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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 05:33

Nous avons appris ce week-end le décès de la grande résistante communiste Lise London.

Le message ci-dessous a été envoyé par Patrick Le Hyaric. Dessous encore l'article de "L'Huma".

 

"Le chagrin m’envahit au moment ou me parvient en ce dernier jour du mois de mars la mauvaise nouvelle du décès de Lise London.

Lise c’était ces dernières années la sagesse et la tendresse. C’était le souci  de l’avenir des jeunes. Le désir de parler, de transmettre des expériences d’une vie pleine. Pleine d’une multitude de combats, d’actes de courage, de générosité semée sur le beau chemin de sa vie. Lise aura été une actrice infatigable de son siècle.

Elle restera pour moi un exemple de militante. « La mégère de la rue Daguerre » jeune ouvrière aura été syndicaliste, capitaine dans la Résistance, déportée, actrice des brigades internationales, épouse du ministre tchécoslovaque Artur London victime de « l’aveu » stalinien, Lise  sera une ardente militante d’un communisme nouveau. «  Battez vous contre les injustices, ne laissez pas la perversion salir les idéaux communistes » nous lançait-elle souvent. Les communistes avaient été très heureux de sa présence à leur congrès de Martigues, puis en plusieurs autres occasions.

De son agile intelligence, de sa passion toujours intacte, elle savait transmettre sa riche et formidable expérience et ses idées toujours neuves aux jeunes. Elle était mue par cette passion de la justice et d’un monde nouveau pour lequel elle n’a cessé d’agir. Nous ne l’oublierons pas. Nous tacherons de transmettre son expérience, le sens de ses combats, autour de nous. Nous avons aimé Lise .Nous n’oublierons pas Lise. Merci Lise".http://www.humanite.fr/sites/default/files/imagecache/une_article_vertical/2012-04-01lise-london-gestapo-jauteur.jpg

                               En 1942 Lise London photographiée par la Gestapo lors de son arrestation.

Né en 1916 en France de parents espagnols, engagée très tôt au PCF, Elisabeth Ricol rencontre à Moscou en 1935 le communiste tchèque Arthur London, qu'elle épouse avant de s'engager dans la guerre civile espagnole, puis dans la Résistance en France. Elle fut déportée à Ravensbrück. Après la guerre, Lise London s'installe en Tchécoslovaquie où son mari devient vice-ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement communiste installé par l'URSS. Mais dans le cadre des purges staliniennes, Arthur London tombe en disgrâce et est arrêté en 1951.

Arthur London, finalement libéré en 1956 et réfugié en France, relate les interrogatoires, tortures et procès qu'il subit dans le livre "L'Aveu", publié en 1968 et porté deux ans plus tard à l'écran par Constantin Costa-Gavras, avec Yves Montand dans le rôle d'Arthur et Simone Signoret dans celui de Lise. Lise London, dont le mari est mort en 1986, était restée adhérente au Parti communiste, en dénonçant "le dévoiement du socialisme par Staline".

"Ouvrez grands les yeux, soyez vous-mêmes"

Saluant "une femme exceptionnelle, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a repris les mots de Lise London pour lui rendre hommage: "Ouvrez grands les yeux, ne vous laissez pas enfermer dans les certitudes, n’hésitez pas à douter, battez-vous contre les injustices, Ne laissez pas la perversion salir les idéaux communistes. Soyez vous- mêmes", dira notre camarade Lise London à ceux qui l'interrogeaient encore sur son engagement communiste présent. "Ouvrez grands les yeux... soyez vous-mêmes ", chère Lise, en chérissant ta mémoire, nous serons fidèles à ton injonction.

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 14:52

Il y a déjà quelques jours des dirigeants "historiques" du NPA :  MYRIAM MARTIN Membre du Conseil politique du NPA, HÉLÈNE ADAM Membre du Conseil politique du NPA, PIERRE-FRANÇOIS GROND Membre du Conseil politique du NPA   publiaient dans "Libération" du 22 mars  une tribune  où ils affirmaient entr'autre: "Il ne faut pas hésiter à affirmer que si nous sommes nombreux à exprimer notre force par notre vote le 22 avril pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon, la situation en sera nécessairement positivement bouleversée", écrivent ces membres du courant "unitaire" du NPA, Gauche anticapitaliste (GA) qui avait recueilli 40% des voix au congrès tendu de juin.

