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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 14:42

LE PROJET DE CENTRE D’EXCELLENCE NUMÉRIQUE EN MILIEU RURAL

Dossier Scène campagne : Un rapport à charge à l’encontre des meneurs de ce dossier !

Voilà un feuilleton qui a commencé  à la naissance de la CAGR en 2013. Il occupe pas moins de 8 pages dans ce rapport !

 Dès le début nous avions dénoncé un projet disproportionné par rapport à notre territoire. Puis, notre opposition à ce projet s’est transformée en la crainte d’une énorme gabegie financière qui serait supportée par le contribuable du Gard Rhodanien. Cette crainte s’est confirmée et les évènements nous ont démontré que nous avions raison.

A plusieurs reprises, les communistes du Gard Rhodanien ont communiqué, expliqué, dénoncé le pilotage catastrophique de ce dossier. Nous avons écrit au Préfet, au Directeur Départemental des Finances Publiques ainsi qu’à la Chambre Régionale des Comptes pour les alerter des risques financiers que prenait la CAGR en poursuivant ce chantier.

Fin 2016, le Président a décidé d’abandonner ce projet en utilisant un faux prétexte et ne reconnaissant pas l’ineptie de ce projet. Cependant, et certainement en raison de notre alerte, la CRC s’est penchée sur le pilotage de ce PER et le coût occasionné par l’entêtement des dirigeants de l’agglomération.

Le rapport commence par l’historique du projet que nous avions largement exposé :  « La communauté de communes de Valcèzard, l’une des cinq communautés de communes qui ont fusionné pour constituer à compter du 1er janvier 2013 la CAGR, est à l’origine du projet de « centre d’excellence numérique en milieu rural », également dénommé « scène campagne » pour sa partie immobilière ». Pour information, le Président de Valcézard à l’époque était M. Christophe SERRE, maire de St Paulet de Caisson, qui deviendra plus tard 1er  vice-président de la CAGR.

Puis les observations faites par la CRC reprennent presque mot pour mot les anomalies que nous avions dénoncées  par tract, manifestations ainsi que dans une vidéo que nous avons réalisée en 2018 et visible sur youtube : https://youtu.be/a6BZJvkVBzg

Parmi les protagonistes de ce dossier outre les principaux élus de l’agglo, il y a une association loi 1901 nommée INTERFACE  présentée ainsi dans le rapport : « La communauté de communes de Valcèzard a choisi une association non déclarée pour satisfaire à l’obligation d’un partenariat avec une personne privée [..] Dans le dossier de réponse à l’appel à projets, la communauté de communes évoque son partenaire privé comme la «structure Interface » et la définit comme un «groupement de professionnels travaillant en plateforme spécialisée dans les projets liés au numérique ». Elle fait référence, sans le préciser, à une association « de fait» dépourvue de la capacité juridique d’une personne morale ».

Dans un texte nous dénoncions une association créée 2 fois  dans le Vaucluse et dans le Gard après le lancement du projet.

De plus, la CRC dénonce l’attribution de missions à Interface au-delà de ce qui était prévu au départ : « Alors que le projet de « centre numérique en territoire rural » est composé de sept opérations distinctes, la communauté de communes va même jusqu’à déléguer la réalisation de six d’entre elles à l’association Interface, réservant au partenaire public la maîtrise d’ouvrage des investissements immobiliers prévus au titre du premier axe du PER » et précise comme nous l’avions fait que « Or, à cette date, s’agissant d’une association créée sept mois auparavant, la communauté de communes ne disposait, la concernant, d’aucun bilan financier certifié par un commissaire aux comptes, ni d’aucun bilan d’activité validé par un conseil d’administration ou une assemblée générale. Qui plus est, l’objet social de l’association est sans lien avec le projet de PER : « apporter aux jeunes une expérience professionnelle par la transmission de connaissances et de compétences entre juniors et séniors, et par la mise en application de plateformes de projets nécessitant des compétences multiples et une approche transversale ».

Cette insouciance coupable est prolongée par la CAGR quand elle récupère ce dossier comme le dit le rapport : « Pour sa part, une fois en charge de ce dossier, la CAGR n’a procédé à aucune investigation pour s’assurer des capacités professionnelles et de la régularité fiscale et sociale de son partenaire jusqu’à la fin de l’année 2015 ».

