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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 13:40

Notre blog s'intéresse à l'espace de notre section du Gard Rhodanien mais une fois n'est pas coutume nous vous annonçons une manifestation culturelle qui va se dérouler à Barjac.  Une idée de sortie pour cette fin de semaine puisque le festival de théâtre commence jeudi 16 avril et se terminera dimanche 19.

Plusieurs raisons de nous y intéresser tout de même.

On se souviendra que cette commune a pour premier magistrat Edouard Chaulet maire communiste que nous avons eu le plaisir de voir souvent ces derniers temps dans notre section à l'occasion de la projection-débat du fameux film « Nos enfants nous accuserons » de Jean-Paul Jaud qui relate l'expérience de la cuisine scolaire bio de Barjac. Edouard en plus d'être un personnage du film a toujours montré un intérêt pour la culture, une culture qui comme le disait le critique Georges Besson est « pour l'art et pour le peuple ».

Le programme de ce septième festival de théâtre est très alléchant :

-      Jeudi 16 avril 20 h 30 « la scène est vide » d'Arlette Fétat

-      Vendredi 17 avril 15 h 30 « vous avez dit primitifs »

 20 h 30 « l'amant » d'Harold Pinter

-      Samedi 18 avril 18 h 30 « Autour de Guy Foissy ! » en présence de l'auteur que l'on ne présente plus

-      Samedi 18 avril 21 h « Direccion Gritadero » d'après Guy Foissy

-      Dimanche 19 avril à 15 h « Lysis ou la révolte des femmes » d'après Aristophane

Un programme incomplet pour en savoir plus www.art-tatouille.com

L'association Art Tatouille a notamment comme cheville ouvrière un bagnolais Julien Rochette passionné d'art et de théâtre dont la famille est bien connue à Bagnols sur Cèze.

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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 23:28
le site de la mairie de COMPS
Les photos de l'inauguration de l'exposition

Allocution de  Josette MOUTON, Présidente de l'Amicale Laïque:

L’amicale Laïque que je préside est très honorée de votre présence ce soir. Notre association a voulu commémorer le 150ème anniversaire d’un grand Homme, comme l’Humanité en a peu connu : Jean Jaurès.

Je ne vais pas vous accabler d’un lourd discours, l’exposition vous remémorera  qui était ce brillant esprit.

Notre modeste bibliothèque est fière de vous faire partager ces moments forts de la démocratie.

Jaurès, enfant de la campagne du Tarn, étudiant exceptionnel dans les années 1880, enseignant, jeune député, fut un tribun visionnaire qui voulait éviter la guerre.

L’homme politique conciliait raison et passion ; défenseur  des mineurs des carrières, des vignerons du Midi, de tous les ouvriers brimés par les conditions de vie inhumaines qui leur étaient infligées, Jaurès a toujours lutté a leur côté.

A l’occasion de son discours sur la laïcité du 11 février 1885, Jaurès déclarait : «  Ce qu’il y a de plus grand dan le monde, c’est la liberté souveraine de l’esprit »

Jaurès s’engage à fond dans la défense de Dreyfus. Il fonde le journal  « l’Humanité » en avril 1904 avec son ami Jules Guesde. De là naitra l’Internationale Socialiste.

Le « Roi Rouge », comme on le surnommait  à l’époque, fils de Danton et de Mirabeau, était un ardent militant de la loi de 1905 qui vit la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Cette grande loi que l’on essaie de nous grignoter petit à petit.

Jaurès, un mélange de convictions philosophiques et de réalités militantes, a passé le plus clair de sa vie sur les estrades pour communiquer sa foi du vrai socialisme et justice sociale.

D’une puissance morale sans égale, cet humaniste soulève l’admiration.

Il vous sera lu, par Jean Fontaine, deux ou trois textes de Jaurès, d’où il émane la puissance de convaincre qu’il émettait dans ses discours.

Désintéressé, sans mobile personnel, c’est certainement l’homme qui a incarné en France et dans le monde les grandes valeurs du socialisme.

Ce grand pacifiste, qui voulait la révolution sociale, a lutté de toutes ses forces contre la montée du nationalisme amenant la guerre de 1914, conséquence de la crise du capitalisme.

Il est assassiné en 1914, au « café du Croissant » où sa chaise est restée vide !

La société dans laquelle nous vivons, défaillante, égoïste, vendue au capitalisme qui voit des usines fermer tous les jours, ne plairait certainement pas à Jean Jaurès.


Après la récupération politique de Guy Moquet, voilà la dernière infamie faite à ce grand républicain : Le Front National ose mettre le nom de Jaurès sur ses affiches. Ne laissons pas faire cela !


Puissions-nous dans les jours à venir nous montrer

digne de ses préceptes et honorer ses convictions.

 

Jaurès, tu nous manques !

 

 

 

 

Josette Mouton,

Comps,

Le 27 mars 2009.

 
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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 17:38

Propos recueillis dans "Charlie-hebdo"


“Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la Nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très lourdement. La pension d'un retraité, c'est presque 75% du coût d'un fonctionnaire présent. Il faudra résoudre ce problème.”

“Le grand problème de l'Etat, c'est la rigidité de sa main-d’œuvre.

Pour Faire passer un fonctionnaire du premier au deuxième étage de la place Beauvau , il faut un an. Non pas à cause de l'escalier [rires dans la salle], mais des corps. Il y a 1400 corps. 900 corps vivants, 500 corps morts [rires], comme par exemple l'administration des télécoms.

