Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 23:49

Le constat :

 

 Tous les jours dans les radios et la télévision, les évolutions du CAC40 à la Bourse de Paris, mais aussi du Nikkei à Tokyo et du Down John à New York sont martelées, commentées et interprétées comme des indicateurs économiques fondamentaux dont la vie de tout à chacun dépendrait. Que ces indicateurs "plongent" et ce devrait être l'angoisse pour tous! Alors qu'une séance boursière euphorique serait un signal de Corne d'abondance.

Il y a là une manipulation à la fois économique et idéologique visant à faire prendre l'intérêt des "marchés financiers", des spéculateurs et des gros actionnaires pour l'intérêt général.

 

Qu'est ce que la Bourse ?

 

C'est un marché où sont coté deux types de valeurs, des actions titre de propriété de parts de société anonyme et des obligations, valeur mobilière représentant une créance sur un emprunteur important, grandes sociétés ou État.

Ce que l'on appelle la séance boursière, c'est principalement un "marché de l'occasion", il s'y revend, au comptant ou à terme des titres déjà émis. Pour l'essentiel de son activité la Bourse n'est donc pas pour les entreprises une source d'apport de nouveaux capitaux.

Le CAC40 est l'indice mesurant l'évolution, au jour le jour, du cours 40 principales sociétés cotées à la Bourse de Paris. Il y a donc deux comportements en Bourse: l'un vise le revenu financier, le dividende, par la détention d'actions à moyen ou long terme, l'autre vise des plus-values par des différences de cours à l'achat et la revente avec différentes techniques, permettant pour certains spéculateurs de gagner y compris quand la Bourse baisse. Les traders, opérateurs pour le compte de banques, fonds de placement, assurances,...maniant les deux techniques pour "optimiser" le rendement financier d'un "portefeuille de titres".

 

Santé de la Bourse et santé de l'économie, c'est différent.

 

La course à la rentabilité a eu pour première conséquence toutes ces dernières années de majorer la part des dividendes, et principalement des dividendes distribués dans la répartition des résultats des entreprises. Cette majoration s'est opérée contre les salaires, l'emploi, les qualifications et les investissements utiles. Ainsi il n'est pas rare de voir le cours de l'action d'une entreprise bondir après l'annonce de plans de licenciement, d'où l'expression devenue hélas trop fréquente de "licenciements boursiers".

Ce n'est pas la santé de l'économie qui est le premier critère de l'ambiance boursière, mais bien l'importance des prélèvements opérables par les dividendes et les plus values sur l'économie réelle.

Quand les prélèvements dus à la course à la rentabilité financière aggravent les contradictions de l'économie (les impasses de l'austérité : endettement des États, manque de perspectives de croissance et de débouchés économiques, exacerbation des concurrences et dumping, .....) les risques sur les créances et les perspectives de récession peuvent déclencher des baisses boursières. Ces baisses pouvant être aggravées par des comportements spéculatifs et des fluctuations erratiques des marchés ( loin d'être la "main invisible" et rationnelle décrite par les marchés, les comportements des marchés sont de court terme et déformants obnubilés par le prisme de la rentabilité financière).

 

La santé réelle des grandes entreprises....

 

Pour autant la santé réelle des grandes entreprises est le plus souvent très distincte des fluctuations du cours de Bourse de leur action, ainsi il n'est pas rare que des entreprises aient vu la valeur de leurs actions perdre de 20 à plus de 50% depuis le début de l'année. On parle ainsi de "milliards d'euros partis en fumée", voire de "débâcle boursière".

Pour les grandes entreprises non financières cette évolution n'a rien changé. Elles disposent d'un trésor de guerre considérable, non affecté par les variations des cours de Bourse. La dernière étude de l'association des trésoriers d'entreprise (AFTE) en mai montrait que la trésorerie d'exploitation des entreprises a atteint son plus haut niveau depuis juillet 

2007, avec 170 milliards d'euros de trésorerie pour les groupes non financiers du CAC40 (13) .

La question posée est donc plutôt l'utilisation de ses sommes, pour l'investissement, l'emploi, la production, alors qu'elles sont aujourd'hui principalement utilisées en placements financiers et en projets dans les seuls pays émergents. La chute des cours de Bourse peut même accroître le rapport dividende/valeur de l'action, et faciliter les mouvements de fusion-concentration d'entreprises, certaines d'entre elles devenant "opéables" (pouvant être la cible d'OPA), facilitées par le trésor de guerre de trésorerie et la baisse du cours des actions à racheter.