 

Médiapart a publié le 29 mars une autre tribune de plusieurs  militant(e)s du NPA qui appelent clairement à voter Front de Gauche aux prochaines élections.

 

"Dans un moment politique menaçant, où les promesses d’austérités le disputent à l’hystérie sécuritaire et au racisme légitimé, l'unité est indispensable pour imposer un autre futur que celui auquel ils nous condamnent. 

C’est donc avec tristesse que nous constatons que l'organisation que nous avons construite tourne le dos avec constance à toute tentative de rassembler politiquement notre camp social et ses organisations face à Sarkozy et à l’austérité violente qui s’annonce. 

Le problème vient de loin. Le superbe isolement qui est le notre depuis la fondation du NPA se cristallise aujourd’hui dans une campagne présidentielle que nous ne mènerons pas. Car c’est la fonction même de cette campagne qui nous interroge, pas les qualités du candidat du NPA mais bien plutôt l’orientation politique de ceux qui la dirigent.

De la dénonciation du candidat du Front de Gauche comme appartenant au camp des «politiciens professionnels en cravate», à la certitude affichée de sa future collaboration avec le PS, cette candidature divise ce qu’il s’agit d’unir: la volonté du peuple de gauche de se débarrasser de Sarkozy tout en résistant à l’austérité.

Et cela, alors même que nous voyons (et qui veut observer, verra) la dynamique de la campagne du FdG, la maturité politique et la conscience qui s’y fait jour.

Les dizaines de milliers de personnes rassemblées à la Bastille ou dans les meetings du FdG ne disent pas autre chose. Il faut que la gauche de gauche s’unisse et dise d’une seule voix : Sarkozy dégage ! Assez d’austérité !

Que des milliers de jeunes vivent là leur première expérience militante, que des milliers de syndicalistes voient avec cet instrument la possibilité d’un prolongement politique à leurs engagements quotidiens nous interpelle.

Car notre tradition politique s'intéresse aux mouvements réels qui animent notre classe, souhaite les accompagner, et leur donner une perspective radicale contre l'ordre existant.

Pas besoin donc de peindre cette campagne en rouge pour comprendre que notre place est aux côtés de  celles et ceux qui mènent cette tentative de percer le plafond de verre des politiques capitalistes.

Nous savons les désaccords que nous avons avec la campagne du FdG ou certaines déclarations de son candidat. Nous ne partageons pas, par exemple, le rapport bien trop instrumental que les principales forces du FdG entretiennent avec les mouvements sociaux; nous aimerions que cette campagne soit plus offensive pour dessiner un avenir débarrassé du nucléaire civil et militaire. Mais ces désaccords ne changent rien à la conviction des milliers de salariés et de jeunes qui la mènent. Et c’est ce processus de maturation politique que nous voulons accompagner.

C’est dans le succès de cette campagne que réside une partie des clefs de l’avenir.  

Parce qu'un score élevé de son candidat contribuerait à redonner confiance à notre camp social pour les combats qui s'annoncent.

Mais aussi parce que ce que nous appelons bloc de gauche contre l'austérité ou front social et politique est inscrit dans les coordonnées de la situation politique. Nous qui pensons qu’il faut dans un même mouvement, unir les anticapitalistes et construire ce bloc, nous savons que ce n’est pas un problème à venir, mais une tâche qui s’inscrit dans le réel et ses contradictions.

Le périmètre de ce bloc de gauche contre l'austérité dépendra de la position du FdG et de ses organisations par rapport à la participation à un gouvernement social-libéral et à une politique  d’austérité.

Nous sommes bien conscients des difficultés qui se posent à nous, à commencer par le faible rapport de force qui est le notre pour peser sur cette campagne et ses suites.

Mais c’est dans l’espace de débat et de confrontation qu’offre cette campagne que nous pensons être utiles.

