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17 août 2019 6 17 /08 /août /2019 15:24

Quand Interface refait surface

Quand le PCF Gard Rhodanien a révélé l’affaire Interface, l’agglomération n’a pas nié et ne nous a pas trainé en justice pour diffamation ou dénonciation calomnieuse. Elle ne pouvait pas puisque tout était rigoureusement vrai.

La collectivité du Gard rhodanien a été obligée de reconnaître un contentieux entre le partenaire privé (Interface) du projet « Scène Campagne PER/ CEN » pour une prestation jugée défaillante. Pour le dire avec des mots clairs, Jean-Christian Rey avouait en 2018 qu’Interface avait touché 150 000 euros pour un travail pas complètement réalisé.

Un an plus tard, il était normal que nous demandions où en était cette affaire et c’est ce qu’a fait Jean-Marie Daver (élu à l’agglomération) dans un courrier à la collectivité dans lequel il voulait savoir l’avancée du contentieux (justice ?) et le détail des factures Interface. Il attend encore une réponse écrite et lors du dernier conseil d’agglomération au début de l’été 2019, avant la séance le président Rey lui a signifié qu’il ne lui répondrait pas.

Devant cette fin de non-recevoir une demande des documents non obtenus (en vertu de l’article L.2121-26 du code général des collectivité locales modifiés par l’ordonnance du 23 octobre 2015), a été faite auprès des services de l’Etat qui les a fournis à Jean-Marie Daver.

Tous les documents que nous mettons à votre disposition ont donc une origine officielle et sont donc incontestables. La facture d’Interface que nous publions à titre d’exemple est donc tout ce qu’il y a de plus éclairant et l’on comprend donc pourquoi l’agglomération est gênée aux entournures et ne souhaite pas répondre.

 

Voyage au cœur d’une intercommunalité : l’agglomération du Gard Rhodanien Episode 2

Il faudrait pourtant savoir qu’elle est la situation du contentieux en 2019. Interface a-t-il fini le travail ? ou alors a-t-il remboursée l’agglo ? C’est peu probable. Mais on peut aussi s’interroger pourquoi la collectivité a réglé ces factures. Il y a une procédure à respecter qui consiste à la validation du service fait. Puisque le travail n’a pas été fait (ou pas complètement) les factures n’auraient pas dû être honorées.

On peut lire de façon manuscrite « bon pour accord » et « l’intitulé tranche correspond à l’avancement du projet », ce qui laisse entendre qu’une vérification a été faite. Aujourd’hui on voit bien que cette procédure de vérification était insuffisante. Mais la personne qui donne son accord pour paiement semble toutefois déjà douter puisqu’elle écrit aussi « Faut-il deux factures individuelles », on voit bien que l’on est dans une forme d’amateurisme tant chez celui qui facture que chez celui qui vérifie. C’est inquiétant… mais nous ne sommes pas au bout de nos découvertes sur ces factures.

N’étant pas des spécialistes de l’informatique nous les avons montrées à des professionnels qui nous ont même fait des contre-devis. Les conclusions de personnes compétentes dans ce domaine sont sans appel : les prestations facturées par Interface semblent très excessives d’un point de vue financier. Il faudrait pour une vérification encore plus fine être en possession du cahier des charges données à Interface mais tous les devis qui s’appuient sur les factures sont très inférieurs aux prestations Interface.

Dernier élément et non des moindres, cette facture que vous pouvez regarder par vous-même a quelque chose d’étrange qui aurait dû sauter aux yeux du vérificateur. La TVA n’apparait pas ! Une prestation dans le domaine de l’informatique est forcément une activité commerciale qui s’inscrit dans ce que l’on appelle le secteur concurrentiel. En effet ce n’est pas une prestation spécifique dans les seules compétences de l’association Interface et donc, à ce titre elle doit être considéré comme une activité du secteur concurrentiel et ainsi elle ne peut donc échapper au prélèvement de la TVA. Ne pas se soumettre à la TVA pour l’association Interface s’assimile à une fraude fiscale.

A l’énumération édifiante de la liste des ratés de ce dossier, on comprend pourquoi le président de l’agglomération ne voulait pas répondre favorablement à la demande de Jean-Marie Daver. Oui mais voilà c’était sans compter sur la pugnacité des élus et militants communistes. Il va bien falloir maintenant s’expliquer du côté de l’agglomération ?

