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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 07:39

Les « observateurs » de la campagne (journalistes, éditorialistes, chroniqueurs…) ont souvent tendance à dire que le programme du Front de Gauche fait rêver mais n’a aucune crédibilité. Le fait qu’ils soient tous soumis à la logique du libéralisme et enfermés dans un logiciel pro-capitalisme mondialisé les empêchent d’avoir un peu d’objectivité. Il est donc de bon ton de dire (comme la patronne des patrons Laurence Parisot) que le Smic à 1700 euros serait une « terreur » économique.

Pourtant voici qu’un patron appelle à voter Jean-Luc Mélenchon. Oui, vous avez bien lu. Emmanuel Chaumery est un chef d'entreprise qui plaide la cause de Jean-Luc Mélenchon et qui en explique les raisons dans la tribune ci-dessous, espérant convaincre ses pairs. Bien sûr ce n’est pas un de ces patrons du CAC 40 qui touchent des salaires indécents, pas non plus un qui bénéficie d’un « parachute doré», d’une « retraite chapeau », « d’un golden hello », « de stock-option », « de jetons de participation »…. et de toutes ces méga primes et gros intéressements aux bénéfices dont, nous autres salariés nous ne voyons pas la couleur. Emmanuel Chaumery est un patron d’une PME qui sait ce que c’est que le travail et donc, n’a pas peur des propositions du Front de Gauche. C’est ce qu’il dit dans la tribune ci-dessous.


"A mes chers amis chefs d’entreprise,

Ce soir, après le discours de Jean-Luc Mélenchon à Toulouse, j’entendais Olivier Mazerolle, sur BFM TV, dire qu’il avait pu ne pas rassurer les chefs d’entreprise avec les propositions de concernant le pouvoir des salariés dans les entreprises.

Après avoir écrit un article appelant à voter Jean-Luc Mélenchon au premier tout de l’élection présidentielle sur AgoraVox, j’ai à nouveau souhaité prendre la plume pour parler à mes amis chefs d’entreprise.

En effet, M. Mazerolle présente les propositions du Front de Gauche en termes de gouvernance d’entreprise de manière simplifiée. On pourrait donc croire que ces propositions donnent des pouvoirs énormes aux employés et relèguent le chef d’entreprise à un rôle de gestionnaire qui peut se faire démettre au moindre putsch. La réalité est bien différente puisque le programme propose simplement de mettre en place une démocratie d’entreprise qui permettrait à des employés de demander des comptes à un patron qui, par exemple, confondrait la caisse de la société avec la sienne.

Je crois, pour ma part, que bon nombre de chefs d’entreprises, d’artisans et de professions libérales n’ont aucune raison d’avoir peur que la démocratie soit vivante dans l’entreprise. Dans mon entreprise, je ne prends pas de décision importante sans en discuter avec mes employés car ça les concerne au moins aussi directement que moi.
Concernant les autres mesures phares du programme de Jean-Luc Mélenchon, il n’y a, là non plus et à mon avis de chef d’entreprise, aucune raison de préparer les valises pour s’enfuir dans un paradis fiscal. Le Smic à 1 700 € brut représente bien sûr une augmentation de nos charges salariales mais accoudée à d’autres mesures de relance telles que la titularisation des précaires de la fonction publique ou la régularisation des travailleurs sans papiers qui va générer une augmentation formidable de la sérénité des ménages qui auront dès lors bien moins de difficulté à envisager l’achat et l’équipement d’une maison, d’une voiture ou l’éducation de nos enfants.

Ces nouveaux salariés, en CDI, rassurés sur l’avenir pourront consommer raisonnablement des produits réindustrialisés en France grâce à une politique favorisant la relocalisation mais aussi nous protégeant de l’entrée en France de produits low-cost comme le font les Etats-Unis depuis toujours.

La création d’un véritable pôle public de la financiarisation des entreprises nous permettra enfin de pouvoir améliorer notre gestion de la trésorerie et entrevoir la possibilité de lancer des investissements beaucoup plus simplement.
Enfin, n’oublions pas que tout cela sera boosté par une politique publique d’investissement rendue possible par la renégociation de la dette publique auprès des banques privées et la réinstauration d’une banque centrale ayant le pouvoir de prêter à l’état et aux collectivités locales à taux nul ou quasi nul.

De fait, je ne vois pas bien d’autre programme qui me permette de penser que mes commerces vont voir défiler des clients à nouveau. C’est donc parce que je pense à moi, à mon entreprise et à ses employés que je vais voter Jean-Luc Mélenchon".

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Published by SECTION GARD RHÔDANIEN du PCF - dans Elections présidentielles et législatives 2012
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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 08:36

Liza Fabbian pour « Rue 89 » a observé la campagne du Front de Gauche vue de l’étranger. Elle a constaté que de la Grèce à la Belgique, l’engouement pour le candidat du Front de Gauche surprend les observateurs et revigore syndicalistes et militants de gauche. Que ce soit en Suisse, en Suède, en Italie, en Grèce, en Belgique ou en Grande-Bretagne on évoque le candidat du Front de Gauche. Liza Fabbian fait un tour d’horizon de ces différents pays. Elle aurait aussi pu évoquer l’Espagne, le Portugal ou même l’Allemagne où là-bas aussi on regarde avec intérêt les élections française avec espoir.

La « Prise de la Bastille » a fait office de déclencheur médiatique, la percée dans les sondages l’a confirmée : la vogue Mélenchon intrigue et inspire les observateurs étrangers.http://accel21.mettre-put-idata.over-blog.com/0/32/46/53/affiches-politiques/la-prise-de-la-bastille.jpg

Les correspondants de la presse étrangère n’ont pas tous vu venir cette percée. Depuis, ils se rattrapent, et multiplient les papiers sur le troisième homme de la campagne, surnommé « Le pitbull qui aimait la poésie » ou encore « l’Homme à l’écharpe rouge ».

Le Suisse Jean-Noël Cuénod correspondant du journal La Tribune de Genève à Paris, qui l’a décrit comme l’héritier du révolutionnaire Gracchus Babeuf  ne cache pas son plaisir : « Ça nous change de l’épicerie Le Pen à la troisième place ! », tonitrue-t-il. Et c’est avec une certaine fierté qu’il déclare avoir repéré Jean-Luc Mélenchon « il y a deux ans déjà » :

« A mes yeux, c’est une sorte de retour à la normale, à une certaine France traditionnelle, autoritaire, partageuse et égalitaire ! Il faut dire qu’elle est vraiment nulle cette campagne, ça fait du bien de voir un garçon talentueux.

Et lui au moins, il sait parler français ! »

En Suède la verve du « tribun » continue de surprendre les observateurs étrangers, pas vraiment habitués à ce style. Le flegmatique journaliste Johan Tollgerdt, qui contribue à plusieurs médias suédois, se rappelle ses réticences initiales :

« Il a quand même pas mal engueulé les journalistes qui n’avaient pas une très bonne opinion de lui au début. Et pourtant, les électeurs français ne se sont pas laissés impressionner, ils l’ont écouté. Jean-Luc Mélenchon est la preuve qu’il y a en France une sociale démocratie vivante, en laquelle ses habitants croient encore. » 

En Italie pour les observateurs étrangers, la popularité du candidat Mélenchon est le signe d’un possible sursaut de la gauche de la gauche, au delà même des frontières françaises. L’Italien Alberto Toscano est collaborateur pour la RAI, et relève l’intérêt de l’engouement pour le Front de gauche pour les radicaux italiens.

