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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 23:01

Au coeur de l’été, le gouvernement passe en force à l’Assemblée nationale, une loi qui modifie de fond en comble nos institutions territoriales.

Contrairement à ce qui avait été débattu avec les élus aux États généraux du Sénat, cette loi donne le signal d’une recentralisation considérable. Elle crée une nouvelle institution, la métropole, pour 11 grandes villes dont Paris, Lyon et Marseille. Ces métropoles concerneront 30 millions d’habitants. La métropole serait la nouvelle clef de voûte de l’organisation de la République en concentrant un très grand nombre de pouvoirs stratégiques et de financements retirés aux communes, quasiment vidées de leur capacité d’agir au service de leurs populations. Cette loi s’en prend aussi aux compétences déléguées aux communautés d’agglomérations promises à déconstruction pure et simple. Les communes sont noyées dans des entités (conseil de territoire de 200000 à 300000 habitants) relevant des décisions centrales de la métropole, à l’image de simples « arrondissements ».

En Ile-de-France, la Métropole du Grand Paris sera créée au 1er janvier 2016 avec un Conseil métropolitain de plus de 200 membres réservant un quart des places aux élus de Paris. Une assemblée des maires aura voix consultative une fois par an. Dans les faits, le président de la métropole et quelques vice-présidents « règneront » sur 6 millions d’habitants! 

D’ici 2020, dans toutes les métropoles, ces membres seront élus pour moitié au suffrage universel direct effaçant ainsi la place des communes, des départements et des intercommunalités.

Cette solution technocratique et hypercentralisatrice éloigne les citoyens des décisions. Elle est profondément antidémocratique et inacceptable! Elle est la négation, la fin décidée autoritairement des projets construits avec les habitants dans les communes, des dynamiques de territoires, et des coopérations entre collectivités. C’est la fin de la démocratie locale! 

Inefficaces, ces monstres technocratiques préparent une nouvelle ère de régression sociale. Ils produiront encore plus d’inégalités territoriales dans l’aire métropolitaine, avec l’effacement des services publics de proximité dans chaque territoire communal, intercommunal, départemental.

L’affirmation des métropoles créera à Paris une nouvelle coupure entre petite couronne et grande banlieue, et érigée en modèle au plan national, laissera à la traîne toutes les franges périurbaines et rurales.

Le principal objet de ces technostructures centralisées est de répondre aux objectifs de compétitivité réclamés, au titre de la concurrence, par les puissances financières.

Ce qui veut dire austérité et réduction partout des moyens mis à disposition de l’action publique et des réponses par les collectivités aux besoins humains, sociaux et écologiques! Avec le désengagement de l’État, il est déjà question de créer par ordonnance des impôts nouveaux pour financer les métropoles! Les règles budgétaires des métropoles seront fixées par ordonnance du gouvernement dans les 18 mois qui viennent !

Cette loi signe aussi un immense chambardement pour les millions d’agents de la fonction publique d’État et territoriale, avec des services entiers regroupés ou transférés d’une institution à une autre, des coupes sombres dans les effectifs, des réorganisations autoritaires comme cela s’est, par exemple, produit pour France Télécom.

Ne laissons pas le gouvernement français abonder dans le sens des préconisations de la commission européenne qui veut régler le sort des collectivités.

Les défis métropolitains en matière de transport, de logement et d’urbanisme, d’aménagement du territoire, d’égalité d’accès, d’urgence sociale, d’écologie et de relance industrielle méritent tout autre chose! Ils doivent s’appuyer sur tous les projets issus des territoires, décidés avec les citoyens dans chaque commune et intercommunalité et coordonnés avec les départements et régions, appuyés sur des services publics et des politiques de lutte contre les ségrégations sociales. L’État ne doit pas abandonner son rôle de garant de l’égalité entre les territoires, son devoir de solidarité nationale au nom de la réduction des dépenses publiques.

Ce n’est pas encore fini !

La loi revient en seconde lecture en septembre au Parlement. Des mobilisations se construisent avec au coeur l’intervention nécessaire des citoyens.

Refusez avec nous l’effacement des communes, des intercommunalités et des départements !

Refusez avec nous, la mise à mal des missions de service public gage d’efficacité et d’égalité!

Refusez avec nous, le mépris de la démocratie! Alors qu’on bouleverse la République, les citoyens sont mis à l’écart ! Pas de changement des institutions démocratiques sans démocratie!