Ce n’est que plus tard, sûrement après nos invectives et nos communications que les dirigeants de l’agglo se sont inquiétés et ont décidé de demander des explication à Interface décrit ainsi  par la CRC :  « Tenue de fournir à l’État des pièces justificatives de financements supportés par l’association Interface dans le cadre du PER, les services de la CAGR ont sollicité des éléments par courriel, le 24 novembre 2015, en faisant usage d’un alias utilisé par le président de l’association pour s’identifier auprès de ses interlocuteurs. Ils n’ont rien obtenu, même suite à des relances écrites effectuées le 4 novembre 2016, soit quelques semaines à peine avant l’abandon du projet décidé le 12 décembre 2016, puis le 13 janvier 2017 ».

Alors que cela faisait 2 ans que nous alertions les élus de l’agglo, ce n’est qu’à la dernière minute qu’ils ont daigné défendre les droits de leur collectivité.

En ce qui concerne le Président d’INTERFACE nous avons déjà dénoncé sa personnalité hors norme et qualifié par la CRC de « singulier ». Les journalistes de Midi Libre ont mené des investigations et ont confirmé nos dires dans un article intitulé « Le fantôme du Presbytère ».

Malgré ces avertissements, la CAGR n’en a pas tenu compte comme les propos accablants de la CRC le rapportent : « La chambre relève que si le choix d’un partenaire associatif n’était pas celui de la CAGR, celle-ci n’a pas pris la mesure du risque qu’il pouvait présenter avant que la direction départementale des finances publiques du Gard ne sollicite des justificatifs, et elle n’a pas mobilisé les compétences et les sources d’informations qui lui auraient permis de le prévenir ». Sans commentaire !!

Puis les observations s’orientent vers le côté réglementaire du contrat entre la CAGR et INTERFACE. Et à nouveau, les remarques de la CRC rejoignent celles que nous avions faites : « Le positionnement de l’association à la fois comme partenaire et prestataire est source de confusion » ou bien : « Ensuite, l’ordonnateur a attendu le 15 décembre 2015 pour conclure avec l’association un nouvel avenant à la convention de partenariat de novembre 2012 dont plusieurs dispositions étaient pourtant caduques dès 2013 ».

Ce rapport remet en question la compétence juridique du Président quant à la signature des avenants prolongeant le contrat : « D’autre part, sauf à considérer que la convention qui lie la CAGR à l’association est un marché public, le président n’était pas compétent pour décider de la conclusion d’un avenant aux termes de la délibération du 29 avril 2014 par laquelle l’assemblée lui a délégué des attributions «limitativement énumérées»

Ce qui démontre que JC Rey était parfaitement au courant des tenants et aboutissants de ce dossier !!

Nous avions aussi relevé que dans le contrat qui liait Interface à la CAGR, l’une des conditions de suivi du projet était la création d’une Société d’Economie Mixte (SEM) qui n’a jamais existé comme le mentionne le rapport : « La SEM n’a jamais été créée. L’association Interface s’était réservée, dans la convention de  partenariat, le droit de dénoncer celle-ci en cas de non-création de la SEM dans les trois mois de la signature, mais elle n’en a rien fait ». Encore une entorse au contrat initial !

Plus grave encore, est le rôle de la CAGR complètement en dehors des clous : « La chambre relève que la CAGR, en l’absence de création d’une SEM, a engagé tardivement, en 2015, une réflexion sur une nouvelle structure de portage (office de tourisme, DSP) qui n’a finalement pas abouti. Partant, l’agglomération a exercé de facto la maîtrise d’ouvrage opérationnelle du projet, sans possibilité de recours à une structure tierce pouvant réaliser des prestations, dans le respect des règles de la commande publique, pour le compte du partenaire public du PER » et le rapport de constater que : « De partenaire en mesure de contribuer à la maîtrise d’ouvrage à travers les opérations dont elle avait la charge, l’association Interface est devenue un prestataire de l’EPCI ».

Cette dernière observation a une importance capitale comme nous le verrons plus tard !

Comme nous l’avions fait, la CRC constate qu’aucune des instances prévues au contrat pour le pilotage de ce projet n’ont été créées. : « Trois instances étaient prévues pour le PER : un comité de pilotage, un comité de coordination et un comité d’évaluation […]. Aucune de ces trois instances n’a été réunie ». Une nouvelle fois, la CAGR n’a pas été à la hauteur des enjeux financiers importants que mobilisait ce projet.

