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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 14:50

Michel Etievient biographe d'Ambroise Croizat se bat depuis des années pour faire reconnaître les réalisations et l'apport important pour notre société que l'on doit à Ambroise Croizat. Il vient de nous faire parvenir le message ci-dessous.

Après une longue bataille, la direction du dictionnaire qui nous l'avait promis vient de faire entrer Ambroise là où il devait être depuis longtemps pour son action, son oeœuvre, sa grande modernité. Un grand merci à François Ruffin (à qui j’'avais publiquement dit mon étonnement et ma révolte de ne pas voir Ambroise dans le dico lors d'une émission de France Inter sur Croizat) et du journal Fakir qui nous ont fortement aidés en portant le projet ainsi qu’'à tous les copains qui ont soutenu l'’idée. (De même qu’à l’'émission de Daniel Mermet de France Inter : « Là-bas si j’y suis » qui a diffusé deux émissions entières sur A. Croizat à partir de mon interview). Je ne résiste pas à l'’envie de vous citer intégralement la mention sur Ambroise qui figure dans le Robert. L'’essentiel de ce que j’'avais écrit y est :

CROIZAT (Ambroise) : Homme politique français (Notre Dame de Briançon 1901-Suresnes-1951) Ouvrier métallurgiste, membre du Parti Communiste Français dès 1920. Député (1936-1940), emprisonné et déchu de ses droits en tant que communiste entre 1939 et 1944, il fut Ministre du travail et de la sécurité sociale de 1945 à 1947. Il participa à la création et à la mise en place de la Sécurité sociale et eut une influence considérable sur l'’établissement des comités d'’entreprises et des conventions collectives, sur le statut des délégués du personnel, le régime des prestations sociales et celui des retraites…

 Cerise sur le gâteau, la directrice des Editions, Laurence Laporte, nous a promis de faire entrer l’'an prochain… MARCEL PAUL !!!!

 Merci de faire passer à tous la belle nouvelle !

                          Belles amitiés                        Michel ETIEVENT

Fakir-Ambroise-Croizat.JPG

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 08:42

l est 18 h en ce 27 juillet quand s’ouvre le Conseil Communautaire de RCL. En plein été pendant qu’une partie des Bagnolais a fui les dubs des sound systems du Festival Reggae et que l’autre se régale à observer la ville métissée ; faire une réunion politique semble une incongruité. La place de la mairie de Bagnols à la même heure résonne aux accents d’un concert donnant des airs de cité balnéaire à la capitale du Gard Rhodanien. Pas d’inquiétude pour la réunion des élus, elle ne se tient pas en mairie, ils ne seront pas dérangés par des nuisances sonores. Comme pour le Conseil Municipal les élus délibèrent (faute de place ?) loin de la maison commune dans une salle de la maison de l’entreprise (sic) loin du regard de Marianne, du drapeau de la patrie et du portrait du Président de la République.

Nos élus savent-ils que selon une étude sérieuse dans les communes où l’on a déplacé récemment la mairie (ce qui n’est pas complètement le cas à Bagnols) le vote FN a augmenté de façon significative ? Est-il nécessaire de rappeler que le Gard est le seul département français à avoir placé Marine Le Pen en tête lors des dernières élections présidentielles ? Peut-être qu’une telle réalité aurait dû ramener nos élus à avoir d’autres pratiques et à se rapprocher des citoyens ? Visiblement ce n’est pas leur problème.conseil-communautaire-27-juillet-2012-004.jpg

C’est donc loin du public (d’ailleurs dans cette salle où s’entassent près de 50 Conseillers Communautaires où pourraient se placer les spectateurs ?) que les élus délibèrent en cette fin de juillet caniculaire.

Nos élus sont-ils d’ailleurs très concernés ou ne sont-ils pas eux aussi un peu en vacances ? De nombreux absents (représentés par leur suppléant ou pas), d’autres pendant le début de la réunion présidée par le doyen d’âge Roger Castillon maire de Pont Saint Esprit écoutent la boite vocale de leur portable, consultent leurs mails, envoient des SMS ou discutent avec leur voisin. On pensait que Sarkozy avait le monopole du jeu avec son portable pendant les moments solennels, visiblement ce n’est pas le cas.

Roger Castillon rappelle la procédure après la réception de la lettre de démission de Patrice Prat de sa présidence de la Communauté de Communes. On est là pour élire un nouveau Président ; ce n’est pas rien quand même. Selon la procédure le plus jeune élu doit assister le doyen. Un nouveau signe de l’atmosphère d’improvisation (ou de légèreté) qui règne, l’élu désigné comme le benjamin est … absent. A la hâte on recherche quel est le benjamin de l’auditoire : Jérome Pace élu de Sabran se désigne. Né en 1970 il le dispute à Jean-Christian Rey (soi-même) venu au monde au même millésime ! Mais à RCL on n’est pas très formel, c’est finalement Gérard Privat un élu de Laudun que Patrice Prat (démissionnaire) désigne d’office à moins que finalement sur le procès-verbal on ait fait figurer le non de Jérome Pace !

Il convient donc maintenant de désigner le futur président de RCL. On fait appel à candidature. Elément imprévu au protocole, le communiste Jean-Marie Daver crée la surprise. Dans une très brève justification de sa candidature (qu’on allait presque passer à la trappe) il explique que c’est une nécessité démocratique que la diversité politique soit représentée au sein de cette intercommunalité. Rappelant (car tout semblait fait en amont) que sa candidature ne devait pas être considérée comme un crime de lèse-majesté.

Jean-Christian Rey candidat plus prévisible sera plus long. Dans un propos dithyrambique sur le fonctionnement de la Communauté de Communes il insistera justement sur le caractère « non partisan » de sa candidature et de la recherche perpétuelle du consensus au-delà de l’esprit partisan. Bref, à RCL on ne fait pas de politique. C’est en tout cas le sens des propos de Jean-Christian Rey qui s’associe au bilan du travail de toutes les vice-présidences et des commissions. Nous tairons le bilan de sa propre commission notamment sur les « grands travaux » et les dossiers très peu avancés du TER, du musée, des Zones d’activités et de la fameuse Rhodanienne. En illustration du problème du pont de la Cèze un élu spiripontain a manqué le début de la réunion coincé dans les bouchons imputés bien entendu au Reggae !

Sans surprise Jean-Christian Rey est élu, Jean-Marie Daver ayant pris de court jusqu’à ses propres soutiens ! (Rey : 42 voix, Daver 1, Blanc 1)

Il était temps de passer au point n° 2 à savoir l’élection des vice-présidents. On aurait pu penser que Laurent Castanier l’élu communiste bagnolais retrouve une vice-présidence perdue lors de la seconde élection de la liste de gauche conduite par Jean Christian Rey. Pour mémoire Jean-Yves Chapelet ayant assuré l’intérim, il fut récompensé d’une vice-présidence. Depuis, Laurent Castanier siège sur un "strapontin" au bureau de RCL, au titre d’une délégation ingrate mais importante de service public, lourde budgétairement et conséquente pour l'environnement « la gestion des déchets ménagers et assimilés » et ce donc… sans vice-Présidence. On pouvait raisonnablement penser que le fauteuil de Président de Jean-Christian Rey aurait pu permettre un retour à la situation antérieure. Làs, le PS (qui ne fait pas de politique comme Jean-Christian Rey venait de nous l’expliquer ...) a tendance à vouloir se montrer hégémonique. conseil communautaire 27 juillet 2012 006

La surprise ne vint donc pas d’une éviction d’un Jean-Marc Jorda (maire de Sabran) qui aurait payé son soutien à l’ancien député Jean-Marc Roubaud qui conserva sa vice-présidence mais d’un échange de place entre Rey et Prat. Rey devenant président, Prat occupe la vice-présidence qu’avait jusqu’alors Rey ! Le seul autre changement est un échange au niveau des élus de Saint Victor la Coste Robert Pizard-Deschamps maire remplace Frédéric Faure à la 8 e vice-présidence.

On sait que depuis son élection à l’Assemblée Nationale Patrice Prat est frappé par le cumul des mandats. Curieusement la Présidence d’une communauté des communes ne rentre pas dans le calcul du cumul. Toutefois Patrice Prat maire de Laudun l’Ardoise, Conseiller Général et donc depuis peu Député avait pris la sage décision de laisser la place de la Présidence de la Communauté de Communes et du Conseil Général. Pour son maintien dans l’organigramme de RCL Patrice Prat a justifié la difficulté de faire délibérer le Conseil Municipal de Laudun en plein été. Il assure les participants que ce sera une situation transitoire, qui de toute façon va être remise en question par la création de la Communauté d’Agglomération. On restera toutefois perplexe sur cette décision. Patrice Prat continue-t-il à tirer les ficelles de RCL ? Va-t-il s’impliquer dans sa commission qui a peu fonctionné sous l’ère Rey ? On peut clairement s’interroger…

Les partisans de la féminisation des fonctions dans la vie politique auront constaté que tous les vice-présidents sont comme le président de sexe masculin.