C’est pourquoi nous la soutenons."

Louis-Marie Barnier, Conseil politique national du NPA 94
Marie-Do Bartoli, ex CPN 93
Laurent Delgrès, CPN Paris XX
e
Myriam Duboz, CPN 25
Catherine Faivre D'Arcier, CPN 38
Ludovic Haru, équipe d'animation Gauche Anticapitaliste Paris XX
e
Alban Heuze, animateur du secteur jeune du NPA, 72
Rafik Qnouch, équipe d'animation GA Paris XIII
e
François Laporte, CPN 67
Jules Lavalou
, CPN 35
Guillaume Liegard, CPN Paris XX
e
Olivier Mollaz, CPN Paris XVIII
e
Emre Ongun, CPN Paris XX
e
Fanny Puel, ex CPN 37
Michele Sauve,  ex CPN Paris XX
e
Thomas Vacheron, CPN 43.

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 22:50

Alors que Nicolas Sarkozy a fait annuler toutes les candidatures issues de son propre camp : Borloo, Villepin, Boutin, Morin, Nihous..., certains font mine de croire qu'il amorcerait une remontée. Une analyse digne de celle que pourrait faire un enfant de sixième montrerait bien qu'il fait le plein de ses voix au premier tour mais n'aura que peu de réserves pour le second. Malgré tout, le spectre du "vote utile" pour éviter un nouvel 21 avril est brandi, argument ultime pour inciter les électeurs à ne pas voter pour la candidature du Front de Gauche.

Si dans votre entourage vous avez des proches qui doutent, ou si vous doutez vous-même voici quelques pistes visant à déconstruire le mythe du vote utile pour convaincre les citoyens que la démocratie, ça n’est pas voué à être éternellement joué d’avance.http://s2.lemde.fr/image/2011/09/18/540x270/1574029_3_9c35_pierre-laurent-et-jean-luc-melenchon-le-18.jpg

 

Merci à Alan C.  pour cette contribution.


1) La Vème République et le présidentialisme : une démocratie restrictive


L’élection présidentielle et le mode de scrutin majoritaire uninominal à deux tours nuisent au débat de fond : on choisit le meilleur cheval au lieu de confronter les programmes. On le voit bien, les médias de masse ne cessent de s’égarer dans des analyses de forme au lieu de s’attaquer concrètement aux questions de fond. Il en résulte un appauvrissement du débat public qui explique en grande partie le mécontentement d’une grande majorité des électeurs à l’égard de la campagne présidentielle en cours. On va s’intéresser aux soi-disant « intonations mitterrandiennes » de François Hollande, aux « petites phrases » de Jean-Luc Mélenchon (qui raconte pourtant bien d’autre chose quand on l’interroge), aux métaphores à deux balles de Sarkozy qui attaque ses adversaires sans les nommer. Tout n’est qu’apparence, style, représentations stériles et bien souvent superficielles, fade, ineptes. En fin de compte on ne sait plus très bien si l’on doit élire des représentants du peuple en charge du gouvernement ou des pros de la bonne tenue face aux caméras…

La Vème République, c’est aussi l’ineptie d’un système consistant à forcer les électeurs à choisir le candidat le moins éloigné de leurs convictions parmi ceux jugés les mieux placés. Le mode de scrutin uninominal majoritaire à deux tours encourage ce processus de déliquescence de l’offre démocratique, en induisant une prime au candidat le plus « modéré ». L’idée de discuter des idées semble devenue désuète. Maintes fois invité par Jean-Luc Mélenchon à venir débattre publiquement avec lui, François Hollande ne se lasse pas d’éluder la question, méprisant un candidat et des partis qui n’ont pas lieu d’exister, selon lui, puisque la gauche serait éternellement vouée à n’être qu’une et indivisible, inscrite dans le marbre du monolithisme le plus inébranlable. Puisqu’il est censé être le mieux placé, à quoi bon s’exposer à une forme de concurrence, à gauche, sur la base d’idées concrètes ? Il est tellement plus confortable de contraindre, bon gré mal gré, les électeurs à se reporter par défaut sur une candidature qu’on leur impose comme étant indépassable.