Un tel « big bang » institutionnel ne peut se faire sans information et sans recourir au vote des citoyens.

Il faut un référendum en Ile-de-France comme dans toutes les régions impactées par les changements institutionnels.

L’article 72-1 de la constitution française garantit la participation des citoyens lors de la création d’une nouvelle collectivité territoriale. Ce fut le cas pour la Nouvelle-Calédonie, l’Alsace et la Corse.

Pourquoi ne pas l’organiser alors que ce projet de loi engage la vie quotidienne de 30millions d’habitants de notre pays?

C’est aux citoyens de décider !

Je demande:

° Une consultation démocratique des citoyens par référendum dans chaque région touchée par les changements institutionnels.

° Le retrait de la loi « Affirmation des métropoles ».

° La reprise d’un grand débat national sur la démocratie locale, les réponses nécessaires et coopératives aux problématiques métropolitaines.

Nom: .................................................................. Prénom:..........................................................

Adresse:.........................................................................................................................

Email :.......................................................................................................................................

Fonction :.......................................................................................................................................

 L’Association des élus communistes et républicains se met à disposition de toutes celles et ceux qui refusent un tel projet et souhaitent faire entendre leur voix pour la démocratie locale et citoyenne.

Cet appel peut être diffusé largement et retourné à l’ANECR:

anecr@elunet.org, 10 rue Parmentier - 93189 Montreuil - 0148517878


ASSOCIATION NATIONALE DES ÉLUS COMMUNISTES ET RÉPUBLICAINS

 

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 14:00

 

 

J'apprends dans le blog de Raquel Garrido que l'UMP et le PS ont voté en toute discrétion la suppression du référendum en cas regroupement de départements, de changement de limites d’une région, de regroupement de régions et de fusion d’une région et des départements qui la composent.

Dans les quatre cas, la loi impose un vote au suffrage universel, et pour une fois l'exigeance démocratique est forte puisqu'il faut l’accord de la majorité absolue des suffrages exprimés représentant au moins le quart des électeurs inscrits, ce qui détonne à une époque où la majorité des édiles se satisfait, sans mot piper, d'être élu dans un océan d'abstention.

Au creux de l'été, comme sont faites les meilleures réformes anti-démocratiques, Hervé Gaymard (UMP) et Olivier Dussopt (PS) ont ainsi fait voter un amendement au Code Général des Collectivités Territoriales.


Cela pourrait avoir pour conséquence de refaire voter les alsaciens qui avaient voté NON à la création d'une Collectivité Territoriale d'Alsace. Procès d'intention? Pas du tout.


Rappellons-nous du précédent européen, où l'habitude a été prise de refaire le suffrage lorsque les peuples ne votent pas selon les desideratas oligarchiques. En France, c'est le vote NON de 2005 qui a été contourné sans vergogne.


Pour une fois que le peuple avait le dernier mot.. on lui supprime!

 

La réforme doit maintenant être étudiée au Sénat. Je m'attends au pire. Dans cette 5ème République où la souveraineté est concentrée entre les seules mains du Président de la République, la suppression d'un référendum populaire c'est une broutille. En fait, ces fous rêvent de supprimer le peuple!

 

Il n’aura pas fallu plus de 3 minutes à Hervé Gaymard (UMP) et Olivier Dussopt (PS) pour retirer le pouvoir aux citoyens.

 

LA VIDEO de la forfaiture!

 

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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 11:32

En ce week-end post 15 août, de nombreux français sont sur les routes et les autoroutes. Même si ça ne va pas forcément très vite, ça "douille" aux péages.

Pourquoi ? Une réponse de Philippe Jérome du journal l'Humanité. 

Incompétence de Bercy ? Sans doute pas. Nouvelle magouille politico-financière ? Jamais démontrée. Complicité idéologique entre gouvernants et patrons du BTP ? Plutôt vraisemblable sinon comment expliquer que 7 000 kilomètres d’autoroutes françaises, dont la plupart étaient largement amortis, aient été concédés, en 2005, à trois multinationales du béton et du transport (Vinci,
Eiffage et la société espagnole Abertis) pour la somme vraiment modique de 14,8 milliards d’euros ? Soit, pour l’État, un manque à gagner, estimé par la Cour des comptes de 10 milliards d’euros !