Je vais les remplacer par cinq filières professionnelle qui permettront la mobilité des ressources humaines: éducation, administration générale, économie et finances, sécurité sanitaire et sociale.

Si on ne fait pas ça, la réforme de l'Etat est impossible.

Parce que les corps abritent des emplois inutiles.” “A l'heure actuelle, nous sommes un peu méchants avec les fonctionnaires. Leur pouvoir d'achat a perdu 4,5% depuis 2000.”

“Comme tous les hommes politiques de droite, j'étais impressionné par l'adversaire. Mais je pense que nous surestimions considérablement cette force de résistance. Ce qui compte en France, c'est la psychologie, débloquer tous ces verrous psychologiques.

C'est sur l'Education Nationale que doit peser l'effort principal de réduction des effectifs de la fonction publique. Sur le 1,2 million de fonctionnaires de l'Education nationale, 800 000 sont des enseignants. Licencier dans les back office de l'Education nationale, c'est facile, on sait comment faire, avec Eric Woerth [secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat] : on prend un cabinet de conseil et on change les process de travail, on supprime quelques missions. Mais pour les enseignants, c'est plus délicat. Il faudra faire un grand audit.”

“Le problème que nous avons en France, c'est que les gens sont contents des services publics. L'hôpital fonctionne bien, l'école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d'une crise majeure. C'est ce que fait très bien Michel Camdessus , mais sans paniquer les gens, car à ce moment-là, ils se recroquevillent comme des tortues.”

 

Le ministre admet dans ses propos que les français sont satisfaits de la qualité du service public rendu par les fonctionnaires, quels qu'ils soient. C'est bien en les fragilisant de l'intérieur (sous effectif, baisse d'investissements etc.) qu'il compte rendre les services publics impopulaires auprès des populations. Une impopularité qui lui servira de prétexte pour les privatisations à venir.

Alors que ce sont bien les attaques à l'œuvre depuis de nombreuses années qui dégradent la qualité des services publics.






 
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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 17:34

Dans un article des Echos daté du 19 février, l’Union Française de l’Electricité relaye la proposition d’EDF de réduire sa part de marché de 85 % à 70 % avec comme contrepartie une augmentation des tarifs facturés aux usagers.

 

Première réflexion : Cela met au grand jour ce que dit la CGT depuis longtemps, dans le domaine électrique, la concurrence signifie une hausse des tarifs.

 

Deuxième réflexion : Malgré les efforts déployés par la Commission Européenne et par nos gouvernants pour casser le système actuel, ils trouvent qu’il faudrait aller encore plus loin aujourd’hui.

 

Depuis plusieurs mois, on sent bien que le tarif régulé est dans la ligne de mire. Plusieurs initiatives essayent d’argumenter pour le détruire : Que ce soit le tarif en fonction du profil de consommation (horosaisonnalité), l’attaque contre le chauffage électrique au moment de la PPI (Programmation Pluriannuelle des Investissements) ou encore l’estimation revue sans cesse à la hausse pour le coût de construction de l’EPR.

 

Ces schémas proposés par EDF sont proprement scandaleux. L’expansion des chauffages électriques est un effet direct des hausses répétées du prix du gaz, conséquences de la libéralisation, et auxquelles la CGT s’est constamment opposée. Le parc de production électrique français, à base de nucléaire, permet de produire de l’électricité à un tarif bas pour les usagers, qu’ils soient particuliers ou professionnels, et ce n’est que justice car il a été financé par des générations successives d’usagers depuis 1973.

 

Les producteurs concurrents ont du mal à rivaliser, malgré tous les avantages déjà obligeamment consentis par les directions successives d’EDF et favorisés par tous les gouvernements depuis 2000, et surtout l’actuel (TARTAM, VVP,…).

 

Le tarif régulé reste pour tous les consommateurs la garantie d’une égalité de traitement et du meilleur prix. Il est un obstacle majeur pour que les différents opérateurs (EDF, Suez, POWEO et autres Direct Energie) puissent saigner à blanc les petits usagers, qu’ils soient professionnels ou domestiques.  Augmenter les prix en diminuant la part de marché de l’opérateur historique permettrait aussi de faire rentrer artificiellement de nouveaux opérateurs.

 

En quelque sorte, ce seraient les usagers qui paieraient une seconde fois pour permettre que le marché puisse apparemment fonctionner et que les prix puissent augmenter. C’est grotesque !

 

A-t-on déjà vu une entreprise proposer de réduire ses parts de marché ?

A-t-on déjà vu des consommateurs financer une hausse de prix artificielle ?

 

Il est tout à fait scandaleux que la Direction d’EDF monte en première ligne pour un objectif aussi cynique !

 

La CGT continuera de défendre le besoin d’un service public de l’énergie. Le tarif régulé fait partie des mécanismes permettant le fonctionnement de ce service public. A ce titre, elle y est très attachée.

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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 11:55
Cuba 1959-2009 :
Il é
tait une fois la révolution !

Le nouveau hors-série de l’Humanité est en kiosque. A lire, l’entretien avec Fernando Martinez Heredia, professeur d’histoire et de philosophie marxiste.

Vous pouvez aussi vous procurer ce hors-série
en le demandant par courriel à : vdr.pcf30@orange.fr


Le cinquantième anniversaire de la révolution cubaine est-il finalement une date propice pour m
esurer la portée de cet événement à Cuba mais également à l’échelle du continent ?