La Cinquième République induit en fin de compte une paralysie du système politique, avec l’élection, in fine, d’un candidat toujours issu des mêmes partis. Il entraîne aussi une prééminence des partis modérés et restreint l’expression de différentes sensibilités à gauche. Bref, il faut rejeter définitivement rejeter ce système et ne pas accepter ses logiques.

 

2) La tyrannie des sondages


Les médias de masse incitent toujours les électeurs à faire leur choix en fonction des résultats des sondages relatifs aux intentions de vote. Leur prolifération tend à déterminer le résultat de l’élection avant-même qu’elle ait lieu. Le summum semble avoir été atteint avec le tandem Paris Match / Ifop qui propose pas moins d’un sondage par jour !
Obnubilés par cette avalanche de statistiques dont, rappelons-le, les données brutes et la méthodologie de redressement des résultats ne sont jamais rendues publiques, les « analystes politiques » (bien souvent des journalistes à cent lieues de la profession de politologue) ne font plus qu’analyser des enquêtes d’opinion. Au diable les idées, ce qui compte, ce sont les chiffres : « mais monsieur machin, vous voyez bien que vous stagnez à 2 % dans les sondages, pourquoi vous présenter ? ». Mais quel est l’intérêt d’une campagne électorale si elle ne sert pas à convaincre les électeurs ? On devrait tous rester chez soi, à contempler les sondages, pour ne plus avoir besoin de réfléchir avant de voter ? La présidentielle se retrouve en fin de compte de plus en plus réduite à une vague course de chevaux : la discussion sur le fond n’est plus la priorité des journalistes et des soi-disant analystes politiques.

3) L’escroquerie Front National


Le FN et sa candidate, Marine Le Pen, sont clairement le diable de confort du système. En brandissant la menace d’une qualification frontiste au second tour au détriment d’un candidat issu de la gauche, on les incite à voter mécaniquement pour le PS et sans plus de conviction. Pourtant, si le FN fait des scores élevés, c’est en partie la faute des partis institutionnels, qui ont été incapables de trouver des réponses à la colère sociale. En entretenant le système, on entretient le FN. C’est en fin de compte un bon arrangement entre les institutions nécrosées de la Vème République et l’extrême-droite, un véritable cercle vicieux.

Alors bien sûr, le spectre du 21 avril planera maintenant sur toutes les élections présidenrtielles françaises jusqu’à la fin des temps… Pourtant la qualification du FN au second tour en 2002 est en partie imputable au candidat socialiste de l’époque, qui n’a pas été capable de rassembler suffisamment d’électeurs sur son nom. Au lieu de prendre conscience du fait qu’il a perdu le soutien du peuple, le PS fait systématiquement de la surenchère sur une supposée menace frontiste afin d’inciter au vote utile.
Pourtant cet appel démesuré à la vigilance est aujourd’hui clairement sans objet. Les sondages montrent justement que le candidat du PS arrive systématiquement en tête des intentions de vote, et avec une avance assez nette. Il a de la marge avant de se faire éliminer ! C’est bien plutôt Sarkozy et la droite qui ont du souci à se faire. Par ailleurs, en 2007, Jean-Marie Le Pen avait été surestimé par toutes les enquêtes préélectorales, avant de finalement s’effondrer à 10,4 %, loin derrière trois autres candidats. Et s’ils faisaient à nouveau les mêmes erreurs avec Marine Le Pen ?

 

4) Le mensonge d’une gauche idéologiquement homogène


Aujourd’hui plus que jamais, il y a des divergences idéologiques fondamentales entre les différentes sensibilités de la gauche. Tout n’est pas que magouilles et négociations de couloirs en vue de la formation d’un éventuel futur gouvernement de gauche comme certains journalistes se plaisent à l’affirmer sans relâche ! S’il y a plusieurs partis et plusieurs candidats à gauche, ça n’est pas sans raison. A l’heure actuelle, voter pour Jean-Luc Mélenchon n’a pas du tout la même signification que voter pour François Hollande : la victoire du premier n’impliquera pas du tout la conduite de la même politique que celle qui serait conduite en cas de victoire du second !

