sébastien a immédiatement déposé un pouvoir en cassation.

Cette très lourde condamnation marque une nouvelle étape dans la criminalisation de l'action syndicale. Poursuivi pour avoir défendu les droits à la retraite en 2010 quand le Président de la République était Nicolas Sarkozy, Sébastien est aujourd'hui condamné en 2013 alors que François Hollande est devenu Président de la République. C'est profondément scandaleux !

Cette décision intervient dans un contexte de crise sociale et politique où le MEDEF et le gouvernement veulent  imposer aux salariés et retraités de ce pays de nouveaux reculs sociaux.

La fédération du Parti Communiste Français du Gard, l'ensemble de ses sections dont celle d'Alès où Sébastien milite, dénoncent  avec la plus grande fermeté  cette lourde condamnation. Nous affirmons notre soutien total à notre camarade Sébastien injustement condamné et nous poursuivrons notre mobilisation pour refuser toute criminalisation de l'action syndicale.

 

Martine Gayraud, secrétaire de la Fédération

Sylvain André, secrétaire de la section d'Alès

 

voir le blog de la CGT ALES

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 04:30

Le fichier des gens honnêtes a été adopté le 6 mars à l’Assemblée Nationale, dans une indifférence quasi-générale.

Les députés communistes, républicains, citoyens et du parti de gauche ont voté contre ce texte.

Un fichier risqué, sans réelle utilité, à part celle d’engraisser quelques firmes françaises.

Le but de ce fichier est officiellement de lutter contre l’usurpation d’identité et la fabrication de faux documents.

Infraction pourtant en baisse de près de 25 % en 5 ans selon les chiffres de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, et qui est loin de constituer une priorité pour les Français.

Précisons en outre que le fichage biométrique n’est pas une réponse fiable, comme l’a révélé récemment le Parisien à propos des passeports biométriques. Si le passeport est lui-même très dur à falsifier, les documents pour l’obtenir sont simples à truquer, donc de nombreux vrais-faux passeports biométriques seraient en circulation. Mesure donc d’autant moins utile que peu fiable.

L’autre réel problème avec ce fichier concerne bien évidemment la protection des libertés individuelles. Virginie Klès, rapporteur (PS) du texte de loi au Sénat, en disait : "je ne sais pas si les gens se rendent compte, ou bien si c’est parce que le gouvernement profite du brouhaha autour de la perte du triple A et des échéances présidentielles pour faire passer cette proposition de loi, mais c’est très très dangereux, on crée là quelque chose de très liberticide, et sans raison valable".

La commission Numérique du Parti de Gauche explique également très clairement les dérives possibles : « Ce fichier permettrait de croiser les données notamment avec celles de vidéo-surveillance, ouvrant la voie à des possibilités de reconnaissance faciale et de localisation quasi-permanente de tou-te-s les citoyen-ne-s. Le « Big Brother » de George Orwell, surveillant à chaque instant les faits et gestes des habitants d’une « Océania » totalitaire, est à notre porte ! »

Enfin, et pour être complet, il faut savoir qu’il y a un lobby industriel derrière cette décision. Ce qui fut justement pointé en séance par la sénatrice communiste Eliane Assassi : « Comment ignorer que le passage au biométrique est une formidable opportunité de créer un marché lucratif pour les quelques entreprises spécialisées dans ce domaine ? ». Cette loi fait en effet suite à une énorme campagne de lobbying des industriels spécialisés, et en particulier de Morpho, ex Sagem Sécurité et filiale de Safran, qui sont déjà derrière les passeports biométriques.

Une pétition intitulée "En 2012, sauvons la vie privée !", appelle à se mobiliser contre cette loi. Parmi les premières organisations signataires figurent ATTAC France, le Gisti, la Ligue des droits de l’homme, le NPA, l’OIP, le PCF, le Parti de gauche, le Syndicat de la magistrature, l’Union syndicale de la psychiatrie... Le nom de Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, apparaît également sur la pétition.

Pour signer la pétition :

http://www.uspsy.fr/Petition-En-2012-sauvons-la-vie.html

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 21:09

Voici le communiqué du MJCF sur ce qui s'est déroulé Vendredi soir, sur cette horrible répression totalement arbitraire ! 