En Grèce d’abord réticente, la journaliste grecque Ira Feloukatzi a changé d’avis lors d’une manifestation devant l’ambassade de Grèce à Paris en février :

« Même si ses propositions me semblent assez utopiques, il parle de façon sensible du problème grec. C’est une forme de pression dont on avait besoin. »

La journaliste a noté un intérêt manifeste de la part de certains de ses concitoyens pour le candidat du Front de Gauche, qu’ils expriment notamment sur le Web :

« Les Grecs sont bien informés et très friands de culture française. Il représente un rêve, dans lequel tout le monde ne doit pas nécessairement suivre les mêmes prescriptions et entrer dans le même moule. »

Petros, 23 ans, est jeune militant de Siriza, petit parti membre de la coalition de la gauche radicale grecque. Il a « évidemment » entendu parlé de Jean-Luc Mélenchon :

« J’ai trouvé que l’idée d’organiser une manifestation pour fêter la prise de la Bastille était fantastique. Plusieurs amis ont mis des photos des manifestants sur Facebook.»http://sebastienandral.blogs.midilibre.com/media/00/01/1370013847.JPG

En Belgique aussi on regarde du côté du Front de Gauche. Et si candidat Mélenchon faisait une étape de leur côté de la frontière belge ? L’appel a été lancé par le FGTB, l’un des principaux syndicats belges, dans un communiqué suivant la mobilisation de « centaines de Belges » lors du meeting de Jean-Luc Mélenchon à Lille, le 28 mars. Paul Lootens, secrétaire général du FGTB, explique :

« Nous avons constaté un élan spontané parmi les militants. Donc nous avons décidé de nous organiser en affrétant des bus pour les emmener à Lille. »

La campagne présidentielle est largement suivie dans la partie francophone du pays, où les socialistes sont bien implantés. Jean-Luc Mélenchon y est fort populaire et son mouvement cristallise l’espoir « de voir la concrétisation d’une nouvelle résistance de gauche en Europe », selon les termes du communiqué publié par la FGTB, au lendemain du meeting de Lille. Paul Lootens :

« C’est encourageant de voir la gauche de la gauche reprendre des couleurs. Mais chez nous le contexte est différent, nous n’avons personne avec les mêmes talents d’orateur, ni un appareil militant aussi performant. »

Certains comptent pourtant bien s’inspirer des succès du candidat français. Le député Bernard Wesphael, par exemple : le chef de la formation écolo au parlement wallon a annoncé en début de semaine dernière qu’il quittait le parti dont il est l’un des fondateurs, tout en déclarant que s’il était français, il « voterait Mélenchon » :

« Il y a un vide politique énorme entre la social-démocratie qui a trahi toutes ses valeurs et une droite de plus en plus arrogante. Je suis persuadé que le succès du Front de gauche est le signe que quelque chose bouge en Europe. C’est un phénomène qui va faire tâche d’huile et dépasser les frontières. »

Le parlementaire indique qu’il est actuellement « en train de vérifier si une telle mouvance aurait une place en Belgique ». De leur côté, les représentants du Parti de Gauche ont fait savoir qu’ils suivaient ce projet de près.

En Grande-Bretagne enfin, on note que l’engouement pour le Front de gauche prouve les rapports de force ne sont pas figés. Le Guardian fait ainsi un parallèle entre la poussée de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages et les résultats d’un scrutin local à Bradford. George Galloway, candidat à forte personnalité du parti Respect, y a remporté une victoire très inattendue ce mardi :

« Dans les deux cas, il s’agit d’ex-membres du principal parti de gauche qui, en usant d’un charisme populiste et radical, ont su mobiliser les électeurs soumis à l’austérité contre une élite ayant échoué à leur fournir des solutions depuis des décennies. »

Si ces hommes ne représentent pas, selon lui, une menace réelle pour les grands partis, le journaliste du Guardian ajoute :

« Mélenchon et Galloway viennent rappeler que la gauche peut créer une dynamique politique si elle est prête à se faire la porte-parole des préoccupations réelles des gens. »

Ce tour d’Europe marque bien, ce que nous savons depuis longtemps, le rôle moteur de la France au niveau démocratique. Rappelons-nous de la Révolution Française ou plus près de nous du « Non au TCE », les électeurs français ont donc une grande responsabilité. Les partisans d’une autre Europe plus démocratique, plus sociale, plus tolérante comptent sur nous. Ne les décevons pas. Notre victoire fera alors boule de neige dans tout le « vieux continent ».

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Published by SECTION GARD RHÔDANIEN du PCF - dans 2012: L'année de la révolution citoyenne et écolo
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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 07:45

La dynamique du Front de Gauche dans cette campagne des Présidentielles 2012 inquiète certains (quand elle en réjouit d’autres) et fait renaître des fantasmes. Ne se passe pas un jour sans que l’anticommunisme le plus virulent qui soit ne refasse surface. Honte à Gérard Collomb maire de Lyon qui nous renvoie à l’URSS et au Cambodge et à tous ceux qui, inquiets de la progression des idées du Front de Gauche nous rejouent le couplet des « chars soviétiques sur les Champs Elysées ». Voilà maintenant que Sarkozy s’y met à son tour.

« Nicolas Sarkozy perd les pédales ». La réaction de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF ne s’est pas fait attendre. Vendredi matin, sur RTL, le candidat de l’UMP, qui n’en est pas à son coup d’essai, s’en est une fois de plus pris au secrétaire général de la CGT, l’accusant de mener campagne contre lui parce qu’il serait « membre du bureau politique du parti communiste comme chacun le sait ».  

Celui qui se présente comme « le candidat de la vérité » vient de lâcher un triple mensonge : le Bureau politique du PCF est une instance qui n’existe plus depuis 15 ans ; Bernard Thibault n’a jamais été membre l’instance qui l’a remplacé, le Bureau national. Il a participé, entre 1997 et 2001, aux réunions Conseil national, organe qu’il a quitté peut après être devenu secrétaire général de la CGT, précisément pour marquer l’indépendance de son syndicat  vis-à-vis des partis politiques et du Parti communiste.

L’attaque est d’autant plus injuste, que la redéfinition des liens entre le syndicat et les partis politiques, est un des chantiers les plus sûrement mené par Bernard Thibault depuis qu’il est à la tête de la centrale syndicale. Le 17 juillet 2001, lors d’une rencontre avec le PCF, il avait présenté à Robert Hue, secrétaire national du PCF, un texte de six pages, invitant à « réévaluer » leurs rapports. Il invite à redéfinir des relations basées « sur le respect mutuel et la franchise », affirme que le syndicat exclut « toute attitude de soutien ou de co-élaboration d’un projet politique » mais que cette orientation ne signifie pas neutralité. Il est normal, explique Bernard Thibault, que « se manifestent des convergences et aussi des divergences entre organisations qui n’ont pas la même vocation ».meeting FDG bagnols 2012n°2

Des divergences, il semblerait qu’il n’y en ait pas qu’un peu entre la CGT et le bilan économique et social du président sortant. Dans un communiqué, le secrétaire général de la CGT ironise : « la seule citation de son nom provoque des réactions hostiles dans diverses

Meeting de Bagnols sur Cèze : vue de l'estrade.

manifestations publique et pas seulement dans les meetings de la CGT ». Il juge aussi que l’attitude du président de Nicolas Sarkozy « à l’égard du premier syndicat du pays n’est pas digne du président de la République d’un pays démocratique. » Le candidat de l’UMP tombe bien bas.