Il n’y a pas d’union automatique de la gauche. La « Gauche plurielle » est belle et bien dissoute, sa reformation n’est pas du tout à l’ordre du jour et l’idée-même d’un désistement automatique dans le cadre du second tour n’est même pas acquise. Si un accord lie le PS et EELV en vue des élections législatives, le Front de gauche n’en fait pas partie et s’affirme clairement comme une force politique autonome et indépendante de la social-démocratie. Jean-Luc Mélenchon lui-même a affirmé qu’il ne dirigerait aucun autre gouvernement que le sien, et qu’il n’avait absolument pas l’intention d’intégrer un éventuel gouvernement socialiste en cas de victoire de François Hollande à l’élection présidentielle. Quant au PCF, il doit consulter ses adhérents avant d’entreprendre toute participation à un gouvernement dirigé par le PS… Inutile de spéculer bien longtemps pour savoir qu’une grande partie des militants communistes n’ont aucune envie d’aller se compromettre avec la « rigueur juste » !

Par ailleurs, la « gauche » a des frontières de plus en plus poreuses. Alors que François Hollande et Eva Joly souhaitent inclure François Bayrou et son parti, le MoDem, dans le cadre d’une vaste alliance de centre-gauche, Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche rejettent clairement cette opportunité, le programme ultralibéral et la surenchère dans l’austérité de Bayrou entrant en totale contradiction avec un vrai programme de gauche, c’est-à-dire de rupture avec les logiques capitalistes.

5) Votez pour vos idées !


Vous autres électeurs de gauche qui en avez marre d’avaler des couleuvres, ne vous laissez pas avoir par ce système d’alternance bipartisane stérile. François Hollande et le PS misent exclusivement sur l’antisarkozysme et la peur du FN pour obtenir leur victoire. Leur programme, pratiquement inexistant, n’a d’autre ambition que de poursuivre la mise en application des politiques d’austérité promues par la droite. Une victoire du PS et la mise en place d’un nouveau gouvernement sous direction socialiste ne changera strictement rien au quotidien des classes populaires. Ne vous laissez pas aller à des chantages absurdes : votez avec votre cœur, plutôt qu’à contrecœur et de manière désillusionnée.

Ne vous laissez pas non plus enfermer dans une dépendance aux résultats du Front National. Si ce parti prospère, c’est parce qu’une partie de la population souhaite exprimer son mécontentement à l’égard de la politique menée par les différents gouvernements de droite et de centre-gauche depuis des décennies, qui ont tous échoué à résoudre les graves difficultés sociales auxquelles la France est confrontée. Pour casser cette logique, il faut porter au pouvoir une force incarnant la radicalité concrète, le Front de gauche, et ne pas maintenir en place un PS qui ne suscite plus aucun espoir et se contente d’un simple vote de résignation.

Enfin, plus que jamais, la démocratie est faite pour permettre au peuple d’exprimer ses idées, d’affirmer son adhésion à un projet de société. Si tout n’est plus que vains calculs politiciens, comment pourrait-on en vouloir à ceux de nos concitoyens qui sont de plus en plus nombreux à s’abstenir ? Si la politique ne fonctionne plus qu’en fonction de règles permettant aux même de se succéder au pouvoir pour conduire la même politique, au bout du compte, que nous restera-t-il ? L’insurrection ! Après tout, pourquoi pas ?

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 16:42
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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 05:42

Le 18 mars nous avons pris la Bastille et le 14 avril nous serons à Marseille entre ces deux dates le mercredi 4 avril à 20h30 prenons la Pyramide… pas en Egypte, ils ont déjà fait leur révolution, mais tout simplement à Bagnols sur Cèze (place Flora Tristan, centre culturel Léo Lagrange).

Nous avons prouvé que nous savions nous mobiliser, pour Montpellier, Paris, donc Bagnols sur Cèze c’est près de chez nous, venez nombreux soutenir la candidature de Jean Luc Mélenchon aux côtés de Charles Menard candidat aux législatives sur la 3ème circonscription du Gard, de Martine Gayraud (PCF) et Alexis Corbière (Parti de Gauche).

