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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 17:13

La culture, une exception essentielle,
Editorial de Paule Masson  paru dans l'Humanité du 15 mai

 

vilar.jpg«Un poète, et tout sera sauvé», disait Jean Vilar. Le créateur du Festival d’Avignon s’est battu toute sa vie pour la création d’un grand service public de la culture aussi essentiel à la civilisation que l’eau, le gaz ou l’électricité. Il disait à sa manière que la culture mérite investissement et doit se tenir loin, très loin, des esprits boutiquiers, des normes comptables, de la logique marchande.

À l’heure où s’ouvre le Festival de Cannes, les cinéastes tiennent un premier rôle dans la défense d’une conception de la culture qui ne démissionne pas devant les forces du marché. La pétition « L’exception culturelle n’est pas négociable », signée par les plus grands réalisateurs, a déclenché l’alarme et alimenté un mouvement qui pourrait bien empêcher l’Europe de céder à la tentation de la libéralisation de la culture.

L’enjeu est de taille. Avant l’été, des négociations officielles doivent s’ouvrir entre la Commission européenne et les États-Unis sur un accord de libre-échange qualifié par le commissaire en chef José Manuel Barroso de « plus grand accord commercial du monde ». À la suite de l’échec, en 2006, de la ronde de négociations menée sous l’égide de l’Organisation mondiale du commerce sur la « libéralisation du commerce international », Bruxelles et Washington avancent dans la mise en place d’un marché transatlantique. Outre que l’Europe sociale aurait peu à gagner d’un accord de libre circulation marchande de tous les biens et les services, 
le projet de mandat intègre les services audiovisuels 
et cinématographiques aux négociations.

Le même Barroso, qui se payait le luxe d’affirmer que « la réponse à la crise, c’est la culture », s’est autorisé à piétiner un principe né en Europe il y a vingt ans, sous impulsion française, quand l’Union européenne a fait exclure des négociations sur l’AGCS (accord général sur le commerce des services) les biens culturels. Face à l’exception culturelle, campée sur l’idée que seul le soutien public permet de protéger la diversité, le modèle nord-américain s’inscrit dans une logique purement financière qui pousse à la standardisation. La négociation ne s’annonce donc pas de tout repos. En exclure la culture s’impose comme 
un préalable, que va défendre vendredi Aurélie Filippetti, avec treize de ses pairs, lors d’une réunion des ministres européens de la Culture.

Elle pourrait en profiter pour poser une question de bon sens. En temps de crise, que faut-il faire de 
la culture ? Les esprits boutiquiers multiplient les coupes, considérant qu’elle n’est pas un bien essentiel. Et,
il faut bien l’avouer, depuis quelque temps, le monde manque cruellement de poésie. François Hollande 
avait promis de « sanctuariser » le budget de la culture. 
Il a pourtant décidé d’une baisse historique de 4,3 %. En ponctionnant les collectivités territoriales, il sape une source d’aide précieuse. La révision du régime des intermittents du spectacle est une des cibles privilégiées pour réduire les déficits de l’assurance chômage lors 
de la prochaine négociation. Quand le service public recule, les intérêts privés avancent et l’exception culturelle s’éteint doucement. Tout est question de conception. 
Et l’on pourrait considérer qu’en ces temps d’austérité 
la culture, parce qu’elle dérange, interroge, encourage 
une pensée subversive essentielle à toute civilisation, permet de tenir debout.

 

voir aussi

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 07:00
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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 04:00

 1ER-JUIN-NIMES.jpg

  Après le succès de la marche à la Bastille avec 180000 participants, le Front de Gauche du Gard appelle à une marche départementale à Nîmes, pour :

 

 Lutter contre la domination de la finance, avec une réforme fiscale d’ampleur ; une lutte contre l’évasion fiscale, un contrôle public et démocratique sur les banques et la finance...

 

> Donner la priorité aux salaires, à la sécurisation de l’emploi, à la protection sociale, aux services publics, à l’investissement industriel et à une véritable transition écologique.

> Aller vers une VIe République, pour une refondation démocratique de nos institutions, pour redonner le pouvoir aux citoyens, donner de nouveaux droits aux salariés, pour une démocratisation des élections avec la proportionnelle, pour en finir avec les conflits d’intérêts, pour une réelle indépendance de la justice.

Le Front de Gauche se félicite du succès historique de la marche du 5 mai. Un an après l’élection de François Hollande, cette manifestation a confirmé d’une part le refus du peuple de gauche de la politique d’austérité menée par le gouvernement, d’autre part la possibilité de rassembler une majorité alternative appuyant une autre politique.

La présence de très nombreux syndicalistes, salariés d’entreprises en lutte et le caractère populaire de la marche forment de ce point de vue un grand sujet de satisfaction.

De même que celle d’Eva Joly et de nombreux élus, responsables et militants d’Europe Ecologie-Les Verts qui constitue un événement majeur. 

Enfin le mot d’ordre de changement de régime qu’exprime l’appel à une 6ème République a largement irrigué la marche.