A court d’arguments voilà que certains utilisent la vieille antienne « CGT courroie de transmission du PCF ». Il faudra revoir vos classiques mesdames et messieurs et vous mettre à la page car vous radotez !

Il va falloir aussi vous y faire car, outre la CGT qui veut voir la défaite de Sarkozy c’est aussi le principal syndicat enseignant Snes-FSU qui appelle à ce que Nicolas Sarkozy soit « battu » lors de l’élection présidentielle. La décision a été annoncée à l’issue de son congrès de Reims : « Nous n’imaginons pas, nous ne voulons pas imaginer, subir pendant encore cinq ans une telle politique, de surcroît aggravée si on écoute le président-candidat. Alors, oui, nous le disons clairement, une alternance politique est indispensable, Nicolas Sarkozy doit être battu lors des élections présidentielles».meeting FDG bagnols 2012

Des militants de toutes les centrales syndicales, on en voit dans les meetings du Front de Gauche, on en a aperçu récemment à Toulouse et à Bagnols, deux manifestations d’ampleur différente mais qui ont été, toutes deux, des réussites. Vous verrez qu’il y en aura beaucoup à Marseille lors du

Meeting de Bagnols sur Cèze : vue de la salle.

prochain grand rendez-vous comme dans les réunions locales. Comme le dit Pierre Laurent (voir vidéo ci-dessous).


 
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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 16:01

 Il serait peut-être temps d'arrêter de raconter n'importe quoi, même quand on enseigne à Science Po. 

Petite musique déjà entendue lors de la campagne contre le référendum au traité constitutionnel européen, poliques inféodés au bipartisme, MEDEF, médias, experts en tout genre ce déchaînent, quitte à travestir la vérité pour tenter de semer le trouble dans le torrent populaire qui meeting après meeting va grossissant.

Les élus du Front de Gauche au lendemain du 17 juin l'auront été démocratiquement, sur la base du programme partagé "l'Humain d'abord" enrichi des propositions afférantes à   leur circonscription. Ils seront élus parce qu'ils sont arrivés en tête du premier tour, qu'ils auront su rassembler au deuxième, et non parce que, complaisamment, le PS leur aurait laissé le champs libre en ne présentant pas de candidats. (Comme c'est toujours le cas pour les élus Verts ou radicaux aux élections législatives ou cantonales.)


 

 

 

 

 

Dernièrement, la poussée de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages et sur le terrain (meetings pleins à craquer) a poussé certains éditorialistes et surtout plusieurs chercheurs et enseignants en science politique de belle notoriété à se pencher sur le cas du Front de gauche, et plus particulièrement des élections législatives.

J’ai été pour le moins ulcéré de lire quelques grands politologues, en principe spécialistes de ces questions, affirmer que le PCF allait faire exploser le Front de gauche, parce qu’il aurait soi-disant absolument besoin d  ’un partage de circonscriptions avec le PS pour permettre la réélection de ses députés sortants.

Mieux encore : d’apr

 

ès eux, ça a toujours été comme ça !

 

Alors j’ai voulu remettre les points sur les i : tout ceci est faux.


Le PCF est justement le seul parti à gauche à ne pas avoir besoin d’être investit par le PS au premier tour pour pouvoir envoyer ses candidats au second tour.

 

Certes, en 1997, des accords de répartitions liaient les différentes composantes de la Gauche plurielle et ont permis au PCF de recevoir le soutien du PS dans un certain nombre de circonscriptions. Mais ça n’était pas le cas avant et ça n’est surtout plus le cas depuis 2002.

Ainsi en 2007, 18 candidats issus du PCF, inclus les apparentés et les dissidents, ont été élus, tous, sans exception, après avoir affronté la concurrence d’un candidat socialiste au premier tour.

J’ai décortiqué ces résultats minutieusement, circonscription par circonscription, à l’aide des résultats officiels fournis par le ministère de l’Intérieur.


Petite leçon d’Histoire des gauches…


Rappelons toutefois qu’un accord historique lie les différents partis de gauche depuis des temps immémoriaux. C’est ce qu’on appelle couramment la « discipline républicaine », c’est-à-dire le désistement en faveur du candidat de gauche le mieux placé au premier tour pour battre la droite au second tour. Ce qui veut dire que si, au terme du premier tour, il s’avère que plusieurs candidats de gauche sont en mesure de se maintenir au second tour, ceux qui ont obtenu les plus faibles nombres de voix renoncent à concourir au second tour et soutiennent celui d’entre eux qui a obtenu le plus de suffrages.

Au départ cet accord de principe liait les différentes sensibilités républicaines face aux candidats monarchistes.

Puis il a été remis au goût du jour par les radicaux et les socialistes sous la Troisième République, avant d’être étendu au Parti communiste aux élections législatives de 1936, dans le cadre du Front populaire.

La Quatrième république ayant appliqué le scrutin de liste, la règle du désistement réciproque à gauche en faveur du mieux placé a été oubliée.

Le retour du mode de scrutin majoritaire uninominal à deux tours en 1958, avec le passage à la Vème République, a donc été pour le moins violent pour la gauche : sur 579 députés, le PCF n’en obtient que 10, avec un score de 19 % des suffrages exprimés au premier tour sur l’ensemble du territoire national, et la SFIO en sauve 40 avec 15,5 % des voix.

La faute à une gauche divisée au second tour, qui abandonne souvent la victoire aux candidats de droite plus disciplinés.

En 1962, les socialistes et les communistes réactivent la règle du désistement républicain avec un succès certain : le PCF passe à 41 députés (21,8 % des voix au premier tour) et la SFIO à 65 (12,5 % des suffrages, elle parvenait donc à gagner des élus alors qu’elle perdait des voix au premier tour).

Cette règle n’a jamais été remise en question depuis lors, comme le prouvent les résultats des élections législatives de 2007, les plus récentes.

NB : les élections législatives ont des règles plus complexes que celles de l’élection présidentielle, bien qu’elles emploient le même mode de scrutin. Ainsi, dans chaque circonscription, si aucun candidat n’a remporté la majorité absolue des suffrages exprimés et un nombre de voix au moins égal à 25 % des suffrages des électeurs inscrits sur les listes électorales dans le périmètre de la circonscription, on organise un second tour de scrutin. Pour accéder au second tour, il faut avoir rassemblé un nombre de suffrages au moins équivalent à 12,5 % du nombre total des électeurs inscrits. Si un seul candidat a remplis cette condition, alors le candidat arrivé après lui en terme de suffrages, quelque soit son score, accède au second tour. Si aucun candidat n’a remplis cette condition, les deux candidats arrivés en tête en nombre de voix accèdent au second tour. Si plus de deux candidats remplissent cette condition, tous peuvent accéder au second tour à moins qu’ils ne décident de se désister. Par exemple, quand trois candidats s’affrontent dans un second tour, on parle de « triangulaire ». Tous les chiffres indiqués ci-dessous concernent les suffrages exprimés, c’est-à-dire déduits de l’abstention et des votes blancs et nuls, sauf mention contraire dans les explications.


Place aux faits !


Voici les résultats du premier tour dans les 18 circonscription dans lesquelle le PCF et ses apprentés ont été élus au terme des législatives de 2007.