Martine Gayraud a fait le premier discours du Front de Gauche avant Jean-Luc Mélenchon, vous pouvez voir ou revoir ce grand moment sur la vidéo ci-dessous.

Quant à Alexis Corbières il était l'invité de RTL le jour de la Prise de la Bastille, on verra sur la vidéo dans ce qu'il sentait comme nous la dynamique du Front de Gauche.

 

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 15:18

Invité à la radio publique "France Info", Jean-Luc Mélenchon répond aux questions des journalistes et analyse la situation de la campagne des Présidentielles 2012.

 

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 18:29

23000 personnes à Lille pour entendre les discours de Martine Billard, Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon le candidat commun du Front de Gauche à la Présidentielle. La dynamique se poursuit. Retrouvez les discours de Pierre Laurent et de Jean-Luc Mélenchon dans les vidéos ci-dessous.

 

 

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 17:46

Alors que le Front de Gauche vient de faire un très beau meeting à la Réunion et qu'il est en ce 27 mars à Lille devant un public très très nombreux , que des sondages annoncent Mélenchon en troisième position des intentions de vote, curieusement Jean-Luc Mélenchon disparait des journaux télévisés depuis le succès de la "Prise de la Bastille". Pour preuve la vidéo ci-dessous :

 

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 06:27

Bien sûr il y avait cette foule immense sur la Place de la Bastille qui dit quelque chose de la mobilisation autour du Front de Gauche, tout comme les récents sondages voire même l'applaudimètre quand les candidats à la Présidentielles sont ensemble (par exemple lors de la rencontre récente initiée par la FCPE). Un espoir s'est levé, une attente est forte.

Autre indication importante, les passages à la télé du Front de Gauche ou les diffusions sur Internet sont très suivies. Encore hier les interviews faites en direct par Médiapart (voir une vidéo ci-dessous) ont été très visionnées.

Il faut poursuivre le travail en faisant de la pédagogie et notamment en faisant des comparaisons entre les différents programmes des candidats. 

C'est pourquoi le Front de Gauche lance un appel pour que des débats aient lieu avant le premier tour. colonne-de-la-Bastille2.JPG

"Nous lançons un appel aux TV et radios d'une part, aux autres candidats d'autre part. Il revient aux chaînes d'assurer leur rôle en invitant les candidats à débattre entre eux. Il revient aux candidats de les accepter, voire de les susciter", écrit-il.

Le FG réaffirme également "la volonté de Jean-Luc Mélenchon de débattre avec les autres candidats, notamment  François Hollande, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen ou François Bayrou.

Jean-Luc Mélenchon dans la vidéo ci-dessous explique la signification du poing levé, après avoir expliqué par exemple dans un meeting le drapeau rouge. Notre camarade Alain lors de la "Prise de la Bastille" avait coiffé le bonnet phrygien.

Loin des petites phrases, la démocratie n'en serait que revivifiée".

Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout la République à l'Elysée, a répondu à l'appel, estimant qu'"au-delà des différences de fond" qu'il entretient avec le candidat du FG, il ne peut "que saluer et (s)'associer à cette démarche".

"Les Français méritent mieux, en effet, que les querelles stériles entre les deux grands candidats de l'UMP et du PS, ou que la course de petits chevaux imposée par les instituts de sondage qui rythme la campagne" .

Et "comment imaginer un premier tour avec moins de débats que pour les primaires du seul Parti socialiste", demande le député de l'Essonne.

Pour le Front de gauche, "nos concitoyens sont avides de vrais débats politiques sur les sujets qui les concernent au premier plan: l'emploi, les salaires, le logement, l'environnement".

 

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 15:32

 Il n’y aura pas de grand soir mais ce fut une journée magnifique que ce 18 mars, où les rues de Paris ont vibré pour redonner à toute la France l’oxygène qui lui manquait.

Le Front de gauche a créé l’événement.

Qui imaginait, il y a quelques semaines encore, une manifestation politique populaire et citoyenne aussi massive et aussi large dans cette campagne électorale conçue, dès l’origine, pour exclure toute parole populaire, tout engagement collectif, toute espérance de transformation sociale ?