Cette privatisation des autoroutes initiée, en 2002, par le gouvernement Chirac-Jospin, bouclée en 2005-2006 par Chirac-Villepin avait suscité, parmi les parlementaires, nombre d’oppositions à gauche, et quelques réticences à droite. Mais le ministre des Finances de l’époque, Thierry
Breton, s’était montré rassurant : « Ne craignez rien (sic) car c’est l’État qui contrôlera et qui fixera les tarifs (des péages). » Dans un rapport publié le 28 juillet dernier, la Cour des comptes juge, au contraire, que l’État n’a, depuis, jamais fait le poids : « La négociation des avenants aux contrats de concession et le suivi par le concédant (le ministère des Transports) se caractérisent par un déséquilibre au bénéfice des sociétés autoroutières. » Et les experts-comptables de l’État de souligner un point crucial : « Le décret de 1995 garantit aux sociétés concessionnaires une hausse annuelle minimale des tarifs de 70 % de l’inflation […] Mais les hausses observées sont nettement supérieures à ce seuil, notamment chez SAPN, ASF et Escota. » Pour cette dernière société concessionnaire, l’augmentation des tarifs, à coups insidieux de dix centimes comme en février dernier, a été en moyenne, ces dernières années, de 2,2 %, toujours au-dessus de l’inflation, à l’exception de 2007 et 2010.

Créée dans les années 1950 pour percer d’une autoroute le massif de l’Estérel et désenclaver ainsi la Côte d’Azur, la société Escota est aujourd’hui une filiale de Vinci qui gère le réseau entre Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) et Menton (Alpes-Maritimes). Entre les deux, un scandale dans le scandale des hausses de tarifs : l’autoroute de contournement de Nice, payante contrairement à celles de Paris, Lyon ou Marseille, et ce depuis son ouverture voilà maintenant quarante ans ! Un vrai jackpot pour Escota sachant qu’il passe chaque jour 140 000 véhicules au péage d’entrée ouest de Nice. Il a été calculé qu’un Niçois travaillant à l’extérieur qui ferait le choix de rentrer dans sa ville par le bord de mer économiserait plus de 300 euros par an.

Mais pour des millions de gens, le réseau Escota est devenu un passage quasi obligé, vers le soleil pour les vacanciers, vers le boulot pour les autochtones et les routiers. 253 millions de passages ont été comptabilisés, en 2011, aux barrières de péages Escota ! Hors abonnement, il faut aujourd’hui débourser 20,80 euros de péages pour se rendre en voiture d’Aix à Menton. Selon le quotidien Nice-Matin, le tarif sur ce parcours aurait, en vingt ans, subi une augmentation de 60 % ! Certains tronçons tels que Nice-
Sophia Antipolis (30 000 salariés, peu de transports en commun) ou Nice-frontière italienne (fréquenté par des milliers de camions) ont vu leurs tarifs doubler, voire plus. À un monopole d’État, critiqué lui aussi en son temps pour ses augmentations de tarifs, s’est substitué un monopole privé, à la différence que, durant l’ère Sarkozy, l’État s’est montré défaillant. Sciemment ou pas ? Toujours est-il que le bénéfice net par kilomètre parcouru a progressé de moitié depuis la privatisation. Ainsi la société Escota a réalisé, en 2011, un bénéfice net de 185 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires de 650 millions d’euros. Au total ce sont 2 milliards d’euros de bénéfices net qu’ont enregistrés, pour la seule année 2011, les trois sociétés autoroutières qui affichent un taux de rentabilité de l’ordre de 8 %, supérieur à celui de l’industrie.

Où sont allés ces colossaux bénéfices ? L’Association des sociétés françaises d’autoroutes (Afsa) fait savoir qu’en 2005, avec le bitume, c’est aussi de la dette publique (40 milliards d’euros) qu’elle a récupérée et qu’il lui faut en partie servir chaque année jusqu’en 2027. Une société comme Escota, pour justifier l’augmentation de ses tarifs, fait valoir que dans les zones montagneuses, les travaux de sécurisation de l’autoroute coûtent une fortune, parfois jusqu’à 100 millions d’euros du kilomètre (sur vingt  ans). Autre pôle d’investissement, mais cette fois pointé par les syndicats : l’automatisation des péages. Une politique systématique qui depuis la privatisation a conduit à la suppression de milliers d’emplois en CDI, CDD et saisonniers !