Quatrième circonscription de l’Aisne

Brigitte Thuin-Macherez (UMP) : 32,1 %

Jacques Desallangre (app PCF) : 26,2 %

Claire Le Flecher (PS) : 16,2 %

Impossible pour la candidat socialiste d’accéder au second tour : elle n’a pas atteint le seuil de 12,5 % des suffrages des électeurs inscrits. L’apparenté communiste Jacques Desallangre sera donc confronté seul à la candidate UMP, qu’il battra avec 54,6 % des suffrages exprimés.


Treizième circonscription des Bouches-du-Rhône

Alain Aragneau (UMP) : 32,7 %

Michel Vaxes (PCF) : 30,5 %

René Raimondi (PS) : 15,1 %

Aucun problème pour le député sortant communiste qui balaye la concurrence socialiste au premier tour et s’impose contre l’UMP au second tour avec 56 %. Une fois encore le candidat socialiste n’avait pas obtenu suffisamment de voix pour se maintenir.


Deuxième circonscription du Cher

Franck Thomas-Richard (UMP) : 34,5 %

Jean-Claude Sandrier (PCF) : 31,2 %

Marie-Hélène Bodin (PS) : 13,3 %

Une situation en tous points similaire à celle de la 13ème des Bouches-du-Rhône. Jean-Claude Sandrier s’est ensuite imposé au second tour avec 57,4 % des suffrages exprimés.


Première circonscription des Hauts-de-Seine

Véronique Vignon (UMP) : 28,4 %

Roland Muzeau (PCF) : 26,7 %

Philippe Sarre (PS) : 24 %

Ici la concurrence du candidat socialiste est rude, et pourtant, en raison de la très forte abstention, il reste en dessous de la barre des 12,5 % des suffrages des électeurs inscrits conditionnant un éventuel maintiens au second tour. Le PS a donc été éliminé. Roland Muzeau a par la suite écrasé la candidate UMP au second tour avec 63,5 % des suffrages exprimés.


Quatrième circonscription des Hauts-de-Seine

Christian Dupuy (UMP) : 37,4 %

Jacqueline Fraysse (PCF) : 25,5 %

Marie-Laure Meyer (PS) : 14,7 %

A nouveau un score insuffisant pour permettre à la candidate socialiste de prétendre au second tour… Jacqueline Fraysse l’emportera ensuite contre le candidat UMP avec 54,4 % des suffrages exprimés.


Onzième circonscription des Hauts-de-Seine

Jean-Loup Metton (UMP) : 36,3 %

Marie-Hélène Amiable (PCF) : 27,4 %

Catherine Picard (PS) : 22,9 %

Premier cas de figure dans lequel trois candidats remplissent les conditions nécessaires pour accéder au second tour. La discipline républicaine a finalement joué en faveur de la candidate communiste, d’autant que le risque d’une victoire de la droite en cas de triangulaire était bien réel. Marie-Hélène Amiable battra finalement le candidat UMP avec 58,6 % des suffrages exprimés.


Seizième circonscription du Nord

Jean-Jacques Candelier (PCF) : 32,9 %

Michelle Derain (UMP) : 23,8 %

Jeannine Marquaille (PS) : 20,7 %

Avec 11,6 % des suffrages des électeurs inscrits, la candidate socialiste ne peut se maintenir au second tour, laissant le PCF et l’UMP s’affronter dans le cadre d’un duel dont le candidat communiste sortira vainqueur avec 66,1 % des suffrages exprimés.


Vingtième circonscription du Nord

Alain Bocquet (PCF) : 46,5 %

Marie-Thérèse Garcia (UMP) : 21,8 %

Marie-Geneviève Degrandsart (PS) : 9,1 %

Aucun problème pour le député sortant communiste qui balaye la concurrence socialiste au premier tour, et écrase l’UMP au second avec 69,2 % des suffrages exprimés.


Cinquième circonscription du Puy-de-Dôme

André Chassaigne (PCF) : 43,8 %

Anne-Marie Delannoy (UMP) : 29,4 %

Martine Munoz (PS) : 10,7 %

Aucune ambigüité sur la victoire écrasante d’André Chassaigne lors de la « primaire » à gauche du premier tour. Le député sortant communiste obtient même le triple des voix de la candidate socialiste qui lui était opposée. Il sera réélu au second tour en laminant la candidate UMP avec 65,9 % des suffrages exprimés.


Sixième circonscription de la Seine-Maritime

Denis Merville (UMP) : 39,16 %

Jean-Paul Lecoq (PCF) : 16,7 %

Aquilino Morelle (PS) : 16,4 %

Dans cette circonscription, seul le candidat UMP avait réussi à rassembler un nombre de suffrages au moins équivalent à 12,5 % des électeurs inscrits. Dans ce cas de figure, la loi stipule que c’est le candidat arrivé second qui se qualifie pour le second tour (voir ci-dessus). Le communiste Jean-Paul Lecoq a donc put affronter le candidat UMP dans le cadre d’un duel, dont il est sortit vainqueur avec 51,1 % des suffrages exprimés.


Huitième circonscription de la Seine-Maritime

Agathe Cahierre (UMP) : 34,3 %

Daniel Paul (PCF) : 25,2 %

Najwa Confaits (PS) : 17,8 %

Avec plus de 50 % d’abstention dans cette circon


scription, la candidate socialiste était bien entendu dans l’impossibilité de se maintenir. Le communiste Daniel Paul a ensuite battu l’UMP au second tour avec 57,4 % des suffrages exprimés.


Deuxième circonscription de la Seine-Saint-Denis

Patrick Braouezec (PCF) : 32,7 %

Evelyne Nicol (UMP) : 22,6 %

Rose Gomis (PS) : 20,4 %

La candidate socialiste n’ayant remporté que 9,7 % des votes des électeurs inscrits, elle ne peut se maintenir au second tour. Patrick Braouezec sort ensuite vainqueur de son duel avec l’UMP sur un score sans équivoque de 65 %.


Quatrième circonscription de la Seine-Saint-Denis

Thierry Meignen (UMP) : 34,3 %

Marie-George Buf

 

fet (PCF) : 32,3 %

Marie-Pierre Ramos (PS) : 15,5 %

Enième cas de circonscription dans laquelle le PS ne peut maintenir sa candidate au second tour. Marie-George Buffet, alors secrétaire générale du PCF, sera réélu contre le candidat UMP avec 55,9 % des suffrages exprimés.


Septième circonscription de la Seine-Saint-Denis

Jean-Pierre Brard (app. PCF) : 28,5 %

Mouna Viprey (PS) : 25,4 %

Laurent Vigier (UMP) : 22,2 %

Deuxième cas dans lequel la discipline répu

 

blicaine s’est appliquée. Le député sortant apparenté communiste Jean-Pierre Brard ayant remporté le plus de voix, sa concurrent socialiste, arrivée deuxième, s’est désisté en sa faveur. Le candidat UMP n’étant pas en mesure de se maintenir au second tour, Jean-Pierre Brard s’est retrouvé seul en lice, obtenant sa réélection avec 100 % des suffrages exprimés.


Onzième circonscription de la Seine-Saint-Denis

François Asensi (PCF) : 33,1 %

Martine Valleton (UMP) : 32,9 %

Christophe Borgel (PS) : 17,2 %

Le candidat socialiste n’a pas remplit les conditions nécessaires à son maintien au second tour (toujours la règle des 12,5 %

 

des inscrits). François Asensi sera réélu après avoir battu l’UMP avec 56,7 % des suffrages exprimés.