Fernando Martinez Heredia: Pour Cuba, il s’agit sans aucun doute de l’événement le plus important de la seconde moitié du XXe°siècle. Pour l’Amérique latine, ce fut un partage des eaux.
Ce continent sortait de l’étape de la post-guerre. Dans plusieurs pays, les gouvernements de bases populaires perdaient du terrain. Nous assistions à l’étape de substitution des importations. Ils s’intégraient sérieusement au capitalisme mondial et aux États-Unis.
Cuba, à l’époque, etait depuis soixante ans, la néo-colonie modèle pour l’Amérique latine. Et le modèle pour les États-Unis, principal agent néocolonialiste de l’histoire. Cuba est alors un petit pays mais d’une importance stratégique. Il a une forte dynamique économique depuis le XIXe siècle. Le montant des investissements des États-Unis, qui était le plus important en Amérique latine, reposait sur la mono-production, et la concentration de la terre. Cependant, le modèle politique était extraordinairement développé. Cuba a une histoire propre, nationale. Il se constitue comme République démocratique à l’aune du XXe siècle au terme d’un processus politique où l’énorme division ethnique et culturelle a été conjurée. Car, pour mémoire, Cuba, qui a reçu un million d’esclaves africains, 125 000 Chinois, a connu un apartheid. C’était un pays de castes.
La première révolution, à la différence de beaucoup de pays d’Amérique latine, a été abolitionniste en plus d’être indépendantiste. La population a bravé un génocide, Cuba ayant connu les premiers camps de concentration à la fin du XIXe siècle où un cinquième de la population a péri.
De là surgit une République. Elle s’est présentée à la nation comme un conflit culturel et idéologique : à qui appartient la nation ?
Pour beaucoup d’Européens, l’idée de nation est un concept bourgeois. À Cuba, il n’en est rien. Lorsque l’on comprend cela, on commence à saisir le sens du triomphe de la révolution de 1959. Dans le même temps, une autre idée s’impose : la justice sociale, car la liberté, seule, n’était pas suffisante.
Le capitalisme s’est développé tout comme les idées socialistes et communistes dans le monde. Cuba connaît des résistances de travailleurs et de luttes armées, y compris une révolution nommée « la révolution des années 1930 ». Le socialisme s’est donc acclimaté à Cuba comme idée populaire. On comprend donc mieux l’existence du mouvement 26 juillet (M. 26-7) de Fidel Castro qui survient une vingtaine d’années plus tard.
Au vu de cet ensemble culturel et structurel, et de l’existence d’un capitalisme sans issue, la situation est explosive.
En parvenant à faire triompher la révolution, et j’insiste sur ce point, car le plus difficile reste toujours le triomphe sur l’impossible et la réalisation de ce qui paraissait impossible, alors tout paraît plus facile. Mais, à mes yeux, il est essentiel de saisir les problèmes qu’a dû résoudre Cuba, faute de quoi on ne comprend pas la révolution d’aujourd’hui, qui est la fille de 1959.
Ces acteurs sont morts ou vieux. Mais il y a une continuité née de la rupture de tous les moules de comportements (familial, social et national) de subordination aux États-Unis et de la tentative de créer une société totalement différente.

L’histoire n’est pas séquentielle, néanmoins peut-on dessiner les contours d’étapes et de ruptures ?

Fernando Martinez Heredia.
Il y a vingt ans de cela, j’ai avancé l’idée d’une périodisation en trois étapes. La première débute avec le triomphe de la révolution jusqu’aux années 1970. La seconde s’étale jusqu’au début des années 1990 et la troisième -encore faudrait-il s’interroger si elle est en train de s’achever ou non. Durant la première période, les bases de la nouvelle société ont été jetées. Le système politique, très élaboré, qui existait à Cuba comme République démocratique, bourgeoise, néocoloniale mais discréditée, a été totalement supprimé. Bien plus que la création d’un nouveau système politique, l’acquis le plus important a été la rencontre des organisations révolutionnaires. L’armement général du peuple, à travers les milices, a été également une démocratisation du pouvoir.
Le pouvoir populaire, indépendamment de sa forme, était au service du peuple, à commencer par l’économie. Ici, les chiffres de la macroéconomie ont cessé d’avoir de l’importance. En revanche, on questionnait l’amélioration des problèmes quotidiens (alimentaires, vestimentaires).
L’État a pris alors en charge les services sociaux, santé, éducation, sécurité sociale. L’enjeu était de rendre ces services universels. La distribution à fond de la richesse nationale a été une caractéristique importante de cette période. Il est d’ailleurs difficile de trouver un autre exemple dans le monde. Le processus éducationnel s’est mis en marche alors qu’auparavant le système éducatif était à charge de la famille (la moitié des enfants n’allaient pas à l’école et 20% des adultes étaient analphabètes). Puis vint l’idée que cela n’était pas suffisant.
À la fin des années 1960, Cuba a commencé à investir un pourcentage élevé de son PIB dans la recherche scientifique et la recherche en développement. L’éducation s’est multipliée. Le plein-emploi s’est instauré dans un pays où un tiers des personnes en âge de travailler n’avaient pas de travail. Mais nous n’avions pas accès à la substitution, à l’amplification et l’amélioration des technologies, d’une part ; et d’autre part, le PIB n’était réalisé que par le commerce extérieur. Nous étions donc dans l’incapacité de contrôler notre économie.
C’est là qu’intervient le vieux Karl Marx et l’idée selon laquelle la révolution doit être mondiale. Mais nous ne pouvions que répondre que « chacun devait faire la sienne ». Et cette problématique est toujours là : les données de l’économie nous appartiennent partiellement et, de ce fait, les relations de travail se mesurent par les insuffisances comme la production au travail. Comment créer une nouvelle discipline de travail après avoir rompu avec les précédentes ? Ce problème aussi subsiste en dépit d’un pouvoir révolutionnaire qui assure à tous la satisfaction des besoins élémentaires et offre des services gratuits.

