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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 20:53

groupe manouchianIl  y a quelques jours les camarades du Cercle du Prolétariat du Gard Rhodanien rendaient ici même un hommage à un résistant bagnolais arrêté le 10 février 1044 et déporté à Dachau. Une occasion de se souvenir de la résistance et notamment celle d'obédience communiste. Nous fûmes bien seuls à rendre cette hommage.

Aujourd'hui 21 février le président de la République rendait hommage à la Résistance au Mont Valérien lieu où les FTP MOI du groupe Manouchian furent fusillés il y a 70 ans jour pour jour. François Hollande en profita pour annoncer les quatre personnes qu'il compte faire entrer au Panthéon : Germaine Tillon, Geneviève De Gaulle Anthonioz, Jean Zay et Pierre Brossolette.

Si les quatre personnes préssenties ont sans contestation possible leur place au Panthéon, on remarque bien vite que cette liste semble incomplète. En effet toutes les sensibilités de la Résistance ne sont pas représentées dans cette sélection et il est évident qu'il manque un élément majeur de la Résistance à savoir les communistes. Tout observateur connaisseur de l'Histoire se montrera surpris qu'il n'y ait pas de place pour un résistant communiste au Panthéon pour François Hollande.

Le PCF par la voix de son secrétaire national Pierre Laurent s'est dit choqué.

On ne peut que l'être !

Aucun des membres du groupe Manouchian composé d'étrangers communistes n'est proposé. Pourquoi ? Parce qu'ils étaient étrangers ou parce qu'ils étaient communistes ? 

On nous dit depuis plusieurs mois que l'on voulait faire entrer des femmes mais si deux femmes qui le méritent vont entrer au Panthéon aucune résistante communiste n'a les faveurs du Président de la République. Là encore on peut se demander pourquoi ?

En cette anniversaire de l'assassinat du groupe Manouchian nous ne pouvons qu'être amers.

Nier la résistance communiste est purement scandaleux. La cérémonie du Mont Valérien d'aujourd'hui ne peut faire oublier l'affront fait à la mémoire de la résistance communiste par l'absence d'un ou d'une communiste dans les futurs entrants au Panthéon.

Le président Sarkozy avait essayé d'instrumentaliser le militant communiste Guy Môquet et de s'approprier les valeurs des communistes. Nous avions dénoncé en son temps cette tentative d réécriture de l'Histoire. Aujourd'hui le président Hollande qui gomme par un oubli coupable la résistance communiste c'est pour le moins très maladroit pour ne pas dire plus.

Dans un contexte politique dans lequel certaines idées malsaines reprennent le dessus on attendait symboliquement un autre message du président Hollande.

Dans la lettre qu'il rédige avant d'être fusillé, Missak Manouchian écrit : "Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement."

Faire entrer Missak Manouchian au Panthéon aurait été sans aucun doute une bonne manière d'honorer dignement le souvenir de l'affiche rouge !



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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 00:00

Le devoir de mémoire est très important. Avoir un regard sur l'Histoire aussi.

Nous sommes le 21 février 2014, il y a 70 ans jour pour jour le 21 février 1944, les 23 résistants du groupe Manouchian étaient exécutés au fort du Mont Valérien.

Le 21 février 1916 a été aussi une date importante car elle marque le début de la boucherie de Verdun !

Il y a quelques jours nous avons publié un article sur Damian Ruiz un résistant bagnolais arrêté et déporté à Dachau. L'an dernier nous avons rappelé le souvenir de Julien Hernandez un autre résistant bagnolais.

Nous faisons donc, nous, un travail sur la mémoire et sur l'Histoire de notre territoire.

Beaucoup n'arrivent pas à faire ce travail sur le passé ou ne s'en préoccupe pas.

Pourtant la récente affaire sur les enfants réunionnais de la Creuse montre qu'il faut que notre pays soit capable d'assumer son Histoire.

Pour ceux qui n'auraient pas bien suivi cette histoire nous reproduisons ci-dessous l'article de l'Humanité ainsi qu'un documentaire en vidéo.

 

La France doit reconnaître sa responsabilité dans la déportation d’enfants réunionnais de leur île entre 1963 et 1982, sans leur consentement et sur ordre de l'Etat, pour repeupler des départements ruraux.

