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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 22:43
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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 11:12

 Mercredi 7 janvier

au Sémaphore Nîmes 20H30

                        



Sortie du film de Steven Soderberg primé au festival de Cannes 2008 « CHE, l’'Argentin » avec Bénicio del Toro, qui a obtenu le prix d'interprétation masculine dans le rôle de Che Guevara.

 suivi d’'un débat avec Jean ORTIZ ancien correspondant de l’'Humanité à Cuba, auteur du livre « Che, plus que jamais » Maitre de conférence à l’'université de PAU.

 


Prévente des places au cinéma une semaine avant.

 

 Jeudi 8 janvier 2OH à Nîmes

salle du CE cheminot

  97, rue pierre Semard,

restaurant d’'entreprise Dépôt SNCF

 

Conférence débat

 

Venezuela, Bolivie, Equateur…

 

Les voies d’une alternative au Capitalisme en Amérique Latine

Avec Farid FERNANDEZ premier secrétaire de l'ambassade du Venezuela à Paris et

 Jean ORTIZ maître de conférences à l’'université de Pau

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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 01:46
 
 Julien, adolescent de 16 ans s'est pendu !!! Avant de mourir il avait tenté de se suicider à 2 reprises. Une corde a même une fois été retrouvée dans sa chambre. Les éducateurs ont alors averti leur hiérachie. D'après la direction de l'EPM de Meyzieu tout a été fait pour éviter le drame. Or le rapport de l'administration est accablant pour la hiérachie du centre excepté pour les éducateurs qui ont été mis hors de cause. La commission souligne le comportement exemplaire des éducateurs et surveillants du centre. Elle n'épargne en revanche pas la direction. La commission nationale de déontologie dénonce de graves lacunes. 
Un gamin de 16 ans qui se suicide n'interpelle personne. Pas même la ministre et garde des sceaux Mme Dati.

Et dans les cartons un rapport préconisant l'incarcération.....dès 12 ans!
 
Un exemple
 
 
De plus, aujourd'hui les services de la PJJ n'assurent plus leur mission de prévention puisqu'il est demandé de mettre un terme aux mesures civiles qui seront prises en charge par les conseils généraux. Les budgets affectés à chaque service dépendent du nombre de mesures pénales et se pose la question de la survie de certains Centres d'Action Educative qui malheureusement comptabilisent trop de mesures d'assistance éducative. Rappelons le, un mineur délinquant est en premier lieu un adolescent en danger.
 
Faites suivre afin d'éviter la désinformation générale et soutenir la PJJ (en attendant le départ de la bijoutière-ministre)
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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 01:38
CINEMA

LUNDI 8 DECEMBRE 2008 ,18H.30

SALLE BAUQUIER 30960 LES MAGES

LA FEDERATION REGIONALE    DES MINEURS

et  l’ UNION  LOCALE  CGT d’ALES

PRESENTENT

 

“ LADRECHT VIVRA ”

août 79 –Juin 81

 

  Un film de R.et S. Burgat:

Point de vue documenté sur la grève des mineurs Cévenols.

Un débat

Une lutte en son temps exemplaire ,

avec Claude Mazauric, historien .

Et les témoignages  de:

Francis Iffernet et des mineurs,

acteurs de cette Histoire de Résistance

 

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 23:26

Ils ne reconnaissent aucune de leur propositions :

des professionnels entendus par la commission Copé crient à la trahison en lisant le projet de loi de réforme de l’audiovisuel public.

Envolées les promesses, et un boulevard pour la télé privée.


        Dans l’Humanité du mardi 25 novembre, toutes les raisons de défendre une télé de qualité.

        L’Assemblée entame mardi l’examen, qui durera deux semaines, du très controversé projet de loi sur l’audiovisuel qui supprime la publicité sur les chaînes de France Télévisions.


        Les députés ont rendu modulables, par des amendements votés en commission, deux taxes - sur la publicité des chaînes privées importantes et les services des opérateurs télécoms - censées compenser le manque à gagner pour les chaînes publiques. Une initiative dénoncée comme un cadeau par l’opposition.


