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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 16:21
   Bernard Thibault a salué, vendredi, la mémoire de l’ancien leader de la CGT, disparu il y a dix ans. Il avait pris la tête du syndicat en 1982. La gauche venait d’accéder au pouvoir.

Indemnisation du chômage, droit à la formation… des accords soutirés au patronat, dont Henri Krasucki était fier. « Lui, l’ouvrier, pouvait surprendre par sa capacité à tenir tête, sa virtuosité à manier la dialectique et à pousser la contradiction. Lui, avec sa casquette, pouvait déstabiliser un haut-de-forme », a déclaré Bernard Thibault, vendredi, rendant hommage à son homologue disparu en 2003. La CGT, l’Institut d’histoire sociale, l’union locale CGT du 20e arrondissement ont ainsi souhaité marquer le dixième anniversaire de la disparition de l’ex-dirigeant syndical, survivant des camps de concentration nazis et ancien membre du Comité national du PCF. Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français, s’est également recueilli quelques instants sur sa sépulture, au Père-Lachaise, en présence d’une soixantaine de personnes.

La période durant laquelle Henri Krasucki exerça ses fonctions à la tête de la CGT, à partir de 1982, comme l’a rappelé Bernard Thibault dans son discours, fut marquée par l’élection de François Mitterrand, suscitant des espoirs, mais très vite marquée par le tournant de la rigueur… Une époque de « récession économique et de retour du libéralisme » qui ont modifié « la composition et les formes d’organisation et de subordination du travail salarié ». « Chômage, précarisation, tertiarisation, effritement des secteurs industriels » forçaient à une évolution du syndicalisme que pressentait Henri Krasucki. Et Bernard Thibault de déplorer au passage que beaucoup se soient « appliqués à coller à Henri, et à l’accentuer outrageusement, une image ouvriériste ne correspondant en rien à la personnalité de celui qui fut tout à la fois un homme d’action et un homme de culture, passionné de musique classique ».

Bernard Thibault retiendra, pour leur « actualité », ces deux indications laissées par « Krasu ». D’une part, que « le syndicat CGT, c’est la solidarité, la fraternité. La révolte contre toute injustice, contre l’exclusion, contre le racisme, contre toute oppression et pour la paix. C’est le soin apporté aux moindres préoccupations comme aux plus grands objectifs mobilisateurs. C’est également l’attention aux différences de toute nature et la recherche de réponses appropriées, la conjugaison de l’individuel et du collectif, de ce qui est professionnel et catégoriel avec ce qui est commun à tous, au lieu d’entretenir des oppositions artificielles » et, d’autre part, que « la CGT est une composante autonome indépendante du mouvement démocratique, un foyer de pensées, de propositions, d’initiatives et d’actions dans tous les domaines qu’elle considère raisonnablement de sa compétence ».

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 17:30

Les communistes avec le Front de gauche, n'ont de cesse de répéter qu'une autre orientation politique est nécessaire, qu'il existe une majorité pour la conduire pour peu que les députés et sénateurs socialistes disent tout haut ce qu'ils pensent souvent tout bas et cessent des votes contre nature tels qu'ils s'apprêtent à le faire au Sénat. (voir ce  lien). Certains tels JL Mélenchon l'ont fait il y a quelques années rejoignant la proposition du PCF d'un rassemblement à vocation majoritaire qui est devenu le Front de Gauche, des voix chez EEV, au PS s'élèvent de plus en plus nombreuses.

Des ministres, même, tels B.Hamon s'inquiètent du fossé qui se creuse entre les aspirations du  peuple de gauche et le gouvernement.

Des responsables de haut niveau choisissent de quitter le PS, tel Michaël Moglia, conseiller régional Nord-Pas de Calais.

La vocation de rassemblement du Front de Gauche pour conduire une politique clairement tournée vers "l'Humain d'abord" au détriment de la finance et du capitalisme prend là toute sa raison d'être.

Voici la lettre adressée par un conseiller régional du PS Nord Pas de Calais à Harlem Désir, secrétaire national du PS:

  Cher camarade, cher Harlem,

Dans la nuit du 6 au 7 mai dernier, tu étais aux côtés de François Hollande sur l’immense scène installée place de la Bastille. Cette nuit-là, tu as senti l’espérance d’un peuple de gauche venu défier les appels presque unanimes à la résignation. Tu as vu ces dizaines de milliers de Françaises et de Français dont l’enthousiasme était une demande : celle que les Socialistes, revenus au pouvoir, parviennent enfin à changer la vie.

fildeferJe n’étais pas avec vous à Paris. J’ai fêté la victoire auprès de mes camarades dans le Nord. Mais déjà, cher Harlem, je n’y croyais plus beaucoup… Est-ce parce que nous avions déjà trop souvent déçu les nôtres ? Me doutais-je que nous nous apprêtions à le faire de nouveau, peut-être plus rapidement et plus brutalement que jamais ?

Je suis entré au PS à l’âge de 17 ans. La figure tutélaire de François Mitterrand, le poing et la rose, le combat contre les forces de l’argent, les 110 propositions : jeune militant, je revendiquais fièrement cet héritage.

Même lorsqu’il s’est éloigné de ses valeurs, j’ai continué de croire mon Parti capable de rénovation. Grâce à notre démocratie interne, la prise en compte des différentes sensibilités, l’écoute mutuelle, la camaraderie (notion aujourd’hui disparue), il me semblait possible d’ancrer à gauche notre ligne politique.

J’ai la tristesse mais enfin la lucidité, après vingt-trois années de militantisme, dont neuf au sein de la direction nationale du PS, de constater que je me suis trompé. Désormais je comprends à quel point les dirigeants du Parti Socialiste s’accommodent cyniquement d’avoir une aile gauche pesant en moyenne 15% lors des scrutins internes. Des personnalités telles qu’Henri Emmanuelli et Benoît Hamon autrefois, ou telles qu’Emmanuel Maurel aujourd’hui, ont simplement permis de maintenir, en façade tout au moins, l’image d’un vrai parti de gauche. Tel est le rôle d’Arnaud Montebourg au Gouvernement ; tel a été mon rôle dans le Nord. À un parti en pleine dérive idéologique, il fallait ses « idiots utiles ».

Depuis mai, sous le regard d’une Bastille incrédule, qui avait tant besoin de retrouver la foi dans le progrès social, François Hollande et le Gouvernement n’ont fait que reculer… sous les applaudissements de l’appareil socialiste.