 

...et des banques


Pour les banques, dont l'actif est principalement constitué de placements financiers et dont le passif peut être déséquilibré par la baisse de valeur des actions de la banque, elles ont aussi des trésoreries, et sont refinancées par la BCE et maintenant sont aussi éligibles pour une recapitalisation éventuelle au Fonds Européen! Par ailleurs en investissant en dettes publiques au cours dévalués, les filiales de type « hedge-funds » peuvent acheter des titres de dettes grecques à 50% de leur valeur, avec une rémunération de l'ordre de 15% !

 

Les conséquences pour les ménages et le monde du travail.

 

Pour les ménages en France, les variations boursières n'ont que peu de conséquences. De l'ordre de 10% des ménages sont actionnaires, 20% en Europe. Il n'en va pas de même aux USA où un ménage américain sur deux a investi en actions, et où les plans de retraite par capitalisation dépendent des cours de Bourse. Cette situation montre plutôt ce qu'il ne faut pas faire !

Les seuls vrais perdants, non pas des fluctuations boursières mais de la crise financière, sont le monde du travail (salaires emplois services publics), ainsi que les petites et moyennes entreprises qui voient les conditions du crédit se durcir pour elles, et les États mis en demeure de réduire leurs services utiles.

 

13: Dernier exemple en date du 1er septembre 2011, le quotidien « les Echos » titre « les profits des géants du CAC 40 défient le pessimisme ambiant », avec des bénéfices en hausse de 10% à 46,2 milliards pour le 1er semestre….

Repost 0
Published by SECTION GARD RHÔDANIEN du PCF - dans Elections présidentielles et législatives 2012
commenter cet article
5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 23:48

Le constat :


 La création monétaire est traditionnellement liée au pouvoir de créer de la monnaie, actif parfaitement liquide, possédant trois fonctions : régler des dettes nées de l'échange, unité de mesure de la valeur de tous les autres biens et instrument de réserve de valeur.

Le pouvoir de création monétaire est détenu par les agents économiques bancaires dans l'économie. Ils alimentent ainsi en monnaie le circuit économique en direction des agents économiques non financiers (ménages, entreprises non financières,...). La puissance publique, l'Etat, n'a plus directement un pouvoir de création monétaire, celui ci ayant été confié dans les institutions à la Banque Centrale. Cela laisse entière la question d'un contrôle démocratique de la Banque Centrale

Toute banque peut créer de la monnaie, d'autant plus que celle ci est aujourd'hui à plus de 90% scripturale, n'existant que par jeu d'écritures comptables, et non par l'émission de billets ou de pièces. Toute banque crée de la monnaie en accordant un crédit, créance dont elle garantit la valeur. Le crédit est à la source de la création monétaire.

La Banque Centrale, elle joue le rôle de banque des banques. Elle émet de la monnaie banque centrale (l'euro). Chaque banque commerciale a un compte à la Banque Centrale.

Chaque jour s'opère une compensation interbancaire selon qu'une banque doit de l'argent à une autre, après le solde de toutes les opérations entre elles ( chèques, virements, ...). Cette compensation s'opère en monnaie banque centrale entre les comptes des différentes banques auprès de la banque centrale.

 

Les évolutions liées à la financiarisation:

 

Depuis les réformes des années 1980, trois évolutions ont été marquantes:

 

1) Le marché interbancaire (ou marché monétaire) s'est élargi : pour solder leur comptes et faire face à leurs besoins de refinancement (retrouver des liquidités disponibles après avoir distribuer beaucoup de crédits) les banques commerciales peuvent se refinancer

directement entre elles ( échange de créances contre des liquidités), sans passer forcement par la Banque Centrale.

Avec la crise financière de 2007, les banques commerciales ayant accumulés des milliards de créances douteuses (subprimes, etc..), elles se refusent à se les racheter entre elles.

D'où l'appel massif aux Banques Centrales pour un refinancement du système bancaire par centaines de milliards à un taux zéro aux USA et de 1% en Europe.

Mais il n'y a aucun critère dans cette création monétaire massive pour sauver les banques, permettant par exemple de les pénaliser pour activité spéculative et de refinancer prioritairement les activités utiles.

 

2) La frontière "banque de dépôts"/"banque d'investissements" a été abolie.

Même les banques qui ont les comptes usuels des ménages, ont développé des activités de marché et des activités spéculatives.

 

3) La frontière entre marché monétaire et marché financier (instruments de placements) est devenu totalement opaque avec la libre circulation des capitaux, la multiplication des produits dérivés, le développent des échanges de "gré à gré" (échanges sans contrôle possible, souvent "hors bilan", et difficilement localisables), la confusion activité de dépôts et de crédits usuels avec les activités de marché financier, la rapidité et la multiplication électronique des transactions, la multiplication des filiales, souvent dans des "paradis fiscaux", ..... Dans cette économie d'endettement auprès des marchés financiers, ces derniers dominent le marché monétaire et le financement de l'économie.