Première circonscription de la Somme

Dans cette circonscription assez particulière, le PCF avait refusé d’apporter son investiture au sortant Maxime Gremetz, qui s’est présenté en tant que dissident contre le candidat officiel du parti. Voici les résultats du premier tour :

Jean-Yves Bourgois (UMP) : 25,8 %

Maxime Gremetz (PCF dissident) : 21,1 %

Farida Andasmas (PS) : 15,7 %

Jean-Claude Renaux (PCF) : 11,6 %

En raison de la très forte abstention, seuls MM. Bourgois et Gremetz ont put se maintenir au second tour. Farida

 

Andamsas n’avait pas atteint le seuil de 12,5 % des voix des électeurs inscrits pour pouvoir se maintenir. Maxime Gremetz a finalement été réélu avec 59,3 % des suffrages exprimés, après avoir battu non seulement la candidate socialiste, mais aussi le candidat

 

investit par le PCF.


Quatorzième circonscription du Rhône

Michel Denis (UMP) : 29,9 %

André Gerin (PCF) : 22,5 %

Yves Blein (PS) : 18 %

Ici le candidat socialiste échoue encore à remplir les conditions d’un maintiens au second tour. L’unique député communiste du Rhône, André Gerin, sera ensuite facilement réélu face au candidat UMP avec 53,8 % des suffrages exprimés.

 

Dixième circonscription du Val-de-Marne

Pierre Grosnat (PCF) : 28,9 %

Philippe Bachschmidt (UMP) : 25,2 %

Jean-Luc Laurent (MRC) : 23,6 %

Les trois candidats pouvaient se maintenir. Ici, la règle du désistement républicain s’est appliquée, et le candidat du MRC soutenu par le PS s’est désisté en faveur du candidat communiste, le mieux placé à gauche. P ierre Grosnat a ensuite défait le candidat UMP au second tour avec 64,7 % des suffrages exprimés.


 Bilan


La règle du désistement républicain n’a donc joué que dans trois cas sur dix-huit, dont une seule circonscription dans laquelle le candidat communiste était arrivé premier et le candidat socialiste second.

Partout ailleurs, les candidats communistes n’ont dû leur qualification au second tour qu’à eux-mêmes, après avoir aff ronté de manière systématique la concurrence d’un candidat investit par le PS lors du premier tour. Notons par ailleurs que la discipline républicaine n’a pas joué que dans un seul sens.

Le PCF a ainsi perdu 3 sièges par rapport à 2002, y compris à la suite d’un désistement de ses sortants en faveur d’un candidat socialiste arrivé en tête de la gauche au premier tour.

Ainsi, dans la deuxième circonscription de l’Isère, dans laquelle le sortant communiste Gilbert Biessy ne se représentait  pas, la présence de deux candidats communistes concurrents au premier tour a facilité la qualification de la candidate socialiste au second tour.

Dans la quatrième circonscription des Bouches-du-Rhône, le député PCF sortant Frédéric Dutoit a été nettement distancié par le PS et l’UMP au premier tour, et a donc dû se désister en faveur de son concurrent social iste en vue du second tour pour permettre la victoire de la gauche.

Situation identique dans la troisième circonscription de la Seine-Saint-Denis, dans laquelle la sortante communiste Muguette Jacquaint est arrivée en troisième position derrière le PS et l’UMP.

A noter également le désistement du PS dans la septième circonscription de l’Hérault en faveur du député sortant communiste François Liberti, qui sera finalement battu par l’UMP au second tour. Et oui, le désistement républicain n’est pas synonyme de victoire systématique…

Le constat est donc très clair : aucun candidat communiste ne doit sa victoire à un soutien du PS au premier tour, et donc à un supposé partage des circonscriptions. Tous les sortants communistes ont été c onfrontés en 2007 à la concurrence d’un candidat socialiste, la règle du désistement réciproque s’étant appliqué dans des cas aussi bien favorables au PS qu’au PCF, dans le but évident de ne pas abandonner une circonscription à la droite en raison d’une offre de gauche concurrentielle au second tour. Le cas de Jean-Pierre Brard est un peu particulier puisque c’est la seule circonscription dans laquelle un duel PCF/PS aurait été possible, mais là encore il avait préalablement dû faire face à la concurrence socialiste au premier tour pour obtenir de bénéficier de la règle du désistement républicain, et fournit donc la preuve que le PCF est capable de trouver des électeurs sans l’aide du PS.


Et en 2012 ?


En 2012, sauf surprise, il y aura des candid ats du Front de gauche dans toutes les circonscriptions de France métropolitaine.

N’en déplaise à Jérôme Cahuzac, aucun accord ne lie le PS et le Front de gauche, toutes composantes confondues, pour un quelconque partage de circonscriptions. (Ce qui n'est pas le cas des députés EEV ou radicaux qui ne doivent leur élection qu'à un accord électoral où ils sont les candidats communs avec le PS dès le premier tour!).

Le Front de gauche, PG compris, avait en revanche proposé au PS un accord national au PS dans un certain nombre de circonscriptions dans lesquelles plane un risque de second tour FN/UMP.

Rejet de la part des socialistes, qui veulent des accords locaux, ce qui revient généralement à un soutien au candidat socialiste, et surtout un accord de gouvernement, qui contraindrait les futur députés FDG à soutenir un éventuel futur gouvernement socialiste, en votant notamment le budget.

Des conditions évidemment inacceptables, le Front de gauche voulant simplement un accord technique visant à réduire le poids du FN sur la vie politique et assurer la présence de la gauche au second tour dans un maximum de circonscriptions.

Reste à attendre les résultats de ces élections législatives, qui ne manqueront sûrement pas de réserver quelques surprises, notamment dans les circonscriptions perdues en 2002 et 2007 par le PCF et que ce dernier entend bien récupérer, ou encore dans quelques circonscriptions socialistes dans lesquelles des élus locaux de poids ont été investis par le PG.

 

Texte d'après une contribution de ALAN C sur AGORAVOX

 


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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 08:34

Jean-Luc Mélenchon a présenté ce lundi au théâtre du Bataclan son programme pour la culture...ou plutôt, de son propre aveu, le programme élaboré par le PCF/Front de gauche et publié en un petit livre intitulé : "Quelle humanité voulons-nous être ?".

La salle avait été chauffée par des chanteurs, des comédiens, des écrivains  et même une violoncelliste classique, Noémie, quand enfin survint Jean-Luc Mélenchon.Devant la salle de concerts parisienne bondée, le candidat à l'Elysée a présenté son programme pour la culture... Ou plutôt, de son propre aveu, le programme élaboré par le PCF/Front de gauche et publié en un petit livre intitulé : "Quelle humanité voulons-nous être ?".

Qu'importe ? Le public était venu l'entendre et l'applaudir, plus que ses propositions.


"A eux seuls", estima-t-il, la crise d'hégémonie des Etats-Unis et la crise climatique "provoquent une mise au défi de l'humanité. Comment va-t-elle y répondre ? Sa réponse est nécessairement culturelle. Elle passe à travers l'amour, la fraternité, la création, c'est à dire tout ce qui se donne gratuitement".

Et d'évoquer "la bifurcation culturelle du monde". "Ce n'est pas la marchandise qui va aller à la rencontre de l'homme, c'est l'homme qui va aller à la rencontre de la marchandise". D'où le formatage de l'homme, formatage qui va de la brevetabilité du vivant à la musique que l'on fredonne. Tout a été marchandisé."