Te souviens-tu seulement du projet que nous avons porté ensemble ?

Dès 2010, Benoit Hamon voulait substituer au mythe gentillet et creux de « l’égalité des chances » un retour à l’objectif historique de la gauche : l’égalité réelle entre tous les citoyens. Pour ce faire, il proposait une batterie de mesures sociales et sociétales ambitieuses.

Bien qu’ayant refusé d’adhérer à ce catalogue de mesure lorsqu’il était candidat aux primaires, François Hollande en avait finalement reprises plusieurs dans son programme présidentiel : le système d’attestations lors des contrôles d’identité, souvent vécus comme discriminatoires, l’encadrement strict des dépassements d’honoraires des médecins, le droit de vote aux étrangers pour les élections locales, la limitation des écarts de salaire de 1 à 20 dans les entreprises publiques. Sur chacun de ces sujets, le Gouvernement de Jean-Marc Ayrault a soit renoncé purement et simplement, soit reporté les réformes sine die, soit affadi leur contenu jusqu’à les rendre inutiles.

La liste des reculades, des incohérences et des échecs ne s’arrête malheureusement pas là. Le Gouvernement a renoncé à exiger le non-cumul des mandats dès 2012, malgré les engagements pris et signés par l’ensemble des parlementaires socialistes. La loi sur le logement social a été retoquée par le Conseil Constitutionnel pour vice de procédure. On a laissé entendre aux Maires qu’ils seront libres de ne pas appliquer la loi sur le mariage pour tous. La TVA Sarkozy, dite « sociale », décriée à juste titre pendant la campagne électorale, est revenue sous une autre forme à l’occasion de la remise du rapport Gallois. Enfin, on devine que le projet — pourtant central dans le programme de François Hollande — d’une « grande réforme fiscale » ne sera probablement jamais mis en œuvre pendant le quinquennat.

Certains choix semblent traduire le reniement de nos convictions les plus profondes. Malgré le courage et l’obstination de la Ministre Aurélie Filipetti, le Gouvernement a choisi de diminuer le budget de la culture. Ce serait grave en temps normal ; c’est catastrophique en temps de crise, car je reste persuadé que l’Art est le premier outil de combat — ou d’évasion — lorsque tout va mal.

La seule ligne directrice du Gouvernement porte un nom : l’austérité. Elle porte aussi un chiffre, comme une prison intellectuelle : 3%.

La droite n’a jamais tant aimé le PS ; Manuel Valls est plus que jamais sa coqueluche. Elle qui craignait tant François Hollande avant son accession au pouvoir, finirait presque par le trouver exemplaire de courage et de modernité !

Si nous en sommes là aujourd’hui, c’est par l’enchaînement d’une série de fautes que vous avez commises, main dans la main avec la droite, au sujet de l’Union Européenne. Vous n’avez tiré aucun enseignement de la large victoire du non au traité constitutionnel européen de 2005. Pour moi, ce décalage entre les dirigeants et la base électorale du Parti a été un premier motif d’interrogation et d’embarras.

Le second a été la promesse faite par François Hollande de renégocier le traité Merkel-Sarkozy. Et quelle renégociation ce fut ! Le Président de la République a trouvé le prétexte d’un « pacte de croissance » indolore et inopérant pour se rallier — ni vu ni connu, pensait-il sûrement — à la « règle d’or ».

En réalité, dans l’Europe que vous êtes en train de construire, ou dont vous acceptez passivement les règles du jeu, les Etats n’ont pas et n’auront bientôt plus aucune marge de manœuvre.

Les politiques européennes pèsent sur le budget de l’Etat. Et puisque les collectivités territoriales, privées de leur autonomie fiscale, vivent essentiellement de dotations de l’Etat, elles doivent désormais rogner sur leurs politiques, y compris lorsqu’elles relèvent de l’urgence. Dans les Départements, c’est la santé et le social qui sont touchés. Dans les Régions, c’est l’emploi, la formation.

Voilà pourquoi, Président de la Commission des Finances du Conseil Régional Nord-Pas de Calais, je ne peux pas cautionner la poursuite annoncée des baisses de dotations d’Etat aux collectivités, après l’avoir dénoncée sans relâche pendant les cinq années de mandat de Nicolas Sarkozy.

Ayant renoncé à transformer l’économie, les Socialistes pourraient encore se distinguer des libéraux et des conservateurs en s’intéressant à cette « France invisible » — celle que personne ne veut plus voir.

Cela a été dit et répété : le PS a oublié les ouvriers. Mais pas seulement eux. Au fond, vous partagez le diagnostic de Laurent Wauquiez : un parti de gouvernement doit s’adresser aux « classes moyennes » (car au moins elles votent). Les chômeurs, les précaires, les toxicos, les taulards, les prostitués, les paysans, les mères célibataires, les surendettés, les malades, les psychotiques, les handicapés, les sans-abris : les exclus de tous poils et les onze millions de pauvres qui vivent en France ne comptent pas, ou si peu.

Il faut d’urgence prendre des mesures fortes et symboliques. En 1981, ce furent les 39 heures, la retraite à 60 ans, la cinquième semaine de congés payés, l’abolition de la peine de mort, l’autorisation des radios libres… Que propose le PS aujourd’hui ? Le droit au mariage pour les couples homosexuels, pudiquement rebaptisé « mariage pour tous », est un pas dans le bon sens. Mais cette mesure seule ne suffira pas à apporter à la France la bouffée d’oxygène dont elle a tant besoin !

De deux choses l’une. Soit il n’y a qu’une seule politique à mener, que l’on soit de gauche ou de droite, et dans ce cas le PS s’est moqué des Français pendant dix années d’opposition, plus particulièrement pendant une campagne électorale toute entière axée autour de la promesse du changement (« maintenant ! »).

Ou alors une autre politique est possible, et dans ce cas qu’attendez-vous pour changer de stratégie ? Pour engager un réel dialogue avec les partenaires de gauche et retrouver le « talisman » de l’union, auquel François Mitterrand n’avait jamais renoncé ? Oserez-vous faire ce choix, ou bien donnerez-vous raison à ceux qui ont vu dans la discrète réception d’élus Modem à l’Elysée, il y a quelques jours, l’amorce d’un renversement d’alliance avec le centre-droit ?