La réponse du goeco_po_702_703_couv_1_1_jpg_100_10.jpguvernement n’a pas été à la hauteur de cette formidable aspiration.

Au lieu de rassurer ceux qui ont permis la défaite de Nicolas Sarkozy il y a un an, Jean-Marc Ayrault a préféré dire une fois de plus sa sollicitude pour les chefs d’entreprise et annoncer la privatisation partielle d’entreprises publiques ! De son côté Manuel Valls joue de la provocation en minorisant outrageusement le nombre de manifestants.

Cette marche établit un rapport de force, ouvre de nouvelles perspectives, galvanise les énergies mais elle  doit surtout être le début d’un processus.

C’est pourquoi le Front de gauche, dans le même objectif d’élargissement que le 5 mai,  propose d’ores et déjà d’autres rendez-vous dans les semaines à venir :

- la mobilisation aux côtés des syndicats le 16 mai en faveur de la loi d’amnistie sociale et de la loi interdisant les licenciements boursiers.

- le maximum d’initiatives populaires le premier week-end de juin sur le même mot d’ordre que la marche du 5 mai contre l’austérité, la finance et pour la 6ème République sous des formes décidées localement : marches, rassemblement, etc… dans les régions et départements

- Le soutien à la marche des femmes contre l’austérité le 9 juin

- les assises du 16 juin dont nous proposons la co-organisation à tous ceux, personnalités, associations, syndicats et forces de gauche qui partagent les objectifs d’une politique alternative à celle appliquée aujourd’hui par le gouvernement

La section Gard Rhodanien du PCF a décidé d’affréter un car pour permettre le déplacement du plus grand nombre

Pont St Esprit (caserne Pépin): 13h45,

Bagnols sur Cèze (Bourg Neuf): 14h05

L'Ardoise (Gymnase): 14h20

Péage Tavel: 14h35

Péage Remoulins: 14h50

Participation libre aux frais

 

Inscriptions par internet vdr.pcf30@orange.fr ou au 06 80 01 35 78

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 07:06

En 2013, comme en 1907, le seul quotidien qui relaie régulièrement les luttes des salariés en France et dans le monde, qui est le seul à porter la voix des altermondialistes, des anticapitalistes et leur propositions alternatives aux politiques d'austérité fait l'objet d'attaques pour tenter de le baillonner.

Du refus de publicité par les annonceurs à la tentative de remise en cause du système de diffusion issu du Conseil National de la Résistance, l'histoire du journal est hélas riche de tentative pour le baillonner.Tout comme, plus insidieuse, l'obstination "d'oublier" la plupart du temps la présentation des unes de l'Huma dans la revue de presse des grands médias. "Le grand soir de   F3", "LCI", "ITélé", "BFM TV" par exemple qui ont le même ostracisme avec  l'Humanité Dimanche, alors qu'ils affichent régulièrement les unes de "Marianne", L'Express", "le Point", etc..

Le  voyageur, lecteur de ce blog, peut aussi faire l'expérience dans les points "RELAIS" des gares et aéroports et constater le traitement de l'Humanité Dimanche noyée au fond du magasin alors que les hebdomadaires précités sont en tête de gondole. Surtout cacher, y compris la "une" qui pourrait attirer l'oeil et provoquer l'achat, la découverte.......

Comme chacun pourra en prendre connaissance dans l'article ci-après, l'Humanité dès sa création est en difficulté et ne survit qu'avec le soutien de ses lecteurs.

 

"Deux ans après sa naissance, l’Humanité commence à rencontrer des difficultés économiques telles que son existence est en jeu. Jean Jaurès se mue en patron de presse pour sa survie. Les lecteurs sont mobilisés. Une première souscription est lancée.

La Société nouvelle du journal est créée.

En avril 1904, Jean Jaurès a pour la première fois l’entière responsabilité d’un journal ; il est alors âgé de quarante-cinq ans. En tant que fondateur de l’Humanité, il s’engage à se consacrer à la direction politique et littéraire du quotidien, déléguant au conseil d’administration de la société la gestion de l’entreprise de presse. Comme directeur politique, il s’offre la possibilité d’examiner par avance les articles et au besoin de les refuser. Telle est la répartition idéale des tâches imaginée au printemps 1904. En réalité, le fonctionnement du journal est rapidement bouleversé.

Alors que la première société anonyme du journal l’Humanité est confrontée au cours de l’automne 1906 à d’importantes difficultés économiques qui lui seront fatales (ses ventes sont alors estimées à 30 000 exemplaires), Jean Jaurès se mue en patron de presse. C’est à lui de trouver l’argent nécessaire au journal. Dans un article intitulé de manière explicite « Notre crise », il met en scène une situation par ailleurs réelle, mais qui ne peut que surprendre le lecteur du journal : cette information sur la crise économique du quotidien est la première intervention de Jean Jaurès à propos de l’Humanité depuis un an. La brutalité de l’annonce suscite une importante émotion. On se mobilise en faveur du journal. Le premier objectif recherché est atteint. Un nouveau regard est porté sur le quotidien.