Dans la globalisation financière, la création monétaire, dans son ampleur et dans son utilisation, est de plus en plus éloignée de "l'économie réelle". Au plan international, on considère selon les différentes mesures que les transactions liées à l'économie réelle ne représentent que 2% à 4% des transactions quotidiennes.

Après 2008, les "plans de relance" ont été inefficaces car captés par les marchés financiers, et aujourd'hui les "plans de rigueur" vont pénaliser les peuples, alors que les marchés

vont continuer à s'accaparer une création monétaire quasi gratuite ! ( la FED maintient aux USA son taux zéro pour les banques !)

Repost 0
Published by SECTION GARD RHÔDANIEN du PCF - dans Elections présidentielles et législatives 2012
commenter cet article
5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 23:47

Arrêtons de diaboliser la dette publique !

 

La dette n'est pas mauvaise en soi. Il y a de bonnes et de mauvaises dettes. Tout dépend de l'utilisation que l'on fait de l'argent emprunté.

Si il est utilisé pour accroître les richesses réelles(14) , cela fait de la croissance durable et saine. Celle-ci va alors entrainer un accroissement des recettes publiques (impôts et cotisations sociales), ce qui permettra de rembourser l'argent emprunté.

Par contre, si l'argent emprunté sert à spéculer sur les marchés bousiers et immobiliers, à délocaliser, à détruire des emplois, à déqualifier et à tirer les salaires vers le bas, cela freine la croissance, raréfie les recettes, ce qui creuse les déficits et les dettes.

 

Deux propositions:

 

1) Un audit citoyen sur la dette publique. On l'a vu précédemment depuis l'obligation faite aux États de se refinancer auprès des marchés financiers, ceux-ci se gavent littéralement de la dette. 1200 milliards d’euros d'intérêts de la dette, en total actualisé, versés par la France depuis 1974, cette année cela va représenter 50 milliards d’euros !

Un audit est indispensable pour déterminer la part illégitime de la dette, due par exemple au sauvetage des banques et des fonds spéculatifs et de décider le non remboursement de cette part illégitime. L'occasion aussi d'examiner les nécessaires restructurations de dettes à engager, pour dégonfler la sphère financière au profit de l'économie réelle

 

2) Un financement des dépenses publiques libéré des marchés financiers. Il faut remettre en cause le recours aux marchés comme mode privilégié de financement des États.

Il faut instaurer un nouveau financement des dépenses publiques utiles par la BCE. La FED et la Banque d'Angleterre financent directement les dépenses de leurs Etats mais elles le font pour soutenir les dépenses d'armement, les cadeaux fiscaux aux riches, les profits financiers des banques et des groupes, les placements financiers, la spéculation...

Sous le poids de la crise, la BCE a été contrainte de transgresser ses propres dogmes monétaristes. Désormais, elle rachète des titres de dette publique des Etats en difficulté, mais pas directement auprès d'eux sur le "marché primaire", ni pour aider au développement des dépenses de services publics et pour la croissance réelle. Elle les achète sur le "marché secondaire", auprés des banques qui détiennent ces titres afin de continuer la course folle à l'endettement sur les marchés financiers...où les banques achètent les nouveaux titres de dette publique émis à taux d'intérêt élevés avec, notamment, l'argent que leur prête la BCE à 1%!

Il faut absolument que la création monétaire de la BCE serve à une vigoureuse relance des dépenses sociales, pour les services publics et pour une croissance réelle.

 

14 : Par exemple pour la santé, l'éducation, la recherche, le logement social, la sécurisation de l'emploi, de la formation et des salaires, l'environnement. 

Repost 0
Published by SECTION GARD RHÔDANIEN du PCF - dans Elections présidentielles et législatives 2012
commenter cet article
5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 23:46

Augmenter et rendre plus efficaces les prélèvements obligatoires

 

Il faut une réforme de la fiscalité : pour accroitre les recettes des impôts, faire reculer les inégalités, dégager des ressources immédiates pour la protection sociale et encourager les comportements favorables à la croissance de l'emploi et des richesses réelles. En même temps cette réforme doit pénaliser la croissance financière des capitaux, la recherche de l'argent pour l'argent, les délocalisations et, au contraire.

 

Quatre propositions:

 

1) Impôt sur les sociétés: Nous voulons le moduler de façon à pénaliser les entreprises qui investissent pour diminuer l'emploi et la masse salariale, préfèrent faire des placements financiers ou cherchent surtout à payer des dividendes. Nous voulons, par contre, encourager les entreprises qui investissent en programmant des créations d'emplois, des mises en formation correctement rémunérés.