En fin de compte, le principal gagnant est bel et bien l’actionnaire tandis que, ainsi que le note la Cour des comptes, « le taux de satisfaction des usagers a fortement chuté, notamment sur le réseau Escota ». Selon le président du groupe Front de gauche à l’Assemblée nationale, André Chassaigne, la moitié des bénéfices de Vinci est reversée sous forme de dividendes. On estime que bon an, mal an, depuis le début de la privatisation, les actionnaires des sociétés autoroutières se partagent un milliard d’euros. De tous bords politiques et de toutes régions des voix s’élèvent pour demander une « renationalisation » des autoroutes en France. Pour les plus militants, le prix de rachat pourrait être celui de 2005 diminué des bénéfices net réalisés par le privé depuis sept ans. un-enorme-bouchon-s-est-forme-dans-le-sens 655873 508x253Un accident entre Montpellier et Nîmes en ce 17 août 2013 qui provoque un énorme bouchon à la mi-journée.

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 07:41

Le Parti communiste français  a dénoncé le "cynisme" dans "l'exercice de communication auquel se livre le gouvernement" alors que le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, s'est affiché aux côtés de 300 enfants privés de vacances à Matignon.

"On ne peut effectivement pas servir d'une main une collation dans les jardins de Matignon à des gamins privés de vacances et de l'autre poursuivre une politique régressive de baisse des dépenses publiques utiles aux familles", a écrit dans un communiqué le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles.

Le gouvernement (pendant que les ministres Valls et Taubira se déchirent) poursuit un travail de communication, Jean-Marc Ayrault ayant rencontré le lendemain des ouvriers travailleurs de nuit dans les Yvelines.

Une occasion pour le PCF de demander une nouvelle fois des «mesures claires» pour améliorer le sort des salariés exerçant des métiers pénibles dans le cadre de la réforme des retraites, se montrant déçu par la piste d’un «compte-temps» actuellement envisagée.

«Il faut d’urgence imposer au Medef de vraies négociations interprofessionnelles à conclure par un accord majoritaire. Ces négociations doivent définir les critères de pénibilité et déterminer les conditions de compensation de cette pénibilité avec par exemple la réduction du temps de travail journalier ou hebdomadaire, l’aménagement d’horaire, le départ anticipé en retraite».

Dans un communiqué, le Parti communiste affirme qu'«il faut des mesures claires et à mettre en oeuvre facilement» et que «le compte pénibilité évoqué par le gouvernement ne paraît pas être de cette nature».

«Prendre en compte la pénibilité est une attente légitime et forte du monde du travail. Il ne faut donc pas la décevoir par des mesures inefficaces», assure Jean-Luc Gibelin, responsable «retraites» du PCF.ayrault-matignon.pngLe premier ministre ferait mieux de "mouiller" la chemise pour aider les classes populaires plutôt que de salir son costume dans l'herbe de Matignon dans une opération de commmunication cynique.

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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 15:47

La politique menée par le gouvernement français depuis un an ne porte pas ses fruits. Malgré les incantations du Président, le chômage ne baisse pas et les français souffrent, leur pouvoir d'achat se trouvant amputé sans que leurs "sacrifices" ne servent aux classes populaires.

Sous Sarkozy le PCF et le Front de Gauche dénonçaient cette politique. Il en est de même depuis l'élection de François Hollande car c'est une constante du Front de gauche que de critiquer la politique d’austérité  hypocritement maquillée en rigueur par des "solfériniens" qui n’assument pas de perpétuer la même politique économique orthodoxe libérale que les sarkozystes. non-a-l-austerite-2.png

Mais ne voila-t-il pas, Ô surprise, que le Front de Gauche vient de se trouver un allié inattendu : en effet le FMi lui-même vient de demander à la France de ralentir le rythme de réduction de ses déficits…

Sauf que ce n’est pas pour la même raison, et que cela ne va pas dans le même sens. Là où le front de gauche estime que certaines dépenses publiques sont utiles et nécessaires et doivent être maintenues, le FMI, lui, s’oppose à la politique solférinienne car celle-ci serait trop basée sur des augmentations des taxes. On appréciera l’équité du combat de ce fonds international, qui critique les orientations gouvernementales uniquement quand elles ne vont pas dans le sens des intérêts dominants. Il y a en effet une troublante concordance de vues entre le FMI et le Medef. Les masses populaires apprécieront.non-a-l-austerite-1.pngd'après une tribune de http://gauchedecombat.com/2013/08/05/combat-contre-lausterite-le-fmi-au-secours-du-front-de-gauche/