Où en est le contentieux ?

Quel est la part du travail qui n’a pas été fournie ?

Pourquoi ce choix d’un prestataire alors que des organismes comme l’école des mines ont été consultés ?

Quelles étaient les relations entre le président d’Interface et les élus du Gard Rhodanien qui ont amené à ce choix surprenant ?

Comment la collectivité a-t-elle pu payer 150 000 euros sur les 160 000 avant de se rendre compte qu’il y avait un défaut de prestation ?

Voici donc une des factures qui permettra à chacun de se faire son opinion. N’en disons pas plus pour aujourd’hui. Il faudra patienter jusqu’à l’épisode 3 de la situation de l’agglomération du Gard Rhodanien pour la suite de cette affaire sur laquelle nous allons vous donner  de nouvelles informations. A suivre donc….

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13 août 2019 2 13 /08 /août /2019 10:42

 

 Épisode 1

Situation de l’agglomération du Gard Rhodanien :

Envisager les municipales de 2020 c’est évidemment se pencher sur la collectivité de la communauté d’agglomération. Dans le Gard Rhodanien ce regroupement de communes, depuis sa création pose question au niveau de sa direction (problèmes de transparence, de démocratie) de la vision de l’équipe dirigeante (projets avortés, manque de projets structurants) tout comme de ses finances.

Pour celles et ceux qui découvriraient le sujet et en guise de piqûre de rappel pour les autres, dans ce premier épisode nous allons reprendre l’historique d’un de ces fiascos. Dans les jours à venir nous ferons des révélations afin que chaque citoyen soit en mesure de se déterminer en connaissance de cause. Plus personne ne pourra dire : on ne savait pas !

Voter aux municipales aujourd’hui induit forcément de désigner les représentants à l’agglo où se prennent de plus en plus de décisions qui impactent le citoyen.

Dirigée par Jean-Christian Rey l’agglomération souffre d’une mauvaise réputation. Est-elle justifiée ? Nous avons de bonnes raisons de le croire. La dernière période a été marquée par l’abandon de projets qui ne faisaient pas l’unanimité à savoir la Recyclerie aux quatre chemins à Laudun ou  la « Scène Campagne de Cornillon Pôle d’Excellence Rurale (PER), Centre d’Excellence Numérique (CEN) ».

Depuis plusieurs années maintenant le PCF Gard Rhodanien enquête sur ce scandale, a fait un certain nombre de révélations et a alerté les autorités : Préfet du Gard, Chambre Régionale des Comptes, Direction départementale des finances publiques et avant l’été le Procureur de la République du Gard.

Dans le même temps Jean-Marie Daver (conseiller communautaire communiste) a demandé au Président de l’agglomération des informations sur l’avancement du contentieux entre l’agglomération et l’association Interface ainsi que la copie des factures de cette structure dans le cadre du dossier « Scène Campagne Cornillon PER/CEN » sans obtenir satisfaction.

Voilà où nous en étions au début de l’été… mais c’était sans compter sur la pugnacité de l’élu et des militants communistes. Cette affaire n’est pas terminée, loin de là. Nous n’abandonnerons pas ce dossier. N’en disons pas plus pour aujourd’hui. Revoir la vidéo pour bien comprendre ce dossier et patienter jusqu’à l’épisode 2 de la situation de l’agglomération du Gard Rhodanien pour la suite de cette affaire sur laquelle nous allons vous donner de nouvelles informations. A suivre donc….

 

                                                           https://youtu.be/a6BZJvkVBzg

 

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24 juillet 2019 3 24 /07 /juillet /2019 09:10

En ce mois de juillet, les personnels des services publics sont mobilisés pour empêcher la fermeture dans le Gard de nombreuses perceptions. Demain si ces fermetures devenaient effectives, les contribuables devront multiplier les kilométres pour se rendre au centre des impôts.

Ci-dessous une déclaration de l'Union Fédérale des syndicats de L’État - CGT

.

Dans le Gard les personnels des impôts sont en lutte pour la sauvegarde des services publics

 

Patrick MALAVIEILLE, Maire communiste de la Grande Combe soutien les personnels des finances publiques et appelle à la mobilisation.