Chaque vice-présidence ayant son responsable il ne restait qu’à passer au point n° 4 de la réunion qui consistait à créer un emploi de collaborateur de cabinet au Président de RCL. Jean-Christian Rey qui présidait maintenant la réunion a voulu tordre le cou à la rumeur. Sans dire de façon explicite les choses, il semblerait que dans les derniers jours le landerneau bagnolais bruissait de la nouvelle d’une nomination de Jérome Talon déjà proche du maire de Bagnols. Démentant cet écho mensonger, Jean-Christian Rey a expliqué que c’était Jean-Pierre Cochet (déjà en poste) qui passait à mi-temps. C’est donc une économie pour RCL ! Jean-Pierre Cochet occupera le reste de son temps comme attaché parlementaire de… Patrice Prat. Une nouvelle occasion de créer de la confusion dans les esprits.

Il ne restait plus à Patrice Prat qu’à faire un discours de remerciement. Se félicitant du travail accompli par RCL et souhaitant que la future Agglomération trouve son équilibre notamment entre espace rural et urbain.

Un pot de l’amitié a clos cette réunion. Il fallait bien fêter l’élection du nouveau président. Certains étaient pressés de partir à la fête votive de Saint Michel d'Euzet et étaient contents que la réunion ait été courte.

Déjà sur les bords de la Cèze les premiers échos du festival auraient pu se faire entendre si nous n’avions pas été dans la zone d’activité de l’Euze si loin du cœur de la ville. Les élus sont contents, les citoyens sont tenus à l’écart. Le FN a malheureusement encore de beaux jours devant lui !

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 23:25

 Les estivales citoyennes du Front de gauche

Université Stendhal Grenoble 3 Saint Martin d’Hères

25 et 26 Août 2012

________________________________

 

Le Front de gauche continue.

Pour la première fois, ses composantes organisent un rendez-vous politique avant la rentrée sociale.

Ouvertes à toutes et tous, les « estivales citoyennes du front de gauche » souhaitent permettre un débat public débouchant sur des propositions alternatives à gauche, pour sortir de la crise.

Elles rassembleront divers acteurs de la vie politique, sociale et culturelle de notre pays.

 

Dans le prolongement des estivales de Grenoble, aura lieu l'université d'été du PCF à la station des Karéllis en Savoie du 30 août au 1er septembre 2012.

 

 

 

Deux meetings sur la situation en France et en Europe

 

Les ateliers de la transformation sociale le Samedi

 

La journée du Front de gauche le Dimanche

 

 

 

 

 

 

Deux Meetings

 

 

 

 

Samedi de 18h00 à 19h30

 

Meeting européen

 

Avec notamment:

 

·        Maité Mola, Vice-présidente du PGE, Izquierda unida (Espagne)

·         Paolo Ferrero, Secrétaire national de Rifondazione comunista (Italie)

·         Marisa Matias, Députée européenne, Bloco de Esquerda (Portugal)

·         Oscar Lafontaine ou un/une vice-président-e de Die Linke (Allemagne)   (a confirmer)

·         Pierre Laurent Président du Parti de la Gauche Européenne

 

 

 

 

 

Dimanche de 11 H à 13 H

 

Meeting public du Front de Gauche

sur la rentrée politique et sociale

 

 

Le meeting sera organisé autour de tables rondes avec animateurs permettant des prises de parole de l’ensemble des dirigeants des organisations politiques du Front de Gauche et de plusieurs personnalités membre du Conseil National du Front de Gauche

 

 

 

 

 

 

 

 

La journée du samedi 25 août

10h à 18h

« Les ateliers de la transformation sociale »

 

 

Cinq « Filières » 26 ateliers

 

Défendre, développer l’emploi

Refuser l’austérité

Refonder l’Europe

L’alternative démocratique

Affronter l’urgence écologique

 

34 ateliers « hors filières »

 

Durée des ateliers : 1h 45

 

 

Pour l’ensemble de ces ateliers, de nouvelles et de nouveaux intervenant-e-s sont susceptibles de remplacer certaines des personnes annoncées ou de s’ajouter à elle. De même de nouveaux ateliers seront ajoutés. Enfin tous les horaires ne sont pas arrêtés, ils sont liés aux accords des participants. Le programme des Estivales, publié sur le site du front de gauche www.placeaupeuple2012.fr sera régulièrement actualisé ce qui permettra de suivre ses évolutions

 

 

 

Cinq « Filières » 26 ateliers

 

 

1 - Défendre, développer l’emploi

 

 

10h 00           Comment défendre l’emploi ?

                        Avec Eric Corbeaux et trois salarié-e-s d’entreprises en difficulté :

                        Technicolor Thomson, Trois suisses et Stil Montataire

 

 

 

14h 00            Un pole public financier  pour mobiliser le crédit en faveur de l’emploi avec Jacques Rigaudiat, un représentant du collectif National “Pôle public bancaire” et/ou des “économistes atterrés”

 

14h 00            Sécurité sociale professionnelle : avec une responsable CGT Isère, Régis Régnault et Jean-Claude Mamet

 

16h 00           “Changer le travail, nouveaux droits pour les salariés”. Atelier ouvert par le documentaire de création de Marcel Trillat : “Rêver le travail” Avec Yann Cochin, Martine Billard et Bernard Vasseur

 

16h 00           Quelle politique de l’emploi? (RTT, Droits, Code du travail…) Avec Michel Husson, Jacques Rigaudiat et un ou une militant(e) syndicaliste de pôle emploi et/ou d’association de chômeurs.

 

 

 

 

2-  Refuser l’austérité

 

 

10h 00           Comment sortir du piège de la dette ? Avec Michel Husson, et Pascal Franchet

 

10h 00           Quelles mesures d’urgence face à la crise? Avec Guillaume Etievant, Stéphanie Treillet.

 

10h 00           Quelle alternative à l’austérité? Quelles politiques économiques de gauche? Avec Jacques Généreux, Pierre Khalfa, Jacques Rigaudiat 

 

14h 00           Austérité, précarité, les femmes premières touchées? Emplois, salaires, statuts, des inégalités aggravées?

                        Avec Marie-Pierre Thoubans, Ana Azaria (Femmes Egalité), Stéphanie Treillet et un ou des syndicalistes.

 

XXhXX           Comment financer la politique sociale du logement? Avec Romain Biessy, intervenants possibles : Michel Mouillart, Benoît Filippi, J.C. Driant, F. Lemaire (Collectif " Pour un Pôle public financier au service des Droits !), Dominique Dujols… 

 

 

 

 

 

3- Refonder l’Europe

 

 

14h 00            “Refonder l’Europe?” Avec Endréa della Vecchia (FGTB, joint Social Conference),  Bernard Cassen  et Francis Wurtz

 

16h 00           MES; TSCG, un carcan pour les peuples. Avec Francis Wurtz, et Raoul Marc Jennar

 

14h 00            “Le ver était-il dans le fruit?” Retour sur la construction européenne. Antoine Schwartz, Pierre Khalfa

 

14h 00           Monnaie, banques et rôle de la BCE. Avec Denis Durand et Michel                  Husson

 

 

14h 00            Crise européenne et changement du paysage politique à gauche. Avec Philippe Marlière et Elisabeth Gauthier

 

16h 00            “Crise politique et crise économique, une conjonction à haut risque”. Avec Cédric Durand et Laurent Maffeïs

 

 

 

 

4- L’alternative Démocratique

 

 

 

10 H 00          “Démocratie: un problème de jeunes ?”

Avec Joëlle Bordet, Odile Barral et Françoise Laroche 

 

10 H 00          “Démocratie: quelle(s) rupture(s) ?

Avec Samy Joshua, Francis Sitel, Patrice Cohen-Seat, Hélène Franco

 

14h 00           “Démocratie: démocratie politique? démocratie sociale?”. Laurent Garrouste, Roger Martelli, Evelyne Sire Marin, Pierre Zarka

 

 

16h 00           “Démocratie demandez l’impossible !”

Avec Michèle Riot-Sarcey et Michel Butel

 

 

 

 

 

 

5- Affronter l’urgence écologique

 

 

XXhXX           Gaz de Schiste et code minier

Avec des représentants de collectifs citoyens et d’associations, environnementales.

 

XXhXX           Pétrole et transition énergétique.

Avec N Feat, M. Auzuneau et des représantants d’associations environementales

 

 

XXhXX           “Ecosocialisme et buen vivir”.

Avec M. Lowy, D. Tanuro, A Bernier

 

 

XXhXX           Pour un syndicalisme vert. Avec Louis-Marie Barnier, Anne Debregeas et un(e) syndicaliste de la chimie.

 

10h 00            Régie publique de l’eau, quelles politiques régionales, départementales et locales? Avec Gabriel Amard, Jean-Luc Touly

 

XXhXX           La planification écologique appliquée au développement des métropoles. Avec Maurice Charrier, intervenants possibles : Guillaume Faburel, Ludovic Halbert, Eric Charmes, Pierre Mansat, Guy Burgel, Jean Pasquinet sur la relocalisation des activités, Christophe Guilluy et Christophe Noyé –les nouvelles fractures sociales

 

 

 

35 ateliers « hors filières »

 

 

Ecole Université recherche :

 

14h 00            « Quelle loi d’orientation pour construire l’école de l’égalité? » Avec Cécile Cuckierman, sénatrice, un-e représentant-e de la FSU , Bertrand Geay et Myriam Martin

16h 00            Enseignement supérieur et recherche. Avec Pierre Chantelot, Olivier Gebuhrer, Patrice Perdereau

 

 

 

 

 

Hopital Santé :

 

 

14h 00           “Hôpital, droit à la santé” Avec Bruno Percebois, animateur de la campagne « Notre santé en danger », et  Françoise Nay, membre de la coordination nationale de défense des hopitaux, débat animé par Louis Marie Barnier

16h 00         "Pour vous, comment doit se concrétiser le changement ?"     Débat avec des actrices et acteurs du mouvement social Santé.          Annie David, sénatrice, fera  les conclusions de ce débat.