Une autre information importante apparaît dans ce projet : « En pratique, au regard des prévisions des conventions initiales, seuls des groupes de travail ont été constitués, ce que le partenaire privé Interface lui-même a déploré, de même que le fait de n’avoir pas été associé à toute communication concernant le PER, ainsi que le prévoyait la convention conclue avec la communauté de communes de Valcèzard, en 2012 ».  Ainsi, l’agglo a écarté son partenaire tout en le payant grassement comme nous le verrons.  Peut-être que les quelques dirigeants vraiment au courant du lien avec INTERFACE ne souhaitaient pas que d’autres personnes en soient informées ?

Il s’en suit un décompte détaillé des sommes engagées par la CAGR pour ce début de projet. Ce décompte nous l’avons fait dès avril 2017 et nous l’avons dénoncé dans un tract que nous avons remis aux élus  et aux citoyens lors d’un conseil d’agglomération qui s’était tenu à Saint-Paulet-de-Caisson village où l’instigateur du projet M. Christophe SERRE est le maire. Nous en étions arrivés à la somme de 652.325 € dont 150.000 € pour la seule association INTERFACE.

La CRC rapporte : « Le coût d’un abandon : Les dépenses engagées pour le projet s’élèvent à 653 k€ » (652.798 € exactement montant fourni dans un tableau annexe sur le rapport).

Remarquez que nous nous sommes trompés que de quelques euros !

Quant au montant versé à Interface annoncé par la CRC : « le montant total des sommes versées à Interface au titre du PER à 150 k€ ». Exactement ce que nous avions dit !

Alors qu’à plusieurs reprises le Président de la CAGR et ses acolytes ont tout fait pour dénigrer nos chiffres par voie de presse force est de constater que la CRC approuve notre estimation !

De plus, un débat s’était instauré sur la requalification de ce contrat en marché public. Selon nous, l’association Interface devenant fournisseur de prestations qui entraient largement dans le domaine concurrentiel, celle-ci a échappé à la mise en concurrence.  Christophe Serre contestait notre analyse en raison d’un texte réglementaire disposant qu’un porteur de projet sur le PER n’était pas concerné par le code des marchés publics. L’un de nos camarades lui avait fait la remarque que l’association n’était pas porteuse du projet puisqu’elle fut créée après le lancement par la CC Valcézard et qu’elle n’était que prestataire.  Ce débat fait avait l’objet d’un article sur Midi Libre intitulé « Qui a raison le PCF ou M. Serre ? ».

La réponse à cette question est tranchée par la CRC en ces propos : « La chambre relève, sous réserve de l’appréciation souveraine du juge administratif, que la convention de partenariat en cause constitue un contrat conclu à titre onéreux par un acheteur public pour répondre à ses besoins en matière de services avec un opérateur économique et qu’elle répond, de ce fait, à la définition des contrats de la commande publique.

De plus, en raison du montant prévisionnel des prestations, ces marchés étaient soumis à une obligation de publicité et de mise en concurrence. La chambre constate que l’agglomération n’a pas tiré les conséquences juridiques du positionnement de l’association, demeurée personne privé extérieure, et relève l’absence de mise en concurrence sur ces prestations »

Nous avons donc là une entorse grave au code des marchés publics !

La CRC estime aussi que l’abandon du projet sur le simple prétexte de la non assurance d’une subvention de 800.000 € de la part du département du Gard n’est pas justifié car le département avait juste notifié que la décision serait prise quelques mois plus tard : « en effet, si par courrier du 16 décembre 2016, le département du Gard a bien indiqué que le PER « pourrait être financé à hauteur de 800 000,00 € », la décision définitive était renvoyée à la réunion de la commission permanente de mars 2017 » et la CRC regrette que la décision tardive de l’exécutif de la CAGR pour ces raisons : « La chambre relève qu’à la date d’abandon du projet, l’agglomération avait reçu des engagements à hauteur de 2,23 M€. Elle relève que la mobilisation de ces fonds sur le projet de Cornillon, dans le cadre de procédures sélectives, n’a, par effet d’éviction, pas permis leur mobilisation sur d’autres projets de développement ».

Ainsi, l’entêtement de nos dirigeants communautaires sur un projet infaisable, a pénalisé d’autres projets d’autres collectivités qui auraient pu être réalisés eux !

Enfin, comme nous l’avions évoqué, aucun document officiel ne démontrait que la CAGR disposait des terrains où devaient se construire les bâtiments de « Scène campagne » : « Le terrain de plus de deux hectares sur lequel devait être édifié le centre d’excellence numérique appartient à la commune de Cornillon. Un rachat ou une prise à bail avec droit à construction par la CAGR constituait donc un préalable à l’engagement des travaux, même si le maire concerné avait accordé le permis de construire dès le 14 avril 2016.