Jean-Luc Mélenchon a peint ensuite un monde culturel dominé par les géants des télécoms ou de la musique, et une financiarisation croissante dont les gardiens du temple s'appellent l'OMC (Organisation mondiale du commerce) où l'Union européenne telle qu'elle fonctionne.

Quelques phrases ont marqué cette rencontre avec le monde culturel :
"Vous ne changerez rien si vous attendez que le changement vienne d'en haut. Il faut subvertir de l'intérieur les médias. Nous n'avons pas besoin de six journaux (télévisés) qui disent six fois la même chose. Nous avons besoin de regards croisés..." 

Et encore : "Je propose de subvertir la culture qui s'exprime aujourd'hui, la culture sponsorisée. J'appelle à une réflexion approfondie sur cette question des contenus. Bien sûr que nous allons abattre Hadopi, qu'il faut mettre la culture à l'école, partout...mais tout doit être repensé" à la "lumière du monde que nous voulons", "un monde de fraternité et de refus de la compéttition".

 

Le Front de Gauche veut s'attaquer à tous les secteurs de la vie et la Culture ne doit pas être traitée comme quantité négligeable, c'était le sens de cette nouvelle rencontre avec le monde de la Culture, le monde culturel que le Front de Gauche rencontre régulièrement, on se souvient notamment du dernier festival d'Avignon pour ne prendre qu'un seul exemple.

On sait que la Culture est un secteur que les communistes ont toujours considéré comme central. Pour ce qui est de notre secteur le Gard Rhodanien on connait l'activité des militants communistes dans ce domaine.

Ainsi du local au global le Front de Gauche est visible dans le secteur culturel comme dans d'autres domaines, c'est la réalité d'une activité militante réelle qui, quoi qu'il arrive se poursuivra après les Présidentielles.

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 09:59

 

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Pour la réussite de ce meeting des militants sont mobilisés sur tout le territoire de la section Gard Rhodanien.

Des covoiturages s'organisent, mercredi on va prendre notre Bastille bagnolaise: La Pyramide du centre socio-culturel.

 

 

 

Mélenchon a 15% et plus dans les sondages c'est bon pour toute la gauche, c'est bon pour virer Sarkozy! C'est bon pour le SMIC à 1700€!


Le vote pour les candidats Front de Gauche à la présidentielle comme aux législatives, c'est le vote utile et efficace pour faire gagner la gauche, écarter définitivement les idées puantes et racistes du  FN.


Et si on avait un deuxième tour Hollande/Mélenchon? Car si Mélenchon progresse de manière importante, Hollande depuis 3 mois reste autour de 27% ce qui montre bien que les nouveaux électeurs du Front de gauche viennent des abstentionnistes, voire du FN qui continue à baisser ..... pour passer sous son score de 2007 ( 10,44%)?

 

Ci dessous sur la voie rapide des Angles à Avignon dès 7h du matin

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Ou ici dessous à l'entrée de Remoulins

 

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 05:33

Nous avons appris ce week-end le décès de la grande résistante communiste Lise London.

Le message ci-dessous a été envoyé par Patrick Le Hyaric. Dessous encore l'article de "L'Huma".

 

"Le chagrin m’envahit au moment ou me parvient en ce dernier jour du mois de mars la mauvaise nouvelle du décès de Lise London.

Lise c’était ces dernières années la sagesse et la tendresse. C’était le souci  de l’avenir des jeunes. Le désir de parler, de transmettre des expériences d’une vie pleine. Pleine d’une multitude de combats, d’actes de courage, de générosité semée sur le beau chemin de sa vie. Lise aura été une actrice infatigable de son siècle.

Elle restera pour moi un exemple de militante. « La mégère de la rue Daguerre » jeune ouvrière aura été syndicaliste, capitaine dans la Résistance, déportée, actrice des brigades internationales, épouse du ministre tchécoslovaque Artur London victime de « l’aveu » stalinien, Lise  sera une ardente militante d’un communisme nouveau. «  Battez vous contre les injustices, ne laissez pas la perversion salir les idéaux communistes » nous lançait-elle souvent. Les communistes avaient été très heureux de sa présence à leur congrès de Martigues, puis en plusieurs autres occasions.

De son agile intelligence, de sa passion toujours intacte, elle savait transmettre sa riche et formidable expérience et ses idées toujours neuves aux jeunes. Elle était mue par cette passion de la justice et d’un monde nouveau pour lequel elle n’a cessé d’agir. Nous ne l’oublierons pas. Nous tacherons de transmettre son expérience, le sens de ses combats, autour de nous. Nous avons aimé Lise .Nous n’oublierons pas Lise. Merci Lise".http://www.humanite.fr/sites/default/files/imagecache/une_article_vertical/2012-04-01lise-london-gestapo-jauteur.jpg

                               En 1942 Lise London photographiée par la Gestapo lors de son arrestation.

Né en 1916 en France de parents espagnols, engagée très tôt au PCF, Elisabeth Ricol rencontre à Moscou en 1935 le communiste tchèque Arthur London, qu'elle épouse avant de s'engager dans la guerre civile espagnole, puis dans la Résistance en France. Elle fut déportée à Ravensbrück. Après la guerre, Lise London s'installe en Tchécoslovaquie où son mari devient vice-ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement communiste installé par l'URSS. Mais dans le cadre des purges staliniennes, Arthur London tombe en disgrâce et est arrêté en 1951.

Arthur London, finalement libéré en 1956 et réfugié en France, relate les interrogatoires, tortures et procès qu'il subit dans le livre "L'Aveu", publié en 1968 et porté deux ans plus tard à l'écran par Constantin Costa-Gavras, avec Yves Montand dans le rôle d'Arthur et Simone Signoret dans celui de Lise. Lise London, dont le mari est mort en 1986, était restée adhérente au Parti communiste, en dénonçant "le dévoiement du socialisme par Staline".

"Ouvrez grands les yeux, soyez vous-mêmes"

Saluant "une femme exceptionnelle, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a repris les mots de Lise London pour lui rendre hommage: "Ouvrez grands les yeux, ne vous laissez pas enfermer dans les certitudes, n’hésitez pas à douter, battez-vous contre les injustices, Ne laissez pas la perversion salir les idéaux communistes. Soyez vous- mêmes", dira notre camarade Lise London à ceux qui l'interrogeaient encore sur son engagement communiste présent. "Ouvrez grands les yeux... soyez vous-mêmes ", chère Lise, en chérissant ta mémoire, nous serons fidèles à ton injonction.

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 14:52

Il y a déjà quelques jours des dirigeants "historiques" du NPA :  MYRIAM MARTIN Membre du Conseil politique du NPA, HÉLÈNE ADAM Membre du Conseil politique du NPA, PIERRE-FRANÇOIS GROND Membre du Conseil politique du NPA   publiaient dans "Libération" du 22 mars  une tribune  où ils affirmaient entr'autre: "Il ne faut pas hésiter à affirmer que si nous sommes nombreux à exprimer notre force par notre vote le 22 avril pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon, la situation en sera nécessairement positivement bouleversée", écrivent ces membres du courant "unitaire" du NPA, Gauche anticapitaliste (GA) qui avait recueilli 40% des voix au congrès tendu de juin.

 

Médiapart a publié le 29 mars une autre tribune de plusieurs  militant(e)s du NPA qui appelent clairement à voter Front de Gauche aux prochaines élections.

 

"Dans un moment politique menaçant, où les promesses d’austérités le disputent à l’hystérie sécuritaire et au racisme légitimé, l'unité est indispensable pour imposer un autre futur que celui auquel ils nous condamnent. 