Quand débute la seconde phase ?

Fernando Martinez Heredia. En 1971, lorsque Cuba est face à deux réalités basiques. La première relève du développement économique socialiste accéléré. Cuba a été contraint de produire une énormité de sucre pour le marché soviétique et allemand afin de faire la balance dans ses relations internationales. Mais de ce fait, il a éternisé cette mono-exploitation, éloignant ainsi le projet d’une économie indépendante.
L’autre réalité est la suivante : le triomphe de la révolution a constitué un espoir absolu en Amérique latine. Mais elle impliquait que ce continent soit aussi le champ fondamental, culturel, historique et politique de projet de futur pour Cuba. C’est-à-dire l’existence d’autres pouvoirs ouvertement révolutionnaires ou capables de se déclarer indépendants de l’empire et de promouvoir une autre politique nationale. De ce fait, le projet cubain s’est vu limité.
Et Cuba de s’appuyer sur l’Union soviétique à un degré qui n’était pas convenable. Cette seconde étape est très importante et très contradictoire. Cuba parvient alors à l’universalité de l’éducation, de la santé, de la sécurité sociale grâce aux efforts entrepris mais également grâce à ses échanges internationaux. Si ces derniers ne lui permettent pas un développement économique autonome, ils lui offrent, en revanche, un nouveau modèle de consommation de masse et confortable que j’ai nommé état de bien-être socialiste. Son internationalisme rayonne. Cependant, cette période est contradictoire car nous allons souffrir d’un profond processus de bureaucratisation. En 1985, il y avait 2,5% de fonctionnaires de plus qu’en 1971 (1%). Le fond de cette bureaucratisation repose sur un changement de mentalité : la créativité et la capacité d’initiative des êtres humains, ce que Cuba a de plus précieux, vont être freinées alors qu’elles favorisent la réalisation de chacun dans la société.
Cette bureaucratisation, et ce qu’elle suppose comme cassure et atomisation de la pensée sociale, a empêché toute réflexion sur nos problèmes mais également sur notre projet. Elle a fait en sorte que l’enthousiasme retombe et qu’il se substitue par des formules rituelles. Que le langage se vide de contenu. Tout ce processus de détérioration s’est poursuivi durant la seconde étape.
Celle-ci sera précipitée par deux facteurs: le processus appelé de rectification des erreurs et des tendances négatives. Initié à la moitié des années 1980, entre autres, par Fidel Castro, il a secoué profondément la société. Mais ce processus sera contrecarré par la phase finale et la disparition de l’Union soviétique.
Et ce d’une manière à laquelle personne ne s’attendait : elle s’est auto-éliminée.
Le socialisme connaît alors un discrédit à l’échelle planétaire. Pour Cuba, cela a signifié une immense cassure de son économie et une détérioration de la qualité de vie puisque, du jour au lendemain, ses relations de dépendance ont été brisées sans que le pays puisse agir dessus, ni les compenser, ni même ouvrir un autre horizon.

Le blocus n’a-t-il pas été également un facteur de blocage du projet ?


Fernando Martinez Heredia. Le blocus américain a été une constante. Il n’a pas été décisif mais, sans nul doute, a énormément joué contre la révolution. Le blocus surgit logiquement parce que Cuba s’est libéré des États-Unis, et ces derniers ne s’en sont jamais accommodés.
Face à l’hostilité, l’agressivité y compris les agressions, Cuba s’est vu obligé de créer un instrument militaire disproportionné par rapport à sa taille et à ses besoins. C’est ce à quoi nous a obligés l’impérialisme.
L’hostilité ne s’opère pas seulement au niveau des échanges commerciaux, elle est systématique. Ses dommages le sont tout autant. Et c’est une constante durant ces trois périodes.

Pour en revenir à la troisième étape, il s’agit de la période spéciale?