Ci-dessous courrier de Patrick MALAVIEILLE

 

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27 juin 2019 4 27 /06 /juin /2019 08:31

La section P.C.F du Gard rhodanien, solidaire des hospitaliers en grève sera présente au rassemblement de ce mardi 2 juillet à18 h et appelle la population à soutenir massivement les revendications des personnels hospitaliers. NOUS SOMMES TOUS CONCERNÉS

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19 juin 2019 3 19 /06 /juin /2019 09:57

UN EXEMPLE ECLAIRANT

A 9 mois des prochaines élections municipales, un regard sur le bilan des municipalités REY/CHAPELET est nécessaire.

Les grands ratés de l’agglomération sont connus : exemple : Scène Campagne à Cornillon ou la recyclerie aux Quatre chemins à Laudun mais la commune de Bagnols sur Cèze n’est pas en reste. Elle aussi a ses plus beaux couacs, nous n’en relèverons aujourd’hui qu’une paire (même si la liste est beaucoup plus longue) : le crématorium et la pelouse du stade des Escanaux.

Mais la politiques municipale REY/CHAPELET ce sont aussi des effets d'annonce qu’il est bon de suivre pour voir que finalement ils ne sont pas suivis de faits.

 

Penchons-nous sur le projet de lotissement dit du Domaine de la Roquette à la sortie Est de Bagnols sur la vieille route d’Orsan.

Un petit historique s’impose

Illustration : photo prise le jour de la signature par Thierry Allard (Objectif Gard) de gauche à droite Stéphane Lucet et Jean-Louis Gatto (de Terres du soleil) et Jean-Christian Rey et Jean-Yves Chapelet.

Historique est le mot qui convient car c’est celui qu’utilise au mois de mars 2016 Jean-Christian Rey maire de Bagnols aux côtés de son premier adjoint (Jean-Yves Chapelet) et Stéphane Lucenet et Jean-Louis Gatto de la société Terres du Soleil.

« C’est un moment historique » lance donc Jean-Christian Rey (il a le sens du moment historique pour annoncer la signature d’un PUP). C’est quoi un PUP vous dîtes vous sans doute : un PUP c’est un Projet Urbain Partenarial, si vous préférez un partenariat public-privé pour la réalisation d’un projet immobilier. Dans le cas présent un lotissement, l’entreprise Terres du soleil investit 1 million d’euros et la municipalité 500 000 euros : tout ça pour tirer les réseaux, construire les routes et aménager le terrain pour accueillir disait le projet : 60 maisons.

Au moment de communiquer sur cette signature de ce PUP tout le monde s’emballe en mars 2016. « C’est une opération où tout le monde est gagnant », affirmera le maire de l’époque Jean-Christian Rey, quand Jean-Yves Chapelet le premier adjoint se félicitera du fait que « 60 logements c’est de l’activité, des enfants dans les écoles, on fait le pari d’investir sur le développement de Bagnols. » Un nouveau lotissement « qui s’appellera le domaine de la Roquette », précisera Stéphane Lucenet, gérant de l’agence d’Orange de Terres du Soleil, qui pilotait le projet. Nous étions rappelons-le en début d’année 2016. Et chacun commence à tirer des plans sur la comète. On annonce que les travaux devraient démarrer en septembre (comprendre septembre 2016) avec une livraison pour le printemps 2017 et des enfants dans les écoles pour 2018. Et déjà on rêve à d’autres PUP. « C’est lourd à porter, avec beaucoup de négociations » dira Jean-Christian Rey mais ce dernier conclura « … mais on est très content de la manière dont celui-ci s’est passé, donc pourquoi pas. ».

Trois années se sont écoulées depuis mars 2016. Un suivi des dossiers bien nécessaire pour une vérification du travail de la municipalité sortante qui bien sûr ne va pas se vanter de ce flop.

Aujourd'hui 18 juin 2019 soit trois ans après où en est-on ?

Comme pour scène campagne, de beaux panneaux plantés sur un terrain en friche… malgré la baisse des prix pas d'acheteur.

Photo prise en juin 2019 par un militant communiste bagnolais.