 

 

Egalité des droits :

 

XXhXX           “Français et étrangers, pour l'égalité des droits et la citoyenneté”. Avec des représentants de la LDH (sur collectif votation citoyenne), de la FASTI…

14h 00           “Situations de handicap, perte d'autonomie, prendre enfin la mesure des enjeux, pour un droit universel.” Animé par MP Toubhans et V Assante, avec Jean-Pierre Ringler, Président de la coordination Handicap Autonomie et Jean Luc Gibelin…

XXhXX          Les droits des femmes à l’épreuve de la loi HPST. Maternité / IVG. Avec Maya Surdut, un responsable du collectif des Lilas/ANCIC

 

XXhXX           “La dictature du genre et du patriarcat : vite une loi contre le sexisme et les discriminations.” Animé par Delphine Beauvois avec des représentant-e-s des associations : HF, Femmes solidaires, La Barbe, Planning local…

 

XXhXX           Lutter pour régulariser et dépénaliser les séjours irréguliers, en faveur de l’égalité effective des droits (séjour, études, travail). Avec Raymond Chauveau de la confédération syndicale CGT, Luz Mora de Solidaires, Anna Azaria de Femmes Egalité, RESF, un-e représentant-e CIMADE ou Gisti, Emmanuel Terray de la LDH, animateurs Christian Pierrel et Danielle Simonnet

 

XXhXX           La France au regard du respect des droits de l'enfant : quels changements immédiats ? Organisé par Elisa Martin

 

 

 

 

 

Défense :

 

XXhXX           “Boucliers anti-missiles, déploiement vers l’Asie, il faut sortir de l’OTAN” Avec Niels Andersson et Christian Pierrel

 

XXhXX       La militarisation de la sécurité: un danger pour la démocratie.

                    Avec Edouard Sill

 

XXhXX          Réserve républicaine ou garde prétorienne ? Avec Djordje Kuzmanovic

 

XXhXX          Le soldat: un citoyen à part entière ou entièrement à part ? un enjeu pour la 6e République. Avec JC Schmidt

 

XXhXX           Etat des lieux de l'industrie de l'armement. Avec Y Le Pollotec

 

XXhXX           Retour sur le bourbier afghan. Avec Georges Lefeuvre

 

XXhXX           La nouvelle noblesse rentière et la menace de guerres régionales dans la crise. Avec Alain Joxe

 

XXhXX           Le redéploiement stratégique de l'empire en crise d'hégémonie. Avec Arnaud Le Gall

 

International :

 

XXhXX           L’épreuve du pouvoir en Amérique Latine et les formes d’intégration régionale avec janette Habel, Christophe Ventura et Obey Ament 

 

XXhXX           “Changer la politique de la France en Afrique”. Avec Sylvie Jan ( Front de Gauche Afrique), Marc Ona (“ça suffit comme ça”, collectif de l’opposition gabonaise), un militant de l’opposition sénégalaise, un syndicaliste AREVA et le Niger

 

XXhXX           Les nouvelles formes d’intégration régionale en Amérique Latine avec Janette  Habel Christophe ventura et Obey Ament

XXhXX          Les révolutions arabes ont-elles échoué ? Avec Denis Sieffert, Jean-Pierre Filiu, Jacques Fath 

 

XXhXX          France Algérie 50 ans après organisé par Alain Billon 

 

 

Citoyenneté :

XXhXX          Sondé ou citoyen ? Avec Alain Garrigou

 

XXhXX           Citoyenneté universelles: quelle application concrète? Avec Eduardo Meneses. Franck Pupunat et un représentant d’Emmaus International)

 

XXhXX          Désobéissance civique. Avec des représentant de Désobéissance, des Déboulonneurs, des faucheurs volontaires et  Hélène Franco.

 

XXhXX          Economie sociale et solidaire: La loi de préemption par les salariés pour une transformation en coopérative et la loi cadre de l'économie sociale et solidaire); la bataille des  associations citoyennes et d'éducation populaire; avec Sylvie Mayer et François Longérinas

 

XXhXX           “Démocratie locale et égalité des territoires : comment articuler implication citoyenne et intérêt général ?” Intervenants pressentis: Jean-Pierre Worms, Georges Gontcharoff…

 

Emancipation, transformation, enjeux de société :

 

14h 00           « Syndicalisme et politique » Avec Didier Le Reste, Eric Corbeaux, Marc Dolez. Animation Jean François Tealdi, journaliste

 

14h 00           « Pour sortir de la crise quelle ambition sociale et culturelle » Place des artistes de la création et de son partage dans notre société. Avec Jacques Pornon, directeur de Scène Nationale, syndicaliste, Jean Voirin, syndicaliste, secrétaire national, Nawel Bab-Hamed Maire Adjointe déléguée à la culture de la ville de Lyon

16h 00           “Face à la crise de la presse, comment assurer le pluralisme” Avec 

Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité, Denis Sieffert, directeur de la rédaction de politis, Cécile Cukierman, Sénatrice, Emmanuel Vire, secrétaire général du SNJ CGT débat animé par Jean François Tealdi, journaliste.

 

XXhXX          “Le sport, enjeu d’émancipation pour les femmes”. Avec Nina Charier, Annick Davisse, Colette Bocher.

XXhXX          "Le concept gramscien d'hégémonie. Une grille de lecture pour analyser le mouvement ouvrier aujourd'hui ?" avec Razmig Keucheyan et Karel Yon

14h 00           Face à la recomposition politique droite/extrême droite quel projet de société (citoyenneté, égalité des droits, développement durable et solidaire…) André Dechot  Alain Hayot, Alexis Corbière et Laurent Maffeïs

 

 

 

 

 

La journée du dimanche 26 août

9h à 11h

« Le développement du Front de gauche »

 

 

 

 

1 - Atelier/réunion des fronts thématiques permettant aux participant-e-s d’échanger sur leur expérience, le développement de ces fronts et leur activité à venir.

 

 

2 - Atelier consacré à une réunion du Conseil National du Front de Gauche ouverte à toutes et à tous pour discuter de son fonctionnement, de son évolution, de sa composition, de son association aux décisions du Front de Gauche…

 

 

3 – “Les nouvelles formes de militantisme” avec Francette Lazard,  Ana Azaria

 

 

4 – “Comment mener bataille dans le cadre des assemblées citoyennes sur le nouveau traité européen ?” Avec Danielle Obono et Manuel Bompard

 

 

5 - Atelier de désintoxication du langage. Avec Patrick Kabakdjian

 

 

6 - Conférence gesticulée Pôle Emploi organisé par Tifen Ducharne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ESTIVALES CITOYENNES DU FRONT DE GAUCHE 2012

Bulletin d'inscription

 

 

Merci de bien vouloir renseigner les champs ci-dessous qui nous permettront de prendre en compte ta demande.

 

Nom, prénom :

Fédération :

Courriel :

Adresse postale :

Tél. :

 

Le coût de la participation est de 160 € pour 2 nuits et 2 jours incluant les repas et les petits-déjeuners.

 

Règlement de l' inscription à titre individuel en retournanr ce bulletin auprès du secteur financier du PCF, 2 place du Colonel-Fabien, 75019 Paris ou bien, dans un cadre collectif, auprès de la section.

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 00:52

 Pour les Peugeot, l’intérêt des ouvriers, c’est d’abord le leur!

Depuis le début, il y a deux siècles, la dynastie met en scène la fable des intérêts partagés entre tous.

Il n’y a pas une famille Peugeot, mais des familles Peugeot. Elles sont nombreuses forcément, disséminées au fil des mariages et des alliances au sein d’une dynastie industrielle née dans le pays de Montbéliard (Doubs) il y a plus de deux siècles: on trouve des Peugeot, bien sûr, pères et fils, oncles et neveux, frères et cousins germains, puis aussi des Banzet, des Japy, des Cruse et ­encore des Seydoux… Ils sont plusieurs centaines à se partager le contrôle de la part du capital du constructeur encore détenue par la ­famille (25 % environ) et, même s’ils diversifient leurs prises de participation (lire ci-contre), tous se gargarisent, en particulier ces derniers jours, de ne pas avoir abandonné l’industrie, à la différence d’une autre ­célèbre dynastie capitaliste française, les Wendel, passés des forges aux fonds spéculatifs…

Chez PSA Peugeot Citroën, il y aurait donc les familles Peugeot qui ne trahissent pas « leur » famille, les actionnaires, les dirigeants, mais aussi tous les salariés et les concessionnaires. C’est une constante dans la saga des Peugeot, comme un gène héréditaire presque.