Un projet de bail emphytéotique d’une durée de 99 ans a été établi pour l’ensemble des parcelles concernées, assorti d’une redevance annuelle de 100 €. Ce document prévoyait bien que le bailleur pourrait effectuer sur le fond objet du bail toutes constructions ou toutes améliorations, mais il n’a pas été soumis à l’approbation du conseil communautaire ». Et là aussi cet épisode démontre un amateurisme affligeant !

La CRC nous apprend aussi que, contrairement à ce qu’affirmait le Président de la CAGR, les bornes « wifi » ne semblent pas pouvoir entrer dans le cadre du décompte du PER pour la raison suivante « Si le financement attribué par l’État au PER a été perdu suite à son abandon, une subvention de 35 k€ a été obtenue de sa part au titre de la dotation de soutien à l’investissement local pour l’année 2018. En effet, l’opération d’implantation de bornes « wi-fi » était inscrite au contrat de ruralité du Gard Rhodanien ».

De plus, le rapport émet des doutes sur l’efficience de cet équipement qui semble dépassé aujourd’hui : « Dès lors, avant toute implantation de bornes supplémentaires, un bilan de cet investissement devrait être dressé afin d’en évaluer l’usage effectif. Ce bilan, au-delà des seuls aspects techniques doit permettre l’analyse globale et approfondie de la politique publique menée ». En clair, la CRC demande à la CAGR d’arrêter de gaspiller l’argent public pour des équipements qui ne serviront pas !

L’association Interface : Pourquoi ?

Tout comme nous, la CRC se pose des questions sur le choix de ce partenaire qui, rappelons-le a été choisi par M. Christophe SERRE, en qualité de Président de Valcézard, puis accueilli à bras ouvert par JC REY, président du Gard Rhodanien.

Voyons le jugement qu’en fait le rapport sur ce choix : « L’agglomération a bénéficié du transfert de l’accord-cadre conclu entre la communauté de communes Valcézard et l’association Interface. Pour autant, la question de la création éventuelle d’une SEM, prévue par l’accord-cadre, n’a pas été abordée suite à ce transfert. L’agglomération a ainsi assumé un mode de gouvernance, caractérisé par une relation directe à une association qu’elle n’avait pas elle-même sélectionnée comme partenaire, différent du projet initial. Ce partenariat s’est révélé improductif et coûteux ».

Sur le comportement de la CAGR : « La conduite de projet informatique a été confié à un seul agent, non formé sur ce domaine. L’agglomération ne s’est appuyée ni sur d’éventuelles ressources internes (service informatique), ni sur une assistance à maîtrise d’ouvrage ». Encore une preuve de l’aveuglement des dirigeants envers cette association !

La CRC accable encore plus la direction de la CAGR sur la qualité du travail de l’association Interface : « L’état de l’art en matière de conduite de projet n’a pas été respecté, l’ordonnateur n’ayant documenté par des livrables aucune des phases essentielles du projet. La pertinence, le coût et la qualité des développements informatiques réalisés par l’association Interface, leur possible intégration dans l’environnement informatique de l’agglomération n’ont ainsi jamais fait l’objet d’un contrôle adéquat par celle-ci. Eu égard aux standards en matière de développements informatiques, elle n’a pas contrôlé la réalité du service fait ».

Ce dernier point, concernant le respect du service fait, nous l’avions relevé à plusieurs reprises. Il nous avait été affirmé par Christophe SERRE et par voie de presse que le Président d’Interface possédait toutes les qualités requises pour mener ce projet et qu’il était « un spécialiste de l’informatique » !

A l’évidence ce ne fut pas le cas et la CRC déplore : « La chambre relève que, malgré l’absence de contrôle effectif du service fait, la CAGR a honoré toutes les factures présentées par l’association Interface en 2015 et 2016, pour un total de 150 000 € ».

A ce niveau là, nous affirmons que ce n’est plus de l’incompétence, ni de la naïveté de la part de Christophe SERRE et Jean-Christian REY ou même de l’élu chargé des finances Guy AUBANEL !  Non, il s’agit bien là d’une complaisance envers celui que se fait appeler « Shipman » Président d’Interface. Dans quel but et dans quel intérêt ?  Seules ces personnes peuvent nous le dire !

Au regard des observations formulées par la CRC dans ce rapport, nous demandons aux élus concernés d’en tirer toutes les conséquences et d’envisager la réparation du préjudice subi par la collectivité !

La CRC nous informe dans ce rapport qu’une procédure contentieuse est en cours entre l’association Interface et la CAGR. Enfin, nous avons quelques informations sur le sujet que les dirigeants de l’agglo ont toujours refusé de nous donner malgré nos sollicitations par voie de tracts !