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20 mai 2019 1 20 /05 /mai /2019 09:41

Communistes du Gard Rhodanien, toujours lanceurs d’alertes

 

Dans son dernier numéro de Direct Agglo, l’organe de communication de l’agglomération du Gard Rhodanien du mois de mai 2019, la collectivité donne des éléments sur le budget. L’article commence par la phrase suivante : « le 8 avril dernier le conseil d’agglomération a voté son budget 2019. Notre collectivité est en bonne santé financière et son endettement est faible ».

 

Le PCF Gard Rhodanien a toujours un peu de mal avec la « propagande » qui vient de l’agglomération du Gard Rhodanien sachant que dans un passé récent des exemples concrets de dysfonctionnements sont venus contredire ces affirmations. Pourquoi la collectivité s’échine-t-elle à communiquer sur sa bonne santé financière ? Cela ne cache-t-il pas quelque chose ? Dans un passé récent notre parti avait évoqué les questions du « PER/CER Cornillon » et du projet de recyclerie à Laudun : deux dossiers qui se sont terminés par un fiasco. L’affaire « Interface » n’est à ce jour toujours pas élucidée et les 150 000 euros non éclaircis. Nous avions fait part aussi des interrogations que nous avions sur la gestion de l’association sur le tourisme, sans parler du raté sur la taxe Gemapi heureusement rattrapée aujourd’hui (merci Paris !). Tous ces précédents ne nous incitent pas à prendre pour argent comptant les propos lénifiants des dirigeants de l’agglo. Des informations nous venant du département donnent une nouvelle fois raison à nos doutes.

 

En effet l’agglomération du Gard Rhodanien a une « ardoise » au niveau du département.

 

Qu’en est-il ? Depuis le 1er janvier 2015 (comme la loi l’y autorise) le Département du Gard devrait recevoir une taxe additionnelle de 10 % à la taxe de séjour perçue par les regroupements de communes. Cette taxe de séjour est payée par les vacanciers qui logent dans les campings, les hôtels, les gîtes d’hôtes, etc. Le problème est que depuis 2015 l’agglomération du Gard Rhodanien encaisse bien la part qui lui revient mais aussi les 10 % qui devraient aller au département sans jamais lui reverser les sommes dues ! Depuis 4 ans donc (2015, 2016, 2017, 2018) l’agglo oublie d’honorer sa dette et les sommes s’élèvent maintenant à plusieurs dizaines de milliers d’euros !

 

Cela nous rappelle les difficultés de la commune de Bagnols sur Cèze lorsque celle-ci était dirigée par Jean-Christian Rey actuel Président de l'Agglomération pour payer sa contribution au SDIS.

 

Comment expliquer cette omission ? Incompétence ? ce qui confirmerait les erreurs passées sur les dossiers « Interface » et/ou vote hors délai pour Gemapi ou bien difficultés financières ? Dans ce cas-là cela viendrait contredire l’affirmation sur la bonne santé financière de la collectivité. Réponse 1 ou réponse 2 : qu’elle que soit la raison c’est grave.

 

Le dernier conseil d’agglomération qui vient de se tenir le 13 mai dernier n’a pas soulevé ce problème. Aujourd’hui en révélant cette situation nous voulons faire la lumière sur cette énième affaire qui révèle les incertitudes au niveau de la gestion de l’agglomération du Gard Rhodanien.

 

Nous n'en informerons pas Mr le Préfet, celui-ci ayant la fâcheuse impolitesse de ne pas répondre à nos courriers. Par contre nous en informerons la Chambre Régionale des Comptes.

 

Dans moins d’un an nous allons voter pour les élections municipales et donc pour les délégués à la communauté d’agglomération. Devant l’accumulation des « dossiers » que nous avons soulevés, il nous apparait indispensable que la Chambre Régionale des Comptes fasse un contrôle sur cette collectivité avec publication du rapport de cet audit avant les élections municipales de 2020 afin que les citoyens puissent voter en connaissance de cause et sans que cette consultation soit faussée par une méconnaissance de la réalité des choses.