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 23:04
Olivier Dartigoles était l'invité ce huit août d'i-Télé. Notre camarade a commenté les visites répétées du chef de l'Etat en province et en Ile-de-France sur le thème de l'emploi. "On n'a pas attendu le Hollande-tour pour savoir que l'emploi était la première des préoccupations", a dit l'élu municipal de Pau. "Ce qui apparaît assez inquiétant, c'est que le président ne semble toujours pas - et donc ces déplacements sont autant d'occasions manquées - prendre la juste mesure de la gravité de la situation."

"Il faudra bien, face à la désindustrialisation dans notre pays, de grandes lois permettant de reprendre la main", a encore dit le porte-parole communiste, citant notamment un texte contre les licenciements boursiers. 
Retrouvez l'intégralité de cette interview dans la vidéo ci-dessous.
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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 11:41

On considère souvent que la rentrée politique au PCF a lieu lors de la Fête de l'Huma à laquelle participent des militants venus de toute la France y compris de notre secteur le Gard Rhodanien.

Même, si l'importance du rendez-vous en fait un moment privilégié de la pensée collective, pendant l'été le PCF et le Front de Gauche ne restent pas inactifs du point de vue cérébral.

A la fin du mois d'août il y aura donc l'Université d'été du PCF (30 et 31 août, 1 sept) qui se tiendra juste après "les estivales du Front de Gauche" (24-25 août). Deux moments de réflexion nationale auxquels participent des camarades du Gard Rhodanien.

Au niveau départemental c'est le 7 septembre à Lézan que se tiendra la journée d'étude du Front de Gauche sur le thème des municipales.

Toute la journée (de 9 h à 16 h) les militants réfléchiront en ateliers ou en plénières.

Il convient de se faire inscrire.

La fête de l'Humanité qui viendra ensuite sera ensuite le point d'orgue de toutes ces rencontres.université d'été du pcfuniversite-d-ete-du-pcf.jpg

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 05:20

Notre département du Gard a vu ces dernières années une montée très forte du FN. Aussi il convient de s'interroger ici comme au niveau national sur ce phénomène inquiétant.

Les récentes déclarations de Bruno Gollnisch ne font que confirmer ce que nous, nous savons déjà tout comme la dissolution des groupuscules d'Extrême Droite liés à l'affaire Méric.

Aussi, il faut peut-être se reposer la question de l'interdiction pure et simple du FN, c'est le sens de la tribune ci-dessous.

Avec l’assassinat de Clément MERIC, l’extrême droite vient d’écrire un nouvel épisode de la vieille confrontation entre les deux principes qui nous opposent dans la vie : ceux qui croient en l’égalité naturelle des êtres humains et ceux qui n’y croient pas. L’extrême droite représente la version exagérée, aboutie et avouée de ce refus de l’égalité.

Depuis sa mort le sentiment qui l’emporte est qu’on veut renvoyer dos à dos la victime et l’assassin

Cette mode stupide qui consiste à mêler les extrêmes est un faux parallèle entre deux types de forces différentes. L’extrême gauche défendra toujours la liberté, liberté syndicale, liberté politique, alors que les groupes d’extrême droite sont contre : il est inadmissible de mettre un trait d’union entre les deux.

Par contre, la droite et le parti socialiste ont intérêt à l’existence du Front National : le PS faute d’arguments et qui ressort sans cesse le vote utile, par peur du « grand méchant loup », l’UMP qui chasse sur les terres du FN, comme dans une réserve, et dont une partie importante prépare la jonction, comme c’est déjà le cas dans certaines communes du sud de la France.

Maintenant que certaines de ces ligues fascistes sont dissoutes (au terme de la loi de 1936, renforcée en 1972), le ministre de l’intérieur doit prendre conscience et s’intéresser aux liens existants avec le Front National. Et alors se pose à nouveau la question d’interdire ou pas le FN.

Ce mouvement politique, en dépit d’un habillage républicain et démocratique constitue une menace pour la République. Depuis son existence, diverses méthodes de lutte ont été menées : la diabolisation, le silence médiatique, la complaisance calculée, la « douce alliance », le « front républicain », la lutte intellectuelle, le « harcèlement argumentatif », l’intervention sur les causes sociales et économiques, et, enfin, l’action politique.