Fernando Martinez Heredia. Je ne l’appellerai jamais ainsi. Je préfère la précision : la crise économique très profonde et le discrédit mondial du socialisme. Au détour de 1991 et 1994, ce ne sont pas seulement la production et les réserves économiques qui se sont effondrées mais beaucoup d’aspects de la qualité de vie des Cubains.
Le pays a été contraint de prendre des mesures très dures pour survivre. Certaines allaient même à l’encontre des propres idées de la révolution, comme la double monnaie, en juillet 1993. Le dollar, la monnaie de nos ennemis, allait circuler légalement à Cuba et obtenir une capacité de décision incroyable, et changer la relation au travail.
Les « remises », c’est-à-dire l’argent que les Cubains se trouvant à l’étranger envoyaient à leurs familles, sont devenues extrêmement importantes : plus de mille millions de dollars par an. Elles étaient précieuses parce qu’elles permettaient d’obtenir des devises. Ces remises ont été source de différence sociale qui ne naît pas du travail, des études ou d’un mérite individuel, c’est-à-dire qui n’a rien à voir avec les valeurs socialistes mais d’un hasard. Dans le même temps, le tourisme a augmenté rapidement au point de devenir au milieu des années quatre-vingt-dix la première source de devises. La crise économique a été extrêmement aiguë jusqu’en 1995. Après, le pays a commencé à se récupérer et aujourd’hui il enregistre une efficacité économique non négligeable. Cela tient de l’accumulation d’hier et d’une extraordinaire habilité tactique du pouvoir révolutionnaire: la réorientation des relations internationales, des réformes qui ont permis non seulement une survie mais une viabilité à l’économie.
Cependant nous n’avons toujours pas récupéré dans certains aspects de la qualité de la vie d’avant 1989.
Autre point essentiel : les attentes des Cubains sont incomparablement plus importantes qu’il y a vingt ans. Alors que l’économie et la qualité de vie s’effondraient, mûrissait, notamment chez les plus jeunes, de l’attente tant du point de vue de la consommation que du propre travail. Et la contradiction sociale se fait d’ailleurs peut-être plus importante.

Ne voyez-vous pas une autre contradiction dans la relation révolution sujet d’histoire et à la fois acteur en construction ?
Fernando Martinez Heredia. Non. Je comprends que la transition socialiste est la forme correcte pour nommer la période qui va de l’établissement d’un pouvoir populaire dans un pays à une société de producteurs libres et associés, sans État, sans classe sociale. Mais le communisme ne me paraît pas possible à l’échelle d’un pays. Donc ce que nous pouvons faire, dans un pays comme le nôtre et dans d’autres, c’est un passage socialiste le plus profond possible. De mon point de vue, cela doit partir de révolutions successives de la propre révolution. Car si elle ne se révolutionne pas elle-même, elle commence à se contenir et peut reculer. Comment faire alors? Il n’y a pas de manuels. Tout comme, il a été démontré depuis longtemps que la révolution n’est pas irréversible. Il y a donc bien des raisons d’être dynamiques et éveillés.
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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 23:22
La Coga avait provisionné 6,5 millions d'euros à la charge du contribuable pour le remplacement des branchements en plomb.

Le collectif de l'eau fait savoir que cette charge incombe aux sociétés fermières du service public de l'eau et de l'assainissement, et non à la collectivité.

Le préfet écrit à Mme Roig, et confirme la position du collectif de l'eau.

Cela montre, si besoin était encore, que les citoyens, lorsqu'ils agissent, ensemble, dans l'unité,  au sein de collectifs, associations, front, partis, syndicats sur des projets clairement identifiés sont assez fort pour faire reculer l'exploitation capitaliste.


Avignon, le 6 février 2009

 

DIRECTION DES RELATIONS

AVEC LES COLLECTIVITÉS LOCALES

ET DE L'ENVIRONNEMENT

Bureau du contrôle de légalité et de  l'intercommunalité lRef : D2 B2 TVA

Téléphone : 04.88.17.82.35

Télécopie : 04.90.16.47.08

 

 

 

 

 

                                                                                                Le Préfet de Vaucluse

                                                                                                à

                                                                                                Madame la Présidente de la

                                                                                                Communauté d'agglomération

                                                                                                du Grand Avignon

 

 

OBJET: financement des travaux de suppression des ouvrages en plomb des réseaux     d'eau potable

 

 

Mon attention a été appelée sur les conditions de suppression des ouvrages en plomb des réseaux d'eau potable concernant les communes membres de la communauté d'agglomération du Grand Avignon. Les représentants des usagers de l'eau contestent la participation de la collectivité au financement de ces travaux, dont la prise en charge incombe exclusivement aux délégataires.

S'agissant d'Avignon, cette obligation résulte du dispositif contractuel. En effet, l'article 25-4 de la convention du 14 août 1985 prévoit que « les travaux de renouvellement des branchements sont à la charge du fermier..». L'article 5-2 de l'avenant n° 8 du 27 mars 2002 prévoit que « dans le cadre de ses obligations de renouvellement, le fermier s'engage à renouveler les branchements dans les conditions de l'annexe n° 3 ». Le même article 2 prévoit aussi que « le fermier s'engage, en outre, à renouveler tous les branchements en plomb avant le 31 décembre 2013 ».

 

La suppression des branchements en plomb constitue un objectif prioritaire. Les délégataires doivent donc répondre impérativement à cette obligation. Il ne parait pas normal, pour autant, de faire supporter le financement de ces travaux aux collectivités, le montant des redevances concernant l'eau potable et l'assainissement étant censé couvrir l'ensemble des charges d'exploitation. L'article 57 de la Loi n° 2006-1772 du 30 décembre 2006 sur l'eau et les milieux aquatiques précise, en effet, que les « redevances concernant l'eau potable et l'assainissement couvrent les charges consécutives aux investissements, au fonctionnement et aux renouvellements nécessaires à la fourniture des services, ainsi que les charges et les impositions de toute nature afférentes à leur exécution ».

La suppression des branchements en plomb ne constitue pas non plus une charge nouvelle susceptible de justifier une révision des dispositions financières de la convention, du moins pour les conventions signées récemment (Morières, Villeneuve, Les Angles). Il s'agit, au contraire, d'une obligation connue bien antérieurement à la signature de ces conventions. Les délégataires sont soumis à l'obligation d'entretien et de renouvellement des ouvrages qui implique naturellement le remplacement régulier des équipements. Le financement de ces travaux relève donc bien des charges normales d'exploitation.

