Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 17:39

Le poète Louis Aragon est mort en 1982 : cela fait donc 30 ans. C’est dans le cadre de cette commémoration-anniversaire qu’une série d’hommages lui est rendue. Disparu un 24 décembre c’est donc le dernier trimestre de 2012 qui va voir se succéder les spectacles. Ce samedi 29 septembre à la maison Elsa-Triolet-Aragon à Saint Arnoult-en-Yvelines le coup d’envoi de plusieurs dates a été donné avec une soirée de lectures exceptionnelles qui a réuni les comédiens Didier Bezace et Denis Podalydès suivies par un concert de Bernard Lavilliers. D’autres manifestations de ce genre se dérouleront à la maison Elsa-Triolet-Aragon jusqu’à la date anniversaire de la mort de Louis le 24 décembre.

Notre territoire, le Gard Rhodanien, participe lui aussi à cette année « Louis Aragon » en ce mois d’octobre. Chronologiquement c’est l’association « les amis d’Albert André » qui associe les deux amis « George Besson et Louis Aragon » dans une soirée autour de la peinture à la médiathèque de Laudun le vendredi 5 octobre à 20 h 30. Le groupe « ça ira » bien connu dans le secteur jouera « celui qui dit les choses sans rien dire », un très joli texte de Louis Aragon sur la peinture de Marc Chagall mis en musique par Tonio Bastaroli avant la présentation d'une biographie du critique d'art et collectionneur George Besson. 

A Bagnols sur Cèze c’est le service culture de la municipalité qui fait venir la chanteuse Isabelle Aubret le dimanche 28 octobre à 15 heures au centre culturel Léo Lagrange. La célèbre artiste interprètera donc Louis Aragon et Jean Ferrat. http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/dd/Seghers_Aragon_%26_Triolet_1942.jpg

Nous ne pouvons que nous féliciter que le Gard Rhodanien participe à l’hommage rendu au poète qui fut engagé aux côtés des Communistes. On se souviendra que Louis Aragon séjourna pendant la seconde guerre mondiale avec Elsa Triolet à Villeneuve-les-Avignon chez leur ami éditeur Pierre Seghers. Au moins deux textes littéraires reviennent sur cet événement. Elsa Triolet dans le roman « les amants d’Avignon », écrit à cette époque  évoque la Résistance.

« Le médecin de Villeneuve » poème de Louis Aragon décrit la chasse aux Juifs dans Villeneuve-lès-Avignon en août 1942. Deux textes qui, dans notre contexte politique actuel résonnent toujours avec beaucoup de force.

Voilà donc deux dates à cocher dans son calendrier du mois d’octobre pour se souvenir de la poésie de Louis Aragon.

Ci-dessous le texte de Louis Aragon "Le médecin de Villeneuve"

Dans ce pays de fenêtres étranges

Il fait trop nuit pour qu'un sanglot dérange

Les jardins clos qui sont des coeurs murés

Tout est de pierre et tout démesuré

Dans ce pays de fenêtres étranges

 

La lune est restée au détour des toits

Où le Moyen-Age étoilé chatoie

De tous les côtés des tours et des tours

Sauf un rayon pris au puits dans la cour

La lune est restée au détour des toits

Il règne ici la paix cardinalice

Aux cils des volets une pourpre glisse

Porche complice enfer désaffecté

Un chapeau s'écorche au balcon sculpté

Il règne ici la paix cardinalice

 

Sommeil de l'homme énorme panoplie

Enfin le ciel est couleur de l'oubli

Toute mémoire y perd son abeillage

Celui qui rêve immobile voyage

Sommeil de l'homme énorme panoplie

 

Qui frappe à la porte au noir du silence

Il se lève un vent de la violence

Sur la ville un vol de coquecigrues

Traque des fuyards à travers les rues

Qui frappe à la porte au noir du silence

 

Docteur docteur ouvrez votre maison

Le souffle me faut me feint la raison

Ouvrez que j'entre et me donnez asile

Je reprendrai le bâton de l'exil

Docteur docteur plus au pied des autels

 

Celle-ci qui croit son heure venue

Court à la croisée et folle mi-nue

Crie à minuit Mon amour au revoir

Et boit la mort qu'elle craint recevoir

Celle-ci qui croit son heure venue

 

D'autres sont partis courir la campagne

Vignes où la peur leurs pas accompagne

Laissant la chaleur de cendres des draps

Avec leurs petits serrés dans leurs bras

D'autres sont partis courir la campagne

 

Ouvrez la porte et me sauvez la vie

A votre seuil les monstres m'ont suivi

Qu'il faisait beau ce soir à la Chartreuse

Vous qui reposez dans l'alcôve heureuse

Ouvrez la porte et me sauvez la vie

 

Le deuxième étage allume une braise

La lumière éveille un spectre de chaise

On a remué dans l'appartement

Un enfant gémit se tourne en dormant

Le deuxième étage allume une braise

 

Sur la colline obscure aux pins bronzés

Afin de mieux l'ombre dramatiser

Chante un oiseau commme aux vers de Pétrarque

Et comme alors l'amant grave ses marques

Sur la colline aux pins bronzés

 

Cette complainte une autre recommence

D'une autre peste et d'une peine immense

Et non d'amour mais de meurtre et de sang

Miroir ancien d'un malheur renaissant

Cette complainte une autre recommence

 

C'était hier le temps des Pastoureaux

Le temps qui passe embellit le bourreau

La pierre fend à force de bourrasques

A chaque siècle il suffit sa tarasque

C'était hier le temps des Pastoureaux

 

Dans ce pays de fenêtres étranges

Il fait trop nuit pour qu'un sanglot dérange

Les jardins clos qui sont des coeurs murés

Tout est de pierre et tout démesuré

Dans ce pays de fenêtres étranges.