Dans le Figaro, en fin de semaine dernière, Thierry Peugeot, président du conseil de surveillance du constructeur, n’a pas hésité à réactiver le vieux schéma: « Au restaurant d’entreprise, les salariés m’arrêtent, ils sont choqués, dans l’émotion », témoigne-t-il pour fustiger les ­
« attaques » du gouvernement.

Les héritiers Peugeot n’ont jamais manqué de vanter cette conception de la famille refuge pour ceux qui s’enrichissent comme pour ceux qui les enrichissent. Dans leur livre Peugeot: la dynastie s’accroche, paru aux Éditions sociales au milieu des années 1970, Martine Jacquin et Serge Paganelli brocardent ces injonctions aux ouvriers du Lion: « Ne pensons pas trop à l’avenir et encore moins au passé. Vivons dans le présent, c’est le foyer, la famille, les enfants, le travail, l’usine. »

Dans Mémoires de l’enclave ­(réédité par Actes Sud/Babel), ­passionnant portrait de la classe ouvrière à Sochaux-Montbéliard, Jean-Paul Goux livre un très instructif « petit abrégé des discours du maître », rempli d’exemples de ce ­paternalisme dégoulinant qui a fait la fortune des actionnaires familiaux.

En 1904, lors de l’inauguration du buste d’Émile Peugeot à Valentigney, le pasteur Dieterlen tresse des lauriers: « Quand il s’occupait du bien moral de ses ouvriers, Émile Peugeot ne le faisait pas de bas en haut, ce qui est toujours quelque chose de blessant et de pharisaïque, mais comme leur égal en se mêlant à eux. » Quelques années plus tôt, en avril 1895, Armand Peugeot, le fils d’Émile, retrace déjà la légende, après la mise en place des premières œuvres sociales dans le pays de Montbéliard: « Il faut que cette entente cordiale devienne la règle; il faut que les patrons et les ouvriers comprennent qu’ils travaillent ensemble à une œuvre commune, que leurs ­intérêts sont identiques, et que les uns comme les autres doivent consacrer toutes leurs forces à faire prospérer l’entreprise à laquelle ils sont attachés, et qu’ils apprennent enfin à marcher la main dans la main. »

Derrière les fables, les Peugeot savent sortir les crocs en cas de coup dur.

Pendant le Front populaire, dans le journal interne, le Trait d’union Peugeot, ils cognent sur ceux qui revendiquent: « Et maintenant au travail! La vraie misère ouvrière, ce serait de se laisser distancer dans la production par nos concurrents étrangers, et de les laisser s’emparer des clients qui nous fournissent notre gagne-pain à tous! De toute évidence, nous devons orienter nos efforts vers le redressement national. »

 

Autres temps, autres heurts?

 

Thomas LEMAHIEU dans l'Humanité du 25/07/2012

 

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 00:22

 Qui sont ces hommes et ces femmes qui, pour préserver leurs dividendes, n’hésitent pas à supprimer des emplois, à fermer des sites industriels, à délocaliser leur patrimoine, à spéculer dans l’immobilier, à placer leur argent dans des fonds d’investissement 
qui écument 
les pays d’Asie ?

Les Peugeot sont sur la défensive. Ils n’aiment pas se retrouver ainsi sur le devant de la scène, ils préfèrent l’ombre, la douceur feutrée des salles de conseil d’administration. Certes, ils bénéficient du soutien du Medef et de l’UMP.

Mais comme à son habitude, Jean-François Copé, encore secrétaire général de la formation de droite, en fait trop, déclarant que les attaques gouvernementales contre la direction de PSA reviennent « à menacer en fait des milliers d’entreprises, des milliers d’emplois ». « Vous avez vu l’effondrement du cours de Bourse de Peugeot? » a-t-il encore lancé, feignant d’ignorer que le cours de l’action a été divisé par dix depuis 2007, crise du capitalisme oblige.

On ne peut cependant se satisfaire de ce jeu de rôle entre la famille Peugeot, la direction du groupe ­automobile et le pouvoir. L’efficacité de l’équipe gouvernementale sera moins jugée sur la pertinence de ses piques que sur sa capacité à empêcher les suppressions d’emplois annoncées et la fermeture du site d’Aulnay.

Mais qui sont les Peugeot aujourd’hui? Il y a les plus connus, les plus présents au sein du groupe automobile et de ses filiales. Thierry donc, qui, en plus de ses multiples fonctions au sein de PSA, est ­administrateur d’Air Liquide, de la Compagnie ­industrielle de Delle, et d’une ­société discrète mais qui gagne à être connue: la Foncière, financière et de participations, FFP.

FFP, c’est le bijou des Peugeot. Fondée en 1929, elle rassemble l’essentiel des participations de la famille dans le monde des affaires. Par son intermédiaire et celle de sa société mère, les Établissements Peugeot frères, elle permet de contrôler un peu plus du quart du capital de PSA et 45,6 % des droits de vote.

Le président directeur général de FFP est un Peugeot, Robert. Lui aussi a le bras long, orné des galons gagnés dans la chasse aux dividendes. Il est membre du conseil de surveillance de PSA, de celui d’Hermès International. Il est administrateur de Faurecia, un équipementier filiale de PSA, de ­Sanef, la société d’autoroutes. Il préside la ­Financière Guiraud, holding qui contrôle l’un des grands crus bordelais, château guiraud.

Robert a défrayé la chronique en juin 2010 lorsque le Journal du dimanche a révélé qu’il s’était fait voler en décembre 2009 des lingots d’or. Craignant peut-être une ­enquête sur l’origine de son or, le médaillé des conseils d’administration a d’abord ­déclaré un montant du vol de 500000 euros avant de l’abaisser à 150000. L’intéressé s’est certainement rendu compte que ce dernier montant était plus proche de la somme déclarée à l’impôt sur la fortune.

Peu après le vol, par crainte ­probablement d’une enquête fiscale, Robert Peugeot a rencontré le champion du blanchiment patronal, le ministre des Finances Éric Woerth, et affirmé à la cantonade que la différence entre les deux montants du précieux pactole serait « une erreur de calcul de la police ».

Mais attention, tous les Peugeot ne cachent pas des lingots sous leur matelas et surtout tous ne s’appellent pas Peugeot. Par le jeu des mariages, des alliances notamment avec d’autres rejetons de la grande bourgeoisie protestante, certains membres du clan familial s’appellent Banzet ou Cruse. Marie-Hélène Roncoroni, qui siège au conseil de surveillance de PSA, n’est autre que la sœur de Thierry et la cousine de Robert.

Si les noms changent, certaines traditions restent. Notamment celle d’un populisme à la manière de­ l’un des Rockefeller qui répondait quand on lui demandait comment il avait pu bâtir sa fortune: « J’ai d’abord acheté une pomme que j’ai revendue et avec l’argent de la vente, j’ai acheté une deuxième pomme, et ainsi de suite. » Puis il ajoutait: « Et après, j’ai hérité de papa. » C’est ainsi que Robert, l’homme aux lingots, à sa ­sortie de grandes écoles est passé pendant quelques mois par les chaînes de montage de Peugeot Sochaux, travaillant comme ouvrier puis chef d’équipe avant de regagner les fauteuils des conseils d’administration et de mettre cette fois les mains dans le cambouis de la finance internationale.

Mais l’image d’Épinal que ­certains dirigeants du clan essaient de construire a du mal à résister aux aléas d’un capitalisme mondialisé et financiarisé. C’est ainsi que les ­Peugeot viennent de délocaliser leurs deux holdings de contrôle de leur participation dans PSA du pays de Montbéliard, fief historique du constructeur automobile, et de les domicilier au siège même de PSA, avenue de la Grande-Armée.

Ils coupent ainsi un lien historique mais ils n’en restent pas là. La ­Foncière, financière et de participations, FFP, qui détient l’essentiel du 1,4 milliard de biens de propriété de la famille, ne se contente pas de contrôler le capital de PSA. 65 % de ses actifs sont aujourd’hui ailleurs que dans l’automobile.

Ces dernières années, la holding FFP a vu l’entrée de représentants des banques qui ne sont pas des Peugeot, mais des dirigeants de BNP Paribas, de la banque Rothschild et de la ­Société générale respectivement Georges ­Chodron de Courcelles, Luce Gendry et Patrick Soulard. Le clan familial s’ouvre à la finance mondialisée.

Les Peugeot ne sont plus tout à fait Peugeot. Ils ont placé leurs œufs dans un grand nombre de paniers de sociétés très diverses. Des industrielles ou des sociétés de services: Seb, le grand de l’électroménager, ­Zodiac, entreprise aéronautique, Ipsos, ­société de sondages… Depuis quelque temps, ils mettent de l’argent dans des sociétés dont la vocation est de faire de l’argent: la société immobilière Marcel Dassault qui possède des immeubles sur les Champs-Élysées et dans les beaux quartiers parisiens, des fonds d’investissements actifs en Suisse, mais aussi en Chine, en Inde…

Cette stratégie de diversification leur permet d’amortir les chocs, de compenser les pertes des mauvaises années dans l’automobile, et surtout de continuer à se verser des millions d’euros de dividendes, malgré la crise.