        Elle n’est pas la seule, à la veille d’une journée d’action dans l’audiovisuel public, d’anciens membres de la commission Copé sur l’audiovisuel public jugent que la majorité UMP s’est livrée à un "détricotage" de leurs propositions. Ce "détricotage (…) rend vains tous les efforts que nous avons déployés pendant 6 mois pour faire de France Télévisions un grand groupe de l’audiovisuel européen", jugent-ils dans un communiqué.


        "Aucune pérennité n’est assurée : comment réaliser alors les ambitions que nous nourrissions pour France Télévisions ?". Les 450 millions d’euros garantis par l’Etat pour pallier le manque à gagner après l’arrêt de la publicité en soirée n’est "en aucun cas, suffisant pour financer les émissions nouvelles qui remplaceront les espaces publicitaires et le développement : le passage au média global (…). Sans argent, cette transformation sera difficile, conflictuelle, mal comprise par les personnels", écrivent-ils encore.


        La conclusion qui s’impose : "c’est l’asphyxie budgétaire qui se profile à l’horizon. Du pain béni pour les chaînes privées, un beau cadeau à TF1" juge l’un des membres de la commission Copé, Hervé Chabalier (directeur de l’agence Capa).

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 01:00

    Dans le cadre de ces quatre mois de programmation culturelle consacrée à la mémoire des exilés républicains espagnols , la soirée du 4 décembre avec la venue à Bagnols sur Cèze de Jean Ortiz est à mes yeux un évènement majeur.


    Jean Ortiz est un universitaire, maître de conférence à l’université de Pau, spécialiste de la guerre d’Espagne et de Cuba. Cinéaste, il tourne avec Dominique Gautier de nombreux documentaires ( souvent pour la télévision) autour de la thématique de l’exil des républicains et de la récupération de la mémoire.


    Récupérer la mémoire ça peut paraître un peu vague. Il s’agit plus précisément de faire la lumière sur  les crimes franquistes , au cours des années qui ont suivi la victoire des fascistes en Espagne mais aussi pendant la guerre civile.

    Presque tous les espagnols «  de France » sont ou ont été marqués dans leur famille par ses exactions impunies. Les républicains étaient appréhendés chez eux, la nuit, tués par les vainqueurs puis jetés dans des fosses communes. Les résistants morts étaient exposés dans la place du village pour terrifier les habitants. Leurs dépouilles disparaissent également dans des fosses.

    C’était déjà la même chose pendant  la guerre. Lorsque les putschistes tuaient un combattant républicain ils jetaient son cadavre dans un ravin ou à la mer afin que leur famille ne le retrouve jamais.

C’est ce qui est arrivé au frère de mon père. A 19 ans il est parti défendre la république .

    Ma famille est asturienne, alors il est allé sur le front de Galice car c’est de là que partaient les attaques au début de la guerre.

    Ma grand mère lui avait confectionné un costume vert pour son départ.Il a été porté disparu dès les premières semaines de combats, sa dépouille n’a jamais été retrouvée. Ma grand mère pendant des années, lorsqu’elle voyait un jeune homme blond de dos , en vert, se précipitait , espérant toujours retrouver son fils.

    Les familles ont besoin de faire leur deuil, de donner une sépulture  à ceux qu’elles aiment .

 

    Voilà ce que Jean Ortiz, les associations de fils de républicains sont en train de faire en ce moment en Espagne.

  • Rouvrir les fosses et rendre les dépouilles aux familles.
  • Récupérer la mémoire c’est cela. C’est rendre la dignité et la justice aux défenseurs de la République espagnole.

    C’est aussi dire tout haut que des crimes ont été commis et que ce n’est pas juste de les ignorer.


Voilà pourquoi la soirée du 4. décembre 2008 avec la projection du film "Le cri du silence" et la présence du réalisateur Jean Ortiz me semble un événement remarquable


Corinne Cancel


 

- Projet et évènement que la nouvelle municipalité de gauche a porté, l’ancienne mairie y étant opposée.

 

 

- Ghislaine Courbey Tastevin adjointe à la culture a largement contribué à la réalisation toutes ces manifestations.