En guise de conclusion

Il faut savoir que les communistes du Gard Rhodanien n’ont pas attendu ce rapport de la Chambre régionale des Comptes pour engager une procédure judiciaire. En effet, en 2019 nous avons écrit au Procureur de la République pour relater les évènements cités ci-dessus afin qu’une enquête soit menée pour découvrir tous les aspects de cette affaire. Le fait que la CRC reprenne en intégralité nos conclusions ne donne que plus de force à la démarche que nous avons impulsée auprès de la justice. Les citoyens du Gard Rhodanien ont droit à l’éclaircissement des zones d’ombre de ce dossier et à des explications détaillées.

Affaire à suivre…

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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 13:36

Y-a-t-il un communiste à la Chambre Régionale des Comptes ?

Ce titre est bien sûr une boutade de la part des communistes du Gard Rhodanien. Car la lecture du rapport de la CRC nous conforte dans nos propos que nous avions écrits il y a quelques années. Dans certains paragraphes même, les contrôleurs financiers ont repris quasiment mot pour mot nos observations qui avaient été qualifiées à l’époque par le Président de la CAGR de calomnies !

Ce rapport de plus d’une centaine de pages est un véritable catalogue des erreurs de gestion à ne pas faire quand on est à la tête d’une collectivité de 74000 habitants. Vous trouverez donc ci-dessous une analyse de ce rapport sur la gestion de l’agglomération du Gard Rhodanien pour les années 2013 et suivantes.

Des erreurs de gouvernance :

Dont la non création de commission obligatoire permettant un pilotage d’un EPCI de plus de 50000 habitants : « La CAGR ne dispose pas d’un conseil de développement. L’établissement n’a par ailleurs pas apporté d’élément indiquant que l’agglomération s’appuie sur une autre structure de type « pays », de même que : « Le CGCT prévoit depuis l’an 2000 que les comptes détaillés des opérations réalisées par des entreprises liées aux collectivités par une convention financière sont examinés par une commission de contrôle dont la composition est fixée par délibération de l’assemblée. Or, l’établissement n’a transmis aucun document attestant la création et le fonctionnement d’une commission de contrôle financier »

De plus, concernant la Commission Consultative des Services Publics Locaux (CCSPL) la CRC émet des doutes sur son impartialité en raison de la présence de deux associations bénéficiant de participations ou de subventions de la part de la CAGR : « Outre les élus, elle intègre des « associations ». L’une des associations est «  l’agence de développement économique de l’agglomération ». Tandis que l’autre association « est accompagnée par l’agglomération au travers de deux actions au titre de sa politique de solidarité […] L’agglomération entretient ainsi, de fait, des relations financières directes avec deux des trois associations participant à la CCSPL, ce qui peut limiter leur indépendance vis-à-vis de celle-ci. »

Sur la gestion des régies de recettes, le Président de l’agglo effectue des créations et suppressions alors qu’il n’en a pas la délégation de la part du conseil communautaire : « Sur ce dernier point, la chambre relève que plusieurs suppressions sont intervenues sans délibération, alors que le président n’a pas reçu délégation pour y procéder sans accord préalable de l’assemblée. C’est la loi NOTRé qui a permis aux exécutifs locaux de se voir déléguer non seulement la création, mais également la modification et la suppression des régies. Dès lors, avant toute nouvelle modification ou suppression de régies, l’ordonnateur devra faire intervenir l’assemblée, soit pour décider de cette modification ou suppression, soit pour compléter la délégation consentie à l’exécutif afin de lui permettre d’y procéder lui-même. »

Une information aux élus et aux citoyens incomplète :

La CRC relève aussi que le Président n’informe pas dans les règles de l’art les élus communautaires sur ses décisions notamment en terme de commande publique : « La rubrique « Information sur les décisions du président » des procès-verbaux des réunions du conseil ne rend pas compte des actes passés par délégation dans le domaine de la commande publique, pour lequel la signature d’un marché ou d’un acte portant modification d’un marché vaut décision. […]. S’agissant d’un marché, la décision peut consister en la signature apposée sur le contrat lui-même. La chambre relève que cette pratique étant en usage au sein de la CAGR, les membres du conseil communautaire ne reçoivent pas l’information qui leur est due, en l’absence de recensement des contrats concernés dans un document soumis à leur examen. »

Nous avions déjà relevé l’opacité de la gestion de cette agglo et dénoncé le manque de transparence en terme de dépenses publiques lorsque notre camarade Jean-Marie DAVER était élu communautaire et à qui la direction de la CAGR refusait de fournir les documents qu’il demandait. La CRC d’ailleurs relève que cette façon de procéder est illégale et lui impose de respecter l’information aux élus et citoyens : « De plus, les décisions prises par délégation de l’assemblée sont soumises aux mêmes règles que les délibérations selon l’article L. 2122-23 du CGCT. Or, il ressort de la consultation du site internet de l’EPCI que, si les délibérations du conseil communautaire sont en ligne, ce n’est pas le cas pour les décisions prises par délégation de l’assemblée.