 

D'après un article de Pierre IVORRA dans l'Humanité du 25 juillet.

 

 

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 23:55
François Hollande s’était engagé à renégocier le traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), appelé aussi pacte budgétaire, signé par N. Sarkozy et A. Merkel.

Il n’en est rien.

Or ce texte durcit encore les traités de Maastricht et de Lisbonne et prône à la fois l’austérité à perpétuité, et le contrôle des budgets par la Commission de Bruxelles.

Pourtant l’expérience montre que cette orientation n’a fait qu’enfoncer les pays européens dans la crise et les peuples dans la souffrance. N. Sarkozy battu, son traité ne doit pas être appliqué. il faut aujourd’hui un débat public sur les orientations européennes et un référendum sur le nouveau traité. Seul le peuple souverain peut décider de son avenir.
C’est une question de démocratie. "Non à l’austérité dans le droit européen, exigeons un référendum !"

Lire l'appel de Patrick Le Hyaric, Directeur de l’Humanité, Député au parlement européen : http://www.humanite.fr/politique/non-l%E2%80%99austerite-dans-le-droit-europeen-exigeons-un-referendum%E2%80%89-501172

 

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 10:19

Les députés du groupe GDR (Front de Gauche et "progressistes" ultramarins) ont déposé jeudi 19 juillet 2012, une proposition de loi visant à interdire à une entreprise ayant distribué des dividendes dans au moins une des deux dernières années de procéder à des licenciements économiques. Constatant que "notre arsenal juridique permet aux entreprises de licencier en dépit de leur bonne santé économique", les députés du groupe GDR (Gauche démocrate et républicaine) proposent, dans le premier des deux articles de leur texte, d’exclure du champ légal des licenciements économiques ceux qui sont effectués dans des entreprises ayant reversé des dividendes à leurs actionnaires au titre d’au moins un des deux derniers exercices comptables. Ils souhaitent que la mise en œuvre de cette disposition soit confiée à l’inspection du travail. La proposition de loi reprend un texte déposé par les sénateurs du groupe communiste, repoussé le 16 février 2012 par une très courte majorité, mais votée par les sénateurs socialistes. Citant les multiples cas de réduction d’activité, de fermeture de sites ou de licenciements, notamment chez Air France, Valeo, Carrefour, ArcelorMittal, PSA Peugeot Citroën et Sanofi, les députés notent qu’il s’agit, "dans bien des cas, de conserver des marges de profit nécessaires au maintien ou à l’augmentation de la part revenant aux actionnaires ou à la constitution de réserves en capital". "Les travailleurs sont ainsi relégués au rang de variables d’ajustement d’une économique de casino", ajoutent-ils.5230485009_114b77f393.jpg

Proposition de loi rendant à interdire les licenciements boursiers

Présentée par : Messieurs André CHASSAIGNE, François ASENSI, Bruno-Nestor AZEROT,

Madame Huguette BELLO, Monsieur Alain BOCQUET, Madame Marie-George BUFFET, Messieurs Jean-Jacques CANDELIER, Patrice CARVALHO, Gaby CHARROUX, Marc DOLEZ, Madame Jacqueline FRAYSSE, Messieurs Alfred MARIE-JEANNE, Jean-Philippe NILOR, Nicolas SANSU, Gabriel SERVILLE

EXPOSE DES MOTIFS

 

Mesdames, Messieurs,

Depuis l’invention de la société unipersonnelle et la création de la société par action simplifiée, la composition des groupes s’est considérablement complexifiée, au point de perturber l’appréciation des causes économiques de licenciement. Les sociétés-mères et les principaux actionnaires ne laissent que très peu de marges de manœuvre à leurs filiales, alors même que ces dernières, sous-ensembles juridiquement autonomes sont non seulement responsables pour elle mêmes, mais endossent de fait la responsabilité civile, sociale et économique découlant des décisions prises par les groupes auxquels elles appartiennent. Or en matière de restructuration économique, le dogme de la sauvegarde ou du renforcement de la compétitivité, difficilement récusable, sert très souvent de cheval de Troie, faisant primer l’intérêt capitalistique sur la nécessaire protection des employés. Et pour cause : les dispositions du code du travail concernant le licenciement économique n’offrent qu’une protection très limitée aux salariés concernés.

Depuis de nombreuses années le monde du travail constate, impuissant, l’émergence d’un nouveau type de licenciements. Différent du licenciement pour motif personnel - qui tient à la personne même du salarié - et pour motif économique - caractérisé par des difficultés économiques ou à des mutations technologiques - le licenciement boursier tend à se généraliser. Or, ce dernier présente la particularité de peser sur les salariés qui en sont victimes, alors même que les entreprises qui les employaient jusqu’alors ne connaissent parfois aucune difficulté particulière, ni prévisible. En l’état actuel, notre arsenal juridique permet aux entreprises de licencier en dépit de leur bonne santé économique.

C’est en 1999 que « l’affaire Michelin » a mis en évidence ces situations. Cette année-là, la direction annonçait simultanément des bénéfices semestriels en augmentation de 20 %, une augmentation des dividendes et 7 500 suppressions d’emplois suivies, dès le lendemain, par une progression de 12 % du cours de la bourse. En 2009, l’entreprise Total annonçait un bénéfice de 14 milliards d’euros. De l’aveu même de la direction, près de la moitié de ce gain était destiné à être versé sous forme de dividendes aux actionnaires. Une part insignifiante de ce résultat bénéficiera aux salariés, dont plusieurs centaines (555 exactement) sont immédiatement remerciés. En 2010, ses bénéfices s’élevant à 1,22 milliards pour l’exercice 2009-2010 (en progression de 10% par rapport à l’exercice précédent), l’entreprise Alsthom annonçait une restructuration et la suppression de 4000 postes.

Pas une semaine ne se passe sans l’annonce de réduction d’activité, de fermetures de sites, de licenciements massifs par des grands groupes industriels – Air France, Valéo, Pétroplus, Continental, Carrefour, Unilever, Arcelor, Eon France, PSA Aulnay, Sanofi –, qui entrainent dans leur chute nombre de sous-traitants, en majeure partie des petites et moyennes entreprises. Malgré les incantations de leurs dirigeants, ces décisions violement indécentes trouvent très rarement leurs origines dans la crise financière qui sévit en Europe. Il s’agit dans bien des cas de conserver des marges de profit nécessaires au maintien ou à l’augmentation de la part revenant aux actionnaires, ou à la constitution de réserves en capital. C’est donc bien davantage l’application au niveau de l’entreprise de la financiarisation de l’économie qui est en cause, favorisée par une succession de décisions politiques et de choix économiques et fiscaux d’inspiration ultra-libérale depuis près de 30 ans, couplée aux réformes structurelles du marché du travail tendant à rendre ce dernier toujours plus flexible. Les travailleurs, réduits à leur « coût » sont ainsi relégués au rang de variables d’ajustement d’une économie de casino aveuglée par la rentabilité maximale et l’accumulation des profits.

Alors que les bénéfices des entreprises du CAC 40 avaient baissé de 33% en 2009, les dividendes versés en 2010 au titre de cet exercice ont dépassé les 35 Mds d’euros (contre 36,6 Mds d’euros l’année précédente), faisant ainsi grimper le taux de distribution (qui évalue les dividendes rapportés aux bénéfices) à 62% ! En 2011, ce sont 45 Mds d’euros qui furent versés aux actionnaires au titre de l’exercice 2010, pour un taux de distribution frisant les 50% ! Ces chiffres ne sont que la conséquence du comportement des actionnaires qui exigent des entreprises une valorisation à deux chiffres des actions qu’ils détiennent, mais sont injustifiables au regard du contexte économique et du taux de croissance de l’économie dans son ensemble, qui peine à atteindre les 2%. Fort heureusement la justice n’est pas totalement impuissante face à ces pratiques abusives : en témoigne le jugement de la Cour d’appel de Paris qui dans son jugement du 2 décembre 2010 dans le dossier LU, a pour la première fois estimé que ne pouvait pas être considérée comme économique un licenciement dont le seul but est d’accroître la rentabilité des actions.

Pour mémoire, en 2001, les salariés de la société LU de l’usine de Ris-Orangis recevaient de la part de leur employeur une lettre de licenciement qui les informait que « la société LU France doit prendre des mesures pour sauvegarder sa compétitivité ». Cette lettre précisait d’ailleurs : « Pour réaliser les gains de productivité nécessaires, la société LU France doit réduire ses coûts fixes et concentrer ses productions de biscuits sur un nombre réduit d’usines plus spécialisées et dont les volumes seront augmentés par des transferts de production qui permette de garder un volume de production globale équivalente dans les usines françaises, afin notamment de favoriser les reclassements et mutations internes ».

Ainsi, la 7ème chambre sociale de la Cour d’appel de Paris dans son arrêt n° 09/01517 a cherché à confronter les allégations de l’entreprise contenues dans la lettre de licenciement à l’article L. 1233-3 du code du travail. La Cour a alors constaté que l’employeur n’invoquait pas, dans la lettre de licenciement, l’existence de difficultés économiques « mais la seule nécessité (...) de sauvegarder la compétitivité de l’entreprise ».