         Louis Aragon "en français dans le texte" (1941-1942)

Repost0
29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 17:29

Il pleuvait en ce 29 septembre à l’Ardoise. Une triste journée où l’on pleurait la sidérurgie sacrifiée. Cette sidérurgie sacrifiée qui s’appela à l’Ardoise Ugine Aciers un temps, changea plusieurs fois de nom avant de mourir sous le vocable d’Arcelor Mittal.

Ce même Mittal qui a fermé l’Ardoise et qui est en train de tuer la sidérurgie lorraine à Florange. remise-des-archives-d-Ugine-CGT-005.jpg

On avait aussi une chaude larme pour un camarade récemment disparu, Maurice Bonnefoi un pilier de cette usine.

Et oui c’était une journée maussade. Toutefois les instigateurs de cette manifestation à savoir les anciens salariés CGT d’Ugine Aciers voulaient par le don de leurs archives enrichir la mémoire collective du mouvement social gardois. C’était donc un geste pour l’avenir, pour l’Histoire, pour les luttes futures. Voilà ce que commença à expliquer notre camarade André Brouillet en introduction de cette après-midi dans le local CGT de l’Ardoise.remise-des-archives-d-Ugine-CGT-023.jpg Il laissa bientôt la parole à Pierre Massot qui fit un historique de la vie de l’usine sidérurgique de l’Ardoise. Rappelant la mémoire d’Auguste Giraud et de Marcel Gravier deux militants fondateurs avec lui du syndicat CGT à l’usine, Pierrot évoqua les premières années de cette unité de production sidérurgique à la fin des années 50 et au début des années 60. Les 24 jours de la grève de 1968 fut l’occasion de se rappeler de Maurice Bonnefoi et de son implication dans le mouvement ouvrier syndical (CGT) et politique (PCF). Pierre Massot expliqua ensuite le déclin des années 80. remise-des-archives-d-Ugine-CGT-025.jpg

Il céda ensuite la parole à Freddy Bauducco le secrétaire départemental de la CGT. Ce dernier expliqua que la démarche de la remise des archives permettra de les rendre accessibles aux chercheurs et aux historiens. Il profita de son discours pour faire le lien avec l’actualité et notamment la casse de l’industrie française (l'automobile mais aussi la sidérurgie encore et toujours). Invitant les personnes présentes à se mobiliser pour la journée européenne de lutte le 9 octobre prochain et renouvelant les critiques contre le Traité Budgétaire Européen. Se voulant optimiste sur le devenir du site industriel de l’Ardoise il évoqua des perspectives sur le port sur le Rhône. Freddy Bauducco, comme les autres intervenants rendit un hommage appuyé à Maurice Bonnefoi. remise-des-archives-d-Ugine-CGT-027.jpg

Lui succéda au micro Bernard Deschamps, ancien député du Gard qui se rappela des luttes de l’Ardoise et du soutien qu’il apporta à ses salariés à l’Assemblée Nationale. Notre camarade, visiblement ému de revenir à l’Ardoise s’est associé à l’hommage unanime fait à Maurice Bonnefoi, rappelant quelques anecdotes les concernant tous les deux. Il rappela au passage sa conception de la fonction de député : « être la courroie de transmission des organisations syndicales et des salariés » pour se montrer en phase avec le peuple. remise-des-archives-d-Ugine-CGT-018.jpg

Enfin ce fut au tour de Jean Vanhautte Président de l’Institut d’Histoire Sociale de la CGT du Gard de conclure, ce dernier expliqua l’intérêt de cette remise des archives, l’utilité pour la mémoire collective. Il remercia aussi les concepteurs de l’exposition que chacun pouvait voir en ce samedi dans le local de l’UL CGT de l’Ardoise.

Un pot de l’amitié a clos cette manifestation avant que les participants à cette demi-journée se rendent sur le site d’Ugine visiter l’exposition de l’association Ard’inox « L’homme et l’acier » où Guy Piard, président de cette association a fait une visite instructive aux anciens de l’entreprise ou aux personnes curieuses de l’histoire de ce site industriel.

Le soleil était revenu à la fin de l’après-midi, la fierté des ouvriers, de leur travail, de leur savoir-faire, de leurs luttes avait été reconnue. Plus tard les archives diront leur histoire : elle est belle !

remise-des-archives-d-Ugine-CGT-011.jpgremise des archives d'Ugine CGT 024

remise des archives d'Ugine CGT 019Une remise des archives qui a permis aux anciens d'Ugine de se retrouver et d'évoquer quelques souvenirs. Ici Jojo Faniel et Pierrot Massot sous les yeux attendris de Freddy et de Gérard.

On aura remarqué la présence de nombreux communistes dans l'assistance dont Michel Tortey secrétaire de la section du Gard Rhodanien ainsi que celle de Charles Menard du Parti de Gauche gardois.

Repost0
28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 23:25

 Pour le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, la manifestation de dimanche n’est que la première étape de la lutte contre l’austérité.

Il est à noter une nouvelle fois la collusion entre les médias qui étouffent le débat  en bons "nouveaux chiens de garde" de la pensée unique. L'Humanité est seul quotidien à mener campagne pour un débat sur les enjeux de ce nouveau traité, suivi d'un référendum et qui a publié un quatre pages  "tiré à part" disponible auprès des militants communistes.