Cette nouvelle situation offre des perspectives pour sauver le journal. Une réunion publique est organisée dans ce sens à l’initiative de ­l’Humanité au manège Saint-Paul le 13 octobre 1906. Le succès du meeting est important. D’après les chiffres publiés par le quotidien socialiste, près de six mille personnes y assistent et deux à trois mille personnes auraient été contraintes de rester à l’extérieur. C’est la quasi-totalité du lectorat parisien du journal qui se serait déplacée à en croire l’Humanité  !

Un ordre du jour est adopté : « Les citoyennes et citoyens, réunis au manège Saint-Paul, au nombre de six mille, après avoir entendu le ­citoyen Jaurès, affirment leur volonté de coopérer énergiquement à la vie du journal l’Humanité. Ils s’engagent à doter la classe ouvrière d’un organe sincère et probe, capable d’opposer à la presse capitaliste, couvrant de ses mensonges les entreprises de flibusterie moderne, la vérité du socialisme. »

En parallèle, le journal commence à recevoir divers dons. Dans une lettre publiée par l’Humanité, Léon Blum invite les « amis du journal » à verser régulièrement de l’argent afin d’atteindre la somme nécessaire à la survie du journal. Les premières listes des versements envoyés sont publiées. Au total, le journal perçoit plus de 25 000 francs. La solidarité internationale s’organise également. Le Parti social-démocrate allemand (SPD) est prêt à envoyer 25 000 francs afin de sauver le journal français. Le dirigeant social-démocrate allemand August Bebel indique que « la disparition de l’Humanité (serait) un grand malheur qui n’atteindrait pas seulement le parti français, mais l’Internationale ».

À l’initiative de Jean Sigg et d’Edgard ­Milhaud notamment, collaborateurs du journal dès ses débuts, un meeting réunit à Genève près de deux mille personnes. Diverses organisations locales et étrangères estiment que l’Humanité, « par son inlassable et ardent dévouement à la cause prolétarienne, à la cause de la paix, à la cause de la grande révolution russe (de 1905 – NDLR), a bien mérité du socialisme international ». Ces différents versements contribuent au lancement de la Société nouvelle du journal ­l’Humanité, en janvier 1907, dont le Parti socialiste devient progressivement l’actionnaire principal. Par ailleurs, une souscription est organisée pour couvrir l’émission de 3000 actions d’une valeur de 25 francs (voir ci-contre). En contrepartie de ces différentes initiatives, les statuts de la Société nouvelle du journal l’Humanité sont modifiés au lendemain du 8e congrès national du Parti socialiste, réuni du 16 au 19 avril 1911 à Saint-Quentin, dans l’Aisne : un conseil d’administration et de ­direction, majoritairement composé de délégués désignés par le Parti socialiste, est mis en place, et le directeur politique du journal est nommé chaque année par le Parti socialiste réuni en congrès national.

Tout au long de ces années 1907-1914, Jean Jaurès s’emploie à préserver le contrôle de son journal et à chercher des moyens supplémentaires pour que l’Humanité se développe. Ses ventes passent de 40 000 exemplaires en janvier 1907 à 88 000 exemplaires en décembre. Neuf ans après son lancement, l’administration de l’Humanité annonce la prochaine parution du quotidien socialiste sur six pages tous les jours, à compter du 25 janvier 1913.

Première souscription. Janvier 1907, une souscription individuelle est lancée pour ouvrir l’Humanité à « toutes les tendances, à toutes les idées, à toutes les forces du socialisme et du prolétariat organisé ». Afin de réunir l’argent nécessaire au bon fonctionnement du journal, il est proposé de payer en plusieurs fois les actions nominatives achetées. Courant juin, une seconde souscription est lancée en parallèle pour permettre l’achat d’actions collectives qui seront « la propriété commune du Parti socialiste et de la classe ouvrière ». Parmi ceux qui participent à la souscription individuelle, les employés des services publics et administratifs (17 %) comme les professions libérales (12 %) sont surreprésentés, alors que les professions agricoles sont quasi inexistantes (3 %). Les participants à la souscription collective sont pour moitié des travailleurs de l’industrie (principalement des métallurgistes) ou des employés des services publics et administratifs 
(le plus souvent instituteurs). En plus des dons qui parviennent au journal (45 % de cette seconde souscription), des collectes sont organisées par les militants à partir des listes mises à disposition par le journal (34 %) ou des quêtes (21 %).

 

Souscripion 2013 ( déductible à 66% des impôts)

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 00:41

dethyre.jpgPoint de vue publié dans l'Humanité du 6 mai 2013

par Richard Dethyre, sociologue (1)

 

En France, chaque année, des milliards d’euros d’aide sociale ne sont pas réclamés par ceux qui y ont droit. Sans informations, découragés par les démarches, pensant ne pas y avoir droit et victimes d’un discours culpabilisant, les plus dans le besoin n’accèdent pas 
à leurs droits.