- Laurette Bastaroli adjointe au développement durable, conseillère régionale a fait au nom du  Groupe Communiste et apparenté, lors du Conseil Municipal du 8 novembre 2008, la déclaration suivante:

 

"La Région participe au financement des initiatives de commémoration  et manifestations culturelles de la Retirada c’est-à-dire l’exil des Républicains Espagnols chassés de leur pays sous les bombardements fascistes de Franco.

 

Notre Région a vécu cette période de l’Histoire Noire espagnole de 1939 à 1945 et accueilli ces réfugiés hélas dans des camps de concentration ou d’internement.

Ils fuyaient les massacres franquistes – ils n’ont pas reçu la compassion qui convenait  pour ce peuple meurtri et courageux. Nous devons assumer cette période nous aussi de leur histoire. Ce fut les camps de Rivesaltes – d’Argelès  - St Cyprien  - Bram  - d’autres en France et en Algérie,  parfois la prison pour les réfugiés politiques  qui les accueillirent d’abord.

Certains ont été des Résistants aux côtés de la Résistance française.

Il y a à Bagnols une grande communauté espagnole.

Il est bon  de perpétuer cette mémoire pour les enfants et petits enfants  et pour toute la population bagnolaise. Bagnols a vu arriver des camps ces nouveaux travailleurs. Ils ont construit leur vie et une famille ici.

 

Ils ont marché plusieurs jours sous les rafales des avions

Ils avaient combattu sur l’Ebre

Ils étaient chassés par la phalange au son de « viva la muerte ! »

Eux avaient choisi « !No pasaran ! »

Ils étaient hommes, femmes, enfants perdus dans la débâcle

Arrivés en France en février sous la neige.

 

J’invite tous nos collègues et les citoyens de notre ville à voir les expositions – entendre les débats et conférences – participer aussi aux spectacles qui vous sont proposés."

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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 12:15
Mardi 11 novembre à 15h au centre culturel Léo Lagrange
 conférence- débat avec Marc Dufumier, professeur d'agriculture comparée et développement agricole à l'Intitut National Agronomique Paris-Grignon sur le thème  :

  "Agricultures africaines et commerce mondial"

Le  marasme de l'agriculture et l'élevage qui entretient le cercle vicieux de la misère en Afrique subsaharienne, n'est pas une fatalité mais plusieurs verrous interdisent tout progrès. Un débat qui nous permettra de mieux appréhender les forces et les faiblesses du droit à l'alimentation en Afrique de l'Ouest.

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  Mercredi 12 novembre à 20h30 au centre culturel Léo Lagrange
  soirée débat sur le thème :
   
 "Souveraineté populaire et démocratie "
  avec André Bellon et Anne Cécile Robert.

 
 

 


 


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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 00:09
Un clip à faire suivre sans discernement!
http://www.cgt84.com/videos/Clip_Prud-Hommes_2008.wmv



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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 22:43
 

à l'initiative de

 

"Les Amis de L'Humanité du Gard"

 

 

Conférence-débat:
Avec Raymond Huard et Claude Mazauric, historiens

KARL MARX: le retour
 1848 – 2008

 

 

Le manifeste communiste de Karl Marx est il toujours d’actualité ?

 

« Le ministre allemand des Finances Peer Steinbrück en personne avait fait référence à Marx fin septembre dans le cadre de la crise financière. "Certaines parties de la théorie de Marx ne sont pas si fausses" comme celle que le capitalisme finit par s'auto-détruire à force d'avidité, avait-il dit dans une interview à l'hebdomadaire Der Spiegel. » L’EXPRESS

En pleine crise C'est un éditeur allemand spécialisé dans la littérature communiste qui l'affirme à la foire de Francfort: les livres de Karl Marx ne se sont jamais aussi bien vendus.  Son best-seller, c'est «das Kapital», co-signé par Marx et Friedrich Engels en 1867: «une société qui ressent à nouveau le besoin de lire Karl Marx, c'est une société qui se sent mal». LE NOUVEL OBS