Pourquoi nous voulons un référendum et les clés pour comprendre ce traité

Ci après l'interview de Pierre Laurent qui déclare en préambule, dans l'Humanité, : " Nous sommes la chance de l'Europe"

Alors que le camp 
des partisans du non 
au traité européen s’élargit et à quelques jours de 
la discussion au Parlement, quels sont les enjeux de la manifestation de dimanche ?

Pierre Laurent. Elle couronnera un premier succès de la campagne engagée dès cet été contre la ratification du traité européen : 
briser le mur du silence. Nous sommes en train d’imposer le débat public dont on voulait priver les Français. Cette mobilisation montrera aussi que des forces de plus en plus larges s’opposent à cette ratification : 65 organisations appellent maintenant à manifester, sans compter que le front du non va bien au-delà. Que des forces sociales et politiques, qui se reconnaissent dans les valeurs de la gauche, prennent cette initiative au nom d’une Europe solidaire est très important. Notre combat est celui d’une rupture avec l’austérité pour une sortie de crise solidaire.

 

Le gouvernement a multiplié les rappels 
à l’ordre, arguant qu’il s’agissait de donner de la force à François Hollande pour réorienter l’Europe. Qu’en pensez-vous ?

Pierre Laurent. Ce sont ceux qui vont manifester, ceux à gauche qui refuseront de ratifier le traité au Parlement, qui donnent la meilleure chance à une réorientation de l’Europe, pas l’inverse. Car l’adoption du traité donnerait de la force au chantage des marchés financiers pour obtenir des normes drastiques de réduction des dépenses publiques. Or tout appel à se dégager d’urgence de ces logiques d’austérité : les chiffres du chômage sont catastrophiques, les plans de licenciement se multiplient, la crise se développe, singulièrement dans les pays qui ont engagé l’austérité la plus brutale. Il faut donc, au contraire, des politiques mobilisant l’investissement public sur de nouveaux critères pour sortir de la crise.

 

Le vote à l’Assemblée aura lieu dès 
le 9 octobre et au Sénat dans la foulée. 
Le débat parlementaire sera-t-il néanmoins l’occasion d’avancées ?

Pierre Laurent. Ce débat, grâce à la manifestation, se déroulera en pleine lumière et donnera à voir l’absence de consensus à gauche autour de ce traité et la forte exigence de rupture avec ses logiques. Nous devions être seuls à voter contre mais aujourd’hui, après la décision des écologistes et de certains députés socialistes – malgré les rappels à l’ordre du gouvernement –, le front contre ce traité d’austérité s’élargit au Parlement comme dans le pays. C’est une bataille en plein développement. Le 30 septembre est une étape décisive mais n’est qu’une étape. Au Parlement, elle se poursuivra avec la loi organique et le budget 2013.

 

Le traité sera vraisemblablement ratifié, 
cela signera-t-il la fin de la mobilisation unitaire engagée ?

Pierre Laurent. Non, nous engageons une bataille dans la durée. Nous amplifierons, en même temps et à la suite du débat parlementaire, la bataille pour un référendum. Car l’exigence démocratique de consultation des Français s’est renforcée considérablement au fil de la publicité donnée à ce débat. De plus, nous construisons un front uni, large, durable contre les logiques d’austérité et pour des politiques de relance alternatives. La contrainte de ramener dès 2013 les déficits à 3 % du PIB, par exemple, est de plus en plus contestée, y compris dans des cercles proches du gouvernement ou européens. De même, les élus locaux sont en train de comprendre que les normes qu’imposerait le traité pèseraient négativement contre l’investissement public de leur collectivité. Nous sommes à l’aube de la constitution de ces fronts contre l’austérité qui se déploieront dans les semaines et les mois à venir.

 


 

  medias.jpg

 

Repost0
24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 22:37

PORTRAIT 7 

    

L

orsque l’on revient de la fête de l’Huma, on a en tête beaucoup de moments magnifiques, de nombreux échanges et débats, et surtout, l’énergie que nous ont insufflée les 650 mille participants, avec la sensation d’une réelle mobilisation pour que le changement ne reste pas qu’un mot.

J’ai senti une ambiance générale de combativité et de contestation de l’austérité. Les échanges et les débats auxquels j’ai pu participer, le discours de Bernard Thibault à l’ouverture du forum social, celui de Pierre Laurent à 2 ou 3 reprises, celui à deux voix, avec Jean-Luc Mélenchon sur le stand du Front de Gauche m’ont confirmés cette impression : les forces du changement étaient sur la fête très nombreuses. Il faut maintenant agir pour faire sauter les verrous du changement et pour cela, rendre illégitimes les politiques  d’austérité. C’est un grand défi mais nous ne sommes pas seuls à vouloir le relever. Il y a dans notre pays et dans notre département aussi, de nombreuses forces qui veulent le relever, soyons donc à l’offensive car la droite et le patronat en France et en Europe sont extrêmement mobilisés et mènent une grande bataille idéologique.

 

La question qui nous est posée est bien « va t’il y avoir une bataille populaire dans ce pays pour exiger le changement, est-ce que l’on va réussir à enclencher la dynamique pour cela ? ». Nous devons donc mener la bataille à partir des urgences sociales qui se posent, contribuer à favoriser des rapports de force pour porter une autre politique : notre ligne, notre positionnement, ce qui nous guide, c’est l’intérêt populaire et nous savons qu’il ne se trouve pas du coté de l’austérité et des règles figées que le Traité va imposer. Nous devons à la fois continuer à mettre la pression pour obtenir un débat et un référendum, proposer avec notre groupe les lois qui peuvent être votées par une majorité de gauche pour commencer à changer réellement les choses, notamment pour le monde du travail qui en a tant besoin, être parti prenante des luttes dans la proximité, donner des objectifs qui permettent de gagner le changement. Le 30 septembre sera un moment très important pour cela, il faut réussir une grosse mobilisation et passer dès demain la vitesse supérieure sur les initiatives autour du Traité et de l’austérité qu’il engendre. Je sais bien qu’en France, on réduit souvent les partis aux périodes électorales avec une activité de représentation dans la démocratie, je crois au contraire que c’est le moment de redonner à la politique toute sa force et son intérêt.