 

2) Impôt territorial sur les entreprises: Nous voulons établir un impôt local sur le capital des entreprises pour en dissuader les gâchis. Il s'agirait d'une "taxe professionnelle" moderne qui serait assise non seulement sur les équipements des entreprises, mais aussi sur les actifs financiers des sociétés et des banques. Cela permettrait aux collectivités territoriales de disposer de quelque 20 milliards d'euros supplémentaires.

 

3) Impôt sur les grandes fortunes: Nous voulons accroître son rendement, non seulement en augmentant son barème, mais aussi en élargissant sa base; par exemple en faisant contribuer les fortunes professionnelles de façon modulée, selon que les entreprises concernées augmentent ou non l'emploi et la masse salariale, alors qu'aujourd'hui les équipements professionnels sont exonérés de l'ISF.

 

4) Cotisations sociales patronales: Nous proposons de faire cotiser les revenus financiers des entreprises et des banques au même taux que les salaires.

 

Utiliser autrement l'argent des prélèvements obligatoires

 

1) Pour un contrôle et une évaluation publics et sociales de la dépense publique: en lieu et place d'un rationnement systématique avec la RGPP et la prétendue "règle d'or" des finances publiques". Celle-ci ne vise qu'à faire entrer dans notre Constitution des principes pour dessaisir automatiquement les élus de la Nation de tout pouvoir de décision budgétaire. C’est un dispositif pour contraindre les dépenses de l'Etat, des collectivités territoriales et de la protection sociale aux normes des pactes de stabilité et de l'euro plus, aux injonctions de la BCE et des marchés financiers.

 

2) Accroitre l'efficacité sociale des entreprises: Il faut en finir avec les baisses de cotisations sociales patronales au nom de la compétitivité. Nous voulons, pour accroître l'efficacité sociale des entreprises, non pas baisser les "charges sociales", comme le préconisent la droite et le PS, mais pérenniser un financement efficace de la protection sociale et baisser les charges financières des entreprises (intérêts payés sur les crédits).

 

Pour cela, nous proposons de :

 

- Réformer le calcul des cotisations sociales pour accroitre durablement leurs recettes. Leur taux serait modulé de façon à décourager la croissance financière, les politiques salariales regressives et à encourager la création d'emplois et de formations.

 

- Alimenter un Fonds national de sécurisation de l'emploi et de la formation avec les quelque 30 milliards d'euros d'argent public aujourd'hui utilisés à baisser les "charges sociales". Cet argent servirait à prendre en charge les intérêts payés aux banques par les entreprises pour l'investissement, en fonction de critères basés sur l'emploi, la formations les progrés écologiques.

- Créer un pôle public bancaire et financier: à partir de la Caisse des dépôts, des autres institutions financières publiques ou semi-publiques et de banques renationalisées. Ce pôle aura pour mission de développer, sous contrôle social, un nouveau crédit pour l'investissement des entreprises dont le taux d'intérêt serait d'autant plus abaissé, jusqu'à devenir nul, voire négatif, que cet investissement programmerait plus d'emplois et de formations correctement rémunérés.

 

Taxer les transactions financières.

 

ll est indispensable de commencer à frapper très durement les spéculateurs et mettre à contribution les institutions financières pour commencer à alléger celles de dettes publiques qui sont « légitimes ».

 

La mise en place d'une taxe Tobin sur les transactions financières est plus nécessaire que jamais. En même temps, il faudrait mettre à contribution, par un prélèvement spécifique, les banques, les sociétés d'assurances, les OPCVM et tous les fonds spéculatifs, dans chaque pays et à l'échelle de l'Europe. Devraient être particulièrement pénalisés les opérateurs qui se sont assurés contre un risque de défaut grec (ou autre) dans un but essentiellement spéculatif. Il s'agirait, ce faisant, d'en finir avec les instruments financiers du type des « CDS » (Crédit default swap).Les fonds publics ainsi collectés devront être affectés à une réduction de la dette publique grecque.

Repost 0
Published by SECTION GARD RHÔDANIEN du PCF - dans Elections présidentielles et législatives 2012
commenter cet article
5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 23:45

Ni "eurobligations", ni sortie de l'euro...

 

Sortir de l'euro ferait redoubler les difficultés et la spéculation, exacerberait les rivalités entre Européens et, au total, consoliderait la domination mondiale du dollar, pourtant elle-même en crise très profonde. Surtout, cela reviendrait à se priver de la force d'une création monétaire commune à l'échelle européenne, donc des conditions de financement qui serait très limitée par rapport à des pays-continent comme les États-Unis ou la Chine.