S’agissant du secteur de la commande publique, la chambre relève que l’information de l’assemblée est effectuée oralement, en fin de séance. L’ordonnateur doit procéder différemment afin que la liste des marchés attribués, ainsi que toutes les décisions prises par l’exécutif entre chaque réunion du conseil communautaire, soient jointes à l’ordre du jour et rendues disponibles sur le site internet de l’EPCI dans les mêmes conditions que les délibérations. »

Des élus favorisés par rapport à d’autres :

D’autres errances de gouvernance sont notées par la CRC notamment la nomination par arrêté de certains délégués au bureau sans consultation des élus communautaires (voir page 19 du rapport) mais aussi des frais de mission remboursés à certains élus qui ne disposaient pas de mandat spécial : « Sous couvert d’une délégation de signature, cette délibération a accordé au président et au premier vice-président une délégation de fonction sans texte et sans disposition permettant à l’assemblée d’être informée. En effet, l’exécution d’un mandat spécial s’applique uniquement aux missions accomplies dans l’intérêt de la collectivité, par un membre de son organe délibérant et avec l’autorisation de celui-ci. Il en découle qu’un mandat spécial ne peut être confié par l’exécutif, fut-ce sous la forme inappropriée d’un ordre de mission. […] La chambre relève que de nombreux  déplacements effectués concernent des réunions « de majorité » et ne correspondent pas à l’objet des réunions citées par l’article L. 5211-3 du CGCT. Cette vérification n’a pas pu être effectuée pour l’ensemble des ordres de mission produits dans la mesure où certains d’entre eux ne comportent aucune indication sur l’objet de la mission, ou une mention imprécise du type « divers réunions », et ne sont pas datés. »

Des cadres bénéficiant de dispositions hors sol :

Concernant l’encadrement de la Communauté d’agglomération, la CRC constate que c’est la même équipe qui pilote la Commune de Bagnols-sur-Cèze sous la forme de détachement de fonctionnaire sous un régime non conforme à la réglementation : « La CAGR et la commune de Bagnols-sur-Cèze se sont partagé des directeurs, ainsi qu’un collaborateur de cabinet, en les employant directement, selon des grilles différentes, et en les rémunérant selon des quotités de temps de travail qui, une fois additionnées, en viennent à dépasser parfois un temps plein et alors même qu’un fonctionnaire ne peut pas être en situation de double détachement auprès de deux collectivités différentes sur des emplois fonctionnels créés à temps complet, comme l’ont été ceux de la DGS et des directeurs généraux adjoints de l’agglomération. »

Ce rapport indique que l’agglomération a une interprétation fantaisiste des textes réglementaires en matière d’emploi : « La chambre souligne que la possibilité d’occuper plusieurs emplois permanents à temps non complet dans la limite d’un dépassement maximum de 15 % de la durée de service à temps complet ne concerne que certains emplois dont la liste est fixée par décret. L’emploi de DGS pour la strate supérieure à 40 000 habitants n’en fait pas partie. »

Dans un autre paragraphe, la CRC nous informe que la Directrice Générale des Services occupait un emploi qui ne correspondait pas à son grade : «  La DGS, en poste depuis le 1er janvier 2013, était titulaire, à sa prise de fonction, du grade d’ingénieur principal, au 6ème échelon d’une grille dont le 9ème et dernier correspondait à l’indice brut 966. La chambre constate qu’elle n’était donc pas titulaire, dans son cadre d’emploi d’origine, du grade requis par la règlementation pour exercer cette responsabilité durant la moitié de son premier détachement de cinq ans » et que l’emploi occupé n’avait pas été créé budgétairement par l’assemblée : « La chambre souligne que l’existence de tels emplois budgétaires doit constituer un préalable à l’avancement de grade et, à fortiori, à l’intégration directe dans un nouveau cadre d’emplois, indispensable à la régularité de toute promotion ».