Par ailleurs, la Cour a également souligné qu’au cours de l’exercice 2000, l’entreprise se trouvait « dans un cycle de croissance ininterrompue, en particulier, de ses bénéfices opérationnels », précisant que « le salarié fait valoir, avec pertinence, que le chiffre d’affaires du secteur d’activité considéré a connu une augmentation sensible de 1999 à 2000, à savoir de plus de 400 millions d’euros, passant de 2,8 milliards d’euros en 1999 à 3,25 milliards d’euros en 2000 ». Elle a enfin noté que « dans le rapport annuel du groupe Danone (page 43) sans que cela soit contredit, une nette progression des bénéfices du secteur d’activité « biscuits » dont la marge opérationnelle est passée de 7,9 % en 1999 à 8,7 en 2000 ; les biscuits représentant cette année-là 24 % des ventes et 19 % du résultat opérationnel du groupe ; qu’il ressort de ce même rapport, que le pôle biscuits du groupe était numéro un des ventes en France, au Benelux, en Europe de l’Est, en Inde, en Chine, en Nouvelle Zélande et numéro deux en Italie, au Brésil, en Argentine ».

Elle en a donc légitimement conclu « que ces éléments traduisent une stabilité, voire une augmentation des résultats et démontrent que la compétitivité du secteur d’activité n’était soumise à aucune menace particulière ni à des difficultés économiques objectivement prévisibles, contredisant ainsi les affirmations de l’employeur selon lesquelles il y aurait un phénomène d’érosion généralisée de la présence de certains produits du groupe sur les marchés considérés, en particulier en Argentine et au Brésil ; qu’ainsi, ces éléments sont manifestement bien loin de témoigner de l’émergence de quelconques difficultés économiques prévisibles. »

En réalité, lors d’une rencontre avec les responsables politiques d’une ville voisine, le directeur général et le directeur de la branche « biscuits » du groupe Danone France ont avoué, comme le rappelle la Cour d’appel « que la rentabilité actuelle des sites de production était bonne, notamment celle de l’usine LU de Ris-Orangis, mais que le groupe devait s’adapter à la concurrence internationale et aux risques d’OPA sur les actions du groupe. Il convenait donc d’agir pour augmenter la rentabilité nette du groupe à un taux qui devait atteindre 12 % (chiffre donné lors de l’entretien). Cette stratégie justifiant les mesures envisagées. » C’est sur le fondement des observations que la Cour d’Appel a considéré que « s’il n’appartient pas au juge d’apprécier la pertinence des décisions prises par l’employeur, il lui revient néanmoins de contrôler la réalité du motif économique ; que la preuve de la réalité de difficultés économiques prévisibles de la SA LU France comme du groupe Danone dont elle fait partie intégrante, n’est en toute hypothèse pas rapportée par l’employeur. »

Ce jugement est évidement une victoire importante face aux comportements scandaleux des dirigeants et des actionnaires, cependant de telles décisions n’interviennent dans bien des cas que plusieurs années après les faits. Par ailleurs l’insécurité juridique dans laquelle sont placés les salariés concernés demeure, ainsi que pour nombre d’entre eux la précarité professionnelle qui découle de leur licenciement.

Pour que ces pratiques scandaleuses et choquantes ne donnent plus lieu uniquement à des protestations, à des dénonciations, voire à des indignations, les député-e-s cosignataires proposent des solutions immédiates et fortes en sorte d’intervenir de manière précise sur la question des licenciements boursiers et de modifier le code du travail pour imposer une mesure de justice sociale.

  • Ils proposent, dans l’article 1er de cette proposition de loi, d’exclure du champ légal des licenciements économiques ceux effectués dans des entreprises ayant reversé des dividendes à leurs actionnaires au titre d’au moins un des deux derniers exercices comptables. Ils confient la mise en œuvre de cette disposition à l’inspection du travail.
  • L’article 2 prévoit que les entreprises qui bénéficient d’aides publiques, sous quelles que formes que ce soit, s’engagent en contrepartie à ne pas réaliser de licenciements interdits au sens de l’article 1er, auquel cas elles doivent restituer les sommes qu’elles ont perçues. Ce dispositif, qui reprend une proposition de loi déposée par les sénateurs du groupe communiste républicain citoyen repoussée le 16 février 2012 par une très courte majorité mais votée par les sénateurs socialistes, est volontairement restreint aux licenciements boursiers. Il ne constitue que le premier niveau de la protection due aux salariés concernés par ces pratiques patronales. Il est indissociable du nécessaire renforcement des droits des salariés dans l’entreprise, au développement d’une véritable démocratie sociale qui fera de ces derniers de véritables acteurs du développement économique, te non plus des variables d’ajustement de l’économie du profit à court terme. L’ampleur de la crise, la violence des comportements des dirigeants à l’égard des travailleurs qui produisent les richesses, la précarité dans laquelle se trouvent plongés un nombre toujours plus grand d’entre eux du fait de de ces agissements, la destruction de l’emploi industriel (500 000 emplois détruits depuis 2008 !) imposent une action rapide du législateur face à l’attentisme coupable des gouvernements successifs.

C’est l’objet de cette proposition de loi.

PROPOSITION DE LOI

Article 1er

L’article L. 1233-3 du code du travail est complété par deux alinéas ainsi rédigés : « Est réputé sans cause réelle et sérieuse le licenciement pour motif économique prononcé par une entreprise qui a distribué des dividendes au titre du dernier exercice comptable écoulé. « Le salarié auquel un licenciement pour motif économique a été notifié peut saisir l’inspection du travail afin qu’elle vérifie si le licenciement peut être prononcé en application de l’alinéa précédent. »

Article 2

Après l’article L. 1233-3 du même code, il est inséré un article L. 1233-3-1 ainsi rédigé : « Art. L. 1233-3-1. - L’établissement ou l’entreprise qui bénéficie d’aides publiques, sous quelque forme que ce soit, ne les conserve que s’il ne réalise pas de licenciement pour motif économique interdit par le troisième alinéa de l’article L. 1233-3. À défaut, il est tenu de rembourser la totalité des aides perçues aux autorités publiques qui les ont octroyées, selon des modalités fixées par décret en Conseil d’Etat. » .

 

 

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 07:27

 

Nous venons, comme chaque année, de recevoir le résultat net comptable du journal l’humanité.

Ce résultat 2011 n’est pas bon avec une perte nette de 1 953 419 €.

Ce solde négatif est dû pour l’essentiel à une baisse de diffusion de 700 000€, une perte de 33 000€ sur la fête de l’humanité et une diminution de plus d’un million d’euros des aides publiques.

 

Journal du monde du travail, journal des luttes, journal des débats pluraliste, l’humanité est un outil indispensable pour appréhender les réalités d’aujourd’hui, un regard sur le monde, sur notre environnement.

Pour toutes ces raisons, et bien d’autres encore nous devons faire vivre et venir en aide au journal de Jean Jaurès.

 

Pour cela, trois possibilités :

 

1)     L’abonnement à l’humanité.

 

Outil militant de qualité, notre journal devrait dans l’idéal arriver chaque jour dans la boite à lettre de chaque militant communiste. Pendant la dernière campagne électorale nous avons côtoyé de nombreux militants du Front de Gauche, encartés ou pas, n’hésitons pas à leur proposer l’abonnement à l’Huma.

Plus de 80 adhésions ont été réalisées depuis le 1er janvier 2012 dans notre fédération, 110 en 2011, veillons à ce que ces nouveaux adhérents bénéficient d’un abonnement d’accueil. Leur faire découvrir l’Huma c’est potentiellement en faire de futurs abonnés.

 

2)     La souscription

 

En 2011 la souscription a permis de récolter 1 397 000€ amortissant ainsi le déficit annoncé. C’est une recette indispensable pour notre journal. Face à la diminution des aides publiques, c’est la seule solution que nous avons à notre disposition.

 

3)     La fête de l’humanité.

 

2012 sera la fête de la jeunesse, de la construction du changement à gauche. Ce sera un moment important de rassemblement pour l’emploi, la justice et le progrès social. Sa réussite dépend de nous. Bien sur de nombreux (se) gardoises et gardois ne pourront venir à la fête. La distance, les frais (déplacement hébergement) sont autant d’obstacles difficiles à dépasser en ces temps de crise pour bon nombre d’entre nous. Pour autant, tous pouvons concourir à la réussite de cette fête 2012 en achetant la vignette/bon de soutien et en la proposant autour de nous.

 

Plus que jamais, nos luttes ont besoin d’un vecteur comme l’humanité pour développer l’espoir d’un avenir meilleur, pour rassembler notre peuple autour de l’humain d’abord.

 

 

P/ L’exécutif départemental

      Michel TORTEY

 

PS : Merci de faire parvenir à la fédération les initiatives prises et leurs résultats.