Les euro-obligations, dont la conception s'inscrit toujours dans le recours aux marchés financiers, présentent deux autres inconvénients. D'une part elles interdisent la possibilité de conduire des politiques différenciées selon les besoins propres de chaque pays. D'autre part, émises au nom de la zone euro, elles imposeraient, pour garder leur notation, aux pays les plus faibles de s'aligner sur les normes des pays qui dominent, Allemagne en tête, poussant ainsi vers une politique budgétaire unique.

Tout au contraire, l'enjeu est de commencer à rompre avec cette logique qui consiste à faire accumuler de nouvelles dettes, pour tenter de régler celles en cours, en empruntant toujours plus sur les marchés financiers.

 

Utiliser l'euro et la BCE autrement :

 

C'est possible avec une autre utilisation de l'euro, de la création monétaire de la BCE, du crédit bancaire, des fonds publics nationaux et européens.

Le PCF, le Front de gauche, et le Parti de la gauche européenne (PGE) proposent de construire un Fonds social et solidaire pour le développement européen. 

Son principe: l'émission des titres nationaux de dette publique rachetés par la BCE à un taux d'intérêt nul qui alimenteraient ce nouveau Fonds. Celui-ci serait chargé de les répartir, démocratiquement, entre chaque pays, selon leurs besoins respectifs, dans le but, expressément, de développer leurs services publics et leur potentiel de croissance sociale nouvelle.

La dénonciation du pacte de stabilité, le rejet déterminé du pacte de l'euro +, marcheraient alors de paire avec le lancement d'un nouveau pacte pour une croissance sociale, écologique et solidaire européenne.

 

Redonner une pleine utilité à la création monétaire et au crédit.

 

Pour y parvenir nous avançons un ensemble cohérent de propositions:

 

  • · Réorienter la politique monétaire de la BCE sous le contrôle des parlements européen et nationaux.

 

  • · Redonner aux banques centrales la possibilité de financer directement les États, soit par des avances monétaires directes, soit par la souscription d'obligations du Trésor à bas taux d'intérêt.

 

  • · Différencier les taux d'intérêt (des banques commerciales vers les ménages et les entreprises, et de la Banque Centrale vers les banques commerciales) selon l'utilité sociale effective de l'activité à financer ou refinancer

 

· Revenir sur le décloisonnement banque de dépôts/banque d'investissement et interdire certaines pratiques comme les opérations de "gré à gré"

 

  • · Réinventer une maîtrise publique et sociale du système bancaire et d'assurances

 

  • · Revenir sur la libre circulation des capitaux et instaurer une taxe sur les transactions financières

 

  • · Réorienter le crédit vers l'économie réelle, en privilégiant les activités socialement et écologiquement efficaces, pour permettre un nouveau type de développement pour générer des richesses indispensables pour retrouver des recettes publiques, des revenus populaires, et les moyens de répondre aux besoins sociaux, en premier lieu d'emplois.

Une telle réorientation de la création monétaire et du crédit à l'économie peut contribuer à maîtriser et résoudre le problème de la dette, sans les "cures d'austérité" qui saignent les peuples sans guérir l'économie. Il faut organiser un dégonflement de sphère financière.

 

Une affaire mondiale et pas seulement européenne :

 

Il faut en finir avec la dictature des agences de notation privées pour le compte des marchés financiers et la spéculation. Cela nécessite une profonde transformation du système monétaire international dans le cadre d'une nouvelle conférence mondiale qui serait au moins de la portée de celle de Bretton Woods de 1944. L' Europe peut jouer un rôle majeur dans ce sens, de concert avec sa propre transformation:

 

  • · En se tournant vers les besoins énormes de développement du monde arabe en révolution et de l'Afrique sub-Sahara avec un nouveau plan de type Marshall sans domination.

 

  • · En se rapprochant des pays émergents pour faire reculer le rôle du dollar et aller vers la création d'une monnaie commune mondiale de coopération, à partir des droits de tirage spéciaux (DTS) du FMI, comme l'envisagent désormais explicitement la Chine, la Russie, la CNUCED... et d'une refondation des institutions monétaires, financières et commerciales internationales
Repost 0
Published by SECTION GARD RHÔDANIEN du PCF - dans Elections présidentielles et législatives 2012
commenter cet article
5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 13:24