J’ai le regret, cher Harlem, de quitter aujourd’hui le Parti Socialiste. Je le fais avec une grande tristesse mais aussi, en optimiste obstiné, avec l’espoir que vous retrouverez un jour la voie de la raison et le courage d’être de gauche.

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 23:43

Combien de fois entend-on que les élections municipales ne seraient pas politiques mais l'affaire de notables maîtrisant parfaitement les arcanes de la comptabilité publique!

Les cérémonies que les municipalités, en général de droite, s'acharnent à vouloir commémorer en ce 5 décembre pour rendre hommage aux morts pour la France de la guerre  d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie démontre combien la bataille des idées est bien au coeur -aussi - de l'action des majorités municipales.

Les élus communistes ne prendront pas part à cette cérémonie par respect pour les anciens combattants, leurs associations, (notamment la FNACA) qui ont proposé la date du 19 mars et par respect du vote, du 22 janvier 2002, des députés (de gauche mais aussi de droite) qui les ont entendus en se prononçant majoritairement pour que cette date du 19 mars soit retenue! (278 voix pour et  204 contre)

Vote que les gouvernements UMP ont « oublié » de présenter au Sénat durant 10 ans ! C’est chose faite depuis le 8 novembre 2012 puisque le Sénat vient à son tour de voter majoritairement pour que cette date du 19 mars soit la date officielle de commémoration. (181 voix pour et  156 contre)

Pour mémoire, le 5 décembre avait été retenu  comme «la journée nationale d'hommage »  durant le second mandat de Jacques Chirac.  Cette date qui avait été approuvée en conseil des ministres du gouvernement Raffarin le 26 septembre 2003, malgré le vote précité, avait fait l'objet de vives polémiques et n'a absolument aucune signification historique en rapport avec le conflit franco-algérien. 

Les communistes français, avec l’ensemble des élus de gauche, par leur vote avaient dénoncé ce choix du colombe.jpg 5 décembre qui reflète bien la difficulté qu’a la France à assumer sa période coloniale et qui ne correspond à aucune date marquante du conflit qui trouve ses racines dans le massacre de SETIF en 1945.

Avec la majorité des  anciens combattants, ils avaient proposé que soit retenue la date du 19 mars, qui est celle des accords d’Evian, la date du cessez le feu, une date de la victoire des peuples et de leur réconciliation, une date de paix.


C’est chose faite.

Cela doit se traduire dans les faits rapidement, notamment par une promulgation rapide au Journal Officiel..»

  

 

POUR MEMOIRE

 

La Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie (FNACA) a  émis à l’époque de vives protestations et condamné,  avec la plus grande fermeté, le choix du 5 décembre comme journée d'hommage aux victimes de la guerre d'Algérie, annonçant qu'elle  ne commémorera pas  cette date.

En effet, cette date n'a absolument aucune signification historique en rapport avec le conflit franco-algérien.

C’est le jour de l'inauguration en 2002 par le président Jacques Chirac, quai Branly à Paris, d'un "mémorial national" à la mémoire des plus de 22.000 soldats français et harkis (supplétifs de l'armée française) tués en Algérie, au Maroc et en Tunisie. En fonction de l’agenda présidentiel, le 29 novembre ou le 12 décembre aurait tout aussi bien pu être retenu.

C’était bafouer l’histoire de la France, les combattants d’une guerre trop longtemps qualifiée de « maintien de l’ordre », et la souveraineté de la représentation parlementaire.

 

 LE  VOTE  DES  DÉPUTÉS 

Scrutin du 22 janvier 2002 à propos du choix  du  19  mars

Le texte a été approuvé par 278 voix contre 204. 

                

 

Nombre total de députés: 577

Ont voté pour la commémoration du 19 mars: 278 

Ont voté contre la commémoration du 19 mars: 204 

Se sont abstenus: 35 

N'ont pas pris part au vote: 60

                           

 

Le détail du vote par sensibilités politiques :


COMMUNISTES : 

Les 36 députés ont votés POUR

 

SOCIALISTES & APPARENTES

La majorité du groupe a voté POUR sauf : 

Ont voté contre  : Laurent Cathala, Marcel Dehoix, Jean Dalobel, George Fréche Jean Marie Aubron, Odette , Michel Lafon et Gilbert Roseau.

Se sont abstenus : François Doré, Christian Franqueville, Casanova, Gilles Cocquampot, Martine David, Monique Doniso, Robert Gaïa Marre, Guy Manut, Yves Rome, Yvette, Pierre Claude Lanfrance, Jean Claude Leroy, Béatrice Roudy, et René Rouquet.

RADICAL-CITOYEN-VERT

La majorité du groupe a voté POUR sauf : 

Ont voté contre : André Aschieri, Jean Pierre Defontaine, et Bernard Boux,
Se sont abstenus : Roger Franzoni, Jean Michel Marchand et Alain Tourret

UDF

La majorité du groupe a voté CONTRE sauf :

Ont voté pour :   Jacques Barrot, Jean Briane, Jean François Chossy, Yves Coussain, Alain Ferry, Jean Pierre Foucher, Pierre Manjucq, François Rocheblaine, François Sauvadat et Michel Volain,

Se sont abstenus: Jean Pierre Abelin, Marc Roymann et Pierre André Wiltzer.

 

Démocratie Libérale & indépendants

La majorité du groupe a voté CONTRE sauf

Ont voté contre : Pascal Clément, Georges Colombier, Jean Claude Lenoir et Alain Moyne-Bressand
Se sont abstenus : Philippe Houillon et Gérard Voisin

 

RPR

La majorité du groupe a voté CONTRE sauf

Ont voté pour : Didier Jolie, Alain Marleix et Franck Martin

Se sont abstenus : Jean Austch, Gilles Carrex, Jean Charropin, Michel Giraud, Jacques Godfrain, Lucien Guichon, Christian Jacob, Jean Marc Nudam, Jacques Pélissard Warsmann

Non Inscrits

Ont voté contre : Jean Jacques Guillot, Philippe de Villiers

Les autres se sont abstenus

 

LE  VOTE  DES  SENATEURS

Scrutin du 08 novembre 2012  à propos du choix  du  19  mars

Le texte a été approuvé par 181 voix contre 155.

 

Nombre total de sénateurs au Sénat: 348

Ont voté pour la commémoration du 19 mars : 181

Ont voté contre la commémoration du 19 mars: 156 

Se sont abstenus: 4

N'ont pas pris part au vote:7

 

Les sénateurs PS, Verts, PRG, Front de Gauche ont voté POUR.