 

Les mois qui arrivent seront des mois où nous devrons mêler en permanence positionnements combatifs et forces de propositions politiques pour le changement. La période où nous devrons préparer notre congrès qui aura lieu en février 2013, sera donc inédite comme le dit Pierre Laurent dans sont dernier livre « Prenez le pouvoir ! » que je vous invite à lire, « C’est un parti communiste du 21ème siècle qui est en plein chantier et qui se retrouve à nouveau en phase avec le moment historique qui est en train de se construire. »

 

Notre congrès se tiendra donc dans un moment de crise intense du capitalisme mondialisé, nous aurons à produire un texte, une résolution politique qui soit une mise en perspective d’une ambition de société dans la période qui s’ouvre. Il s’agit d’aller de l’avant, de bousculer l’ordre établit, de donner à voir très largement ce que nous sommes aujourd’hui et  ce qui nous portons pour donner des clés pour l’avenir.

 

La place de notre parti dans la dynamique de rassemblement du Front de Gauche est aujourd’hui reconnue, cette dynamique a besoin, pour s’élargir et se développer, d’un PCF qui à la fois se renforce et mène à bien son travail de rénovation dans lequel il est engagé, c’est aussi l’enjeu de notre congrès. Une étude a démontré par rapport au Front de Gauche et à notre choix stratégique, que ce rassemblement n’est pas un frein à notre développement ; sur la question « Le Front de Gauche est-il une chance ou une menace pour le PCF de se développer ? », ils sont 78% à penser qu’il est une chance (en progression par rapport à 2011) ; sur « L’impact du Front de Gauche sur l’image du PCF », ils sont 75% à avoir une meilleur image du PCF (là aussi en progression).  Les adhésions que nous faisons dans notre département confirment les résultats de cette étude.

 

Alors, chers camarades, soyons à l’offensive pour construire le rapport de force nécessaire dans notre pays pour le changement contre l’austérité en France et en Europe, soyons très nombreux le 30 septembre à marcher pour obtenir le droit qui conditionne tous les autres, le droit de choisir son avenir mais aussi tout au long des semaines à venir pour construire  ce qu’André Chassaigne, le président de notre groupe au Parlement, appelle à un « Front commun anti austérité ».


 Nîmes le jeudi 20 septembre 2012

Martine GAYRAUD

Secrétaire départementale

 

Repost0
23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 16:54

Une semaine après la Fête de l'Humanité et une semaine avant la manifestation contre le Traité Budgétaire Européen les communistes du Gard Rhodanien ont célébré leur traditionnelle fête du Midi-Rouge à la salle multiculturelle de Bagnols sur Cèze.

Un apéritif convivial auquel ont participé Jean Christian Rey le maire de Bagnols et Patrice Prat le député maire de Laudun a permis d'engager le débat après le mot de bienvenue de Michel Tortey secrétaire de la section PCF du Gard Rhodanien. Le député de la circonscription Pont Saint Esprit-Alès Fabrice Verdier s'était excusé par courrier. Les élus socialistes durant cet apéritif ont été interpellés par les militants notamment par rapport à une politique réellement de gauche. La question du Traité Budgétaire Européen qui doit être soumis au référendum et ne peut être voté seulement par le Parlement, l'amnistie des syndicalistes injustement poursuivis, le sort des sans-papier. Plusieurs sujets "brûlants" ont été évoqués devant le député afin qu'il prenne ses responsabilités et encourage le gouvernement à aller beaucoup plus loin à gauche. fete-Midi-Rouge-2012-003.jpg

On aura noté outre la présence des élus socialistes déjà cités, la présence des élus communistes et apparentés du Conseil Municipal de Bagnols (Laurette Bastaroli, Laurent Castanier, Michèle Oromi, Pierrette Pasquini) ainsi que celle du maire communiste de Sauveterre Jacques Demanse et de l'adjoint aux affaires sociales de Pont Saint Esprit Jean-Marie Daver. On aura aussi remarqué la présence de Charles Ménard l'ancien candidat du Front de Gauche à la Législative sur la troisième circonscription du Gard. 

Ce fut ensuite un repas préparée par les militants pris dans une bonne ambiance.fete-Midi-Rouge-2012-017.jpg

Après le banquet républicain un débat politique s'est déroulé, à nouveau la question du Traité Européen est revenue "sur le tapis" mais aussi l'industrialisation, l'agriculture, les sans-papier et bien d'autres thèmes ont été abordés.

Outre la présence des partis politiques PCF et PG des associations "amies" étaient représentées et avaient un stand à la fête. Le MNLE 30 a bien sûr évoqué les questions environnementales, France-Cuba et Amitiés avec l'Amérique Latine ont sensibilisé, tout comme la CNL, RESF ou Femmes Solidaires.

La Librairie "Diderot" avait elle-aussi son banc de livres et a pu notamment populariser les ouvrages de Pierre Laurent, de Patrick le Hyaric ou de Jean-Luc Mélenchon.