Malgré la pluie la 4e édition de la Fête du Midi-Rouge s'est tenue ce dimanche à Bagnols, voir le lien pour en voir les détails.  Fête du Midi-Rouge à Bagnols : le mauvais temps n'a pas gâché la fête ! En ce lundi dans un premier bilan à froid, Michel Tortey, secrétaire de la section PCF du Gard Rhodanien, se montre content de cette manifestation. Il a fait parvenir un courrier de remerciement à tous les camarades qui se sont investis dans la réussite de cette fête. Il n'en reste pas là, il dresse aussi quelques perspectives pour les futures campagnes et donne rendez-vous à certains à la Fête de l'Humanité qui se déroulera dans le week-end du 16 au 18 septembre. Il faut savoir que c'est une dizaine de camarades de la section Gard Rhodanien qui se sont  déjà inscrits pour ce grand rendez-vous revendicatif et festif. feteMidirouge20116.JPG

 

Le courrier de Michel Tortey

 

Cher(e) Camarade

Je tiens au nom du secrétariat de section à remercier tous les camarades qui par leur travail, leur présence à la fête du midi rouge ont contribué à faire de cette journée un grand

                                                                               Edouard Chaulet fut comme à son habitude très inspiré.

moment politique de la vie de notre section.

Après un repas convivial qui réunissait 110 convives, le meeting de lancement de la campagne électorale des législatives s’est déroulé devant environ 150 personnes attentives aux propos de :

Martine GAYRAUD Secrétaire de la Fédération du Gard du PCF, membre de l’exécutif national de notre parti,

Kathy LAURENT co-secrétaire départemental du PG,

de notre camarade Édouard CHAULET Maire de Barjac Conseiller Général, et futur candidat du Front de Gauche  sur la 4eme circonscription,

Charles MENARD (PG) candidat du Front de Gauche sur la 3eme circonscription ;

Et de moi-même au nom de notre section.

Voila donc lancé et de fort belle manière les campagnes électorales présidentielles et législatives.

Le bon résultat du Front de Gauche dépendra essentiellement du travail accompli par chaque militant pour convaincre et rassembler autour de nos candidats sur la base de notre programme partagé.

Chaque mercredi à 18 heures se tiendra notre réunion hebdomadaire de travail, tu y trouveras argumentaire, tracts et affiches et surtout échanges d’expérience.

Les 16 17 et 18 septembre la fête de l’Humanité, qui s’annonce déjà comme un grand cru, verra le lancement national des campagnes électorales

Si par bonheur tu participes à cet événement, je t’invite à se retrouver au stand du Gard samedi à 18 h 30

En te remerciant une nouvelle fois d’avoir contribué à la réussite de notre fête

Reçois cher(e) Camarade mes salutations fraternelles.

fêteMidirouge20115Michel Tortey ici entre Martine Gayraud et Charles Ménard est satisfait de la fête du Midi-Rouge.

La presse quotidienne régionale a suivi notre fête de section voir ci-dessous.

 

Cliquez sur le lien pour lire le compte-rendu du journal Midi-Libre sur la Fête du Midi-Rouge, le quotidien La Marseillaise traitera ce sujet dans l'édition de mardi 6 septembre.

Une fête du Midi rouge militante et bon enfant

Repost 0
Published by SECTION GARD RHÔDANIEN du PCF - dans Vie du Parti
commenter cet article
4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 17:38

fêteMidirouge20115Martine Gayraud, Michel Tortey et Charles Ménard réunis sur la scène de la salle Multiculturelle de Bagnols sur Cèze

Il a plu ce dimanche sur Bagnols mais ce fût tout de même une belle journée pour le du Midi-Rouge, la fête de la section Gard Rhodanien du PCF.

Initialement prévu dans le parc du Mont-Cotton à cause des intempéries c’est finalement dans la salle multiculturelle que s’est déroulée cette fête populaire.

Ce fût une réussite. Le public a répondu présent, certains sont venus à midi pour l’apéritif, plus de 100 sont restés pour déguster la « Daube provençale » préparée et servie par les camarades, enfin d’autres sont venus dans l’après-midi assister au meeting et aux concerts.

Toute la journée étaient présents différentes associations, syndicats, partis politiques en plus du PCF organisateur et force invitante, on aura pu retrouver les chômeurs CGT, RESF, les associations France –Cuba, France-Palestine, Femmes solidaires, comité Mumia Abu Jamal, la CNL , les usagers TER-SNCF de la rive droite du Rhône et le PG.feteMidirouge20114.JPG

Après les moments conviviaux de l’apéritif et du repas, Michel Tortey secrétaire de la section PCF du Gard Rhodanien a pris la parole pour remercier les participants et donner les premiers mots sur cette rentrée de septembre. Une façon de lancer une année électorale 2012 qui verra notamment la présidentielle et les législatives. Après son exposé se sont succédés au micro Martine Gayraud secrétaire départementale du PCF (toujours contente de venir dans le Gard Rhodanien), Cathy Laurent co-secrétaire départementale du PG, Edouard Chaulet maire de Barjac et Charles Ménard qui sera le candidat du Front de Gauche sur la troisième circonscription.