Du jamais vu ! Toutes celles et tous ceux qui, par le moindre geste, ont contribué à cette réussite ont commencé ensemble à relever le défi que nous nous fixons dans cette présidentielle : permettre au peuple et à ses attentes de changement – pour décliner les paroles du chant « pas de sauveur suprême, ni dieu, ni César, ni tribun, décrétons le salut commun ! » – de s’imposer.

La Bastille ouvre un chemin de lutte et d’espoir

Aux cris de « Vite, la 6e République », la Bastille ouvre un chemin de lutte et d’espoir. Notre pays en a un immense besoin. Il souffre trop.Avec cette marche, redevient crédible l’idée que le monde du travail peut reprendre ses affaires en mains.


A droite, on avait tout prévu, sauf l’insurrection démocratique, sauf ce moment de basculement où des centaines de milliers de Françaises et de Français, de femmes et d’hommes proclament : la politique c’est notre affaire, et payer pour les riches c’est fini.

La mobilisation des communistes pour la réussite de cette journée exceptionnelle, joyeuse, combative, fraternelle, a été spectaculaire. C’est le fruit d’un travail militant que je veux saluer ici : le lancement à la Fête de l’Humanité, les 300 000 programmes L’humain d’abord diffusés depuis lors, les centaines d’assemblées citoyennes dans tout le pays, dans nos quartiers et aux portes des entreprises, les milliers de distributions et cette invite constante : « sans préalable d’aucune sorte, mêlez-vous-en ! »

En parcourant la place de la Nation avant le départ de la marche, j’ai pu rencontrer et féliciter nombre d’entre vous.

Je profite de cette occasion pour le dire à toutes et à tous: ce travail patient, respectueux, inventif qui est le vôtre dans une campagne commune et collective est déterminant. C’est lui qui permet l’entrée en campagne à nos côtés de milliers de femmes et d’hommes engagés dans les combats sociaux, syndicaux, citoyens, associatifs dans le pays, qui n’ont plus le temps d’attendre et peuvent s’engager durablement dans la dynamique que le Front de gauche a fait naître. Cela donne aussi force et courage à ceux que vous avez investi de la responsabilité d’animer cette bataille, à Jean-Luc Mélenchon qui porte avec talent notre ambition commune, à moi-même, à nos candidates et candidats aux législatives que nous voulons voir nombreux en juin entrer à l’Assemblée nationale.

Le peuple est de retour, la gauche est de retour

La Bastille est le signe que nous avons déjà remporté une première victoire. Le peuple est de retour, la gauche est de retour.

Rien n’est acquis. La bataille va être encore rude dans les semaines à venir. Mais mesurons à sa juste valeur l’immense potentiel que nous ouvre le travail accompli.

Depuis dimanche, c’est une nouvelle campagne qui démarre. Des milliers de nos concitoyennes, de nos concitoyens impatients de se débarrasser de Nicolas Sarkozy et de sa politique restent habités de doutes sur la portée de la victoire attendue : notre vie changera-t-elle vraiment ?

Aujourd’hui, la campagne du Front de gauche modifie cette situation. La victoire peut être synonyme d’espoir. Le potentiel de mobilisation du Front de gauche est ainsi devenu le meilleur atout de la gauche pour gagner et pour, ensuite, réussir. Ne nous laissons pas impressionner.

On nous parle de « vote utile » ? Quoi de plus utile que le travail entrepris par le Front de gauche, et le vote pour son candidat ?

Oui, il redevient possible, non seulement d’imaginer que ce sont là les derniers jours de la droite au pouvoir, mais aussi les temps premiers d’une renaissance démocratique et d’une politique de gauche dictée non par le consensus mais par la détermination à combattre la dictature de l’argent.

Oui, il redevient possible d’envisager de reprendre la main sur les richesses du pays, sur le pouvoir économique et de le soumettre aux besoins humains et sociaux.

Oui, il redevient possible d’envisager à court et moyen terme l’inversion de l’ordre établi.