Les sénateurs de droite et du centre(à quelques exceptions près) ont voté CONTRE


La proposition de loi est définitivement adoptée par le Parlement.

 

QUELQUES  DATES  HISTORIQUES


EN  FRANCE


Le   8 Février 1961 Référendum, en France, approuvant le projet d'indépendance de l'Algérie,

Le   8 Avril 1962  Référendum, en France, approuvant les accords d'Evian. (Pas en Algérie),
Le 10 Juin  1999  Adoption par l'Assemblée Nationale de la dénomination "Guerre d'Algérie",
Le   1 juillet 1962   Référendum, consacrant l'indépendance de l'Algérie,
Le   2 Juillet 1962  Fin, réelle, de la guerre d'Algérie, date limite pour l'obtention de la carte du Combattant.  (Entérinée par la loi du 18/10/1999), 
Le   3 Juillet 1962  Reconnaissance officielle de l'indépendance de l'Algérie, par la France.      Le   5 Juillet 1830  Prise d'Alger par les Français,
Le 16 Octobre 1977  Translation des cendres du soldat inconnu d'Algérie à ND de Lorette),
Le   5 Décembre 2002  Inauguration du Mémorial National de la Guerre d'Algérie à Paris, 

 

EN  ALGERIE


Le   1 Novembre est la « Fête de la Révolution »,
Le 19 Mars,  est la « Fête de la Victoire » (cessez le feu selon les accords d'Evian du 18 mars 1962),
Le   5 Juillet  est la Fête de l'indépendance (déclaration de l'indépendance de l'Algérie),

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 00:52

 Pour les Peugeot, l’intérêt des ouvriers, c’est d’abord le leur!

Depuis le début, il y a deux siècles, la dynastie met en scène la fable des intérêts partagés entre tous.

Il n’y a pas une famille Peugeot, mais des familles Peugeot. Elles sont nombreuses forcément, disséminées au fil des mariages et des alliances au sein d’une dynastie industrielle née dans le pays de Montbéliard (Doubs) il y a plus de deux siècles: on trouve des Peugeot, bien sûr, pères et fils, oncles et neveux, frères et cousins germains, puis aussi des Banzet, des Japy, des Cruse et ­encore des Seydoux… Ils sont plusieurs centaines à se partager le contrôle de la part du capital du constructeur encore détenue par la ­famille (25 % environ) et, même s’ils diversifient leurs prises de participation (lire ci-contre), tous se gargarisent, en particulier ces derniers jours, de ne pas avoir abandonné l’industrie, à la différence d’une autre ­célèbre dynastie capitaliste française, les Wendel, passés des forges aux fonds spéculatifs…

Chez PSA Peugeot Citroën, il y aurait donc les familles Peugeot qui ne trahissent pas « leur » famille, les actionnaires, les dirigeants, mais aussi tous les salariés et les concessionnaires. C’est une constante dans la saga des Peugeot, comme un gène héréditaire presque.

Dans le Figaro, en fin de semaine dernière, Thierry Peugeot, président du conseil de surveillance du constructeur, n’a pas hésité à réactiver le vieux schéma: « Au restaurant d’entreprise, les salariés m’arrêtent, ils sont choqués, dans l’émotion », témoigne-t-il pour fustiger les ­
« attaques » du gouvernement.

Les héritiers Peugeot n’ont jamais manqué de vanter cette conception de la famille refuge pour ceux qui s’enrichissent comme pour ceux qui les enrichissent. Dans leur livre Peugeot: la dynastie s’accroche, paru aux Éditions sociales au milieu des années 1970, Martine Jacquin et Serge Paganelli brocardent ces injonctions aux ouvriers du Lion: « Ne pensons pas trop à l’avenir et encore moins au passé. Vivons dans le présent, c’est le foyer, la famille, les enfants, le travail, l’usine. »

Dans Mémoires de l’enclave ­(réédité par Actes Sud/Babel), ­passionnant portrait de la classe ouvrière à Sochaux-Montbéliard, Jean-Paul Goux livre un très instructif « petit abrégé des discours du maître », rempli d’exemples de ce ­paternalisme dégoulinant qui a fait la fortune des actionnaires familiaux.

En 1904, lors de l’inauguration du buste d’Émile Peugeot à Valentigney, le pasteur Dieterlen tresse des lauriers: « Quand il s’occupait du bien moral de ses ouvriers, Émile Peugeot ne le faisait pas de bas en haut, ce qui est toujours quelque chose de blessant et de pharisaïque, mais comme leur égal en se mêlant à eux. » Quelques années plus tôt, en avril 1895, Armand Peugeot, le fils d’Émile, retrace déjà la légende, après la mise en place des premières œuvres sociales dans le pays de Montbéliard: « Il faut que cette entente cordiale devienne la règle; il faut que les patrons et les ouvriers comprennent qu’ils travaillent ensemble à une œuvre commune, que leurs ­intérêts sont identiques, et que les uns comme les autres doivent consacrer toutes leurs forces à faire prospérer l’entreprise à laquelle ils sont attachés, et qu’ils apprennent enfin à marcher la main dans la main. »

Derrière les fables, les Peugeot savent sortir les crocs en cas de coup dur.

Pendant le Front populaire, dans le journal interne, le Trait d’union Peugeot, ils cognent sur ceux qui revendiquent: « Et maintenant au travail! La vraie misère ouvrière, ce serait de se laisser distancer dans la production par nos concurrents étrangers, et de les laisser s’emparer des clients qui nous fournissent notre gagne-pain à tous! De toute évidence, nous devons orienter nos efforts vers le redressement national. »

 

Autres temps, autres heurts?

 

Thomas LEMAHIEU dans l'Humanité du 25/07/2012

 

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 00:22

 Qui sont ces hommes et ces femmes qui, pour préserver leurs dividendes, n’hésitent pas à supprimer des emplois, à fermer des sites industriels, à délocaliser leur patrimoine, à spéculer dans l’immobilier, à placer leur argent dans des fonds d’investissement 
qui écument 
les pays d’Asie ?

Les Peugeot sont sur la défensive. Ils n’aiment pas se retrouver ainsi sur le devant de la scène, ils préfèrent l’ombre, la douceur feutrée des salles de conseil d’administration. Certes, ils bénéficient du soutien du Medef et de l’UMP.