 Karl Marx l’invité surprise

C’est peut-être un effet de mode, mais le philosophe Karl Marx, auteur du Manifeste communiste, a été bel et bien la star surprise de la célèbre Frankfurter Buchmesse, Foire du livre de Francfort (Allemagne). « Les livres de Marx ne se sont jamais si bien vendus », a déclaré à la presse Jörn Schütrumpf, éditeur allemand. C’est probablement l’effet immédiat du « rouleau compresseur » de la crise financière internationale et des craintes qu’elle suscite  EL WATAN

Face à la crise financière

Pour Saramago, «Marx n'a jamais eu autant raison»Le retour de Karl Marx dont on vous parlait ici il y a quelques jours se préciserait-il? Hugo Chavez adressait ce week-end ses encouragements à Nicolas Sarkozy, et voilà qu'hier, face à la crise du système capitaliste, l'écrivain portugais José Saramago,prix Nobel de literature «Marx n'a jamais eu autant raison qu'aujourd'hui». D'autant que, selon lui, «les pires conséquences [de la crise] ne se sont pas fait sentir» «Où était tout cet argent (débloqué pour sauver les banques)? Il était très bien gardé. Puis des sommes incroyables sont apparues à quelle fin? Pour sauver des vies? Non, des banques.» LE NOUVEL OBS

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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 15:04
Face à la gigantesque crise financière qui secoue la planète, des économistes, syndicalistes, responsables politiques avancent pour l’Humanité dix propositions pour en sortir.

Il faut « moraliser », « réguler » le capitalisme, juger et condamner les « responsables »… Derrière le discours, aux accents volontaristes et indignés, prononcé par Nicolas Sarkozy à New York avant-hier, comme au travers de nombre de commentaires sur le désastre produit par le système financier, une intention se dégage clairement : délimiter, très étroitement, le périmètre du débat qui s’engage sur les leçons à tirer de la crise, les remèdes à appliquer. S’en prendre d’autant plus vertement aux « dérives » de la finance que l’on veut éviter d’incriminer la logique profonde à l’oeuvre dans ce capitalisme financier… Or, le crash des banques, avec tous ses dégâts collatéraux dont l’addition va être présentée aux peuples, est avant tout le produit d’un choix implacable, réclamé par les grands groupes, les actionnaires, et réalisé avec application par les gouvernements depuis plusieurs décennies : donner la priorité au rendement financier sur la satisfaction des besoins sociaux. Au dividende de quelques-uns plutôt qu’à la feuille de paie ou à l’assurance-maladie de tous. Du coup, c’est à un renversement total des priorités qu’il s’agit de travailler. Se libérer de la dictature du capitalisme financier ? Vaste chantier, et pourtant plus actuel que jamais. Plus que des seuls spécialistes de l’économie et de la finance, l’affaire du plus grand nombre. Pour y contribuer, l’Humanité présente ici dix propositions, puisées à des sources diverses à gauche, à la portée de l’intervention populaire, en France et dans le monde.

Yves Housson et Clotilde Mathieu

1. Une réforme du crédit pour affamer la bête financière.

Au coeur de la crise actuelle se trouve le développement d’un certain type de crédits (tels les subprimes), de techniques (titrisation) et de produits financiers qui garantissaient aux banques et aux fonds d’investissement des taux de profit introuvables ailleurs. Les banques ont mobilisé leurs ressources au service de ces jeux purement spéculatifs, au détriment de l’investissement productif et social. Autant dire l’importance cruciale, pour combattre ce « cancer financier », d’une réforme du crédit.

Avancée dès les années 1980-1990 par l’économiste Paul Boccara, appuyée aujourd’hui largement au PCF, à la CGT ou à ATTAC, l’idée est d’instaurer un « crédit sélectif », avec des taux d’intérêts différenciés en fonction de la finalité du projet à financer : d’autant plus bas que les projets seraient créateurs d’emplois, de productions durables, et, à l’inverse, d’autant plus élevés s’il s’agit d’opérations spéculatives. Cette proposition pourrait être déclinée à tous les échelons : régional, national, européen, mondial. Mais elle ne peut trouver toute sa portée qu’en lien avec un mouvement social pour un nouveau type de croissance, que si, dans les banques et les entreprises, les salariés peuvent peser sur les choix d’investissements.