Lourdes conséquences lorsqu’on sait 
que 38,3 % du revenu des 10 % des ménages 
les plus pauvres proviennent des prestations sociales. L’ère Sarkozy, le discours sur la fraude aux prestations sociales, a eu pour effet de stigmatiser un peu plus les populations éligibles aux minima sociaux et les chômeurs. En revanche, le non-recours aux prestations sociales n’est pas accompagné de la même attention 
de la part des services de l’État.

La fraude aux prestations sociales est évaluée à environ 3 milliards d’euros et concernerait 1 % des particuliers, selon la Cour des comptes. 90 % de ces 3 milliards 
sont récupérés par les services. La Cnaf estime le taux 
de fraude à 0,46 % pour les prestations familiales, 
à 1 % des sommes engagées pour le RSA, et à 0,5 % du préjudice subi pour l’assurance maladie.

Il faut comparer ces chiffres à la fraude aux prélèvements sociaux par 
les entreprises, évaluée entre 8 et 12 milliards d’euros, qui concernerait 10 % des entreprises, et à la fraude fiscale, évaluée entre 25 et 50 milliards d’euros par 
la Commission européenne. Elle serait six fois supérieure à la fraude aux prestations sociales.

Non, les gens ne font pas tout pour toucher le maximum d’aide : la moitié des personnes éligibles au RSA n’en font pas la demande. C’est le non-recours. C’est 5,3 milliards d’euros de RSA non versés.

En 2010 le non-recours à la CMU-C (couverture maladie universelle complémentaire) concernait 1,4 million de ménages, soit 24 %. Et 90 % des ayants droit (souvent sans papiers) ne réclament pas l’aide médicale d’État (AME). Enfin, ce sont 2 milliards d’indemnités de chômage qui ne sont pas versés. Et 4,7 milliards d’euros de prestations CAF.

Autre idée fausse : contrairement à l’idée partagée par 77 % des sondés, qui considèrent que les chômeurs ne font pas tout ce qu’il faut pour retrouver un travail, 64 % des chômeurs interrogés dans huit pays européens déclarent qu’ils veulent retrouver un emploi, même si cela ne leur procure pas un gain financier.

Autre idée reçue : la France ne distribue pas des minima sociaux trop élevés. Elle est dans la moyenne européenne. Le montant des minima sociaux pour 
une famille de deux enfants s’élève à 72 % du seuil 
de pauvreté, à 60 % du revenu médian, alors qu’il est 
en moyenne de 76 % dans l’Union européenne 
(source OCDE, citée dans la revue Études et résultats 
de la Dress, n° 464 de février 2006).

Autre mensonge asséné par Laurence Parisot en février dernier : « Plus on est généreux, plus le chômage progresse. » Les chômeurs français sont loin d’être privilégiés. Pour 2008, en volume global de prestations versées aux chômeurs (rapporté à la proportion 
de chômeurs dans la population active), la France 
se situe dans la moyenne de l’Europe des 15 et des 27. Huit des pays de l’ex-Union à 15 indemnisent mieux 
leurs chômeurs que la France.

La guerre engagée de longue date contre les prestations sociales marque des points aujourd’hui chez les victimes elles-mêmes. Reprendre du terrain perdu passe par 
des campagnes d’information sur les droits, l’accès 
à ces droits et la dénonciation du manque cruel 
de moyens de recours.

 

(1)*Coauteur de l’Envers de la fraude sociale, le scandale du non-recours aux droits sociaux. Éditions la Découverte, 2012.

Richard Dethyre est le fondateur de l'APEIS (Association pour l'emploi, l'information et la solidarité des chômeurs et des précaires)

 

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 07:49
Le Front de Gauche se félicite du succès historique de la marche du 5 mai. Un an après l’élection de François Hollande, cette manifestation a confirmé d’une part le refus du peuple de gauche de la politique d’austérité menée par le gouvernement, d’autre part la possibilité de rassembler une majorité alternative appuyant une autre politique. La présence de très nombreux syndicalistes, salariés d’entreprises en lutte et le caractère populaire de la marche forment de ce point de vue un grand sujet de satisfaction. De même que celle d’Eva Joly et de nombreux élus, responsables et militants d’Europe Ecologie – Les Verts qui constitue un événement majeur.  Enfin le mot d’ordre de changement de régime qu’exprime l’appel à une 6ème République a largement irrigué la marche.
  
La réponse du gouvernement n’a pas été à la hauteur de cette formidable aspiration. Au lieu de rassurer ceux qui ont permis la défaite de Nicolas Sarkozy il y a un an, Jean-Marc Ayrault a préféré dire une fois de plus sa sollicitude pour les chefs d’entreprise et annoncer la privatisation partielle d’entreprises publiques ! De son côté Manuel Valls joue de la provocation en minorisant outrageusement le nombre de manifestants.
 