C’est donc avec tristesse que nous constatons que l'organisation que nous avons construite tourne le dos avec constance à toute tentative de rassembler politiquement notre camp social et ses organisations face à Sarkozy et à l’austérité violente qui s’annonce. 

Le problème vient de loin. Le superbe isolement qui est le notre depuis la fondation du NPA se cristallise aujourd’hui dans une campagne présidentielle que nous ne mènerons pas. Car c’est la fonction même de cette campagne qui nous interroge, pas les qualités du candidat du NPA mais bien plutôt l’orientation politique de ceux qui la dirigent.

De la dénonciation du candidat du Front de Gauche comme appartenant au camp des «politiciens professionnels en cravate», à la certitude affichée de sa future collaboration avec le PS, cette candidature divise ce qu’il s’agit d’unir: la volonté du peuple de gauche de se débarrasser de Sarkozy tout en résistant à l’austérité.

Et cela, alors même que nous voyons (et qui veut observer, verra) la dynamique de la campagne du FdG, la maturité politique et la conscience qui s’y fait jour.

Les dizaines de milliers de personnes rassemblées à la Bastille ou dans les meetings du FdG ne disent pas autre chose. Il faut que la gauche de gauche s’unisse et dise d’une seule voix : Sarkozy dégage ! Assez d’austérité !

Que des milliers de jeunes vivent là leur première expérience militante, que des milliers de syndicalistes voient avec cet instrument la possibilité d’un prolongement politique à leurs engagements quotidiens nous interpelle.

Car notre tradition politique s'intéresse aux mouvements réels qui animent notre classe, souhaite les accompagner, et leur donner une perspective radicale contre l'ordre existant.

Pas besoin donc de peindre cette campagne en rouge pour comprendre que notre place est aux côtés de  celles et ceux qui mènent cette tentative de percer le plafond de verre des politiques capitalistes.

Nous savons les désaccords que nous avons avec la campagne du FdG ou certaines déclarations de son candidat. Nous ne partageons pas, par exemple, le rapport bien trop instrumental que les principales forces du FdG entretiennent avec les mouvements sociaux; nous aimerions que cette campagne soit plus offensive pour dessiner un avenir débarrassé du nucléaire civil et militaire. Mais ces désaccords ne changent rien à la conviction des milliers de salariés et de jeunes qui la mènent. Et c’est ce processus de maturation politique que nous voulons accompagner.

C’est dans le succès de cette campagne que réside une partie des clefs de l’avenir.  

Parce qu'un score élevé de son candidat contribuerait à redonner confiance à notre camp social pour les combats qui s'annoncent.

Mais aussi parce que ce que nous appelons bloc de gauche contre l'austérité ou front social et politique est inscrit dans les coordonnées de la situation politique. Nous qui pensons qu’il faut dans un même mouvement, unir les anticapitalistes et construire ce bloc, nous savons que ce n’est pas un problème à venir, mais une tâche qui s’inscrit dans le réel et ses contradictions.

Le périmètre de ce bloc de gauche contre l'austérité dépendra de la position du FdG et de ses organisations par rapport à la participation à un gouvernement social-libéral et à une politique  d’austérité.

Nous sommes bien conscients des difficultés qui se posent à nous, à commencer par le faible rapport de force qui est le notre pour peser sur cette campagne et ses suites.

Mais c’est dans l’espace de débat et de confrontation qu’offre cette campagne que nous pensons être utiles.

C’est pourquoi nous la soutenons."

Louis-Marie Barnier, Conseil politique national du NPA 94
Marie-Do Bartoli, ex CPN 93
Laurent Delgrès, CPN Paris XX
e
Myriam Duboz, CPN 25
Catherine Faivre D'Arcier, CPN 38
Ludovic Haru, équipe d'animation Gauche Anticapitaliste Paris XX
e
Alban Heuze, animateur du secteur jeune du NPA, 72
Rafik Qnouch, équipe d'animation GA Paris XIII
e
François Laporte, CPN 67
Jules Lavalou
, CPN 35
Guillaume Liegard, CPN Paris XX
e
Olivier Mollaz, CPN Paris XVIII
e
Emre Ongun, CPN Paris XX
e
Fanny Puel, ex CPN 37
Michele Sauve,  ex CPN Paris XX
e
Thomas Vacheron, CPN 43.

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 22:50

Alors que Nicolas Sarkozy a fait annuler toutes les candidatures issues de son propre camp : Borloo, Villepin, Boutin, Morin, Nihous..., certains font mine de croire qu'il amorcerait une remontée. Une analyse digne de celle que pourrait faire un enfant de sixième montrerait bien qu'il fait le plein de ses voix au premier tour mais n'aura que peu de réserves pour le second. Malgré tout, le spectre du "vote utile" pour éviter un nouvel 21 avril est brandi, argument ultime pour inciter les électeurs à ne pas voter pour la candidature du Front de Gauche.

Si dans votre entourage vous avez des proches qui doutent, ou si vous doutez vous-même voici quelques pistes visant à déconstruire le mythe du vote utile pour convaincre les citoyens que la démocratie, ça n’est pas voué à être éternellement joué d’avance.http://s2.lemde.fr/image/2011/09/18/540x270/1574029_3_9c35_pierre-laurent-et-jean-luc-melenchon-le-18.jpg

 

Merci à Alan C.  pour cette contribution.


1) La Vème République et le présidentialisme : une démocratie restrictive


L’élection présidentielle et le mode de scrutin majoritaire uninominal à deux tours nuisent au débat de fond : on choisit le meilleur cheval au lieu de confronter les programmes. On le voit bien, les médias de masse ne cessent de s’égarer dans des analyses de forme au lieu de s’attaquer concrètement aux questions de fond. Il en résulte un appauvrissement du débat public qui explique en grande partie le mécontentement d’une grande majorité des électeurs à l’égard de la campagne présidentielle en cours. On va s’intéresser aux soi-disant « intonations mitterrandiennes » de François Hollande, aux « petites phrases » de Jean-Luc Mélenchon (qui raconte pourtant bien d’autre chose quand on l’interroge), aux métaphores à deux balles de Sarkozy qui attaque ses adversaires sans les nommer. Tout n’est qu’apparence, style, représentations stériles et bien souvent superficielles, fade, ineptes. En fin de compte on ne sait plus très bien si l’on doit élire des représentants du peuple en charge du gouvernement ou des pros de la bonne tenue face aux caméras…

La Vème République, c’est aussi l’ineptie d’un système consistant à forcer les électeurs à choisir le candidat le moins éloigné de leurs convictions parmi ceux jugés les mieux placés. Le mode de scrutin uninominal majoritaire à deux tours encourage ce processus de déliquescence de l’offre démocratique, en induisant une prime au candidat le plus « modéré ». L’idée de discuter des idées semble devenue désuète. Maintes fois invité par Jean-Luc Mélenchon à venir débattre publiquement avec lui, François Hollande ne se lasse pas d’éluder la question, méprisant un candidat et des partis qui n’ont pas lieu d’exister, selon lui, puisque la gauche serait éternellement vouée à n’être qu’une et indivisible, inscrite dans le marbre du monolithisme le plus inébranlable. Puisqu’il est censé être le mieux placé, à quoi bon s’exposer à une forme de concurrence, à gauche, sur la base d’idées concrètes ? Il est tellement plus confortable de contraindre, bon gré mal gré, les électeurs à se reporter par défaut sur une candidature qu’on leur impose comme étant indépassable.