Mais comme à son habitude, Jean-François Copé, encore secrétaire général de la formation de droite, en fait trop, déclarant que les attaques gouvernementales contre la direction de PSA reviennent « à menacer en fait des milliers d’entreprises, des milliers d’emplois ». « Vous avez vu l’effondrement du cours de Bourse de Peugeot? » a-t-il encore lancé, feignant d’ignorer que le cours de l’action a été divisé par dix depuis 2007, crise du capitalisme oblige.

On ne peut cependant se satisfaire de ce jeu de rôle entre la famille Peugeot, la direction du groupe ­automobile et le pouvoir. L’efficacité de l’équipe gouvernementale sera moins jugée sur la pertinence de ses piques que sur sa capacité à empêcher les suppressions d’emplois annoncées et la fermeture du site d’Aulnay.

Mais qui sont les Peugeot aujourd’hui? Il y a les plus connus, les plus présents au sein du groupe automobile et de ses filiales. Thierry donc, qui, en plus de ses multiples fonctions au sein de PSA, est ­administrateur d’Air Liquide, de la Compagnie ­industrielle de Delle, et d’une ­société discrète mais qui gagne à être connue: la Foncière, financière et de participations, FFP.

FFP, c’est le bijou des Peugeot. Fondée en 1929, elle rassemble l’essentiel des participations de la famille dans le monde des affaires. Par son intermédiaire et celle de sa société mère, les Établissements Peugeot frères, elle permet de contrôler un peu plus du quart du capital de PSA et 45,6 % des droits de vote.

Le président directeur général de FFP est un Peugeot, Robert. Lui aussi a le bras long, orné des galons gagnés dans la chasse aux dividendes. Il est membre du conseil de surveillance de PSA, de celui d’Hermès International. Il est administrateur de Faurecia, un équipementier filiale de PSA, de ­Sanef, la société d’autoroutes. Il préside la ­Financière Guiraud, holding qui contrôle l’un des grands crus bordelais, château guiraud.

Robert a défrayé la chronique en juin 2010 lorsque le Journal du dimanche a révélé qu’il s’était fait voler en décembre 2009 des lingots d’or. Craignant peut-être une ­enquête sur l’origine de son or, le médaillé des conseils d’administration a d’abord ­déclaré un montant du vol de 500000 euros avant de l’abaisser à 150000. L’intéressé s’est certainement rendu compte que ce dernier montant était plus proche de la somme déclarée à l’impôt sur la fortune.

Peu après le vol, par crainte ­probablement d’une enquête fiscale, Robert Peugeot a rencontré le champion du blanchiment patronal, le ministre des Finances Éric Woerth, et affirmé à la cantonade que la différence entre les deux montants du précieux pactole serait « une erreur de calcul de la police ».

Mais attention, tous les Peugeot ne cachent pas des lingots sous leur matelas et surtout tous ne s’appellent pas Peugeot. Par le jeu des mariages, des alliances notamment avec d’autres rejetons de la grande bourgeoisie protestante, certains membres du clan familial s’appellent Banzet ou Cruse. Marie-Hélène Roncoroni, qui siège au conseil de surveillance de PSA, n’est autre que la sœur de Thierry et la cousine de Robert.

Si les noms changent, certaines traditions restent. Notamment celle d’un populisme à la manière de­ l’un des Rockefeller qui répondait quand on lui demandait comment il avait pu bâtir sa fortune: « J’ai d’abord acheté une pomme que j’ai revendue et avec l’argent de la vente, j’ai acheté une deuxième pomme, et ainsi de suite. » Puis il ajoutait: « Et après, j’ai hérité de papa. » C’est ainsi que Robert, l’homme aux lingots, à sa ­sortie de grandes écoles est passé pendant quelques mois par les chaînes de montage de Peugeot Sochaux, travaillant comme ouvrier puis chef d’équipe avant de regagner les fauteuils des conseils d’administration et de mettre cette fois les mains dans le cambouis de la finance internationale.

Mais l’image d’Épinal que ­certains dirigeants du clan essaient de construire a du mal à résister aux aléas d’un capitalisme mondialisé et financiarisé. C’est ainsi que les ­Peugeot viennent de délocaliser leurs deux holdings de contrôle de leur participation dans PSA du pays de Montbéliard, fief historique du constructeur automobile, et de les domicilier au siège même de PSA, avenue de la Grande-Armée.

Ils coupent ainsi un lien historique mais ils n’en restent pas là. La ­Foncière, financière et de participations, FFP, qui détient l’essentiel du 1,4 milliard de biens de propriété de la famille, ne se contente pas de contrôler le capital de PSA. 65 % de ses actifs sont aujourd’hui ailleurs que dans l’automobile.

Ces dernières années, la holding FFP a vu l’entrée de représentants des banques qui ne sont pas des Peugeot, mais des dirigeants de BNP Paribas, de la banque Rothschild et de la ­Société générale respectivement Georges ­Chodron de Courcelles, Luce Gendry et Patrick Soulard. Le clan familial s’ouvre à la finance mondialisée.

Les Peugeot ne sont plus tout à fait Peugeot. Ils ont placé leurs œufs dans un grand nombre de paniers de sociétés très diverses. Des industrielles ou des sociétés de services: Seb, le grand de l’électroménager, ­Zodiac, entreprise aéronautique, Ipsos, ­société de sondages… Depuis quelque temps, ils mettent de l’argent dans des sociétés dont la vocation est de faire de l’argent: la société immobilière Marcel Dassault qui possède des immeubles sur les Champs-Élysées et dans les beaux quartiers parisiens, des fonds d’investissements actifs en Suisse, mais aussi en Chine, en Inde…

Cette stratégie de diversification leur permet d’amortir les chocs, de compenser les pertes des mauvaises années dans l’automobile, et surtout de continuer à se verser des millions d’euros de dividendes, malgré la crise.

 

D'après un article de Pierre IVORRA dans l'Humanité du 25 juillet.

 

 

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 14:03

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Notre camarade Bernard DESCHAMPS était en Algérie lors des cérémonies organisées pour le 50 ème anniversaire de l'indépendance de l'Algérie.