Une journée en forme de rentrée (même s'ils ne sont pas vraiment arrêtés de militer pendant l'été) pour les communistes du Gard Rhodanien et leurs amis du Front de Gauche qui appelle des mobilisations. fete-Midi-Rouge-2012-022.jpg

Repost0
20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 05:55

Mieux que de longs discours, une petite vidéo à faire circuler sans modération pour combattre la pensée unique.

 

 

Pour consulter les épisodes précédents,

cliquez ici

Repost0
19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 21:05

650 000 personnes à la Fête de l'Huma et une nuée de jeunes pour entendre le discours de clôture. Un grand silence quand Barbara Hendricks chante "a cappella" devant cette énorme foule. Une émotion devant Fadwa Barghouti, femme du député palestinien Marwan Barghouti ou encore Salah Hamouri. Puis vient le discours de Patrick Le Hyaric : ça donne du baume au coeur et de l'énergie pour les luttes à venir.

Repost0
19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 12:45

 Contre le TSCG, signez et diffusez la pétition 

et manifestez le 30 septembre à Paris, Nation à 13h30 !  

Si vous souhaitez participer

inscrivez vous pour un départ collectif en train.

 

 


 

Publiée le 18 sept. 2012 par AttacTVFrance

Repost0
19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 00:59

Durant la fête Pierre Laurent a prononcé s'est adressé à la presse ainsi  qu'aux invités du monde syndical, associatif, politique ( vidéo  et texte intégral ci dessous) 

 

 

 

 

 

Madame, Monsieur,

Chers amis, chers camarades,

 

« Dans cette bataille qui s’engage, je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance. Sous nos yeux, en vingt ans, la finance a pris le contrôle de l’économie, de la société et même de nos vies. » François Hollande, 22 janvier 2012, Le Bourget.

Monsieur le président Hollande, écoutez le candidat François, révisez ses discours car c’est le mandat que vous ont confié les Françaises et les Français. Relisez-le vite, car si la bataille n'est pas tout de suite engagée le candidat François accusera bientôt le président Hollande.

Nous, en tout cas, on n'oublie rien. On a aimé l'année écoulée, la bataille menée. Et avec des millions de nos concitoyens, on s'est fait un serment place de la Bastille, plage du Prado, place du Capitole  : si nous battons Sarkozy, on ne lâchera rien.

Alors nous y sommes, on a battu Sarkozy et la bataille du changement commence.

 

Notre adversaire sans visage l'a bien compris. Il a déjà déclenché son tir de barrage, dégainé ses plans de licenciements, son chantage à l'exil fiscal, son matraquage idéologique sur le coût du travail, et ses commandements patronaux : « La ratification du traité budgétaire européen ne devrait même pas être un débat, ordonne Laurence Parisot, il faut le signer des deux mains. »

Eh bien madame Parisot, il n'y a qu'un problème : c'est vous qui avez perdu les élections, et nous qui les avons gagnées. Et si vous avez déclaré la guerre au changement, soyez certaine que nous et les Français qui voulons ce changement ne sommes pas décidés à nous laisser voler la victoire.

Jamais l’Europe, jamais la France, jamais notre peuple, jamais le monde n’ont affronté une crise aussi grave, aussi dure, aussi dangereuse. Et nous avons les solutions pour en sortir.

Nous ne sommes pas des opposants. Les querelles politiciennes, les tractations, les bisbilles, tout cela n’est que détail car, après dix ans de droite, l’heure vient de sonner des responsabilités, de la France, de l’avenir de notre continent et de notre union.

 

Nous ne sommes pas des opposants. Nous ne nous opposons pas à un gouvernement, nous combattons une politique, l’austérité, qui enfonce l'Europe dans la récession. Nous récusons un diagnostic erroné qui confond la crise de la dette avec le vrai mal, la crise du cancer financier qui ronge le travail. Nous refusons de nous plier à la confiscation de la souveraineté populaire par une classe financière qui possède tout, les banques, les marchés financiers, les multinationales, et qui a déclaré la guerre aux démocraties et aux peuples.

Nous ne sommes pas des opposants. Nous sommes, comme les Français, prêts à l’effort et au travail. Et après tout, s’il s’agissait de se serrer la ceinture pendant deux ans pour que le pays aille mieux, nous serions prêts à en discuter.

Mais le choc budgétaire décrété par le président de la République n'est pas, ne sera pas, le choc salutaire espéré par les Français. L'austérité appelle l'austérité, c'est la règle implacable des marchés. N'avons-nous donc rien appris des souffrances des peuples grecs, portugais, espagnols, allemands... ?

Je sais bien qu'il est à la mode de pleurnicher sur ces pôvres riches obligés de se délocaliser, sur ce pôvre Bernard Arnaud et ses quarante milliards d'euros de fortune estimés. On ne nous tirera pas une larme.

A l'heure où la fraude fiscale représente plus que le budget de l'éducation nationale, je propose un principe simple : la case prison pour les délinquants fiscaux, la case salaires pour les travailleurs ! On arrête le Monopoly et on restaure l'Etat de droit.

Et qu'on ne vienne pas nous parler de flexibilité. Ou alors qu'on ose en parler aux dizaines de milliers de salariés menacés en ce moment de licenciements dans le pays, aux PSA, aux Fralib, aux Petroplus, aux Sanofi, aux Sodimedical, à à toutes celles et à tous ceux-là qui sont sacrifiés sur l'autel de la rentabilité et du profit financier. La flexibilité réclamée par le patronat, c'est le cache-sexe de la loi de l'argent contre le travail.