Après ce meeting riche une nouvelle séquence de la fête s’est déroulée avec la partie culturelle. C’est  d’abord le groupe « ça ira » qui a fait une intervention poétique autour des femmes, extraite de leur spectacle « parole de femmes » puis ce fût le tour des Spess y Men un groupe de jazz très dynamique et aux riches accents harmoniques.

Une agréable journée donc qui n’a pas été gâchée par le mauvais temps. Les communistes sont gonflés à bloc, qu’on se le dise !

feteMidirouge20112.JPGfeteMidirouge2011.JPG

Les camarades et sympathisants étaient heureux de se retrouver en cette rentrée.

Repost 0
Published by SECTION GARD RHÔDANIEN du PCF - dans Vie du Parti
commenter cet article
2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 03:57

Sur ce blog nous ne nous sommes pas exprimés sur l'affaire DSK. Nous allons faire une exception cette fois-ci pour donner la parole à deux femmes féministes et communistes. En effet à la veille de son retour en France il semble qu'après une période où cette affaire a été très très médiatisée, elle est maintenant minimisée et banalisée.  Il est donc important d'entendre la position de nos deux camarades Marie-George Buffet et Laurence Cohen qui posent les vrais enjeux.

 

La députée et ancienne ministre communiste Marie-George Buffet a qualifié  il y a quelques jours de "mauvaise nouvelle pour la justice" et "pour les femmes" le très probable abandon des poursuites pénales contre Dominique Strauss-Kahn, car "la vérité n'est pas dite".

"La décision du procureur fait courir de grands risques au droit des femmes en revenant au temps où les victimes de viols étaient à priori coupables, au temps où le viol n'était pas considéré comme un crime", écrit dans un communiqué l'ancienne secrétaire nationale du PCF, élue de Seine-Saint-Denis.

Selon elle, "le refus de faire juger l'affaire dans laquelle l'ancien directeur du FMI est accusé de viol est une mauvaise nouvelle pour la justice et une mauvaise nouvelle aussi pour les femmes. Car à ce jour la vérité n'est pas dite, ni pour le présumé innocent ni pour la présumée victime".

"La vigilance s'impose pour que le refus de faire passer la justice aux USA ne donne pas des ailes en France aux pourfendeurs d'une justice implacable envers les violences - sexuelles ou non - à l'encontre des femmes", conclut-elle.

 

Les propos de Marie-George Buffet ont été bien accueillis pendant l'université d'été et dans la vidéo ci-dessous Laurence Cohen va dans le même sens.

Repost 0
Published by SECTION GARD RHÔDANIEN du PCF - dans Billet d'humeur
commenter cet article
1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 05:49

Dans la campagne démagogique qui laisse croire que le pays est en faillite les annonces faites il y a quelques jours (qui prendront effet soit dès l'automne pour certaines soit en janvier pour les autres) ont été présentées comme juste. On a même communiqué sur le fait que les riches allaient être mis à contribution et que certains sont même volontaires pour un passage à la caisse "exceptionnel" ! La réalité est tout à fait différente : la hausse de CSG fera baisser les salaires de tous les travailleurs, la taxation de certains produits alimentaires feront baisser le pouvoir d'achat, le non remboursement de certains médicaments mettra en difficulté les ménages les plus fragiles et que dire de l'augmentation imposée aux Mutuelles ?

 

Les dirigeants des Mutuelles ne s'y sont pas trompés eux, voyant la nocivité de ces annonces gouvernementales. Ci-dessous deux réactions : la première est d'Etienne Caniard Président de la Mutualité Française, la seconde est de Jean-Paul Panzani Président des Fédérations des Mutuelles de France. Les deux déclarations condamnent ces mesures gouvernementales.

 

L'année où le communiste Ambroise Croizat entre enfin dans les dictionnaires (Larousse et Robert), (pour mémoire il est le père de la Sécurité Sociale), nous avons toutes les raisons en ce moment de parler de ces conquêtes sociales de la Libération car c'est cela que le gouvernement de droite veut extirper de la mémoire collective pour remettre en place des systèmes qui avaient fait faillite avant la libération et ces systèmes sont ceux qui actuellement défrayent la chronique boursière par leurs malversations, la spéculation et les conséquences pour le monde du travail.

Ce qui était possible au sortir de la guerre ne le serait plus aujourd'hui ? Foutaise !