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14 mai 2019 2 14 /05 /mai /2019 15:08
Sarah CHAUSSY, paysanne, candidate sur la liste PCF conduite par Ian BROSSAT
Sarah CHAUSSY, paysanne, candidate sur la liste PCF conduite par Ian BROSSAT
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25 avril 2019 4 25 /04 /avril /2019 07:26

Un article de Thierry Allard dans Objectif Gard

Le port fluvial de l’Ardoise a connu son âge d’or avec celui de l’aciérie voisine, qui a fermé ses portes il y a quinze ans, mais il en est désormais très loin. Au point que la question de son avenir semble posée, alors que la concession par laquelle la Chambre de commerce et de l’industrie gère l’équipement s’achèvera en décembre prochain.

Que va devenir le port de l’Ardoise ? Cette question est posée depuis déjà longtemps dans le Gard rhodanien. Déjà, à l’automne dernier, le Parti communiste français local soulevait la question de la grue MOHR du port, dont la restructuration a été abandonnée par la CCI pour cause de non-rentabilité, laissant passer une subvention de 200 000 euros de la Région au passage.

En effet, il fallait 500 000 euros pour restructurer la grue, dont 300 000 euros à la charge de la CCI. Or, nous précisait la chambre consulaire à l’époque, « en 2017, les recettes de la grue ont été de 61 582 € HT (venant d’un seul client, NDLR) pour un résultat d’exploitation de 7 100 € HT. Dans ce contexte, il faudrait plus 40 ans pour rentabiliser les 300 K€ d’investissement. » Le tout alors que la concession par laquelle Voies navigables de France (VNF), propriétaire du port, confie l’exploitation du port à la CCI de Nîmes puis du Gard depuis 1961, arrive à échéance le 6 décembre prochain

Que va-t-il advenir après cette date ? Le PCF local s’inquiète à nouveau, dans un courrier adressé au préfet début avril.

VNF s’apprête à lancer un appel à projet pour une convention d’occupation temporaire, pour un port dont la grue est à rénover complètement et qui n’a plus qu’un seul client : le cimentier Lafarge-Holsim. Un port inadapté, selon Jean-Marc Rouméas, PDG de l’entreprise éponyme et ancien sous-concessionnaire du port de l’Ardoise : « C’est un port pour faire du chargement/déchargement de vrac, mais aujourd’hui le transport se fait essentiellement par containers et il n’est pas équipé pour. » Il faut dire que depuis que la grue a été bâtie, en 1975, le monde a quelque peu changé… Pour lui, le couperet tombe : « Le port n’est plus compétitif. La grue ne correspond plus du tout aux besoins des industriels. Il faudrait plusieurs millions d’euros d’investissements. »

« Une gestion approximative qui dure depuis des années »

Sous-concessionnaire du port de 1990 à 2012 via la SARL Port-Midi, Jean-Marc Rouméas a poursuivi sur ce marché, mais sur un nouvel équipement, en face, où il a pour client notamment l’usine de ferro-silicium Ferropem. Jean-Marc Rouméas dont le nom revient dans un audit de la CCI daté de 2014 et réalisé par le Contrôle général économique et financier, qui dénonce « une gestion approximative qui dure depuis des années. »

Le rapport précise que le résultat d’exploitation du port est « chroniquement déficitaire », du fait notamment de « la lourdeur des charges d’amortissement. » « Le port dépendait à 80 % d’Arcelor », note pour sa part Jean-Marc Rouméas. Reste que la CCI a fait pour environ 2 millions d’euros d’avances à Port-Midi... qu’elle a perdues.

Pire, à l’issue de la sous-concession, en 2012, le sous-concessionnaire devait rendre les équipements « bien entretenus et en bon état de fonctionnement », précise l’audit. Or, « VNF a fait faire un audit technique qui évaluait le coût de la nécessaire remise en état du port à quelque 2,6 millions d’euros, qu’elle réclamait à la CCI », met en exergue le document, qui ajoute que la Chambre aurait alors dû se retourner vers le sous-concessionnaire.