Son témoignage, plein d'émotion, sur son séjour mérite une lecture attentive et peut même interpeller le lecteur de ce blog.................y compris s'il est aussi lecteur de l'Humanité............... ( lire en cliquant sur ce lien)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

b-Deschamps.jpgCi aprés aussi un article du Blog de Bernard Deschamps portant appréciation sur la conférence qu'a tenue Laurent Fabius, ministre des Affaires Etrangères du gouvernement Hollande sur le thème des révolutions arabes intitulé "La France et le nouveau monde arabe":

 

 

 

Le Président Bouteflika vient de renouveler (Le Monde, 4 juillet 2012) le souhait de l'Algérie d'un "partenariat d'exception" avec la France. J'avais espéré, à la suite de ses déclarations récentes, un geste fort du nouveau Président de la République française à l'occasion du 50e anniversaire de l'indépendance. Ce geste n'a pas été accompli. Une nouvelle fois le premier pas est effectué par l'Algérie. Je ne perds cependant pas tout espoir, bien que mon optimisme soit singulièrement tempéré par la déclaration de politique générale de Jean-Marc Ayrault à l'Assemblée Nationale, qui n'a pas évoqué l'Algérie et surtout par le contenu de la conférence prononcée le 27 juin dernier par le ministre des Affaires Etrangères Laurent Fabius (texte intégral sur en cliquant sur ce lien )

Sous le titre "La France et le nouveau monde arabe", c'est - je le dis avec tristesse - la même morgue hautaine que celle de Sarkozy et de Juppé, l'intelligence, ou la rouerie politicienne, en plus. Seul l'Occident serait détenteur de la démocratie et aurait donc pour mission d'en imposer sa propre conception aux "pays arabes". Certains d'entre-eux, pourtant, trouvent grâce à ses yeux: le Maroc, une royauté, donnée en exemple par un ministre de la République !  Mais également " l'Arabie Saoudite,[ les] Emirats Arabes Unis, [le] Qatar, le Koweit, [sont] devenus des acteurs importants. Ils jouent un rôle parfois décisifs dans les évolutions régionales ." On sait en effet le rôle joué par le Qatar dans le financement et l'envoi de troupes lors de l'intervention armée de l'OTAN en Libye. 

Laurent Fabius affiche dans cette conférence sa volonté de porter "avec conviction [cette] priorité méditerranéenne auprès de ses partenaires de l'Union Européenne, selon l'esprit original de la conférence de Barcelone de 1995." Or "Barcelone 1995" c'est le développement d'une zone de libre échange entre le Nord et le Sud de la Méditerranée. Autrement dit, "la concurrence libre et non faussée" chère aux européistes du Traité de Lisbonne, dont seuls les pays du Nord seraient bénéficiaires au détriment des pays du Sud. Les bons apôtres qui prêchent au profit de leur tiroir caisse ! Et si vous n'êtes pas d'accord on vous l'impose au besoin par la force comme en Libye et en Côte d'Ivoire (et en Syrie ?)

Le "partenariat d'exception" souhaité par le Président Bouteflika, entre la France et l'Algérie (à ne pas confondre avec un partenariat exclusif, l'Algérie aspirant légitimement à diversifier ses échanges) devrait être mutuellement bénéfique. C'est cela qui ferait exception dans ce monde guidé par le "profit égoiste". Je fais ce rêve qui n'est pas hors de notre portée. Ce sujet sera-t-il au centre des entretiens du 16 juillet à Alger ?

 


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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 16:24

Mêmes causes, mêmes effets ?

 

Comme partout en Europe, le système ferroviaire intégré de la Société des Chemins de Fer Belges va s'effacer, malgré l'absence de démonstration des atouts d'une organisation pensée pour satisfaire à la doctrine de concurrence. Pourtant, les résultats ne semblent pas incontestables :

http://trends.levif.be/economie/actualite/entreprises/sncb-les-5-rates-de-la-liberalisation-du-rail/article-4000117004452.htm

 

Alors que des questions se posent sur l’accident le 15 mai dernier de Godinne (les effets de l’organisation ferroviaire en Belgique ?) : 

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/1447629/2012/06/01/L-accident-de-Godinne-cause-par-un-troisieme-train.dhtml

 

Dans le même temps, au Parlement Européen, ça continue sans trop de questionnement et les députés ont voté le rapport de Deborah Serrachiani (SetD italienne) sur l'espace ferroviaire unique européen au Parlement européen ce mardi 3 juillet 2012

Pour en savoir plus :

http://europa.eu/legislation_summaries/transport/rail_transport/tr0041_fr.htm

 

Si vous manquez de temps, NOSTERPACA vous livre ce petit extrait du rapport de Deborah Serrachiani (SetD italienne) :

"…. L’ouverture des marchés ferroviaires nationaux à la concurrence transfrontalière constitue une étape majeure sur la voie d’un espace ferroviaire européen intégré. Par la révision de la législation de l’UE sur l’accès au marché ferroviaire, la Commission entend lever les obstacles à une concurrence équitable. L’approche protectionniste de certains opérateurs bien établis et de la gestion collusoire de l’infrastructure ferroviaire entravent toujours la concurrence entre entreprises ferroviaires. Les nouveaux opérateurs qui pénètrent un marché continuent de se heurter à des discriminations pour obtenir l’accès à l’infrastructure et aux services ferroviaires, qui sont souvent détenus et exploités par l’entreprise ferroviaire bien établie …."

 

Quelques réactions de députés européens :

Gilles Pargneaux pour la DÉLÉGATION SOCIALISTE FRANÇAISE AU PARLEMENT EUROPÉEN (S&D). – Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, un espace ferroviaire unique européen, voilà une belle politique d’intégration européenne. Voilà une belle politique où la construction européenne est au cœur des préoccupations quotidiennes des Européennes et des Européens.

Trop souvent décriée parce qu’en panne, l’Europe, enfin, par cette directive, montre la voie d’une grande politique des transports durable et ouvre le champ d’une grande politique d’investissement ferroviaire pour l’emploi.

Je me réjouis des principales mesures prises dans l’organisation du réseau ferroviaire: la mise en place de régulateurs nationaux dans chaque État membre, la création d’un contrat multiannuel d’investissement de cinq ans stipulant ainsi les engagements de financement de l’infrastructure ferroviaire, mais je me réjouis aussi de la mise en place d’une transparence des flux financiers entre les gestionnaires et les opérateurs dans le cadre des entreprises intégrées, le rappel à l’accès non discriminatoire à certains services et, enfin, je me réjouis de la confirmation, voulue par les parlementaires européens, de certaines garanties, en particulier sur le plan social, par exemple l’absence d’une référence au service minimum ainsi qu’au dégroupage total entre les gestionnaires et l’opérateur.