En 2002, à la faveur d’une plainte déposée contre l’État, les Français entendaient pour la première fois parler des « enfants de la Creuse ». Des enfants, déclarés pupilles, qui n’étaient justement pas originaires de la Creuse, mais de la Réunion, et que le gouvernement de Michel Debré, via le Bureau de développement des migrations dans les outre-mers (Bumidom),  avait décidé de faire venir dans l’Hexagone entre 1963 et 1982, brisant tous liens avec leur île natale (archives détruites ou « égarées », correspondances limitées…). En 2002, la plainte n’avait pas abouti, la justice considérant l’affaire prescrite. Aujourd’hui, à l’occasion du vote d’une résolution déposée par la députée PS de la 
Réunion Ericka Bareigts, l’Assemblée nationale a l’occasion de rendre justice aux plus de 1 600 Réunionnais déportés.

L’idée de Michel Debré était simpliste : la Réunion souffrait d’une trop forte démographie, quand des départements ruraux français se dépeuplaient ; pourquoi alors ne pas transférer des Réunionnais dans la Creuse, mais aussi la Lozère ou bien encore le Cantal ? Il fut donc décidé de déplacer des mineurs et de les confier à des familles d’agriculteurs.

Or plusieurs questions se posent : ces pupilles en étaient-ils vraiment ? « Il s’avère impossible de s’assurer de la validité du consentement des parents à l’abandon de leurs enfants », lit-on dans le projet de résolution. Et comment cette politique a-t-elle pu perdurer dix-neuf ans alors même que des administrations concernées l’ont à maintes reprises critiquée ou condamnée : la Ddass de la Creuse en 1968 parce que les jeunes avaient de trop lourdes difficultés d’adaptation ; ou encore le directeur général de la santé en 1975, qui pointe l’illusion de penser résoudre le problème démographique réunionnais par le déplacement de quelques centaines d’enfants. Appelant à reconsidérer cette page d’histoire, le projet de résolution préconise trois mesures : il « demande à ce que la connaissance historique de cette affaire soit approfondie et diffusée » ; « considère que l’État a manqué à sa responsabilité morale envers ces pupilles » et surtout « demande à ce que tout soit mis en œuvre pour permettre aux ex-pupilles de reconstituer leur histoire personnelle ».

À voir : L'émission Le grand débat diffusé le 29 mai 2013 sur Réunion 1ère, avec le documentaire "Une enfance en exil" de William Cally, suivie d'un débat avec quelques réunionnais rescapés de cette tragédie.

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 06:35

Déclaration de Michel Tortey , tête de liste de "Pour Bagnols sur Cèze l'humain d'abord".

 

"Laurette BASTAROLI, Michèle OROMI et Laurent CASTANIER, élu(e)s en 2010 sur la liste d’union de la gauche figureront en bonne place sur la liste « Pour Bagnols sur Cèze l’humain d’abord » ainsi qu’ Annette HEMMAR qui a présidé la commission extramunicipale.

Je tiens à les remercier pour le travail accompli au cours de de cette dernière mandature. En lien avec leur parti, mais surtout à l’écoute de la population il et elles ont œuvré sans compter au service des Bagnolaises et des Bagnolais. Ils ont été une force de propositions pesant dans les décisions dans la mesure de leur représentativité au sein de la majorité municipale. Critiques et constructifs, ils auront été fidèles au contrat de majorité jusqu’à la fin du mandat.

 

Les avoir à nos côtés est un atout pour notre liste et pour nos concitoyens. Ils apporteront leurs connaissances des dossiers en cours, leurs expériences d’élu(e)s et leurs pratiques militantes.

Ensemble avec une équipe citoyenne renouvelée pour une véritable démocratie locale, pour un développement harmonieux de note ville. "

 

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 12:43

Que faisions-nous il y a cinq ans jour pour jour ?

Je me souviens, que j’étais à l’échangeur de Roquemaure le 18 février 2009 pour réclamer la 2 X 2 voies.

Je me souviens que nous considérions à l’époque que ce dossier n’avait que trop duré. Pour mémoire c’est grâce aux efforts conjugués du conseiller général communiste du canton de Roquemaure René Mathieu et du ministre communiste Charles Fiterman de l’époque que cette sortie d’autoroute avait vu le jour au début des années 80. Il était normal que nous nous y retrouvions pour demander en 2009 à Sarkozy de faire avancer la Rhodanienne.