Pour Jean-Marc Rouméas, les choses sont un peu différentes : « Les derniers équipements datent de 1975. Nous avons fait une réunion de sortie de concession avec VNF, qui avait acté que vu la vétusté des équipements, VNF reprendrait en l’état et verrait en fonction de la vocation future du port si une remise en état était faite. » Bref, une sortie à (très) bon compte pour Port-Midi et la CCI, selon l’ancien gérant de Port-Midi

Jean-Marc Rouméas et Éric Giraudier, ici en 2012 (Photo d'archives : Stéphanie Marin / Objectif Gard)

Seulement voilà, à l’époque la Chambre change de mains : à la surprise générale, Henry Douais l’emporte et l’équipe d’Éric Giraudier, à laquelle appartenait Jean-Marc Rouméas, est balayée. « Cette négociation de sortie à "zéro euro", Henry Douais ne l’a pas actée. VNF est revenue et a dit "vous nous devez tant". C’est un peu un règlement de comptes entre l’ancien président de la CCI (Henry Douais, ndlr) et le gérant de Port-Midi (lui-même, ndlr) », résume Jean-Marc Rouméas, qui est de nouveau élu consulaire depuis 2016. Au final, la CCI et Port-Midi paieront chacune une somme. « Ça s’est soldé par un reliquat de quelques dizaines de milliers d’euros », affirme l’ancien gérant de Port-Midi, qu’il a liquidé en 2014.

« Il faut clarifier la situation »

Et depuis ? Pas grand-chose. Certes, la CCI a mis 600 000 euros pour rénover l’appontement nord du port en 2014. Ce qui n’a de toute évidence pas relancé son activité, alors qu'il n'y a pas si longtemps, « l’ex-Région Languedoc-Roussillon ambitionnait de faire du site de l’Ardoise une plateforme logistique tri-modale fleuve/rail/route parmi les plus importantes de France », indique le Conseil économique, social et environnemental régional (CESER) dans un rapport daté de 2017.

« Oui, mais tant que certains essaieront de convaincre que le port n’est pas rentable alors qu’il exploitent la même chose de l’autre côté du Rhône, rien ne se passera », grince un fin connaisseur du dossier en visant Jean-Marc Rouméas. Et la CCI, va-t-elle continuer ? « Je n’en ai aucune idée, répond Jean-Marc Rouméas, trésorier-adjoint de la CCI du Gard. À la CCI, je ne m’occupe plus du tout du port. Je n’ai pas envie d’être poursuivi pour conflit d’intérêt. » Soit. Du côté du président de la délégation de Bagnols de la CCI, Philippe Broche, on n’en sait pas plus. Quant au président de la CCI du Gard, Éric Giraudier, il a temporisé en affirmant que la Chambre répondrait sur le sujet du port ultérieurement.

Du côté de l’Agglo du Gard rhodanien, on estime « qu’il serait bien qu’on sorte de l’ambiguïté, estime son président Jean-Christian Rey. Il faut sortir des concessions des uns et des autres qui ne s’entendent pas, des tensions, il faut clarifier la situation. » L’élu rappelle que « ce n’est pas dans les métiers de l’Agglo de gérer un port industriel. Il y a des professionnels pour ça », avant de lancer : « Qu’on ne vienne pas me dire que sur le deuxième territoire industriel de la région on n’a pas des professionnels compétents pour gérer un port industriel ! »

Pour autant, Jean-Christian Rey, qui « espère que le port pourra tourner à plein régime. C’est un outil important de développement économique », entrouvre la porte : « Que les choses soient claires sur les coûts, le modèle économique, que les professionnels s’impliquent et l’Agglo prendra ses responsabilités. »

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23 avril 2019 2 23 /04 /avril /2019 10:14

Je précise que mon nom de jeune fille est Lamoine (il sera écrit à côté de mon nom d’épouse sur les bulletins de vote), et je pourrai même ici rajouter Schmer, le nom de ma grand-mère paternelle, pour la petite histoire que les communistes d’Ivry et Vitry reconnaîtront ! Car j’en suis originaire, mais l’amour m’a fait prendre un virage à 360°C il y a quinze ans maintenant ! Diplômée en travail social, je suis aujourd’hui éleveuse en Ardèche de porcs et brebis en plein air, avec lesquels je produits des charcuteries traditionnelles et innovantes, ainsi que de la viande d’agneau.

Je commercialise en vente directe sur les marchés et magasins de producteurs. Je co-préside également une association de développement de l’agriculture durable : « autonome et économe », comme le veut la devise des CIVAM (Centre d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural).