 

 

L'Humanité Comptes 2011 COURRIER DE P. LE HYARIC, Directeur de l’Humanité

Expulsion

Comme nous l’avons annoncé il y a quelques semaines, l’Humanité est expulsée du bâtiment qu’elle occupe actuellement. Nous faisons face à cette injustice et nous préparons un déménagement dans de nouveaux locaux au Carrefour Pleyel, à Saint-Denis, pour la dernière semaine du mois d’août. Les travaux y ont commencé cette semaine. Nous faisons le maximum pour que les conditions de travail des équipes du journal soient améliorées, dans un environnement plus vivant. Ceci nous cause évidemment des dépenses nouvelles, beaucoup de soucis et de tracas alors que nous serons à quinze jours de l’ouverture de la Fête de l’Humanité. Nous proposons à celles et ceux qui peuvent le faire de participer à une souscription «spéciale déménagement» afin de couvrir une partie des frais engendrés. Comme ont su le faire à plusieurs reprises les équipes de l’Humanité face à des obstacles érigés sur leur route, nous allons une nouvelle fois relever ce défi et nous donner les moyens de développer l’Humanité, l’Humanité Dimanche et la plate-forme numérique

Consolider l’Humanité au service du changement

http://www.humanite.fr/medias/consolider-l%E2%80%99humanite-au-service-du-changement-500630

par Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité.

Présentation des comptes 2011 de l'Humanité, par Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité.

Le résultat net comptable de l’Humanité pour l’année 2011 fait apparaître une perte nette de 1953419 euros. Ce résultat négatif est dû pour l’essentiel à une baisse des recettes de diffusion de plus de 700000 euros, une perte de 330000 euros sur la Fête de l’Humanité et une diminution de plus d’un million d’euros des aides publiques. En face, nos coûts de production, de distribution, de transport et de routage augmentent substantiellement. La réussite de la souscription exceptionnelle atteignant 1397000 euros a permis d’atténuer les pertes du journal.

Les premiers éléments pour l’année 2012 ouvrent la voie à une possible amélioration de nos résultats à condition de réussir la Fête de l’Humanité, de donner une impulsion à la diffusion dans le dernier trimestre et de maintenir un haut niveau de souscription. À ceci s’ajoute la nécessité de contenir nos coûts de production et la hausse des prix de la distribution, de défendre et de sauver la coopérative de distribution Presstalis.

Depuis la fin de l’année 2011 jusqu’à ce mois de juin, les résultats des ventes commerciales, des abonnements et de la diffusion militante montrent un progrès de près de 4 %. Nous maintiendrons nos recettes de diffusion des hors-séries. Les recettes publicitaires devraient légèrement augmenter. Nous restons dans l’incertitude sur les sommes qui seront allouées au titre des aides à la presse. De janvier à mi-avril, nous avons installé un fonds de solidarité au développement de l’Humanité qui a permis une recette de 400000 euros et la réalisation de 2500 abonnements « week-end » (l’Humanité Dimanche et l’Humanité du vendredi).

 

L’un des grands enjeux des jours à venir est l’impulsion de la diffusion-vente du bon de soutien donnant droit à l’entrée de la Fête de l’Humanité. Avec une programmation culturelle et des concerts de grande qualité, la Fête va être à la fois celle de la jeunesse et une fête utile à la construction du changement à gauche. Elle sera un espace et un moment important de rassemblement pour l’emploi, la justice et le progrès social, un lieu de rencontre des forces progressistes européennes pour chercher les moyens de sortir l’Europe des griffes des marchés financiers et de réorienter ses politiques dans le sens des intérêts des travailleurs et des peuples.

Lieu de la rencontre et du débat à gauche, la Fête peut – quatre mois après la défaite de la droite – être activateur d’un processus de changement progressiste. C’est dire à quel point sa préparation durant tout l’été, avec la diffusion du bon de soutien, et sa réussite peuvent être un atout décisif pour les indispensables mobilisations populaires contre les pressions de la droite et des milieux financiers, afin de créer les conditions pour que la gauche s’engage dans des réformes structurelles transformatrices favorables au monde du travail et de la création, et pour dégager les voies d’un nouvel avenir pour les jeunes.

Enfin, comme nous l’avons annoncé il y a quelques semaines, l’Humanité est expulsée du bâtiment qu’elle occupe actuellement.

Nous faisons face à cette injustice et nous préparons un déménagement dans de nouveaux locaux au Carrefour Pleyel, à Saint-Denis, pour la dernière semaine du mois d’août. Les travaux y ont commencé cette semaine. Nous faisons le maximum pour que les conditions de travail des équipes du journal soient améliorées, dans un environnement plus vivant. Ceci nous cause évidemment des dépenses nouvelles, beaucoup de soucis et de tracas alors que nous serons à quinze jours de l’ouverture de la Fête de l’Humanité. Nous proposons à celles et ceux qui peuvent le faire de participer à une souscription « spéciale déménagement » afin de couvrir une partie des frais engendrés. Comme ont su le faire à plusieurs reprises les équipes de l’Humanité face à des obstacles érigés sur leur route, nous allons une nouvelle fois relever ce défi et nous donner les moyens de développer l’Humanité, l’Humanité Dimanche et la plate-forme numérique.

C’est en ce sens que nous relancerons une grande souscription populaire au cours de la Fête, et que nous proposerons dès cet été aux lectrices et lecteurs, aux militants, de participer à une campagne d’abonnement militant pour une offre de fin de semaine, avec un temps fort durant la Fête de l’Humanité.

 

Nous ne pouvons malheureusement plus exclure d’augmenter le prix de vente de nos journaux au début de l’automne pour faire face aux augmentations de coûts, comme l’ont fait nos confrères. En même temps, nous entamerons un travail d’amélioration des contenus et de la présentation de l’Humanité et de l’Humanité Dimanche.

Plus que jamais, dans une période politique nouvelle, nous voulons faire de l’Humanité et de l’Humanité Dimanche des journaux utiles à tous les progressistes, utiles pour promouvoir le changement à gauche.

Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 08:47

Dans une forêt de drapeaux multicolores, une énorme marée humaine a envahi jeudi soir le centre de Madrid, pour crier "non" au nouveau plan de rigueur du gouvernement espagnol, à la hausse de la TVA, aux coupes budgétaires qui frappent les fonctionnaires et les chômeurs.

Des incidents ont éclaté après la fin de la manifestation, lorsque la police anti-émeutes a dispersé de petits groupes de jeunes à coups de matraques et en tirant des balles de caoutchouc. Six personnes ont été légèrement blessées et sept interpellées, selon la police.

"Mains en l'air, c'est un hold-up", hurlait la foule qui s'était rassemblée quelques heures plus tôt, défilant lentement sur les grandes avenues, reprenant le slogan devenu le cri de ralliement des manifestations qui se multiplient depuis l'annonce, le 11 juillet, de ce plan destiné à économiser 65 milliards d'euros.

"Si tu veux gagner, lutte sans relâche", "Rajoy nous vole", "Je veux un Noël", proclamaient de petites pancartes. D'autre portaient ce seul mot "NO" illustré d'une paire de ciseaux, symbole de ces coupes budgétaires qui ont déclenché la colère de tout le pays.

A Madrid, les manifestants étaient plusieurs centaines de milliers, selon des journalistes sur place. Les syndicats avaient appelé à manifester dans 80 villes, sous le mot d'ordre "Ils veulent ruiner le pays. Il faut l'empêcher".

Car le malaise des Espagnols, déjà soumis à de lourds sacrifices dans un pays en récession, étranglés par un chômage de près de 25%, est monté d'un cran face à ce nouveau tour de vis.

"Nous ne pouvons rien faire d'autre que de descendre dans la rue. J'ai perdu entre 10% et 15% de mon salaire depuis quatre ans. Et les nouvelles mesures ne serviront pas à résoudre la crise", s'indigne Sara Alvera, fonctionnaire de 51 ans à la Cour des comptes, venue manifester avec son mari, employé dans le privé.

Le gouvernement cherche ainsi à redresser les comptes publics: le budget 2012, d'une rigueur historique avec 27,3 milliards d'euros d'économies, n'a pas suffi et l'Espagne s'est vu imposer par Bruxelles des conditions draconiennes, en échange d'une aide à ses banques et d'un délai, jusqu'en 2014, pour ramener son déficit public à moins de 3%.

Pour renflouer les caisses, c'est cette fois le pays tout entier qui va payer: renonçant à ses promesses, le chef du gouvernement de droite Mariano Rajoy a décidé une hausse de la TVA, qui devrait rapporter 22 milliards d'euros d'ici à 2014.

Les fonctionnaires, qui ont déjà vu leur salaire réduit de 5% en 2010, puis gelé, perdent en 2012 leur prime de Noël, l'équivalent de 7% du salaire. Et les nouveaux chômeurs verront leurs indemnités réduites au bout de six mois.

"Quel Noël fabuleux nous allons passer. Il n'y aura aucun extra cette année. Tous les ans, ils baissent les salaires, pendant que les prix montent, le métro, le bus...", s'inquiète Paloma Martinez, une fonctionnaire de 47 ans, une petite pancarte à la main portant les mots: "Si tu ne luttes pas, qu'auras-tu?"

"Si nous n'achetons plus, les commerces fermeront, ils vont licencier encore des gens", ajoute-t-elle. "Les gens doivent sortir dans la rue, plus s'il le faut, tout le temps qu'il faudra."