2. Mise en place d’un pôle financier public.

Devant le bilan accablant des banques et autres fonds d’investissements privés, la proposition, portée par de nombreuses voix dans la gauche sociale et politique, de créer un « pôle financier public », investi de missions répondant effectivement à l’intérêt général, prend plus de relief que jamais. Ce pôle, explique ainsi la CGT, consisterait en la mise en réseau d’institutions de statut public, comme la Banque de France, la Caisse des dépôts et consignations, les Caisses d’épargne… Il interviendrait notamment dans les domaines du soutien au développement des PME et du tissu économique local, du financement du logement social, de la politique de la ville, des infrastructures de transports, de la politique industrielle, de l’aide à l’innovation… Le pôle serait placé sous un « contrôle public et social », assuré par le Parlement, les élus locaux, les organisations syndicales, des acteurs de la société civile.

3. Des fonds régionaux pour l’emploi et la formation.

Face aux difficultés de financement rencontrées par les PME, le PCF a défendu l’idée de créer des fonds régionaux pour l’emploi et la formation (FREF). Objectif : utiliser autrement l’argent des collectivités territoriales alloué au développement économique, afin d’influer sur le comportement des banques et des entreprises. À l’image de la région Rhône-Alpes, certains conseils régionaux se sont lancés dans l’expérience. Ainsi Christiane Puthod, responsable du Fonds rhônalpin, développe ces missions : « J’avais par exemple un patron d’une entreprise de la chaussure - importante dans notre région - qui me disait : "Ma boîte va bien, je n’ai pas besoin de l’argent de la région. Par contre, si vous pouviez m’aider à obtenir un crédit bancaire, c’est ça dont j’ai besoin." Lorsqu’une entreprise a un projet d’investissement et d’emploi, la région se porte garante pour lui permettre d’obtenir un prêt auprès des banques. Doté de 5 millions d’euros, nous levons ainsi environ 50 millions d’euros par an de crédit pour les PME - soit le tiers du total des aides régionales. C’est économiquement et socialement plus juste et plus efficace. L’idéal serait que progressivement le Fonds régional se substitue à toutes les subventions régionales aux entreprises. »

4. Abrogation de la « liberté de circulation des capitaux ».

Si les crises financières se répètent, c’est « parce que toutes les entraves à la circulation des capitaux et à l’« innovation » financière ont été abolies », constatent, dans un texte publié au printemps, plusieurs dizaines d’économistes européens (lire notre édition du 16 mars). Mettre un terme à l’instabilité « suppose d’intervenir au coeur du "jeu", c’est-à-dire d’en transformer radicalement les structures », notent-ils. « Or, au sein de l’Union européenne, toute transformation se heurte à l’invraisemblable protection que les traités ont cru bon d’accorder au capital financier. » D’où leur appel à « l’abrogation de l’article 56 du traité de Lisbonne, qui, interdisant toute restriction à ses mouvements, offre au capital financier les conditions de son emprise écrasante sur la société ».

5. Changer les statuts et les missions de la BCE.

Objectif unique de lutte contre l’inflation et indépendance de la Banque centrale européenne, injection massive de liquidité pour sauver les banques, la Banque centrale européenne doit être réformée. Pour une politique monétaire favorable à la croissance réelle des entreprises et qui favorise l’emploi, Francis Wurtz, président du groupe de la Gauche unie européenne au Parlement de Strasbourg préconise « de revoir les statuts qui octroient cette toute puissance et même lui fixent cette mission ». La première priorité de la BCE devrait être la croissance de l’emploi en quantité et en qualité. La recherche d’une stabilité des prix serait conditionnée à cet objectif prioritaire. Selon l’eurodéputé communiste, « la BCE utiliserait la puissance de la création monétaire pour inciter au financement d’emplois stables, de bonnes formations et une sécurité de revenu. Un tel objectif serait financé au moyen de crédits bancaires aux entreprises dont les coûts seraient abaissés grâce à des refinancements massifs de la BCE. Les taux d’intérêt seraient d’autant plus bas que les entreprises programmeraient des investissements productifs créateurs d’emplois et de véritable formation pour chaque individu. »