Nous nous intéresserons, ici, à cette dernière, parce qu’elle n’a pas été suffisamment mise en œuvre, mais aussi parce qu’elle brûle d’actualité. Pour cela, nous souhaitons faire renaître les écrits de Philippe Val (Charlie hebdo), même si dans l’intervalle l’épouvantail « Le Pen » a, lui aussi, changé de génération, en même temps que de sexe.

Il y a actuellement dans la langue française une expression qui ne devrait pas exister : chômeurs « en fin de droits » . Dans une démocratie républicaine, jamais personne ne devrait être « en fin de droits » et pourtant, cette expression désigne une réalité. Et, de même que la soumission du pouvoir politique à la bourse produit inévitablement des chômeurs « en fin de droits », de même elle produit avec une identique fatalité ces « citoyens en fin de droits » que sont les électeurs du Front National.le-pen-compatible-sarkozy.jpg

De même que le chômage est une poubelle économique indispensable au bon développement du capitalisme, de même le Front National est une poubelle politique indispensable à la survie provisoire des partis politiques de droite et de gauche. Puisque le Front National prend autant d’électeurs à gauche qu’à droite, les chances pour l’une et pour l’autre d’accéder au pouvoir restent sensiblement égales. C’est une vision à court terme, mais le court terme est devenu la règle, non ?

Grâce à l’existence du Front National, la droite peut assumer son absence de volonté de changer quoi que ce soit aux processus économiques criminels qu’on appelle le libéralisme, et la gauche peut confortablement se résigner à son impuissance. Tant que le Front National existera, il permettra « aux partis de pouvoir » de se débarrasser impunément des électeurs qu’ils ont déçus dans cette opportune poubelle. Jusqu’au jour où la poubelle sera devenue plus grosse que la droite et la gauche.

Ce jour-là, adieu à la République, bonjour Le Pen.

Si le Front National n’avait aucune possibilité légale d’exister, les politiciens seraient condamnés à faire de la politique. Ça tombe bien, c’est ce qu’on leur demande. Et ça tombe doublement bien, puisque le FN n’a aucune possibilité légale d’exister. Sa non dissolution est une faute de l’État, contre lequel nous devons porter plainte.

Voilà pour l’argument selon lequel il ne suffit pas de dissoudre le Front National, mais également aussi s’attaquer aux causes de son émergence. On ne s’attaquera à ces causes qu’en le dissolvant.

À l’objection si on le dissout, il se reconstituera, la réponse est simple, on redissoudra. Les textes sur la reconstitution de ligue dissoute tape encore plus fort, comme toute loi sanctionnant la récidive.

Personne ne peut désormais se défiler devant la question de la légalité d’un parti fasciste.

Certains se demandent parfois comment militer, que faire, comment agir… On peut au moins faire une chose : inciter toutes les organisations citoyennes de France, toutes les sections du MRAP, de la LICRA, de la Ligue des Droits de l’Homme, pour qu’elles portent plainte contre l’État pour non dissolution du Front National.

Pour lutter contre le FN, il faut lutter contre le chômage, mais pour lutter contre le chômage il faut lutter contre le Front National. Sans rétablissement de la légalité républicaine, pas de pouvoir politique suffisamment crédible pour pouvoir espérer un jour endiguer le raz-de-marée libéral.


Reprise  http://erasmi.fr   

 

 

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 17:31
Nuit du 4 août 1789 nuit du 04 août 2013, on fait des rapprochements ?
 
 
 