Rien dans les médias pourtant présents en masse pour diffuser le match !

Alors passons par les voix que nous connaissons si bien : le réseau militant, afin que Justice et Vérité soit faite pour ces jeunes communistes, mais aussi pour la Palestine ! Nous l'avons vu, ces derniers jours, avec la menace des Etats-Unis de retirer leur soutien financier à L'UNESCO, que soutenir la cause Palestinienne n'est pas sans risque ! Est-ce devenu un délit, dans la France de Monsieur Sarkozy, de défendre la Paix, la Justice, l'Egalité pour tous les peuples ?
COMMUNIQUE

Triste soir pour la démocratie et la liberté d’expression, ce vendredi 11 novembre 2011. Le Stade de France a été malgré lui le théâtre d’une répression insupportable et totalement arbitraire. Soixante jeunes communistes s’y étaient retrouvés pour faire entendre leur voix en solidarité avec le peuple Palestinien, profitant de la symbolique du match France/États-Unis. Dans un contexte où Obama affirme que les États-Unis opposeront leur véto à la reconnaissance d’un État Palestinien. Où la France, par la voix d’Alain Juppé, projette de s’abstenir lors de ce vote à l’ONU pour ne pas contrarier la complicité affichée par Sarkozy et son homologue Américain lors de leur show sur TF1. Où l’UNESCO, qui a accueilli la Palestine en son sein, se retrouve contraint de stopper sa programmation à cause du retrait de financement Américain. Dans ce contexte, il nous a semblé incontournable d’agir pour relayer le combat de ce peuple pour la paix et la reconnaissance de son État.


PALESTINE, YES WE CAN ! 

 

Ce sont ces lettres que les jeunes communistes ont déployé du haut des tribunes, aux côtés de drapeaux palestiniens et accompagnées de slogans rassembleurs et pacifistes. Elles ont attiré l’attention des citoyens venus assister au match et suscité des premiers encouragements. Ceci dit, il semblerait qu’en face de la tribune présidentielle, l’évocation de la justice n’ait pas plu à tout le monde.


LIBERTE D’EXPRESSION, NO YOU CAN’T !  

 

Voilà le message des stadiers puis des forces de police. En effet, après avoir été dessaisis sans violences de leur banderole, les jeunes communistes ont été agressés physiquement par les stadiers tentant de leur confisquer leurs drapeaux palestiniens alors même que ceux d’autres pays flottaient dans le stade. Dès lors il a semblé clair que c’était bien le drapeau de la Palestine qui dérangeait ceux qui « donnaient les consignes ». « Nous, nous obéissons à des ordres, la cause ne nous importe pas » ont, en effet, confié les stadiers lors d’une tentative de discussion

Alors qui donnait ces ordres ? Qui se trouvait à l’autre bout des oreillettes lorsque les stadiers ont donné les premiers coups ?

Le Mouvement des jeunes communistes de France tâchera d’en demander des comptes !

Pour sa part, la police nationale, présente autour du groupe de militants, a été complice de cette violence : coups reçus par des jeunes femmes, des mineurs, un militant jeté dans les gradins puis dans les escaliers en béton, un autre tiré par les testicules… Il semblerait que les gardiens de la paix aient failli à leur mission.

Frappés, blessés, regroupés en tas, évacués du stade, entassés dans un bus, menacés de garde-à-vue puis relâchés à 2h du matin, voilà le prix à payer pour « délit de solidarité » dans la France de Nicolas Sarkozy.

Mais cette action laissera des traces pour l’ensemble des gens présents dans la tribune qui reprirent en cœur : « PALESTINE ! PALESTINE ! » en solidarité avec les jeunes réprimés. Ni les coups donnés par les stadiers, ni les intimidations de la police ne stopperont la marche de l’Histoire : le droit à l’autodétermination des peuples triomphera !

PALESTINE LIBRE, LIBRES PALESTINIENS !

Nous tenons à remercier ceux qui nous ont soutenu et repris nos slogans, refusant de voir le stade devenir le théâtre de violences gratuites.

Appel à témoins

Si vous étiez présent au stade au moment des faits, nous recueillons photos, vidéos et témoignages écrits sur mouvementjeunescommunistes@gmail.com

 

Un temoignage d"un club de supporters lillois présent au stade: cliquez ici

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