Cette marche établit un rapport de force, ouvre de nouvelles perspectives, galvanise les énergies mais elle  doit surtout être le début d’un processus. C’est pourquoi le Front de gauche, dans le même objectif d’élargissement que le 5 mai,  propose d’ores et déjà d’autres rendez-vous dans les semaines à venir :
- la mobilisation aux côtés des syndicats le 16 mai en faveur de la loi d’amnistie sociale et de la loi interdisant les licenciements boursiers.
- le maximum d’initiatives populaires le premier week-end de juin sur le même mot d’ordre que la marche du 5 mai contre l’austérité, la finance et pour la 6ème République sous des formes décidées localement : marches, rassemblement, etc… dans les régions et départements
- Le soutien à la marche des femmes contre l’austérité le 9 juin
- les assises du 16 juin dont nous proposons la co-organisation à tous ceux, personnalités, associations, syndicats et forces de gauche qui partagent les objectifs d’une politique alternative à celle appliquée aujourd’hui par le gouvernement.
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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 20:38

Une cérémonie s'est tenue ce 7 mai 2013 à l'initiative de l'association bagnolaise Iberia Cultura et du PCF Gard Rhodanien, elle avait pour but de rendre hommage au Résistant (républicain espagnol) Julien Hernandez mort il y a quarante ans. commemoration-Julien-Hernandez-010.jpg

Dans sa prise de parole pour Iberia Cultura, Corinne Cancel (Présidente) a rappelé le fait d'armes de Julien Hernandez et a insisté sur la présence espagnole dans la Résistance.

Puis ce fut au tour de Michel Tortey (secrétaire de la section PCF du Gard Rhodanien) de faire aussi un discours (reproduit ci-dessous).

Ensuite deux gerbes ont été déposées, la première au nom d'Iberia Cultura, dépose qui a été suivie de l'écoute de l'hymne de la République espagnole ; la seconde au nom du Parti Communiste, la dépose a été suivie de l'écoute du Chant des Partisans.

On aura remarqué que la cérémonie s'est déroulée en présence de membres de la famille de Julien Hernandez mais aussi de membres de la famille d'André Penchenier le chirurgien qui l'a opéré lors de son amputation, tout comme de membres de la famille de Joseph Arène le fondateur de la clinique Conti.commémoration Julien Hernandez 003
On aura aussi noté la présence de représentants d'associations d'anciens combattants et de prisonniers de guerre.

Ensuite un pot a été offert à tous les participants par les organisations à l'origine de ce souvenir de la mémoire de Julien Hernandez.

 

Discours de Michel Tortey :

Le rappel historique que vient de faire Corinne sur la résistance espagnole était nécessaire et, au nom du Parti Communiste du Gard Rhodanien je me félicite que nous ayons pu ensemble commémorer le quarantième anniversaire de l’inauguration de cette rue Julien Hernandez.

Ce travail de mémoire est indispensable surtout 7 décennies après les événements de la seconde guerre mondiale car les témoins de ce temps sont de plus en plus rares. Stéphane Hessel qui était présent à Bagnols l’année dernière nous a quitté il y a peu, tout comme Lucie et Raymond Aubrac, Jean-Pierre Vernant, Maurice Kriegel-Valrimont ou encore Germaine Tillion, toutes et tous décédés récemment.

Or l’Histoire fait l’objet ces temps derniers d’une tentative de manipulation pour ne pas dire de révision par des conservateurs qui veulent lui faire dire des choses qui les arrangent eux. Ainsi l’Histoire ne serait que celle des rois et reines de France, des saints et des papes ! Non messieurs les révisionnistes le résistant Julien Hernandez dont nous saluons la mémoire aujourd’hui est la preuve que l’Histoire est aussi écrite par les peuples et que, dans ce cas là elle est beaucoup plus émancipatrice. commémoration Julien Hernandez 048

Nous voulions cette manifestation aujourd’hui car comme pour la récriture de l’Histoire il y a aussi des personnes qui veulent empêcher la commémoration de la Résistance telle qu’elle a existé. Ainsi, près de chez nous à Bollène lors des cérémonies du 18 juin dernier la municipalité d’extrême-droite a interdit la diffusion du « chant des partisans » l’hymne de la Résistance. A Pont Saint Esprit lors de la cérémonie du 8 mai le conseiller municipal aux manifestations patriotiques a empêché le dépôt de gerbe de nos camarades du Parti Communiste qui le font traditionnellement depuis des années ce qui se justifie par l’Histoire spiripontaine.

Corinne rappelait à l’instant les événements tragiques du 7 mai 1943, il convient 70 ans après de se souvenir de ce tournant de la guerre. Février 1943 c’est la fin de la bataille tragique de Stalingrad, la première défaite allemande. Quelques semaines auparavant en France le 30 janvier la Milice de triste mémoire est créée.  Le 19 avril 1943 les troupes du IIIe Reich pénètrent à l’intérieur du ghetto de Varsovie. Pendant 29 jours une résistance va combattre dans des combats acharnés mais vains. Le 16 mai 1943, 6000 insurgés sont morts dans la bataille, 7000 sont fusillés sur place et le général Stroop peut télégraphier à Berlin : « Il n’y a plus de quartier juif à Varsovie ». Toujours en 1943 le groupe FTP MOI de Missak Manoukian sera démantelé : c’est la célèbre « affiche rouge », un groupe d’étrangers se battant contre le nazisme avec l’arménien Manoukian mais aussi l’espagnol Célestino Alfonso. Tous seront exécutés. Plus près de chez nous les résistants communistes Vincent Faïta et Jean Robert sont guillotinés dans la cour du palais de justice à Nîmes. Et c’est à Nîmes que sont emprisonnés les membres d’un maquis de Lozère commandé par l’espagnol Cristino Garcia qui s’évadera dans une opération spectaculaire.