Je vous invite, en tout état de cause, à rappeler ce principe général aux délégataires. Je vous remercie de bien vouloir me communiquer les observations que l'examen de cette affaire appelle de votre part.

 

 

 

 

                                                                                                                              Pour le Préfet,

                                                                                                                la Secrétaire Générale

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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 00:24

L’ETAT DOIT

350 MILLIONS D'€UROS


AUX GARDOISES ET AUX GARDOIS

 

Depuis la loi du 13 août 2004, l'État a transféré de nombreuses compétences (Paiement de l'allocation RMI, Routes nationales et personnels afférents, personnels TOS des collèges...) aux départements sans les moyens financiers et humains.

Outre cette loi, l'État ne cesse de diminuer ses participations contractuelles comme pour l'Allocation Personnalisée à l'Autonomie (APA) pour les personnes âgées.

Au total sur 5 budgets (2005, 2006, 2007, 2008 et 2009) l'État doit aux Gardoises et aux Gardois 350 Millions d'€uros soit 70 millions par an.


Par Patrick Malavieille,

Vice-Président du Conseil Général du Gard
Président du Groupe Communiste


 

 

 

VOILÀ CE QUE NOUS EN FERIONS...

EDUCATION

40 Millions d'€uros :

Construction de 2 collèges à Gallargues le Montueux et Aubord ,

75 Millions d'€uros :

Restructuration de 5 collèges,

8 Millions d'€uros :

Construction de 3 halles de sport,

DéPENDANCE

15 Millions d'€uros :

120 € mensuel en plus sur tous les plans

d'Allocation Personnalisée à l'Autonomie.

30 Millions d'€uros :

Participation à la création de 1000 nouvelles places en Maison de retraite.

INSERTION

8 Millions d'€uros :

Création de 100 nouveaux chantiers d'Insertion

pour 1000 bénéficiaires du Revenu Minimum d'Insertion.

JEUNESSE

12 Millions d'€uros :

Participation à la création de 300 places de crèche supplémentaires.

10 Millions d'€uros :

Pour le sport, la culture et la jeunesse.

LOGEMENT

40 Millions d'€uros :

Participation à la construction de 1000 logements sociaux.

ROUTES

50 Millions d'€uros :

Sécurisation, Amélioration et Entretien

de 400 Km de routes départementales.

COMMUNES

10 Millions d'€uros :

D'aide aux communes pour des équipements publics .

ECONOMIE

15 Millions d'€uros :

Création de zones d'activités économiques

 

ENVIRONNEMENT

8 Millions d'€uros :

Nouveaux réseaux eau et assainissement

pour un développement durable du Gard.

SECURITE

14 Millions d'€uros :

Protection des Gardois contre les inondations,

les incendies et les risques majeurs

AGRICULTURE

1  Millions d'€uros :

Actions en faveur de l'agriculture et soutien à la filière Bio.


 
 
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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 22:38

En diminuant de 42 % dans la Loi de Finances 2009 le montant affecté au conseil conjugal et familial, l’Etat programme à très court terme la suppression totale des actions d’information, d’éducation et de prévention dans les domaines de la sexualité et de la vie de couple et affective.

Par cette décision, l’Etat montre sa volonté d’abandonner les missions qui sont les siennes quant à l’accueil, l’information et la prévention concernant la contraception, la fécondité, la sexualité. Il se désengage, par là, de la préparation des jeunes à la sexualité, à leur vie de couple et à la fonction parentale. Il marque son désintérêt pour les pratiques d’accueil et de conseil, qu’elles soient mises en oeuvre lors d’activités collectives ou d’entretiens individuels.


Ces missions d’utilité publique sont donc très clairement menacées par la baisse des financements, déjà largement insuffisants, alors que la Loi Neuwirth a clairement affirmé le rôle essentiel joué par les associations aux côtés de l’Etat.

Pourtant, dans une société où les relations filles-garçons sont de plus en plus marquées par la violence, où les campagnes nationales de prévention et d’information ont besoin des relais de terrain pour être efficaces, ces missions définies par la loi, plus que jamais, sont primordiales !

450.000 personnes bénéficient chaque année des actions du Planning Familial dans ses 70 associations départementales de Métropole et des DOM. La conséquence de cette brutale démission de l’Etat est la fermeture programmée d’un grand nombre de ces lieux d’accueil individuels et collectifs.


  • L’Etat doit assurer sa responsabilité nationale pour l’information, l’éducation à la sexualité, et la prévention pour toutes et tous conformément à l’article 1 de la Loi 73-639 du 11 juillet 73.
  • L’Etat ne doit pas supprimer les lieux d’écoute et de parole, mais les développer.
  • L’Etat ne doit pas supprimer les interventions collectives, mais les développer.
  • L’Etat doit donner aux associations qui assurent ces missions, les moyens aujourd’hui nécessaires, pour le développement de leurs activités et de leurs interventions.



Tous ces acquis sont récents, ces droits sont fragiles,
Nous avons lutté pour les obtenir,
luttons ensemble pour les défendre !

Vous souhaitez soutenir Le Planning Familial,

signez la pétition.