6. Pour s’émanciper du dollar, une monnaie commune mondiale.

Le dollar, monnaie d’échange imposée au monde depuis des décennies, est utilisé par les États-Unis pour faire financer par les autres pays leur gigantesque déficit et asseoir leur domination économique. Face aux dégâts de la suprématie du billet vert, lée de créer une véritable monnaie commune mondiale reprend du poil de la bête. Se substituant au dollar pour l’ensemble des transactions commerciales et financières internationales, elle pourrait être émise par un Fonds monétaire international (FMI) profondément transformé, où les peuples auraient, à égalité, voix au chapitre. Cette monnaie commune pourrait en particulier être mise au service d’une coopération Nord-Sud, pour développer des biens publics comme l’eau, l’énergie, etc., via des crédits à long terme, à taux très bas.

7. Le « SLAM », une limite au profit des actionnaires.

Si la crise met en lumière les ravages des marchés financiers dans la sphère du crédit, elle ne fait pas oublier les conséquences de leur domination sur les entreprises, où l’exigence de taux de rentabilité à deux chiffres se solde par des décisions dramatiques, comme le montre l’actualité quotidienne des fermetures de sites, des plans sociaux, des « gels » des salaires, etc. C’est pour réduire cette emprise de la finance actionnariale que Frédéric Lordon, économiste au CNRS, propose d’instituer, « réglementairement et autoritairement », un seuil limite au profit, « seul moyen de lui ôter toute incitation à pressurer les entreprises, leurs salariés et leurs sous-traitants, en créant les conditions qui rendent la surexploitation sans objet ». Au-delà de cette limite serait appliqué un prélèvement fiscal intégral. Cette « mesure contre la démesure de la finance » est baptisée par Frédéric Lordon du nom de SLAM, pour Shareholder Limited Authorized Margin, ou marge actionnariale limite autorisée.

8. Des droits nouveaux pour les salariés face aux actionnaires.

Le développement des marchés financiers et la recomposition du pouvoir au sein de l’entreprise en faveur des financiers ont privilégié les intérêts des actionnaires au détriment des salariés. Cette dérive conduit à une déresponsabilisation des directions d’entreprise et à l’explosion des rémunérations patronales. L’intervention des salariés sur les choix de gestion des entreprises s’impose pour placer l’économie dans un développement social et sociétal. Dans un entretien paru dans la revue Mouvements, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, proposait « de dépasser la structure de représentation où les salariés sont informés, consultés, mais où ils n’ont pas accès aux lieux où se prennent les décisions stratégiques, qu’il s’agisse de conseils d’administration ou de conseils de surveillance. Certains voudraient réserver aux seuls salariés devenus actionnaires le droit éventuel d’être assis à la table. Nous dénions au propriétaire faisant fructifier son capital ce privilège exclusif, et nous estimons que ceux qui produisent les richesses par leur travail devraient avoir le droit, à ce seul titre, d’être présents là où s’élaborent les décisions. »

9. Un meilleur contrôle interne des banques.

Les salariés de la CGT Banques-Assurances réunis en congrès cette semaine ont avancé une proposition pour améliorer le contrôle interne des banques. Outre l’amélioration des contrôles traditionnels, ils souhaitent que les banques ou opérateurs financiers justifient à chaque comité d’entreprise l’ensemble des sommes échangées sur les marchés financiers, le montant des pertes comme des gains. « Avec un tel " bilan ", nous pourrions interpeller la banque et nous assurer que tous les contrôles sont effectués pour éviter les risques », explique Jean-Jacques Surzur, délégué national CGT du Crédit Mutuel.

10. Valoriser le travail, pour de bon.

Loin d’être le simple produit d’une « dérive » du capital, la crise d’aujourd’hui s’inscrit dans son implacable logique, qui s’est traduite depuis des années par un double processus : inflation des activités financières d’un côté, déflation salariale et récession sociale de l’autre. Partant de cette analyse, la CGT plaide pour une authentique « valorisation du travail ». Une ambition qui passe, à la fois, par un développement d’emplois de qualité, des qualifications des salariés, une revalorisation des salaires, et par un soutien aux investissements productifs, à l’aide d’un crédit bancaire sélectif. Le gouvernement pourrait, sans délai, donner le bon signal en décidant d’une hausse du SMIC et des retraites.

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