Cinq ans après, les choses avancent un peu. Dans les derniers jours à l’Ardoise le café de la gare a été détruit ainsi qu’une maison en face de la gare de l’Ardoise après la destruction d’une ferme au carrefour des carabiniers à la sortie de l’autoroute et d’une maison à Saint Laurent des Arbres à côté des établissements Rubis.

La mobilisation est en train de payer, il faudra encore appuyer sur les leviers pour transformer l’essai comme on dit au rugby.

On se souvient qu’il y a une dizaine d’années les riverains d’Orsan après une série d’accidents tragiques s’étaient mobilisés pour obtenir un giratoire et un pont pour sécuriser leur secteur. Après des années d’un combat héroïque en octobre 2007 le giratoire d’Orsan avait pu être inauguré.

Pourquoi je reviens sur cette longue affaire de la rhodanienne aujourd’hui ?

D’abord pour démontrer que la mobilisation paye. Il en sera de même pour le TER, dossier dans lequel les communistes sont à la pointe du combat.

Ensuite pour m’interroger sur le financement de l’entrée nord de Bagnols. Alors que ces travaux devaient entrer dans le cadre de la 2 X 2 voies et auraient pu être financé par autre chose que les finances communales. Nous constatons que le plus gros de l’ardoise sera payée par les Bagnolaises et les Bagnolais. Sur un coût de 3.5M€ il restera à la charge de notre commune 2.5M€ (subvention de 500.000€ du Conseil Général et 500.000€ de l’état).

Est-il normal alors que cette voie à vocation régionale et nationale soit financée à 71 % par Bagnols sur Cèze. Un comptage d’octobre 2010 révèle un trafic de 25 000 véhicules jour. Ce seul chiffre démontre que la grande majorité des utilisateurs de cette voie ne sont pas Bagnolais. Aujourd’hui des maisons sont détruites sur le parcours de la rhodanienne n’était-il pas judicieux d’attendre l’avancement de ce chantier et de se battre pour un financement plus important de l’Etat et de la Région ? Cela aurait permis de ne pas consacrer nos capacités d’investissement sur ce seul projet. L’exemple du giratoire d’Orsan nous a démontré qu’un chantier de ce type pouvait être financé autrement que par les deniers municipaux.

Soyez certains que je resterai vigilant et combatif sur ce dossier comme sur celui de la réouverture de la ligne rive droite du Rhône. Désenclaver le Gard Rhodanien est une priorité pour son développement économique.

Michel Tortey pour la liste "Pour Bagnols sur Cèze l'Humain d'Abord".

destruction-20face-20gare-20l-ardoise-20002-1-.jpg                               La démolition de la maison en face de la gare de l'Ardoise.

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 21:13

Pierre Laurent ce lundi 17 février 2014 était l'invité de Radio France Bleue.

On relèvera notamment dans son intervention la question des municipales 2014 : "Dans les villes où le PS veut nous concurrencer, je dis aux gens vous avez le choix, soit vous continuez avec des équipes municipales que nous conduisons qui vont vous protéger, résister aux politiques d'austérité, qui vont vous protéger en matière de service public, de logement social, de prix des cantines scolaires, soit vous choisissez le candidat de l'austérité gouvernementale."

L'ensemble de l'interview est visible sur la vidéo ci-dessous.

 

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 07:28

 

Ce samedi 15 février la liste "Pour Bagnols sur Cèze l'Humain d'abord" était devant l'Intermarché des Escanaux à la rencontre des bagnolais. Des discussions fructueuses, une envie de débattre et de connaître les propositions, des revendications et des doléances, des coups de gueule. La matinée a été riche ! Le résumé en vidéo ci-dessous (merci à Dédé le caméraman) et même une mise en abîme avec la caméra qui filme la caméra à savoir notre vidéaste qui filme l'équipe de France 3.


 

 

 


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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 13:01

En ce samedi  matin 15 février la liste municipale "Pour Bagnols sur Cèze l'Humain d'abord" soutenue par le Front de Gauche et dirigée par Michel Tortey avait organisé un point fixe devant l'Intermarche du centre ville de Bagnols. intermarche-15-fevrier-2014-004.jpg

Les co-listiers ont ainsi échangé avec les bagnolais qui faisaient leur course. Ces jours derniers la liste avait déjà fait un tour du centre ville mais plutôt à destination des commerçants, là il s'agissait d'entendre les citoyens lambdas. On aura noté notamment que la "pillule" du ralliement de l'équipe Couston (Modem) à la liste Rey  ne passe pas. En effet nombreuses ont été les personnes qui ont fait part de leur mécontentement quant à cette barre à droite du maire sortant.