Ne soyons pas dupes des objectifs de la Droite qui veut marchandiser tous les secteurs.

Les réactions devront être à la hauteur des attaques. http://contrelesfranchisestouraine.files.wordpress.com/2008/10/ambroise-croizat1.jpg


Déclaration d'Etienne Caniard (Président de la Mutualité Française)

 

Etienne Caniard, Président de la Mutualité Française, condamne la nouvelle taxation brutale des garanties
santé qui va toucher dès 2011 tous les Français, à hauteur de 1,2 milliard d’euros. Cette mesure annoncée
aujourd’hui par le Premier ministre est un très mauvais coup porté à l’accès aux soins quand on sait que les
complémentaires financent aujourd’hui 50% des soins de premier recours.
Cette mesure est d’abord d’une grande injustice sociale. Le Gouvernement a délibérément choisi de faire
peser sur les usagers de la santé une très grande partie de l’effort budgétaire, alors que des secteurs entiers
de l’économie en sont totalement exemptés. Si nul ne conteste la nécessité de lutter contre les déficits,
comment comprendre le choix de taxer les complémentaires santé, indispensables à tous les Français, y
compris les moins favorisés, quand l’effort demandé aux plus hauts revenus ne sera que symbolique. Pour
accéder aux soins, les Français devront dorénavant payer 1,2 milliards d’euros par an alors que les hauts
revenus ne contribueront que provisoirement et à hauteur de 200 millions, soit six fois moins.
Cette mesure est aussi incohérente : elle va conduire de nombreux Français à renoncer à avoir une
couverture complémentaire alors que le gouvernement ne cesse de solliciter les mutuelles pour compenser
les reculs de la Sécurité sociale.
Enfin, cette mesure sera inefficace à terme car elle va à l’encontre des ambitions affichées par ce même
gouvernement d’une meilleure organisation du système de santé. La taxation quasi uniforme des garanties
complémentaire santé ne permettra plus de valoriser les contrats solidaires et responsables, accentuant ainsi
la dérégulation et l’exclusion par la sélection des risques.

 

Déclaration de Jean-Paul Panzani (Président des Fédérations des Mutuelles de France)

 

Je suis particulièrement choqué par la brutalité et par l’injustice de cette mesure. Ce gouvernement ne manifeste aucune considération pour la santé de la population. Mais je suis aussi frappé par la légèreté avec laquelle les principaux responsables politiques de notre pays ont réagi à cette décision. À les écouter les uns, les unes et les autres, j’ai envie de leur dire que défendre le droit pour chacun de pouvoir se soigner dans de bonnes conditions mérite au moins autant de considération que de sauver les parcs d’attraction.
Tout le monde sait, en effet, que personne en France, sauf quelques privilégiés qui peuvent refuser publiquement de bénéficier de notre protection sociale, comme vient de le faire un haut responsable du patronat français, ne peut se soigner correctement sans le soutien d'une mutuelle santé. Toutes les taxes qui frappent la consommation sont socialement injustes mais oser taxer des couvertures santé est tout simplement indigne.
Cette indignité justifie notre indignation. C’est un sentiment que partage l’ensemble du mouvement mutualiste comme en témoignent la rapidité et le nombre des réactions des groupements mutualistes. Il y a longtemps que je n’avais pas vu cela.
Si nous avons été choqués, nous ne sommes pas restés sous le choc. Nous avons réagi collectivement, comme le montre la lettre que le président de la Mutualité française vient d’adresser, en notre nom à tous, au chef de l’État.
Ce que nous exigeons est très simple. Nous voulons la suppression de la taxe santé sur les couvertures maladie solidaires et responsables. Nous voulons pouvoir jouer notre rôle dans la régulation du système de santé. Nous voulons être regardés comme un partenaire de la Sécurité sociale. Nous y sommes plus déterminés que jamais car nous avons autre chose à faire que de collecter des taxes pour le compte de l’État.

Repost 0
Published by SECTION GARD RHÔDANIEN du PCF - dans Billet d'humeur
commenter cet article
31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 05:00

L'université du PCF comme si vous alliez d'un atelier à un autre pour écouter, prendre la température. Une forme de séance de rattrapage pour ceux qui n'ont pas pu y assister. Une vidéo très riche qui montre bien ce qu'a été cette université d'été.

Repost 0
Published by SECTION GARD RHÔDANIEN du PCF - dans Vie du Parti
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de la SECTION GARD RHODANIEN du PCF
  • Le blog de la  SECTION GARD RHODANIEN du PCF
  • : Les activités et les réflexions des militants et des élu(e)s du PCF du Gard Rhodanien.
  • Contact

Recherche