Ce que Hollande n'a pas été annoncé le 14 Juillet devrait l'être le 4 Août.
Les 500 personnes les plus riches de notre pays ont vu leur richesse s'accroître de 25% en un an ! De quoi rassurer tous ces millionnaires et  milliardaires qui présentent notre pays comme « un enfer fiscal qui n'aimerait pas ceux qui s'enrichissent.  »
Discours habituel du MEDEF et autres responsables de la droite !
Manifestement on pourrait par comparaison établir cet adage :  » Heureux comme un riche en France !  »
Trêve de plaisanterie, les chiffres sont scandaleux :
La richesse des 500 premières fortunes de France s'établit à 330 milliards
d'euros et n'a jamais été aussi élevée. Elle a quadruplé en une décennie et représente 16% du produit intérieur brut du pays. Un dixième de la richesse est entre les mains d'un cent millième de la population.1154031.jpg
La France compte 55 milliardaires, 10 de plus que l'année dernière. Les dix premiers du classement ont vu leur fortune croître de 30 milliards en douze mois à 135 milliards (40% du total).
Et tout cela au moment où notre pays connaît une crise qui fragilise les salariés les plus modestes, les plus démunis et accroît le chômage, où de nombreuses  entreprises connaissent des difficultés. On notera au passage que cet enrichissement se fait souvent grâce au versement de dividendes substantiels. Or notre pays est l'un de ceux où les dividendes versés sont bien supérieurs à ceux octroyés dans les pays développés et en particulier en Allemagne. D'ailleurs un rapport du CESE montrait que ce prélèvement de dividendes pénalisait la compétitivité des entreprises françaises. C'est rarement souligné, en particulier par ceux qui veulent faire croire, à tort, que le « coût » du travail est l'enjeu majeur.
En tout cas, cette situation montre clairement qu'il est plus qu'urgent d'engager une réforme fiscale structurante et de restaurer un impôt progressif, réellement progressif qui contribuera à réduire les inégalités de richesses. Les députés et sénateurs communistes/ Front de Gauche ont fait des propositions il y quelques semaines.  Tout cela a été renvoyé d'un revers de main par le ministre du budget.
Scandaleux de la part d'un gouvernement élu pour mener la guerre à la finance comme le proclamait Hollande lors de sa campagne. 
On aurait pu s'attendre à ce que le Président de la République, le 14 juillet placé historiquement sous le signe de l'égalité, annonce des dispositions fiscales pour faire contribuer davantage les plus riches qui manifestement ne connaissent pas la crise.
Quelle mesure immédiate pourrait être prise ? Notre programme "l'Humain d'abord" développait des mesures immédiates et à plus long terme.  Ainsi dès la loi de finance, nous devrions voter la création d'une nouvelle tranche à taux accru soit au titre de l'ISF soit de l'impôt sur le revenu et qui ne frapperait vraiment que les très riches. Il y a fort à parier que nous retrouverions vite les 500 premières fortunes cités plus haut.
Jusqu'en 1995, le taux marginal supérieur (celui qui concerne les revenus les plus élevés) de l'impôt sur le revenu (IR) en France était supérieur à 55 %. Il a même atteint 65 % durant deux périodes : en 1966 et entre 1982 et 1985. On peut donc rapidement revenir à des taux marginaux supérieurs très élevés, pour au moins le  cent millième de la population qui possède un dixième de la fortune nationale. 
Hélas, ce gouvernement, malgré les rêves de la socialiste Marie Noëlle Lienemann ne saura faire cette annonce le 4 août prochain. Pourtant, une République convaincante ne saurait être sans combattre les privilèges.
À quand Marie  Noëlle .... Et d'autres aux déclarations fracassantes au Front de Gauche pour mettre leur parole en adéquation avec leurs actes ?
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 06:38

De glissades en glissades, nos systèmes politiques ne sont-ils pas en train de basculer imperceptiblement vers « l’a-démocratie » ? On voit comment les autorités européennes imposent sans discussion leurs lois toutes tendues vers les seuls objectifs de rentabilité pour le capital. On voit combien les médias publics en Europe sont menacés sous l’effet de l’austérité qui sert aussi, comme en Grèce, à leur mise au pas. Nous connaissons mieux que personne l’extrême difficulté à faire vivre une entreprise de presse indépendante des puissances d’argent. Sans parler d’un monde surveillé par les services nord-américains où encore, ici, du laisser faire sur des enjeux aussi cruciaux que l’évasion et la fraude fiscale.