 

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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 20:02

La délégation de pouvoir à Pont Saint Esprit plus qu'ailleurs encore a montré ses limites. Les citoyens doivent être acteurs de la politique et ne pas se contenter de voter une fois de temps en temps. Pour cela les élus ont le devoir de les associer aux responsabilités. Outil indispensable : l'information. C'est pourquoi engagés dans cette démarche Jean-Marie Daver et le PCF par l'intermédiaire de ce blog vous invitent à découvrir le compte-rendu de la rencontre en Préfecture qui a été mis en forme par Madame Virginie Subtil Présidente de l'Association des Contribuables Spiripontains.

Compte rendu de la manifestation à Nîmes et de la rencontre à la Préfecture

 

A 10 H 30, environ 240 spiripontains (3 cars + covoiturage) se sont retrouvés devant l'entrée principale de la préfecture à Nîmes (sous la pluie) avec des banderoles, pancartes, et slogans « Baumet démission » etc... La presse était également au rendez-vous : Europe 1, France Bleue, FR 3, l'AFP, la Gazette de Nîmes, Midi-Libre. Vers 11 h une délégation de 7 personnes a été reçue par la Secrétaire Générale de la préfecture Mme Laquièze (n° 2 de la préfecture du Gard).

La délégation était composée de Pierre Touron et Virginie Subtil, vice-président et présidente du Rassemblement des Contribuables Spiripontains, Evelyne Sachy et Franck Laurent pour Génération Oxygène, des élus d'opposition Roger Castillon et Philippe Dehapiot (Oxygène) et Jean-Marie Daver (100 % à Gauche). Cette rencontre a duré 2 heures, pendant lesquelles les manifestants ont attendu patiemment dehors toujours sous la pluie !...

Les représentants des associations et les élus d'opposition ont exposé de façon détaillée et concrète l'inquiétude, la colère des contribuables spiripontains et aussi le désespoir de certaines familles face au paiement des impôts exorbitants 2008... et ceux à venir pour les années suivantes. Les graves conséquences économiques pour la commune à court et moyen terme ont été également évoquées. Et puis... pourquoi le Préfet a-t-il attendu le bord du précipice pour intervenir, malgré nos nombreux courriers d'avertissement ?

RCS a remis à Mme Laquièze les 2500 photocopies récoltées des taxes afin de les faire suivre au Président de la République et notre DVD sur la vie municipale houleuse de Pont Saint Esprit (film sur le conseil municipal de déc 2008, manifestation du 17 janvier, etc ...). Génération Oxygène a donné à Mme Laquièze la pétition demandant la destitution du maire (2500 noms et signatures). Les élus du groupe Oxygène ont présenté une 4eme demande de révocation du maire avec un dossier rappelant les nombreux dysfonctionnements du conseil municipal et l'attentisme de l'Etat.

Les demandes du collectif des contribuables et de l'opposition :

D'un commun accord, nous avons insisté sur la révocation incontournable de Gilbert Baumet et de son équipe municipale pour incapacité à continuer de gérer les finances de la commune qu'ils ont menée à la ruine, demandé un allègement de l'endettement communal par l'Etat, et enfin un report conséquent de la date de paiement des impôts fixée actuellement au 16 février 2009.

Les réponses et propositions de la préfecture :

L'état se propose d'appuyer notre demande pour retarder le délai de paiement des impôts,

L'état va enfin faire suivre officiellement une demande administrative de révocation du maire auprès du Ministre de l'Intérieur, Madame Alliot-Marie seule autorité ayant pouvoir de cette décision,

L'état n'accordera une aide à la commune que sur preuve de rééquilibre de la gestion, soit pas avant 2 ou 3 ans (... sous-entendu avec un changement de l'équipe municipale),

L'état va étudier la manière de communiquer et d'informer directement les spiripontains, par l'intermédiaire de nos associations, et pas uniquement la municipalité, de l'évolution de la situation et des décisions de l'Etat.

Conclusion :

Autrement dit, l'Etat suit de près la situation financière de la commune et s'en inquiète, mais ne prendra aucune décision rapidement puisque le maire a été élu démocratiquement. Sans être dit, on nous a fait comprendre de nous adresser également aux politiques. Pour cela, il faut donc impérativement continuer nos actions, relayées largement par la presse nationale, pour faire pression sur les parlementaires et le gouvernement, qui ont le pouvoir de faire évoluer la situation plus rapidement.

Démenti de la Préfecture sur une subvention d'équilibre de l'Etat :

Dans une interview de Gilbert Baumet (Midi-Libre du 20 janvier), au milieu de toutes les inepties déclarées par le maire, l'une d'entre elles a formellement été démentie par la Secrétaire Générale de la Préfecture concernant la demande d'une subvention d'équilibre pour la commune. Dans cet article M Baumet déclare « ... avoir obtenu de la ministre de l'Intérieur un rendez-vous... le 30 janvier prochain pour demander une subvention d'équilibre ». Il ajoute « on devrait l'avoir ». Faux : ce n'est pas un rendez-vous, c'est une convocation de la Direction Générale des collectivités locales, à la demande du ministère de l'Intérieur, pour avoir des explications sur la situation financière alarmante de Pont Saint Esprit, où il ne sera absolument pas question d'une quelconque subvention.