La Cinquième République induit en fin de compte une paralysie du système politique, avec l’élection, in fine, d’un candidat toujours issu des mêmes partis. Il entraîne aussi une prééminence des partis modérés et restreint l’expression de différentes sensibilités à gauche. Bref, il faut rejeter définitivement rejeter ce système et ne pas accepter ses logiques.

 

2) La tyrannie des sondages


Les médias de masse incitent toujours les électeurs à faire leur choix en fonction des résultats des sondages relatifs aux intentions de vote. Leur prolifération tend à déterminer le résultat de l’élection avant-même qu’elle ait lieu. Le summum semble avoir été atteint avec le tandem Paris Match / Ifop qui propose pas moins d’un sondage par jour !
Obnubilés par cette avalanche de statistiques dont, rappelons-le, les données brutes et la méthodologie de redressement des résultats ne sont jamais rendues publiques, les « analystes politiques » (bien souvent des journalistes à cent lieues de la profession de politologue) ne font plus qu’analyser des enquêtes d’opinion. Au diable les idées, ce qui compte, ce sont les chiffres : « mais monsieur machin, vous voyez bien que vous stagnez à 2 % dans les sondages, pourquoi vous présenter ? ». Mais quel est l’intérêt d’une campagne électorale si elle ne sert pas à convaincre les électeurs ? On devrait tous rester chez soi, à contempler les sondages, pour ne plus avoir besoin de réfléchir avant de voter ? La présidentielle se retrouve en fin de compte de plus en plus réduite à une vague course de chevaux : la discussion sur le fond n’est plus la priorité des journalistes et des soi-disant analystes politiques.

3) L’escroquerie Front National


Le FN et sa candidate, Marine Le Pen, sont clairement le diable de confort du système. En brandissant la menace d’une qualification frontiste au second tour au détriment d’un candidat issu de la gauche, on les incite à voter mécaniquement pour le PS et sans plus de conviction. Pourtant, si le FN fait des scores élevés, c’est en partie la faute des partis institutionnels, qui ont été incapables de trouver des réponses à la colère sociale. En entretenant le système, on entretient le FN. C’est en fin de compte un bon arrangement entre les institutions nécrosées de la Vème République et l’extrême-droite, un véritable cercle vicieux.

Alors bien sûr, le spectre du 21 avril planera maintenant sur toutes les élections présidenrtielles françaises jusqu’à la fin des temps… Pourtant la qualification du FN au second tour en 2002 est en partie imputable au candidat socialiste de l’époque, qui n’a pas été capable de rassembler suffisamment d’électeurs sur son nom. Au lieu de prendre conscience du fait qu’il a perdu le soutien du peuple, le PS fait systématiquement de la surenchère sur une supposée menace frontiste afin d’inciter au vote utile.
Pourtant cet appel démesuré à la vigilance est aujourd’hui clairement sans objet. Les sondages montrent justement que le candidat du PS arrive systématiquement en tête des intentions de vote, et avec une avance assez nette. Il a de la marge avant de se faire éliminer ! C’est bien plutôt Sarkozy et la droite qui ont du souci à se faire. Par ailleurs, en 2007, Jean-Marie Le Pen avait été surestimé par toutes les enquêtes préélectorales, avant de finalement s’effondrer à 10,4 %, loin derrière trois autres candidats. Et s’ils faisaient à nouveau les mêmes erreurs avec Marine Le Pen ?

 

4) Le mensonge d’une gauche idéologiquement homogène


Aujourd’hui plus que jamais, il y a des divergences idéologiques fondamentales entre les différentes sensibilités de la gauche. Tout n’est pas que magouilles et négociations de couloirs en vue de la formation d’un éventuel futur gouvernement de gauche comme certains journalistes se plaisent à l’affirmer sans relâche ! S’il y a plusieurs partis et plusieurs candidats à gauche, ça n’est pas sans raison. A l’heure actuelle, voter pour Jean-Luc Mélenchon n’a pas du tout la même signification que voter pour François Hollande : la victoire du premier n’impliquera pas du tout la conduite de la même politique que celle qui serait conduite en cas de victoire du second !

Il n’y a pas d’union automatique de la gauche. La « Gauche plurielle » est belle et bien dissoute, sa reformation n’est pas du tout à l’ordre du jour et l’idée-même d’un désistement automatique dans le cadre du second tour n’est même pas acquise. Si un accord lie le PS et EELV en vue des élections législatives, le Front de gauche n’en fait pas partie et s’affirme clairement comme une force politique autonome et indépendante de la social-démocratie. Jean-Luc Mélenchon lui-même a affirmé qu’il ne dirigerait aucun autre gouvernement que le sien, et qu’il n’avait absolument pas l’intention d’intégrer un éventuel gouvernement socialiste en cas de victoire de François Hollande à l’élection présidentielle. Quant au PCF, il doit consulter ses adhérents avant d’entreprendre toute participation à un gouvernement dirigé par le PS… Inutile de spéculer bien longtemps pour savoir qu’une grande partie des militants communistes n’ont aucune envie d’aller se compromettre avec la « rigueur juste » !

Par ailleurs, la « gauche » a des frontières de plus en plus poreuses. Alors que François Hollande et Eva Joly souhaitent inclure François Bayrou et son parti, le MoDem, dans le cadre d’une vaste alliance de centre-gauche, Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche rejettent clairement cette opportunité, le programme ultralibéral et la surenchère dans l’austérité de Bayrou entrant en totale contradiction avec un vrai programme de gauche, c’est-à-dire de rupture avec les logiques capitalistes.

5) Votez pour vos idées !


Vous autres électeurs de gauche qui en avez marre d’avaler des couleuvres, ne vous laissez pas avoir par ce système d’alternance bipartisane stérile. François Hollande et le PS misent exclusivement sur l’antisarkozysme et la peur du FN pour obtenir leur victoire. Leur programme, pratiquement inexistant, n’a d’autre ambition que de poursuivre la mise en application des politiques d’austérité promues par la droite. Une victoire du PS et la mise en place d’un nouveau gouvernement sous direction socialiste ne changera strictement rien au quotidien des classes populaires. Ne vous laissez pas aller à des chantages absurdes : votez avec votre cœur, plutôt qu’à contrecœur et de manière désillusionnée.

Ne vous laissez pas non plus enfermer dans une dépendance aux résultats du Front National. Si ce parti prospère, c’est parce qu’une partie de la population souhaite exprimer son mécontentement à l’égard de la politique menée par les différents gouvernements de droite et de centre-gauche depuis des décennies, qui ont tous échoué à résoudre les graves difficultés sociales auxquelles la France est confrontée. Pour casser cette logique, il faut porter au pouvoir une force incarnant la radicalité concrète, le Front de gauche, et ne pas maintenir en place un PS qui ne suscite plus aucun espoir et se contente d’un simple vote de résignation.

Enfin, plus que jamais, la démocratie est faite pour permettre au peuple d’exprimer ses idées, d’affirmer son adhésion à un projet de société. Si tout n’est plus que vains calculs politiciens, comment pourrait-on en vouloir à ceux de nos concitoyens qui sont de plus en plus nombreux à s’abstenir ? Si la politique ne fonctionne plus qu’en fonction de règles permettant aux même de se succéder au pouvoir pour conduire la même politique, au bout du compte, que nous restera-t-il ? L’insurrection ! Après tout, pourquoi pas ?

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 16:42
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