Mais permettez-moi d’évoquer une exigence: que l’on arrête d’envisager, notamment de la part de la Commission européenne, la libéralisation du secteur ferroviaire comme seul horizon stratégique pour le développement d’un espace ferroviaire unique; que l’on décide ainsi d’une stratégie européenne d’investissement intégré favorable à l’emploi en Europe.

Aussi, je voudrais, pour terminer, vous poser une question, Monsieur le commissaire Kallas. Trois jours après le Conseil européen des 28 et 29 juin, après la validation d’un pacte de croissance de 120 milliards d’euros pour relancer l’économie européenne, notamment par l’investissement dans les infrastructures, pouvez-vous nous indiquer, Monsieur le Commissaire, de quelle somme le secteur ferroviaire européen est-il susceptible de bénéficier dans le cadre de ce pacte de croissance

 

De leur côté Marie-Christine Vergiat et Jacky Hénin - députés européens Front de Gauche ont publié ce communiqué :

« Décidément rien n'y fait,

Comme des sourds ignorants le point de vue des citoyens européens et de ceux et de celles qui se dévouent envers et contre tout pour le service public,

Comme des aveugles faisant fi des dégâts déjà perpétrés par les libéralisations successives, le Parlement européen a une très large majorité, continue encore vers la libéralisation totale du rail et le démantèlement des services publics ferroviaires au seul nom de la concurrence libre et non faussée.

Peu importe l'intérêt des usagers.

Peu importe que le prix des transports ferroviaires ne cessent d'augmenter.

Peu importe que le nombre d'accidents ferroviaires se multiplient.

Peu importe qu'au lieu de garantir l'accès de tous à ce mode de transport on réduise le maillage du rail, les services, on allège les contrôles de sécurité et on pressurise les salariés.

Peu importe que ces politiques fassent de plus en plus passer le transport des marchandises du rail vers la route avec les conséquences écologiques que l'on sait.

Oui, peu importe, pourvu que les parts de marché de certains s'accroissent et que les profits de certains s'enflent.

Voilà la triste réalité de cette Europe qui décidément n'en finit pas de creuser sa propre déroute.

C'est maintenant aux salariés et aux usagers de dire leurs mots.
Ils peuvent compter sur les députés du Front de Gauche au Parlement européen. »

 

D'après le blog :NOSTERPACA agit en faveur de transports publics fiables, performants, efficaces

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 22:49

Athènes, envoyé spécial de L'HUMANITE.

 

Les résultats, en Grèce, donnent le parti Nouvelle Démocratie en tête, mais avec le score le plus faible de son histoire. Le Pasok – social-démocrate – s’effondre. Les néonazis font leur entrée au Parlement. La gauche, qui a toujours combattu l’austérité et les politiques des mémorandums, progresse fortement, et plus particulièrement Syriza, la coalition de gauche dont la principale composante, Synaspismos, est membre du PGE (1). C’est un signal fort que les électeurs ont envoyé aux partis. Seront-ils entendus ?

Vendredi soir, lors du dernier meeting de campagne du Pasok, le parti arrivé en tête des élections en octobre 2009, le leader, Evangelos Venizelos, voulait y croire. Croire que son parti n’allait pas s’effondrer, que les urnes ne sanctionneraient pas la politique menée présentée comme « la seule » possible, croire, aussi, que l'élection de François Hollande aurait des répercussions sur le Pasok – le PS et le Pasok sont membres de l’Internationale socialiste. Il n’en fut rien.

Au soir du scrutin, il est évident que le parti social-démocrate grec s’est effondré. Alors qu’il se partageait, depuis la chute des colonels, en 1974, le pouvoir avec Nouvelle Démocratie (ND, droite), qu’ils recueillaient à eux deux jusqu’à 80% des voix, ils peinent à atteindre 40%.

Dès vendredi soir, pourtant, quelques signaux donnaient la tendance. « Oui, il y a malheureusement plus de journalistes que de militants sur la place Syntagma », reconnaissait une candidate distribuant ses tracts. A la question : « allez-vous voter pour le Pasok ? », une jeune femme répondait : « non, surtout pas ! Je suis là pour aider le député car il est le père de mon ami ».

C’est effectivement la fin d’un système politique que les Grecs ont demandé : celui de la fin des petits arrangements entre amis dont les élections et les campagnes précédentes représentaient, en quelque sorte, le concentré.

C’est surtout la fin de l’austérité appliquée depuis plus 2 ans et demi qu’ils ont revendiquée. Depuis que la Grèce a pris connaissance de la réalité de comptes publics en octobre 2009, qu’elle a subi les attaques des marchés, et plus encore depuis qu’elle a fait appel à la troïka (BCE, Commission, FMI) en mai 2010, les coupes budgétaires, baisses des pensions, des salaires, des minimas sociaux, hausse des impôts et des taxes, privatisation se multiplient. Tous les partis qui se sont exprimés pour cette politique essuie une sérieuse déculottée : ND et le Pasok en tête, ainsi que le Laos (extrême-droite). Ces trois partis ont participé au gouvernement d’union nationale mis en place en novembre 2011. ND obtient ainsi – à l’heure où nous écrivons ces lignes – 20,31% (33,47% en 2009), le Pasok 14,11% (43,92% en 2009), et le Laos 2,89% (5,63% en 2009). Le Laos ne devrait donc pas faire son entrée au Parlement car il ne franchit pas la barre des 3% nécessaire.

Les néo-nazis de Chryssi Avghi obtiennent, eux, des sièges au parlement. Ils auraient recueilli 6,81% des voix. « Tous ceux qui ont voté Chryssi Avghi ne sont pas des fascistes. Ce sont des gens qui voulaient exprimer leur rage ; c’est un vote anti-système. Beaucoup vont réaliser que Chryssi Avghi est un parti néofasciste » explique à l’Humanité Panagiotis Sotiris, professeur à l’université d’Egée. Autre vote qui frise avec le refus du antisystème et repose sur un moteur nationaliste : celui pour les Grecs indépendants. Ce parti, scission de ND, recueille 10,31% des suffrages selon les premières données du Ministère de l’Intérieur.