Idem pour le collaborateur de cabinet qui selon les constatations faites est censé travailler à… 104 % !  « Le troisième cas concerne un collaborateur de cabinet recruté par la CAGR à compter du 1er janvier 2017. Cette année-là, il a perçu 54 % de son traitement de base en mairie, et 50 % d’un traitement plus élevé au sein de la CAGR » et à la CRC de faire un rappel à la loi « la chambre souligne que le cumul de ces deux traitements ne peut dépasser la quotité de 100 %. De plus, la règlementation autorise seulement les collaborateurs de cabinet à cumuler leurs fonctions avec une activité accessoire, dans les conditions de droit commun. Or, dans le cas d’espèce, le collaborateur de cabinet occupe deux emplois équivalents, sans que l’un d’eux puisse être qualifié d’activité accessoire. »

Pour rappel nous avions déjà alerté la population en 2015 dans un commentaire sur un précédent rapport de la CRC concernant la commune de Bagnols, sur  le côté nébuleux du pilotage des deux entités par la même équipe que nous avions qualifié de « Garde rapprochée » de Jean-Christian REY !

Enfin, la CRC indique l’imprécision des actes pris par le Président de l’agglo notamment en matière de délégation de signature au bénéfice (encore !) de la DGS : « Les arrêtés pris par le président pour déléguer sa signature ne précisent rien sur ce point. En matière de commande publique, l’arrêté concernant la DGS prévoit seulement qu’elle reçoit délégation de signature pour les contrats, sans autre indication»

Une mauvaise information de l’activité de la CAGR :

Une nouvelle fois la CRC épingle la CAGR pour un défaut d’information aux citoyens concernant le rapport d’activité de la collectivité et le côté erratique de sa diffusion auprès des élus et fait cette recommandation : « À l’avenir, l’ordonnateur devra s’assurer du strict respect du calendrier d’adoption et de diffusion de ce document et mettre à la disposition du public, sur son site internet, l’ensemble des rapports établis depuis sa création ».

Des incohérences dans le cadre de mutualisation des moyens avec les communes membres :

La CRC Critique la méthode employée pour effectuer ces mutualisations : « La chambre relève que la CAGR n’a pas mené à son terme la procédure d’adoption d’un schéma formalisé de mutualisation des services, préférant la conclusion de conventions avec diverses communes, modifiées périodiquement par voie d’avenants »  et signale le dessaisissement  d’une partie de ses biens au profit des communes en raison de l’abandon de certaines compétences (sport et culture) « Suite à la refonte de ses statuts, approuvée par arrêté préfectoral du 30 décembre 2016, la CAGR s’est dessaisie de biens au profit des communes. C’est ainsi que les parcours de santé existants ont été cédés, à titre gratuit, aux communes d’implantation et que le théâtre de Pont-Saint-Esprit a été cédé à la commune à la valeur du capital restant dû de l’emprunt qui avait permis son aménagement dans la chapelle des pénitents ».

Cependant, la CRC ne comprend pas le transfert de la cuisine centrale de Bagnols-sur-Cèze par ces propos : « À l’inverse, et sans qu’une évolution de ses compétences le justifie, la CAGR a obtenu la mise à sa disposition de la cuisine centrale de Bagnols-sur-Cèze » et précise même que les relations financières entre Bagnols et la CAGR ont été irrégulières entre 2015 et 2018 : « Le montant des sommes versées annuellement par la CAGR à la commune de Bagnols-sur-Cèze au cours de la période 2015-2018 sur la base du nombre de repas servis, comprises entre 335 k€ et 400 k€ en 2018, dépassait largement les seuils à partir desquels de tels achats sont assujettis aux règles de la commande publique. Pour y échapper, il appartenait aux deux personnes publiques en cause de conclure, sur le fondement de l’article L. 5221-1 du CGCT, une convention spécifique constitutive d’une entente visant à réaliser en commun, par la mutualisation de leurs moyens, l’exploitation du service public de restauration scolaire, sans que la commune puisse être regardée comme agissant tel un opérateur sur un marché concurrentiel ».

La réponse faite par le Président à la CRC n’a pas été satisfaisante car cette dernière écrit  : « L’ordonnateur n’apporte cependant aucun élément concret relatif à cette mise en commun ou à une participation financière des bénéficiaires du service aux dépenses de la cuisine centrale qui devrait être déterminée, non pas par un prix de repas ainsi que le prévoyaient les accords conclus avec la commune de Bagnols-sur-Cèze, mais en proportion des dépenses de fonctionnement de l’outil de production et des achats de denrées alimentaires supportés par la communauté d’agglomération »  et ainsi adresse cette mise en garde envers les communes membres  : « La chambre souligne, dès lors, que le risque de requalification en marché public subsiste en cas de contentieux, même si les communes, en tant que donneurs d’ordres, s’y trouvent plus exposées que l’EPCI, désormais simple prestataire » !