La portée de ce que nous construisons va bien au-delà de l’échéance présidentielle qui en est la première étape décisive.

Ce que nous visons, c’est la mise en mouvement de majorités d’idées et d’action, de majorités électorales et populaires, autour d’objectifs de changement clairs, de majorités agissantes décidées à « ne rien lâcher » tant que ces objectifs ne sont pas atteints.

Oui, ces majorités d’idées et d’action sont possibles si les forces populaires s’en mêlent.

Oui, peut devenir majoritaire, contre les logiques austéritaires, l’exigence d’une relance de l’activité fondée sur l’augmentation des salaires, la revalorisation nette du Smic, des retraites, des pensions.

Oui, peut devenir majoritaire la nécessaire reconquête de la retraite à 60 ans pour tous financée par la mise à contribution des revenus du capital et de la spéculation. Oui, peut devenir majoritaire la proposition de nationaliser les grandes banques et de fonder un pôle public bancaire et financier en changeant le rôle de la BCE.

Oui, peut devenir majoritaire l’exigence de réinvestissement massif dans les services publics. Oui, peut devenir majoritaire l’idée que travailler, étudier, se loger, se nourrir, se soigner, se cultiver sont des droits fondamentaux qui doivent être garantis à tous en toutes circonstances.

Oui, peut devenir majoritaire l’exigence d’une 6e République où la participation citoyenne aux décisions politiques et économiques du pays, de l’entreprise aux institutions, sera constante, où la démocratie réelle et permanente sera la garantie de la transformation sociale.

Oui, peut devenir majoritaire le principe de refondation d’une Europe sociale, démocratique et écologique. Ce sont ces majorités d’idées, ces fronts de lutte qui constituent les conditions d’une politique de gauche.

Comment mener à bien et réussir cette immense tâche ?

D’abord, en poussant le plus haut possible le vote Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle. Des milliers d’électrices et d’électeurs peuvent en prendre conscience : s‘emparer de ce bulletin de vote est le meilleur moyen de construire une victoire solide et durable sur la droite et l’extrême droite, de rendre cette victoire utile à toutes celles et tous ceux qui ont le plus besoin de changement.

Ensuite, en s’engageant maintenant beaucoup plus fortement dans la campagne pour les élections législatives. La victoire présidentielle ne sera rien si elle n’est pas garantie par une majorité parlementaire capable de voter les lois d’un changement véritable, celles qui reprendront dans les actes les rênes du pouvoir aux marchés financiers.

Notre campagne des législatives peut dès maintenant donner du sens et plus de force à la campagne présidentielle.

Nos candidates et candidats doivent sans attendre faire relais avec la campagne de Jean- Luc Mélenchon pour inscrire sa portée dans la durée.

Enfin, en intensifiant partout le travail de rassemblement, d’assemblée citoyenne, de mise en débat et de mise en action qui permettra aux citoyens de porter ensemble les objectifs d’une politique de changement.

Jusqu’où porter ces objectifs ? Je le répète, jusqu’à leur mise en œuvre effective.

Jusqu’au gouvernement ? nous questionne- t-on. Nous n’en sommes pas là. Nous aurons à en décider, collectivement et souverainement, à l’issue de ces deux campagnes, présidentielle et législatives.

Notre objectif est clair : modifier suffisamment la situation pour rendre un vrai changement possible.

Pas question d’aller gouverner si la rupture avec les politiques d’austérité n’est pas au rendez-vous.

A écouter nos partenaires de gauche, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour y parvenir.

Aurons-nous la force et le temps d’imposer de tels changements à gauche d’ici fin juin ?

Nous y travaillons et nous aurons à apprécier, ensemble, ce que nous avons pu, ou pas, faire bouger et comment continuer.

Le Front de gauche est en mouvement. La route est engagée. Elle est belle. Ensemble, nous sommes la gauche, le cœur battant de la gauche.

L’esprit de conquête doit plus que jamais être notre boussole. Je compte sur vous.

 

Pierre_Laurent-424e2.jpgPierre Laurent

Secrétaire national du Parti communiste français, Président du Conseil de campagne du Front de gauche.

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