Depuis la semaine dernière, répondant aux mots d'ordre des syndicats ou des "indignés", ou alertés par les réseaux sociaux, des Espagnols de tous horizons se rassemblent quotidiennement dans les rues, portant les t-shirts jaunes des fonctionnaires de la Justice, verts de l'Education ou les blouses blanches des infirmières.

Les architectes, sous une banderole "Non à la précarité", les chercheurs, avec une pancarte "moins de science, plus de pauvreté", le monde du spectacle, promenant un mannequin noir pendu avec l'inscription "théâtre public exécuté" étaient au rendez-vous jeudi.

Dans la foule encore, des policiers en chemises noires, des pompiers casqués, promenant la maquette géante d'un hélicoptère rouge sur un chariot.

"Ils dévalorisent notre travail, qui est un travail dur. Nous devons descendre dans la rue. Pompiers, balayeurs, infirmiers, pour dire 'assez'", lance Manuel Amaro, un pompier de 38 ans.

Après le défilé qui s'est dispersé dans le calme autour de la place de la Puerta del Sol, au coeur de Madrid, un petit groupe de jeunes manifestants s'est massé face à un cordon de policiers qui gardaient les abords du Parlement.

Comme ils refusaient de s'éloigner, les policiers les ont repoussés à coups de matraques, tirant des balles en caoutchouc. Lançant quelques bouteilles ou canettes de bière, les manifestants se sont dispersés dans les rues alentour, allumant des feux de poubelles sur leur passage, se regroupant parfois pour défier encore les cordons de policiers.

 

 

 

 

 

 

 

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 08:57

L'annonce de l'arrêt du site de production de Peugeot à Aulnay sous Bois même s'il n'était pas vraiment une surprise a créé une onde de choc dans le mouvement social. Hier le ministre du Redressement Productif Arnaud Montebourg  a reçu (à huis clos) Philippe Varin. Il devrait aussi rencontrer la famille Peugeot.

Il conviendra (au delà de l'indignation) de prendre des décisions politiques dans ce dossier.

Ci-dessous un billet d'humeur de Pierre Deruelle qui en dit long sur la stratégie financière du groupe PSA.

 

Comment j’ai découvert que PSA fabriquait des automobiles

Par Pierre Deruelle


C’est vraiment avec le plus grand étonnement que j’ai découvert, ce jeudi 12 juillet 2012, que le groupe PSA fabriquait des automobiles. PSA venait d’annoncer pour 2014 l’arrêt de la production dans son usine d’Aulnay-sous-Bois (93) et la suppression de 8.000 emplois en France.

Là j’avoue que je suis tombé des nues. Ils fabriquaient visiblement des véhicules, et personne ne m’avait rien dit.

Je connaissais pourtant fort bien les filiales qui composent le Groupe PSA :

Faurecia, le spécialiste en ingénierie et de production d’équipements, dont le chiffre d’affaire a augmenté de 4 milliards en 4 ans.

GEFCO, le groupe de transport et de logistique dont le chiffre d’affaire de3 milliards aura permis de dégager 223 millions de bénéfices en 2011.

Et surtout Banque PSA Finance, qui représente 3 % du chiffre d’affaires mais 40 % du résultat opérationnel du groupe PSA en 2011, dont le chiffre d’affaires de 1,8 milliard d’euros a permis de dégager un résultat opérationnel courant de 507 millions d’euros.

Je connaissais aussi les sous-filiales d’Assurance (pourtant discrètes) de Banque PSA Finance : PSA Services Ltd, PSA Insurance Ltd et PSA Life Insurance Ltd, qui sont domiciliées à Malte, sans aucun rapport bien sûr avec le fait que Malte soit un paradis fiscal, mais plus simplement parce qu’il y fait souvent un temps superbe et qu’il est fort agréable d’y aller pêcher au large.

Je me souvenais même que Banque PSA Finance avait réalisé avec succès une émission obligataire à taux fixe d’un montant de 600 millions d’euros il y a quelques semaines, le 20 juin 2012, opérée avec les banques partenaires Banca IMI, BNP Paribas, Bank of Tokyo Mitsubishi, HSBC, Unicredit et CM-CIC. Tout semblait aller bien pour Banque PSA Finance, petit poisson courageux parmi les requins de la finance internationale.

Le PDG Philippe Varin déclarait même dans le document de synthèse en s’auto-congratulant :

« Cette deuxième émission en euros de l’année vient confirmer la capacité de Banque PSA Finance à saisir les opportunités offertes par le marché obligataire et à accéder à la liquidité malgré la forte volatilité des marchés financiers. »

Donc je savais que PSA était un peu équipementier, faisait un peu de logistique, et surtout était une Banque et un organisme financier. Mais un fabriquant de véhicules, ça j’avoue que j’étais totalement passé à coté.

Je savais aussi que la famille Peugeot était la première fortune française (4,4 milliards d’euros via une Holding crée en 1929) résidente en Suisse, puisque plusieurs membres s’y étaient installé il y a belle lurette, non pas pour échapper à l’imposition fiscale française, mais pour la qualité de l’air pur des montagnes helvètes et la beauté paisible et propice à la méditation, des pâturages verdoyants.

Comme l’écrivait feu l’écrivain anglais George Mikes, « Les Suisses ont su construire un très beau pays autour de leurs hôtels. »

Je savais que le dirigeant du groupe, Philippe Varin, avait été promu officier de la Légion d’honneur le 14 juillet 2011, ce qui n’est qu’un début, puisqu’il est encore loin d’être Grand-croix comme Jean Todt (un type qui savait comment consommer beaucoup de pétrole super vite) ou Grand officier comme Bernard Arnault, (notre plus riche compatriote dont il faut bien savoir récompenser les 24 milliards). Je savais donc que Philippe Varin avait des progrès à faire, mais qu’il était sur la bonne voie.

Mais alors cette histoire de PSA qui fabrique des automobiles dans le 93, ça n’avait plus rien de cohérent.

J’avais aussi regardé qui étaient les salariés les mieux payés du Groupe :

Philippe Varin, Président du Directoire (rémunération 2010 : 3 253 700 €)

Jean-Marc Gales, Direction des marques (rémunération 2010 : 1 266 000 €)

Frédéric Saint-Geours, Direction des Marques (rémunération 2010 : 1 266 000 €)

Guillaume Faury, Directeur Recherche et Développement (rémunération 2010 : 1 266 000 €)

Grégoire Olivier, Directeur Asie (rémunération 2010 : 1 362 820 €)

Or, avec un Directoire de gens aussi correctement payés, (preuve est donc faite de leur extrême compétence) était-il véritablement nécessaire de continuer à fabriquer quoique ce soit ?

Mais n’ayons pas d’inquiétude, aucun de ces salariés hyper-compétents ne sera heureusement impacté par le nettoyage qui va être fait.

J’ai en effet regardé depuis dans le détail ce plan salutaire d’épuration sociale et il va dans le bon sens : 1.400 postes vont être supprimés dans la recherche et le développement, ce qui est somme toute logique, et 4400 postes dans la production, ce qui est un véritable soulagement pour le département « Finances et comment faire du Cash » du Groupe PSA.

Philippe Varin est sur la bonne voie, comme le prouve son discours du 15 février 2012 :

« Nous mettons en place un programme soutenu de management du cash : les mesures d’économie de 800 millions d’euros annoncées en octobre dernier sont complétées pour atteindre 1 milliard d’euros. Par ailleurs, un programme de cessions d’actifs, d’un montant de 1,5 milliard d’euros environ, incluant CITER, est lancé. Il comprend la valorisation d’actifs immobiliers et l’ouverture du capital de Gefco. Notre situation financière reste robuste et sécurisée. »

Me voilà donc rassuré, le Groupe PSA continuera à valoriser ses actifs immobiliers, et à ouvrir son capital à d’autres organismes financiers. C’était un bon début, car après l’arrivée dans le capital de PSA du Groupe NATIXIS AM, du Groupe BNP Paribas, de la Banque Barclays, ou du Hedge Fund Templeton Global Advisors, je trouvais que le rythme de la financiarisation du groupe laissait franchement à désirer.

PSA peut faire beaucoup mieux pour que soient prises les bonnes décisions. Il serait bon de supprimer totalement les dernières velléités industrielles du Groupe pour se concentrer sur la finance, bien plus rentable. On pourrait par exemple envisager la création d’un département HFT (High Frequency Trading) qui permettrait de spéculer via des filiales opaques dans les paradis fiscaux sur les émissions d’obligations ou d’actions du Groupe.

C’est la synthèse des résultats financiers 2011 qui nous le dit :

« Banque PSA Finance dispose d’une structure financière solide grâce à un ratio de solvabilité Bâle II supérieur à 14% et d’une sécurité financière, via des lignes de crédit non tirées et une réserve de liquidité, permettant d’assurer en permanence plus de 6 mois d’activité sans recours à des financements complémentaires ».

Bien inspiré, Philippe Varin se concentrera désormais j’espère sur le recrutement de traders, d’analystes financiers, de courtiers, de spécialiste en optimisation fiscale, et de conseillers en placements off-shores de contrats d’assurance-vie.6888295086_4e6a589cf1.jpg

Augmenter le taux de rentabilité des actionnaires du Groupe en fabriquant des voitures, je me demande bien qui a pu avoir une idée aussi saugrenue chez PSA.

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