Qu'on ose en parler aux 900 000 salariés victimes de la dernière invention flexible du pouvoir Sarkozy : la rupture conventionnelle !

Le changement, ce sont les salariés qui l'ont voulu. C'est pour eux que la vie doit changer.

Nous serons nombreux à rejoindre dans quelques instants les salariés venus de toute la France pour manifester dans la Fête. Oui c'est pour eux, d'abord, que le changement doit commencer ! doit commencer tout de suite !

***

Nous ne sommes pas des opposants, nous sommes des bâtisseurs.

Notre problème principal n’est pas de soutenir ou de nous opposer au gouvernement de la France. Notre problème est de soutenir l’effort nécessaire pour rompre, pour changer, pour que l’esprit de défaite face aux marchés cède le pas à l’esprit de conquête d’un nouveau modèle social, économique, écologique, financier.

Ainsi, je m’adresse à chacune et à chacun d’entre vous, à moi-même, à mon parti, le Parti communiste français, au Front de gauche, à toutes les formations, à toutes les forces de la gauche avec, à l’esprit, la responsabilité à laquelle appelle la situation.

La France, l’Europe ont besoin que se lèvent à la fois un front populaire de refus de l’austérité et un mouvement de renaissance pour une nouvelle démocratie économique et sociale.

Nous sommes comme dans un moyen-âge où celles et ceux qui le peuvent ont la responsabilité de joindre leurs efforts pour une renaissance de l’esprit démocratique contre les féodalités mondiales que les forces de l’argent ont construites.

Si nous n'y prenons garde, l'argent-roi creusera à nouveau les tunnels par lesquels les nouveaux barbares, et je pense l’héritière de celui qui tortura en Algérie, tentent de se frayer patiemment un chemin.

Ceux-là sont prêts à jeter les peuples les uns contre les autres. A la catastrophe annoncée de l'austérité, ils proposent d'en ajouter une autre  : la dissolution de la zone euro, autrement dit, la guerre des égoïsmes. Nous, avec les Grecs, les Espagnols, les Roumains, les Allemands, les Italiens, nous croyons à l'Europe, à l'Europe des peuples solidaires. On ne citera jamais assez Jean Jaurès  :

«  Un peu d'internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup d'internationalisme y ramène  ; un peu de patriotisme éloigne de l'international, beaucoup y ramène.  »

 

***

 

Combattre l’argent, c’est aujourd’hui défendre la démocratie. C’est donc avec la conviction que la France doit engager le combat que je me présente à vous. Et ce combat commence par un simple mot : NON.

Non, nous n’acceptons pas que la Banque centrale européenne soit dépendante des marchés et indépendante des peuples.

Non, nous n’acceptons pas que le choc de compétitivité, c’est-à-dire l’abaissement social du travail soit la politique de l’Europe et de la France.

Non, nous n’acceptons pas qu’un traité européen impose aux peuples une politique de fracture sociale.

Non, nous n’acceptons pas que soit décidé de l’avenir des peuples sans les peuples. Et qu'on ne nous refasse pas le coup du « laissons passer ce traité et nous réorienterons l'Europe demain », c'est un mensonge, un marché de dupes. Mario Draghi, président de la BCE, pour lequel « la crise constitue une formidable opportunité », a annoncé la couleur, pour lui le modèle social européen est mort et le traité budgétaire est la première étape d'une stratégie qui en compte trois et qui vont s'enchaîner dans la foulée de la ratification. Je cite monsieur Draghi : «  l'union financière, budgétaire et politique qui conduira à la création de nouvelles entités supranationales est inévitable. »

Eh bien, nous appelons la France a refusé la ratification du traité Sarkozy-Merkel. Nous appelons les parlementaires, nous appelons le président de la République qui s'était engagé à le renégocier, à respecter le mandat qu’ils ont reçu du peuple et nous demandons l’organisation d’un référendum sur le traité européen de stabilité.

Nous appelons toute les forces de progrès, tous nos concitoyennes et concitoyens à se joindre à la grande manifestation unitaire pour l'Europe solidaire et contre le traité d’austérité qui se tiendra le 30 septembre prochain à Paris.

Et permettez-moi d’ajouter que, pour la gauche, voter pour ce traité, ce serait comme une dinde qui voterait pour Noël  !

 

***

A l’instant, j’ai employé un mot, celui de renaissance. Je crois à cette idée. C’est une période de renaissance intellectuelle, sociale, politique qui doit s’ouvrir.


Nous avons besoin de toutes et de tous. Et il n’y a à mes yeux aucune condition, aucun ralliement nécessaire, aucune allégeance à qui que se soit, pour débuter ce travail commun.

Le Front de gauche n’est pas une boutique, c’est un mouvement.

Le Front de gauche n’est pas achevé. Sa mission n’est pas de rassembler autour de lui, quoique évidemment le faire n’est pas si mal, la mission première du Front de gauche, c’est d’être l’un des outils par lequel forger un mouvement du peuple, une agrégation des luttes sociales, de la politique et de l’effort intellectuel.


Nous cherchons à nouveau au-delà de nous-mêmes les voies pour que le Front de gauche se transforme en Front du peuple, le pays et l’Europe ont besoin d’un Front populaire du XXIe siècle.

 

***

J’aimerais enfin souligner un point d’importance décisive.

Oui, nous partageons pleinement l’ambition affichée par l’intitulé du ministère d’Arnaud Montebourg.