Ce rappel historique est nécessaire : il rappelle à la fois la barbarie nazie mais aussi l’engagement de la Résistance dans laquelle les étrangers ont pris une part importante.

L’exemple héroïque de ces étrangers doit faire contrepoids à l’intolérance actuelle envers les étrangers que véhiculent certaines personnes aujourd’hui. Un Julien Hernandez se battant pour la démocratie mérite bien plus d’estime et de respect que ceux qui ont trouvé leur compte dans l’occupation allemande voire ont collaboré, il est un exemple pour la jeunesse étrangère actuelle. La citoyenneté française c’est adhérer à un certain nombre de valeurs plus qu’une origine.

1943 : c’était il y a 70 ans une année très importante, tournant dans la guerre, moment de grand sacrifice dans la Résistance. L’épisode tragique qui est arrivé à Julien Hernandez s’est déroulé en 1944 année de la Libération de notre région. Il conviendra l’année prochaine de célébrer dignement les 70 ans de  la libération de Bagnols et du Gard Rhodanien. L’occasion de revenir sur ces événements, de se souvenir à Pont Saint Esprit d’Emile Chaulet, d’Elie Couderc, de Raoul Trintignant, d’Edgar Chabrol, de Camille Brunel, d’Emile Marty, de Marthe Espic, d’Abraham Gabbaï, ou à Bagnols de Rose Brunel, de Joseph Arène, de Jean Mercadié, d’André Penchenier, Maurice Aurelle, Henri Warryn, madame Camproux, de Léon Fontaine (fusillé par les Waffen), notre camarade André Sautel né à Bagnols, Georges Vigan-Braquet et ses 600 hommes, le maquis Bir-Hakeim et tous les anonymes que l’Histoire n’a pas retenus.

Mais avant de célébrer 1944, il convient de nous attarder sur une création de 1943, année sombre mais qui commence à entrevoir les premiers rayons de soleil dans cette tempête. Le mois de mai 1943 voit la création du CNR (Conseil National de la Résistance) présidé par Jean Moulin qui disparaitra un mois plus tard tué par Klaus Barbie. Ce programme du CNR qui se construit en pleine guerre sera la ligne suivie à la Libération par le gouvernement provisoire. Nous mesurons encore aujourd’hui tout ce qu’a apporté le programme du CNR dans les avancées sociales de l’après-guerre et qui, depuis des années subit des attaques. Sur le plan démocratique le CNR assure bien sûr le retour à la République et aux libertés d’opinion, d’expression et de la presse. Sur le plan économique des avancées significatives dans une France pourtant exsangue résonnent aujourd’hui d’une actualité brûlante comme

— l'instauration d'une véritable démocratie économique et sociale impliquant l'éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l'économie ;

— une organisation rationnelle de l'économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l'intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l'image des Etats fascistes ;

— l'intensification de la production nationale selon les lignes d'un plan arrêté par l'Etat après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;

— le retour à la nation des grands moyens de production monopolisés, fruit du travail commun, des sources d'énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d'assurances et des grandes banques ;

— le développement et le soutien des coopératives de production, d'achat et de vente, agricoles et artisanales ;

— le droit d'accès dans le cadre de l'entreprise, aux fonctions de direction et d'administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l'économie.

Au niveau social, là encore des progrès majeurs voient le jour tels que :

— le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l'amélioration du régime contractuel du travail

— un rajustement important des salaires et la garantie d'un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d'une vie pleinement humaine

— la garantie du pouvoir d'achat national par une politique tendant à la stabilisation de la monnaie

— la reconstitution dans ses libertés traditionnelles d'un syndicalisme, doté de larges pouvoirs dans l'organisation de la vie économique et sociale ;

— un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d'existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se les procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l'État ;

— la sécurité de l'emploi, la réglementation des conditions d'embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d'atelier ; (...)

— une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours.

Enfin au niveau des droits civiques pour les étrangers le CNR préconise  une extension des droits politiques, sociaux, économiques des populations indigènes et coloniales. Rappelons-nous que demain nous célébrons le 8 mai 1945 qui marque la victoire des alliés sur les nazis et donc la fin de la seconde guerre mondiale mais n’oublions pas que ce même 8 mai 1945 eurent lieu les massacres de Sétif et de Guelma en Algérie qui marquent le début du processus de décolonisation.