Dans ces conditions, la vraie victoire est celle de la gauche dans son ensemble. Le KKE, qui recueille 8,4% des voix, progresse de près d’un point par rapport à 2009 (7,54%). La Gauche démocratique, scission de Synaspimos en 2010, recueille 6% des voix. Quant à Syriza, la coalition de gauche dont la principale composante est Synaspismos, il triple son score de 2009 passant de 4,6% à 15,8%. Une formation anticapistaliste, Andarsia, n’entrera pas mais progresse. Une vague rouge roule sur la Vouli. Elle n’est toutefois pas suffisante pour que la gauche puisse gouverner.

Pour Panagiotis Sotiris, ces élections sont « un désastre pour le Pasok. Cette augmentation de la gauche est importante. Le message est qu’il n’est pas pas possible de continuer sur cette voie. »

Ce message, il semble qu’il peine à arriver aux oreilles des dirigeants des partis de gouvernement. Ainsi, le leader de la droite gouvernementale Antonis Samaras, arrivé en tête des élections législatives en Grèce, a proposé la formation « d’un gouvernement de salut national » pour permettre le maintien de la Grèce dans l’euro. Evangelos Venizelos, le chef du Pasok qui a enregistré une défaite historique, a appelé à la formation d’un « gouvernement d’union nationale pro-européen » pour sortir le pays de l’impasse. Ce ministre des Finances de l’équipe sortante qui a négocié avec UE et FMI un deuxième plan de sauvetage du pays, a certes reconnu qu’une telle tâche serait « difficile », au vu du séisme électoral en Grèce. Mais « le changement radical de la scène politique ne signifie pas la fin de la crise, la crise est en pleine évolution », a-t-il souligné. Il a oublié d’ajouter qu’une crise politique profonde pourrait être la conséquence de ces résultats… eux-mêmes pervertis par un système électoral qui favorise le parti arrivé en tête, quelque soit sa réelle implantation politique. Car tout gouvernement qui maintiendrait la politique d’austérité renierait profondément les signaux envoyés par les électeurs. En Grèce, derrière la joie liée aux résultats, l’inquiétude reste de mise.


Fabien Perrier

 

(1) PGE Parti gauche Européenne, présidée par le secrétaie national du PCF Pierre Laurent

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 13:08

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François Hollande seeks to reassure UK and City of London 

French presidential frontrunner says he wants UK back in heart of Europe and finance sector need not fear new regulation

 

The Guardian ,

Tuesday 14 February 2012

Francois Hollande campaigns
Socialist presidential candidate for 2012 François Hollande at an election rally. Photograph: Corbis

François Hollande , the Socialist favourite to become the next president of France, said he wants to woo Britain back into the heart of Europe and sought to reassure the City of London it should not fear his drive for more regulation of the financial world.

"We need Britain to feel part of Europe," Hollande told British correspondents ahead of a high-profile visit to London next week. But he added that France could never have accepted David Cameron's attempt to create a "sanctuary" from financial regulation for the City of London in the new European treaty.

Hollande brushed aside the fears of the political right in London that he would be dangerous for the City. He said he was not "aggressive", nor seen in France as very leftwing, and his drive to regulate finance was no more than Barack Obama's keynote speech to Congress. "You could say Obama and I have the same advisers." He said his stance on further regulation for the financial sector was in line with "public opinion" in Europe and was similar to all other French presidential contenders, including the rightwing Nicolas Sarkozy.

Hollande, a jovial, consensus-building rural MP who led the Socialist party for 11 years, is forecast to win the French presidential election in May. When at a recent rally, he named the "world of finance" as his main "adversary", it was an example of the broad, anti-banker campaign-rhetoric of all French presidential candidates, including those on the right. His manifesto increases taxes on the very rich, who have largely escaped much of the French tax burden. But he is seen as a centre-left, moderate Social Democrat whose hands are tied by France's debt crisis and the gaping hole in state finances. His project is the most muted of any Socialist candidate before him and contains none of the traditional leftwing promises to raise the minimum wage or salaries, but undertakes to rein in the public deficit. His most concrete measure on banks – a law to separate their loan-making business from their "speculative operations" – are already under consideration in the UK and the US, and Sarkozy has trumped Hollande by announcing a financial transaction tax for France, the so-called Tobin tax or Robin Hood tax.

But Hollande's lavish praise of Tony Blair was revealing about his own political orientation and his potential style of running France. For years, Blair, New Labour and the third way were heresy to most French Socialists. Hollande said Blair was pleasant "and so intelligent he didn't need to be arrogant". He added: "The first lesson to take from Blair is how long he lasted ... Second, he was able, after a long period of Thatcherism, to reinstate education, health and the public sector ... Then he succumbed to the dominant idea that the markets could regulate themselves and the notion that the markets and [economic] liberalism in themselves could be a factor for growth ... We saw the consequences."

Hollande brushed aside suggestions that he was a leftwing ideologue and dismissed comparisons with the initial fear greeting François Mitterrand's election in 1981. "The 1980s was a different era. People said there would be Soviet tanks on the Place de La Concorde. That era is over, it's history. It's normal there were fears then. There had been 23 years of the right in power, the cold war was on and Mitterrand nominated Communist ministers to government. Today there are no Communists in France. Or not many ... the left was in government for 15 years in which we liberalised the economy and opened up the markets to finance and privatisations. There is no big fear."

He reiterated his long-standing demand for change to the European treaty on economic integration, but appeared to temper a call for total renegotiation, stressing he wanted to add a clause about economic growth, either inside or outside the treaty. He said it would be for the French parliament to ratify the treaty after the election and he would not put it to a referendum.

Unlike Sarkozy, Hollande said he speaks English "like a Frenchman, with an accent, but I speak it". He said he knew Britain and had "no apprehensions or prejudices" about it.


 

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 02:14

Le 13 février, le député du PCF, André Chassaigne est venu à Vedène visiter l'usine et soutenir les salariés de Continentale Nutrition en lutte pour sauver les 99 emplois de l'entreprise. Le député connaissait bien la question puisque Président du comité de soutien des Fralib de Gémenos. Un moment important qui a permis aux élus de constater le potentiel industriel du site de Vedène.

 

 

Leur lutte ne semble pas intéresser les élus de droite du département du Vaucluse. Pourtant, depuis le mois d'octobre les "conti" vauclusiens mènent le combat en montrant que leur usine est viable et  ont des solutions concrètes.

N'hésitez pas à aller les rencontrer, apporter votre soutien et discuter avec eux de leur proposition .....

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