Oui, le pays a besoin d’un redressement productif, ou, mieux, d’une renaissance productive. Car il ne s’agit pas de produire comme avant. Il s’agit d’avoir pour le pays une ambition et une vision de long terme. Nous sommes à l’heure des bouleversements et des bifurcations : la révolution informationnelle n’en finit pas d’ouvrir un monde nouveau. Une nouvelle révolution industrielle se cherche.

Notre responsabilité est d'engager la mutation de notre production industrielle et agricole, de nos relations commerciales en ayant trois objectifs en ligne de mire 1) l'élimination des gâchis sociaux et écologiques 2) la souveraineté alimentaire et industrielle des grandes régions du monde 3) la transition vers une croissance sociale et éducative de haut-niveau, un commerce de partage, d'échanges et non plus de compétition, de dominations et de concurrence.

Ainsi, lorsque certains moquent avec légèreté l'objectif de relocalisation, ils ont un monde de retard. Qui peut penser, à l'heure de la fracture écologique, que la dépendance massive de l'Europe aux protéines végétales sud-américaine est un bien pour la société mondiale ? Qui peut sérieusement penser que le transport de mégatonnes de produits chimiques de la Chine vers l'Europe est moderne ? Pensons-nous sérieusement une seule seconde que les Chinois, les Indiens, les Vietnamiens vont continuer à faire cadeau à l'Europe d'une main-d'oeuvre bon marché alors que chaque année ces pays produisent des cargaisons d'ingénieurs et de technologies nouvelles ?

 

Le colonialisme économique basé sur la domination de l'Occident est derrière nous. Ainsi, nous ne profiterons plus de main d'oeuvre et d'énergie à bas coût. La transition a débuté depuis des années et la seule question qui se pose est : est-ce que les peuples subiront cette transition dans le chaos social ou au contraire dans la justice et le développement ?

En d'autres termes, laisserons-nous la mondialisation se retourner contre les peuples ou bien la placerons-nous au service des peuples ?

 

Il est de bon ton dans certains milieux de parler de la Chine du bout des lèvres. J'aimerai bien quant à moi que nous soyons capable à l'instar d'autres régions du monde de penser l'avenir industriel et agricole avec vingt ans d'avance.

Le président de la République vient d'annoncer l'objectif de rénovation thermique d'un million de logement par an. J'applaudis des deux mains. Mais où est la filière industrielle? Aujourd'hui quand on installe en France une chaudière à bois, il n'y a pas une seule entreprise française qui sache produire un aspirateur à cendre automatique.

 

Il y a un problème d'anticipation à l'échelle d'un siècle : nous sommes à l'étape d'une reconstruction de nos modes de production. Et donc il faut que la puissance publique, que l'Etat, que l'Union européenne prennent en main les acteurs essentiels : les banques, la Banque centrale européenne, les acteurs industriels et agricoles majeurs, le système public de formation.

 

Et passez-moi l'expression, mais ce n'est pas avec la bande qui est à la tête des banques qu'on va s'en sortir. L'économie est une chose trop sérieuse pour être laissé aux banquiers. On nous accuse parfois de vouloir mener une politique inflationniste par la mobilisation du crédit de la Banque centrale européenne. C'est une critique passéiste : nous proposons l'ouverture d'un crédit de transition industrielle, c'est-à-dire sélectif. Un milliard d'Euros dans la rénovation thermique des bâtiments se rentabilise en dix ans. C'est-à-dire rien à l'échelle des investissements industriels.

 

Et j'ajoute qu'on ne nous fera pas prendre de petites décisions prises par le petit bout de la lorgnette politicienne qu'on ouvrira le réel avenir d'une ambition écologique et industrielle. Fermer Fessenheim et laisser fermer les usines comme PSA par dizaines, eh bien comme signe de changement social et écologique, il y a mieux !

 

En un mot, le pays a besoin de politique, c’est-à-dire d’un cap, un cap fixé selon des objectifs humains de civilisation. Ce cap, il nous faut le construire tous ensemble, salariés, syndicalistes, intellectuels, politiques et ce cap d’intérêt national, il faut qu’il l’emporte.

Certains à gauche se bouchent le nez quand ils entendent parler d'industrie.

J'aimerais leur rappeler que leur Ipad, leur scooter électrique et que les serveurs qui accueillent Facebook, ne naissent pas dans les choux !

Un pays sans usine est un pays mort. Un pays sans ouvrier, sans ingénieur, sans scientifique est un pays mort.

Alors oui, la classe ouvrière de ce pays et de l'Europe doit relever la tête. Il faut ouvrir des usines, construire des transports en commun, isoler les bâtiments car on ne fera pas avaler qu'il est plus écologique de produire à 10 000 kilomètres ce dont nous avons besoin ici.

 

***

 

Chers amis, vous êtes nombreuses et nombreux. Je reconnais beaucoup de visages qui me sont chers, avec qui notre dialogue se poursuit depuis des années. Il y a des amis ici. Des femmes et des hommes que je respecte profondément.

Il y a des infatigables, des créatifs, celles et ceux qui ont affronté les tempêtes, certains, n'est-ce-pas cher Bernard Thibault, qui ont tant donné, qui donne tellement à leur idéal. Soyez remercié de votre présence, elle nous touche, elle me touche.

Et parmi ces visages, parmi tous mes amis du Front de gauche, il en est un que je veux saluer particulièrement aujourd'hui, c'est Jean-Luc Mélenchon. Nous formons une équipe soudée, nous n'avons pas connu que des chemins de roses et d'encens, nous avons ensemble vibré dans les victoires, encaissé des coups, ensemble. Un chose est sûre : il n'y a pas d'aventures politiques, sans aventures humaines. Et c'est aussi cela le Front de gauche. Alors oui, Jean-Luc, nous sommes fiers de ce que nous avons commencé à accomplir ensemble. On ne lâche rien !