Malgré les engagements présidentiels, rien de significatif n’a été décidé à la suite de ce qui a été baptisé « l’affaire Cahuzac ». Que la justice suive son cours est indispensable. Que le pouvoir politique multiplie les faux semblant pour ne pas avoir à agir devient plus qu’une faute. Ce n’est pas le débat parlementaire qui n’a produit qu’une petite loi contre le cumul des mandats qui permet de s’attaquer efficacement à ce qui sous-entend cette affaire et bien d’autres : la gangrène de notre système politique par l’argent devenu le maître-étalon de tout ce qui fait la vie humaine. Elle est rendue possible par la connivence et la consanguinité entre certains responsables politiques et les milieux d’affaires. Aucune décision significative n’est prise pour changer le rôle des banques et des fonds financiers. Aucune réforme fiscale progressiste n’est envisagée au moment où va commencer le débat budgétaire. Aucune disposition nouvelle n’est envisagée pour « moraliser » la vie politique. Certes il existe bien des auditions, des rapports, des missions d’information. Mais ce dont a besoin notre République, ce sont des actes forts, dignes des valeurs de la gauche. Rien de tout cela n’est envisagé. Seul un mouvement populaire pourrait le permettre. Faute d’une mobilisation pour de tels objectifs c’est le dégout sur lequel s’appuie démagogiquement l’extrême-droite qui gagne. le_hyaric_patrick_fr_1.jpg

Et la loi portant création des métropoles dans la région parisienne, à Marseille et à Lyon, en réduisant considérablement la démocratie locale, en affaiblissant les communes, les départements en vue de leur disparition va accentuer encore la concentration des pouvoirs entre quelques figures nationales et celles des petits potentats locaux, éloignés de nos concitoyens. L’objectif est de permettre aux grandes sociétés multinationales d’être plus libres encore pour modeler les territoires et y piller les ressources humaines et financières au détriment des services publics locaux, des solidarités sociales. Il ne s’agit pas ici de décentralisation mais de la destruction de foyers de démocratie que sont les communes et de l’égalité républicaine des territoires. Ceci se fait encore sans débat public avec les populations, sans aucune concertation véritable avec les élus locaux, en plein été. S’en prendre ainsi aux lieux où nos concitoyens ont le sentiment d’avoir un peu prise sur les réalités ne pourra qu’aggraver encore la crise de la démocratie, la crise de la politique qui ronge en silence notre pays.

On ne peut pas non plus comprendre la passivité des autorités publiques face à l’arrestation et à l’emprisonnement  par l’Etat suisse d’un financier ayant travaillé pour les grandes banques de ce pays. Celles-là mêmes qui ont hébergé les avoirs de Mr Cahuzac. Elles doivent en camoufler beaucoup d’autres sinon Mr Pierre Condamin-Gerbier ne serait sans doute pas tant inquiété et poursuivi. Il a témoigné sous serment devant la justice française  puis devant les parlementaires. Cela lui vaut une inculpation pour « services de renseignements économiques ». Dit autrement il est accusé d’avoir brisé le secret bancaire et délivré des informations à l’étranger. L’honneur de tout démocrate, de toute personne considérant l’évasion fiscale comme du vol devrait conduire à se mobiliser en sa faveur. C’est ce qu’ont fait plus d’une vingtaine de parlementaires d’opinions diverses hormis ceux de l’UMP et du Front national en écrivant au Premier ministre. Mais les grands médias restent plutôt silencieux.  Le gouvernement est passif. Ces silences ont un sens. Ils parlent d’eux-mêmes. Ils montrent à quel point des forces extrêmement puissantes et soudées entres elles agissent par tous les moyens pour que la vérité des paradis fiscaux soit cachée au plus grand nombre. Cette grande délinquance qui extorque des centaines de milliards d’euros au bien collectif ; semble bien protégée pendant que les salariés, les retraités où les consommateurs se voient imposés toujours plus de multiples façons. Combien de temps encore nos concitoyens pourront-ils l’accepter alors que F. Hollande cherche une nouvelle fois à augmenter les impôts ; à réduire les droits des retraités et à allonger les durées de cotisations ouvrant droit à une retraite complète et à augmenter les impôts des familles ? Il faut en finir avec cette ignoble injustice.

De même on ne peut tolérer que nos amis de Médiapart soient sous le coup de la censure décrété par le tribunal de Versailles pour avoir révélé ce qui se passait autour de la fameuse « affaire Bettencourt ». Là encore ce sont des systèmes de fraude fiscale, de pressions sur la justice, de financement occulte de la vie politique, de trafic d’influence que nos confrères ont mis à jour. Leur travail est sanctionné comme au bon vieux temps de l’empire. On ne peut accepter ces atteintes à la liberté d’informer qui ne sert qu’à protéger les puissants. Ces glissades vers  l’a-démocratie nous inquiètent beaucoup ! Nous ne sommes pas seuls à estimer qu’il y a urgence à agir pour revivifier la République.

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