Une équipe de France 3 a fait un reportage sur la liste conduite par Michel Tortey qui devrait passer prochainement.

Ce genre d'initiative en direction des bagnolais va être poursuivi et l'on pourra rencontrer la liste "Pour Bagnols sur Cèze l'Humain d'abord" dans chaque quartier de la ville dans les jours à venir.

intermarche-15-fevrier-2014-005.jpg

                           Michel Tortey au carrefour d'Intemarché filmé par l'équipe de France 3.

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 07:59

A l'occasion de la Saint Valentin le quotidien Midi-Libre a demandé aux candidats aux municipales de Bagnols de déclarer leur amour à la ville. Michel Tortey pour la liste "Pour Bagnols l'Humain d'abord" s'est prêté au jeu. Nous reproduisons ci-dessous sa lettre parue dans l'édition de ce 14 février 2014.

Tortey saint valentin 001

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 09:45

Ce  lundi 10 février 2014 est la date  du 70 e « anniversaire » de l’arrestation de notre camarade bagnolais Damian Ruiz (10/02/1944) déporté à Dachau.

2014 marque le 70e anniversaire de la Libération de la France en 1944. Notre territoire n’échappe pas à cet événement historique. Pour mémoire Bagnols fut libérée le 26 août 1944 par le commando Vigan-Braquet. Pour commémorer ce moment important de notre Histoire il convient aussi de connaître la période entre le 11 novembre 1942 (date du franchissement par les Allemands de la zone de démarcation et donc fin de la dite « zone libre ») qui précède l’occupation de la ville par les Wehrmacht à partir du 2 décembre 1942 qui occupera nombre de bâtiments publics et le mois d’août 1944 car la résistance va s’organiser dans le secteur. (rappel voir commémoration l’année dernière de l’épisode concernant le résistant Julien Hernandez voir lien ci-dessous).

Avant donc de commémorer la Libération il convient de se souvenir d’un événement tragique à savoir l’arrestation de notre camarade Damian Ruiz le 10 février 1944. Ce jeune homme (né en 1924 à Marseille) dès le 15 septembre 1943 a participé avec d’autres à des actions de résistance dans le Gard Rhodanien comme en témoignent les attestations faites après guerre par les responsables de la Résistance. Il a notamment participé  au « coup de l’imprimerie pour faire des tracts » ; il a accompagné des jeunes aux maquis (il faut savoir que certains voulaient échapper au STO), il a saboté des lignes électriques et des voies ferrées pour arrêter les convois allemands. 

C’est suite à une dénonciation d’un traitre (qui avait participé à une mission de sabotage) qu’il sera arrêté le 10 février 1944.

Il est interné d’abord à la maison d’arrêt de Nîmes puis à la centrale d’Eysses (Villeneuve sur Lot). Depuis octobre 1943, la prison centrale d'Eysses, à Villeneuve-sur-Lot, était devenue un lieu stratégique où les autorités de Vichy avaient décidé de concentrer tous les résistants condamnés de la zone sud. Le chiffre des résistants détenus à Eysses atteindra 1400 début 1944. Toutefois la grande diversité géographique et sociale des détenus cède vite la place à  l'idée de communauté.  Contre toute attente, les détenus réorganisent à l'intérieur de la prison une société vivant normalement malgré la contrainte. Les emprisonnés opposent à leurs geôliers leur esprit de résistance. Ils obtiennent une relative liberté de mouvement ainsi que le droit d'enseigner et de se distraire. Fin 1943, des journaux clandestins font leur apparition dans la prison. Les détenus parviennent aussi à communiquer avec l'extérieur et à tisser des liens avec des résistants locaux, par le biais notamment d'un certain nombre de gardiens. Le 19 février 1944 [juste après l’arrivée de Damian Ruiz], le directeur de la prison ainsi qu'un inspecteur de l'administration pénitentiaire sont pris en otage par les détenus. L'alerte est donnée. S'ensuit alors une fusillade puis le siège de la prison, toute la nuit, par les gardes mobiles de réserve. Les détenus résistants sont finalement contraints de renoncer à leur action.   