Du haut de ma montagne, la campagne pour les élections européennes fait son chemin au quotidien, à travers les sollicitations et les échanges avec mes voisin·e·s, des ruraux, dans mon réseau personnel bien sûr et professionnel, des paysan·ne·s, ainsi qu’avec mes clients. Cela donne lieu à de nombreuses prises de conscience chez ces citoyens de tous bords ! Ils connaissent mes principes humanistes et mes pratiques respectueuses de l’environnement.

Cela développe une confiance en ce que le Parti Communiste Français défend aujourd’hui en matière d’agriculture de qualité et de maintien des services publics ! J’ai donc beaucoup d’espoir pour les résultats du 26 mai prochain !

J’ai assisté à plusieurs débats locaux et suis conviée, dans le courant du mois de mai, à rencontrer des camarades et des âmes encore à convaincre dans le Gard l’Ain et en Isère. Mes déplacements se jouxtent souvent à des visites de fermes inscrites dans une démarche d’agriculture durable et plus largement dans un projet de société plus social et solidaire !

Car, en effet, l’agriculture fait partie d’un tout, elle est le maillon qui relie nos campagnes à nos villes et qui nous rappelle sans cesse nos interactions, notre interdépendance ! Nous avons besoin d’eux pour vivre. Ils ont besoin de nous pour manger ! Cette complémentaire doit se réfléchir plus que jamais en bonne intelligence, à condition, bien sûr, de toujours garder comme grande finalité le principe de « l’humain d’abord »

Je serais à Pont Saint Esprit le mardi 21 mai 2019 18h30 Cazerne Pépin.

Agriculture durable, environnement, mieux se nourrir, pouvoir d'achat, autant de sujets sur lesquels nous pourrions échanger.

Alors à bientôt à Pont Saint Esprit

Sarah

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23 avril 2019 2 23 /04 /avril /2019 09:13

Le Gard rhodanien possède des atouts pour développer une activité économique créatrice d'emplois.

Parmi ces atouts, le port de l'ardoise. Ou en est on ?

Voie Navigable de France (donc l’état) a délégué la concession à la CCI pendant une trentaine d’année jusqu’en 2012. Depuis un Contrat d’Objectifs Territoriaux (COT) a été signé pour trois ans jusqu’en 2015 ensuite plusieurs avenants ont été signés pour un prolongement de cette gestion qui se terminera dans un an en décembre 2019. En novembre 2015 la Région avait voté une subvention de 200 000 euros pour financer 40 % d’une réparation d’une grue MOHR. Cette subvention a été annulée le 20 novembre 2018 car les travaux n’ont jamais été réalisés.

Cette situation confirme que le Port de l’Ardoise vivote et ne fait pas vraiment l’objet d’un plan de développement.

Aujourd’hui un Contrat de Transition Écologique a été signé avec L’État pour les agglomérations du Pont du Gard et du Gard Rhodanien.

Quid de l’avenir du Port de l’Ardoise alors que des perspectives existent ?

Le Parti Communiste Français Gard Rhodanien qui a interpellé le ministre François de Rugy au moment de sa nomination avec copies aux élus de l’agglomération souhaite qu’un débat soit instauré sur cette question. Nous avons de nouveau écrit à monsieur le Préfet sur ce sujet. En espérant que contrairement à d'autres courriers sur d'autres sujet, il trouvera le temps de nous répondre, et surtout d'agir.

La Région Occitanie est prête à prendre la direction du Port de l’Ardoise pour en faire une base arrière du Port de Sète mais pour cela il faudrait que l’État via VNF et la CNR accepte de céder cette infrastructure.

L’absence de réparation de la grue MOHR est une preuve évidente, parmi d'autres du laisser-aller de ce port et de son manque de perspectives.

Le temps presse pour statuer sur l’avenir du port puisque que la convention s’arrête en décembre 2019, un débat doit s'installer, un plan ambitieux de relance doit être élaboré.

 

A droite brève de Jean Lug Buytaert, journaliste à Midi Libre.

A Gauche réaction de Jean-Louis Delecourt ancien responsable du Mouvement républicain des citoyens.

La Presse en parle: ci-dessous article  paru dans Midi libre.

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