 

Et je veux faire une remarque amicale à mes amis journalistes.

Certains m'ont tenu la jambe avec les problèmes de leadership. Je vais vous faire une confidence : ça m'intéresse autant que les problèmes de phlébite de la Reine d'Angleterre.

Et pour une raison de fond : j'ai toujours été un communiste un peu anar sur les bords. Je crois à la coopération, je crois à la polyphonie, je crois à l'indépendance et à l'unité. Ça cloche parfois, ça discutaille, et alors ? Vous voulez l'alignement derrière un chef ?

L'avenir, c'est une société du partage, de la révolution citoyenne, de la fin de l'organisation présidentialiste de la société. Et vous savez, je pense que le Front de gauche doit devenir une coopérative bouillonnante.

Alors, mes amis journalistes, ça défrise les modèles ? On a du mal à s'arracher à un lecture virile et patriarcale de la politique ? C'est normal, pas d'angoisse, c'est juste que le monde change.

 

***

 

Je veux dire enfin un mot de l'avenir du Parti communiste français et de notre prochain congrès.

 

Le récit qui s'est imposé ces trente dernière années est à la fois simple et juste : le communisme et le PCF sont entrés en crise avec l'échec de l'expérience soviétique et le capitalisme s'est présenté comme la seule voie crédible.

Tout cela était apparu juste. Jusqu'à maintenant. Car l'histoire s'est renversée : c'est le capitalisme qui est en crise, plus nous.

 

Et vous devez comprendre, je le dis en particulier aux commentateurs de la vie politique, que nous sommes désormais entrés dans une nouvelle histoire, un nouveau récit.

Nous regardons l'avenir, nous regardons nos responsabilités, nous développons notre action internationale, une nouvelle génération de jeunes intellectuels, de syndicalistes, de travailleurs nous a rejoints !

Je ne dis pas cela pour pousser un cocorico qui n'aurait aucun intérêt. Je dis cela car j'ai la conviction que notre pays, et notre parti, vont vivre une période de renaissance intellectuelle et politique.

 

Les enfants de la crise, les enfants du début des années 1980 et 1990 arrivent à maturité politique avec une donnée fondamentalement différente de la génération précédente : le monde dans lequel ils sont nés est un monde de dangers, de guerre, de crash écologique, d'abaissement de la valeur de la personne humaine à la valeur comptable et, dans le même mouvement, c'est un monde où les possibilités de partage des savoirs, des informations, de coopération à des milliers de mains sont nées.

C'est dans ce monde que nos enfants ont grandi : le monde des gâchis et le monde des partages.

 

Les racines de l'idée de mise en commun, d'un communisme de nouvelle génération sont là. Et c'est pour cela qu'une page est tournée, qu'une histoire nouvelle s'écrit.

C'est pour ces raisons simples qu'un mouvement de renaissance, pour le communisme, pour le PCF et, bien au-delà, est en train de chercher les voies de son accouchement. Et à nos yeux, il n'y a aucun préalable pour se mettre autour d'une table et pour travailler car il faut travailler, sortir des cases dans lesquels nous sommes tous plus ou moins enfermés, et travailler, travailler, travailler ensemble, sans cesse.

 

Alors s'agissant du Parti communiste français, dont nous venons ce jeudi de convoquer le congrès du 7 au 10 février prochain, je vous le dis comme je pense, devant l'importance historique des enjeux : ne vous attendez pas à un congrès plan-plan. N'attendez pas de nous que nous prenions des mines grises et des airs déconfits parce que ça va être rock n'roll.

Ce sera le congrès de la France et de la coopération mondiale, cela sera le congrès des ouvriers et de l'écologie, cela sera à la fois le congrès de la jeunesse et celui qui mariera Rousseau et Marx, cela sera le congrès des entreprises en lutte et d'une nouvelle économie politique. Cela sera le congrès du développement du Front et de gauche et d'une nouvelle ère pour le Parti communiste français.

 

Alors le message est clair : accrochez-vous aux rideaux, ca va secouer. Le Parti communiste est de retour pour être utile au peuple, à la France, à notre Union, à l'Europe. On ne lâche rien !

 

Vive le Front de gauche !

Vive le Parti communiste français !

Vive la République !

Vive la France !

 

Et vive l'Humanité !

Repost0
17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 07:45
Certains camarades du Gard Rhodanien sont allés ce week-end à la Fête de l'Huma, d'autres ou le mêmes se retrouveront à Bagnols sur Cèze dimanche prochain pour la Fête du Midi-Rouge puis le week-end d'après manifesteront contre le Traité Budgétaire Européen. Pour ceux qui n'ont pu aller à la Fête de l'Huma de ce week-end ou ceux qui entendent la ritournelle médiatique qui dit que les gens ne viennent que pour les concerts, voir ce petit film qui traverse une partie de la fête en déambulant. Les premières estimanations chiffrées disent qu'il y a eu 650 0000 sepctateurs dans tout le week-end. On verra le public hétérogène, les différents stands. Une simple lecture des banderoles est une succession d'invitation au militantisme. A regarder pour être dans l'ambiance et se préparer à exiger une autre société.
Repost0

Présentation

  • : BLOG SECTION GARD RHODANIEN du PCF
  • BLOG  SECTION GARD RHODANIEN du PCF
  • : Les activités et les réflexions des militants communistes et des élu(e)s du P.C.F section du Gard Rhodanien.
  • Contact

Recherche