 Dans les jours qui suivent le soulèvement, une cour martiale condamne à mort 12 détenus. Ils sont exécutés au matin du 23 février 1944. Les détenus demeurés dans la prison sont livrés aux nazis le 30 mai 1944. Les S.S. procèdent à la déportation des détenus qui sont transférés vers le camp de concentration de Dachau à la fin du mois de juin 1944. 400 des détenus d'Eysses mourront en déportation. Damian Ruiz fait partie de ces prisonniers qui seront déportés au camp de concentration de Dachau de triste mémoire. Le dossier de résistance de Damian Ruiz (matricule 23 819 atteste qu’il était un « prisonnier politique » déporté à Dachau à partir du 10 juin 1944). Il va y demeurer 10 mois jusqu’en avril 1945 dans les conditions de détention que l’on connait. Damian Ruiz est interné à Dachau à la même période que le célèbre accordéoniste André Verschueren ou le futur prix Nobel de physique Georges Charpak.

En avril 1945 lorsque les Américains approchèrent du camp au moment de la Libération, l'État-major allemand donnera l'ordre par représailles de tuer tous les prisonniers. Mais le communiste Oskar Müller, alors chef du comité de résistance du camp, décida de libérer en cachette au nom de la Croix-Rouge internationale quelques prisonniers afin d'avertir les soldats américains de l'endroit exact du camp et de l'urgence qu'il y avait à intervenir. Ainsi grâce à la manœuvre de Müller le 29 avril 1945, la 45e division d'infanterie de la septième Armée américaine libéra le camp. Lorsque les soldats américains pénétrèrent dans le camp, ils furent confrontés à des scènes d'horreur : prisonniers dans un état de maigreur épouvantable, fosses communes où étaient entassés des corps déchiquetés. Certains soldats américains furent tellement écœurés qu'ils tirèrent à bout portant sur les officiers chargés du camp.Dachau.jpg

Le Bagnolais Damian Ruiz était de ces survivants !

On imagine son retour à la vie « normale » après guerre. On sait qu’il ne parla que peu de cet épisode de son existence. Sa vie se poursuivra discrètement jusqu’à son décès en 1993 à 69 ans. Les camarades communistes qui l’ont connu se souviennent qu’il demeura vigilant à la défense de l’esprit de la Résistance et des valeurs qu’il avait (avec d’autres) défendues. Sa survie dans le camp de Dachau il la dût à sa jeunesse et à sa condition physique. Il pratiquait notamment le cyclisme et certains disent qu’il avait les qualités pour devenir professionnel. Après guerre il devint conducteur d’engin et participa notamment à la construction du canal de Donzère Mondragon. Il était le porte drapeau de la Fédération Nationale des Déportés, Internés et Patriotes.

En cette date anniversaire les « camarades » communistes du Cercle du Prolétariat du Gard Rhodanien ont voulu se souvenir de leur camarade et honorer l’esprit de Résistance dans un contexte politique qui fait peur.

Après avoir fleuri en 2013 la plaque de rue de Julien Hernandez les communistes bagnolais souhaitent qu’un hommage public soit rendu à Damian Ruiz. Les générations nouvelles doivent bien ça à ce glorieux ancien.

En mai dernier, le PCF associé aux associations "Iberia Cultura" et "le cercle du prolétariat" avait fleuri la plaque de rue du résistant bagnolais Julien Hernandez.

commémoration Julien Hernandez 003

Lien ci-dessous pour revoir l'hommage à Julien Hernandez

 Bagnols : 7 mai une cérémonie en hommage au Résistant Julien Hernandez

Comme le disait Michel Tortey l'année dernière lors de l'hommage à Julien Hernandez, "Ce travail de mémoire est indispensable surtout 7 décennies après les événements de la seconde guerre mondiale car les témoins de ce temps sont de plus en plus rares." Ce nouvel hommage rendu à Damian Ruiz est plus que nécessaire dans le contexte actuel nauséabond.

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 13:44

La campagne de terrain se poursuit pour la liste "Pour Bagnols l'Humain d'abord" à Bagnols sur Cèze. En ce samedi 8 février Michel Tortey accompagné de co-listiers a fait le tour du Centre ville pour remettre une "adresse aux commerçants" sur la problématique de la souffrance du coeur de ville.

Des échanges positifs se sont déroulés toute la matinée entre les candidats et le tissu économique de la ville.

Nous reproduisons ci-dessous le document adressé aux commerçants du centre-ville.

adresse-aux-commercants-1.jpg

adresse-aux-commercants-2.jpg

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