Nous avons fait de cette commémoration d’aujourd’hui une reconnaissance des étrangers dans la résistance, n’oublions pas de reconnaître la place des étrangers dans notre société actuelle. Le rappel d’une partie du programme du CNR est là pour nous rappeler que, même dans les périodes les plus noires de notre Histoire on peut envisager l’avenir sereinement. La grande Résistante Lucie Aubrac aimait à dire « Résister se conjugue au présent ». 

Le pays d’origine de Julien Hernandez, l’Espagne, traverse une grosse crise, à un moindre degré le nôtre est aussi devant de grandes difficultés. C’est vers le programme du CNR avec plus de solidarité, de social, de démocratie qu’il faut chercher des solutions, certainement pas dans l’austérité, la rigueur, le libéralisme. Au cœur de l’Europe nos deux pays sont liés par le même destin, nous nous en sortirons ensemble en appliquant des valeurs de solidarités, d’entraide, de coopération. Les anciens, dans la Résistance avaient su s’unir, ils nous montrent la voie.

En 1943, décidemment date importante Maurice Druon, Joseph Kessel et Ana Marly écrivent les paroles et la musique du « chant des partisans », je me permets avant de l’écouter de vous lire deux couplets de cet hymne de la Résistance :

C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères

La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.

Il y a des pays oû les gens aux creux des lits font des rêves,

Ici, nous vois-tu, nous on marche et nous on tue...nous on crève...

 

Ici, chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe.

Ami, si tu tombes, un ami sort de l'ombre à ta place.

Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.

Chantez compagnons, dans la nuit la liberté nous écoute...

 

commemoration-Julien-Hernandez-051.jpg

 

 

 

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 16:14

L'apprentissage d'une langue est tout simplement inconcevable sans la présence de lecteurs étrangers, leur apport est indispensable à une bonne maîtrise de la langue apprise. La formation ne doit pas être sacrifiée sur l'autel du budget. S'il est des coupes à faire, elles ne sont clairement pas à faire sur ces postes, primordiaux pour un enseignement public performant et de qualité, que ce soit au niveau de l'apprentissage ou des échanges, une université digne de ce nom ne saurait se passer de ses lecteurs.

Le Front de Gauche, n'a de cesse de rappeler que la politique d'austérité nous mène dans le mur, que l'argent existe mais qu'il faut avoir le courage d'affronter la finance, de redistribuer les richesses produites dans le pays pour répondre aux besoins du plus grand nombre et non à la satisfaction des actionnaires et fonds de pension qui exigent toujours plus de dividendes au détriment de l'investissement productif et de l'amélioration des services publics. Et en premier lieu celui de l'enseignement, de la recherche et de la formation qui prépare les générations de demain à  répondre aux défis  industriels, écologiques et sociaux.

 

Pétition adressée à :  Présidence de l'Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse

 

L’enseignement des langues ne peut pas fonctionner sans le travail de nos quatre lecteurs.
La perte de deux postes de lecteur aurait des conséquences désastreuses pour le rayonnement international de notre Université qui perdrait du même coup ses partenaires universitaires à l’étranger. Au niveau national l’Université d’Avignon ne pourrait offrir une formation de qualité aux nouveaux arrivants.
L’apprentissage d’une langue vivante et de sa culture ne saurait s’envisager sans une pratique de l’oral avec un lecteur de langue maternelle.
La mission des enseignants serait compromise par une surcharge de travail qui nuirait au bon déroulement de la totalité des cours de l’UFR Arts Lettres et Langues.
 
Merci de signer et de faire signer.

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 23:00

 Trois personnalités ont pris la parole avant le début de la marche. Pierre Laurent, Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon.

Si le secrétaire national du PCF a appelé à un réel changement de cap, à s'en prendre frontalement à la finance, le co-président du parti de gauche a insisté sur la symbolique du mouvement et l'importance de la VIème République.

 

 


 

Pierre Laurent "Nous n'acceptons pas de nous rallier à l'idéologie de la défaite face à la loi de la finance" 


.Le discours du secrétaire National du PCF est combatif. "Travailleurs, votre camp c'est le notre, c'est le camp de la gauche et il n'est pas ailleurs !" Mais il était avant tout constructif. Pour se distancer quelque peu du balais de Mélenchon, Pierre Laurent a avancé l'image de la truelle : "la truelle à la main pour reconstruire des fondations solides à la France". "Il faut que tout ceux qui ont voté à gauche se remettent en marche. Il faut reconstruire l'espoir à gauche et arrêter de tourner le dos à ce pourquoi François Hollande a été élu."
"Nous le disons avec force, une année gâchée pour le changement, c'est déjà trop (...) trop dur à supporter pour les millions de nos concitoyens qui souffrent et trop dangereux pour notre pays". "Il y a un an, la majorité de la France (...) a clairement choisi la voie du changement, de la rupture avec dix années de reculs sociaux, d'autoritarisme, de racisme. Un an plus tard, c'est le gâchis et la colère".