Virginie Subtil

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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 00:49

Nous innovons


Pour sa 3ème édition, le « Panorama du Cinéma Algérien » expérimente une nouvelle formule sur les villes de Nîmes, Alès, Bagnols sur Cèze et Le Grau du Roi. Aux côtés des salles « Art et Essai » qui projettent des films en 35 mm, nous organisons des projections gratuites, en DVD, dans des salles publiques mises gracieusement à notre disposition par le Conseil général du Gard et les Municipalités, afin de toucher un nouveau public, jeune notamment.


Au total, nous présentons 18 films dans 8 salles. Nous continuons, avec l’aide et les conseils de M. El Hadj Bensalah, à donner la priorité aux oeuvres (fictions et documentaires) réalisées en Algérie par des cinéastes qui y vivent et y travaillent, afin d’accompagner l’effort de renaissance du cinéma algérien entrepris notamment depuis 2007 à l’occasion de « Alger, capitale de la culture arabe ».


Qu’ils soient en langues arabe ou amazigh, ces films sont sous-titrés pour en faciliter l’approche au public français. Nous avons le plaisir d’accueillir pour ce 3ème Panorama plusieurs réalisateurs-trices qui, ainsi que M. Bensalah, animeront des débats : Mme Rachida Krim, M. Ghouti Bendeddouche, M. Abdellatif M’Rah, M. Jacky Malléa et M. Tewfik Farès. Nous leur souhaitons une chaleureuse bienvenue.


Nous remercions particulièrement pour leur générosité les producteurs et les directeurs des grands organismes qui nous prêtent ces films : M. Ahmed Benkamla, Directeur du Centre algérien de la cinématographie (Alger), M. Karim Aït Oumeziane, Directeur du Centre National du Cinéma et de l’Audiovisuel (Alger), M. Assad Si El Hachemi, Commissaire général du Festival International du film amazigh, ainsi que les services de l’Ambassade d’Algérie à Paris, le Centre Culturel Algérien (Paris) et le Consulat d’Algérie à Montpellier.

Bien évidemment, cette manifestation ne serait pas possible sans le fidèle soutien du Conseil général du Gard, du Conseil Régional Languedoc Roussillon et des mairies qui nous accueillent. A tous, ainsi qu’à nos sponsors privés, nous tenons à témoigner de notre profonde gratitude.


Bernard DESCHAMPS

Président de France-El Djazaïr, Languedoc-Roussillon

 


Et de trois ! Pour que vive le cinéma...

 

Le cinéma, une passerelle entre les cultures dit-on, mieux encore, ajouterons-nous : le cinéma par l’image et le son, conforte nos émotions, renforce l’amitié et efface certaines appréhensions quand on sait voir… quand on veut voir l’autre, autrement.

Le cinéma, c’est un véritable langage universel de communication : les organisateurs de ce troisième « Panorama du Cinéma algérien », en l’occurrence l’Association «France-El Djazaïr», ont été bien inspirés d’initier, à partir de Nîmes et d’étendre sur le département du Gard, ces programmes de films et plus encore, de les inclure depuis deux ans dans leur programme d’actions annuel.

Ce troisième Panorama du cinéma algérien s’inscrit, à mon sens, dans cet objectif, celui de mieux faire connaître le cinéma algérien et de rapprocher, dans une communion de pensée par l’image, les Algériens et les Français. C’est pour cette raison que j’ai tout de suite adhéré à cette magnifique idée de panorama du cinéma algérien l’an dernier en tant qu’invité participant.

Cette année, avec l’engagement et le dévouement exemplaires de Bernard

Deschamps, Président de l’Association, une motivation supplémentaire, si besoin en était, m’est apparue évidente !

En effet, tout au long de ma longue carrière de responsable de la Cinémathèque d’Oran et de Directeur de festivals, j’ai eu loisir d’organiser nombre de manifestations cinématographiques (Cycles, Hommages, Rétrospectives….) mais je ne cache pas que pour la préparation de ce troisième Panorama avec « France-El Djazaïr », c’est avec une émotion et un bonheur particulier que je m’implique.

J’émets enfin le vœu que ce programme diversifié trouve un écho positif auprès du large public auquel il s’adresse.

 

Ce sera là, tout notre bonheur.

 

El Hadj BENSALAH

Directeur de la Cinémathèque d’Oran


 




La programmation:
 
Mercredi 28 janvier à 18h00, MEDIATHEQUE LEON ALEGRE
(en présence de Abdellatif M’Rah) 

MUSIQUE ANDALOUSE… SANS FRONTIERES
De Abdellatif M’Rah
Documentaire
-*-*-*-*-*-*-*-*-*

HASNI
De Abdellatif M’Rah
Documentaire - 52mn

Vendredi 30 janvier à 18h30, MEDIATHEQUE LEON ALEGRE
(en présence de M. le Maire et B. Deschamps)
 
LA MONTAGNE DE BAYA (1997)
D’Azzedine Meddour
Film franco-algérien - 1h46

Mardi 03 février à 18h00, cinéma LE CASINO,

LA VOISINE (2003)
De Ghaouti Bendeddouche
Avec Biyouna

Film algérien - 1h40


Mercredi 04 février à 15h, MEDIATHEQUE LEON ALEGRE  
(en présence de  B. Deschamps)

ILS ONT CHOISI L’ALGERIE (2007)
De Jean Asselmeyer

Documentaire - 55 mn

 

 

 
Pour connaître la totalité du programme dans le département du Gard, 
consultez l'association France-El Djazaïr
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