Pierre Laurent a conclu son allocution par une attaque frontale et vibrante conte la finance : "Nous sommes tous Grecs, Espagnols, Italiens, Irlandais, Portugais, Chypriotes et notre ennemi c'est la finance. La finance dehors, l'humain d'abord !"


Eva Joly "Le changement demande du courage et de l'audace !"
 
"Nous avons la tête dure. Nous ne céderons ni aux menaces, ni aux flatteries, aux intimidations, aux rappels à l'ordre. Nous avons chacun nos histoires, nos traditions politiques, nos réflexes. Nous avons chacun notre vocabulaire et il est parfois très différent. Mais nous ne nous laisserons pas diviser", a affirmé ensuite la candidate des écologistes à la présidentielle de 2012. "Pour nous écologistes, la manifestation du 5 mai n'est pas une mobilisation antigouvernementale, elle doit être un point d'appui pour mener une autre politique". Mais "pourquoi doit on nous taire alors que la colère gronde ?"
"Je suis heureuse d'être avec ceux qui défendent l'amnistie sociale parce qu'ils défendent la justice." a-t-elle également précisé, avant de s'en prendre fermement à l'évasion fiscale.


Mélenchon : "C'est nous qui croyions qu'un autre futur est possible"


"Vous êtes si nombreux ici et dans les rues autour. Je peux le dire, aucune parole humaine ne pourra jamais exprimer la puissance que contient votre rassemblement. Cette marche n'est pas celle d'un homme, d'un parti ou d'un groupement de parti, c'est celle d'un peuple qui se met en mouvement" s'est ému Jean-Luc Mélenchon devant la foule qui se massait de plus en plus autour de lui.
"C'est nous cette puissance. C'est nous qui croyions qu'un autre futur est possible. Notre mouvement a le sens d'une implacable protestations que rien ne désarme, pas même la trahison des promesses."Le co-président du Parti de gauche s'en prend ainsi au gouvernement avant d'en appeler à la fin de la Vème république et de ses dérives monarchiques.
"C'est au peuple et à lui seul d'être constituant. Nous appelons à la convocation d'une assemblée constituante. "Il faut qu'à tout moment, le peuple puisse intervenir !"
Jean-Luc Mélenchon avance trois propositions pour cette nouvelle constitution: "nous pourrions être le premier peuple au monde a inscrire dans notre constitution la règle verte, le projet d’équilibre éco-social."  Il propose aussi le référendum révocatoire et que les travailleurs aient la possibilité de préempter les entreprises délocalisables "Il faut aussi que dans l'entreprise le peuple soit souverain !"

Sur une citation de Jean Jaurès, la foule se met en marche de la Bastille à Nation : « nous savons par une expérience, qui s'appelle la révolution française, qu'il ne faut jamais désespérer. Et qu'un jour, la grandeur des événements réponde à la grandeur du peuple français.

 

Plus? Consulter l'Humanité en ligne

 

...... et n'oublions pas de donner les moyens de vivre au seul quotidien qui porte les valeurs du Front de Gauche. Souscrivons!


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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 14:29

Il y a 40 ans (1973) mourrait Julien Hernandez et une rue était baptisée à son nom à Bagnols par le maire Pierre Boulot.

Trente ans auparavant (en 1943) Julien Hernandez républicain espagnol combattait en France le nazisme, engagé dans la résistance FFI à Bagnols-sur-Cèze il participait à l'organisation du maquis camp n°5 d'Orgnac et à des sabotages.inauguration-rue-Julien-Hernandez-1973.jpg

Arrêté le 16 août 1944 il est escorté par deux soldats allemands. A Paniscoule dans un corps à corps il abat ses deux gardiens mais est gravement blessé à une jambe dans ce combat. Il fuit pour ne pas être repris, il traverse la Cèze à la nage et sera recueilli par un paysan qui préviendra la clinique Conti du docteur Joseph Arène. C’est dans le bois de Carmignan que le chirurgien André Penchenier assisté de 3 infirmières Rose Brunel, Suzanne Fabre et Marcelle Peralez qu’il sera amputé sous anesthésie générale. Une opération dangereuse qui sera réalisée dans des conditions sanitaires difficiles et dans un climat de peur, les allemands pouvant arriver à tout moment.

Quelques jours plus tard la ville de Bagnols comme le reste de la France sera libérée.

Julien Hernandez vivra près de 30 ans encore avec une prothèse en guise de jambe.

Le mardi 7 mai 2013, à la veille des commémorations du 8 mai 1945 l'association Ibéria Cultura et le PCF Gard Rhodanien s'associent pour se souvenir de Julien Hernandez et à travers lui de la Résistance  : "rue Julien Hernandez" (près du square des marronniers) à 19 h.

Cette cérémonie sera aussi l'occasion de célébrer les 70 ans du CNR (Conseil National de la Résistance) créé en mai 1943.

Deux jours après la marche contre l'austérité et pour la VIe République,

cette manifestation sera l'occasion de conjuguer la Résistance au présent.Julien Hernandez et sa femme

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