De plus, le rapport est très critique sur la pratique de mutualisation des personnels entre la commune de Bagnols-sur-Cèze et la CAGR en ces termes : « En 2018, la CAGR a ainsi remboursé 40 k€ à ce titre à la commune et reçu 43 k€ de remboursement de sa part. La méthode retenue pour la mutualisation de certaines fonctions ou services supports de la CAGR présente une certaine complexité, soulignée par le caractère fréquemment rétroactif des conventions et de leurs avenants, et elle est peu visible, en l’absence d’organigramme commun entre l’agglomération et la commune de Bagnols-sur-Cèze»

Enfin, la CRC recommande la finalisation du schéma de mutualisation afin de garantir l’équité entre les communes membres et pour que cette mutualisation ne profite pas qu’à la commune de Bagnols : « La finalisation du schéma prévu par la loi à travers le recensement des besoins des communes et l’adoption d’une convention cadre à passer entre la CAGR et l’ensemble de ses membres, pourrait ouvrir à toutes les communes la possibilité de solliciter les services mutualisés pour des interventions ponctuelles ou pérennes, et favoriser ainsi le processus d’intégration »

De l’équité financière entre les communes membres :

En termes financiers là aussi, comme nous l’avions déjà remarqué il y a quelques années,  les contrôleurs font la remarque d’une information incomplète aux élus : « Les notes de synthèse du DOB sont également succinctes et les éléments transmis sont insuffisants pour appréhender de manière précise les mécanismes d’évolution des AC et, partant, de confirmer la régularité des montants attribués sur la période. L’agglomération doit présenter et rendre public des éléments, sous format de tableaux, permettant de s’assurer de la régularité des montants attribués dans le cadre des transferts de compétence ».

 De plus, la CRC signale qu’en 2017 la plus grosse partie de la « dotation de la solidarité communautaire » versées aux communes bénéficie essentiellement à Bagnols (33 %) et à Pont-Saint-Esprit  (17,5 %) soit plus de 50 %,  les 42 autres communes se partageant les miettes : « Les villes de Bagnols-sur-Cèze (122 k€) et de Pont-Saint-Esprit (65 k€), qui concentrent près de la moitié des versements pour une population représentant 40 % de celle de l’intercommunalité, en sont les principales bénéficiaires» , vous avez dit équité ?

De même, le rapport nous informe sur l’utilisation des fonds de concours qui ont parfois « peu de liens avec la politique communautaire » ou bien que « certains des financements octroyés présentent un caractère communautaire limité » et surtout que « les communes de Bagnols-sur-Cèze et Pont-Saint-Esprit bénéficient annuellement de montants proches de leur plafond, sans logique de financement de projet » démontrant que l’équité entre les communes membres n’est pas respectée. La CRC recommande ainsi de mieux utiliser ces fonds en ces termes : « L’agglomération doit revoir le règlement d’attribution de ses fonds de concours afin de favoriser des projets en lien avec la dynamique d’intégration communautaire ».

L’analyse financière réalisée par la CRC :

Cette analyse a été cantonnée au Budget Principal de la CAGR. C’est dommage car nous avions relevé une anomalie concernant les emprunts sur le budget de la ZA de Bernon et sur l’aire d’accueil des gens du voyage de Pont-Saint-Esprit. Peut-être que cela fera l’objet d’un contrôle ultérieur ?

La présentation des documents budgétaires aux élus :

Sur les documents du DOB (Débat d’Orientation Budgétaire) la CRC indique quelques  insuffisances d’informations adressés aux élus communautaires et conclut ainsi : « L’agglomération doit, dans le cadre de son DOB, apporter des éclairages plus précis sur l’évolution des équilibres budgétaires et financiers ».

De plus, il est relevé de nombreux éléments manquants pourtant obligatoires dans la présentation des comptes administratifs (voir page 36 du rapport).

Les comptes de l’agglo présentent des failles :

Tout d’abord, il semble que les relations entre le comptable public et les dirigeants de la CAGR ne sont pas au mieux avec par exemple cette mention : « Par courrier du 10 mai 2019 le comptable a alerté le président de la CAGR sur les retards dans la dématérialisation des procédures et leur impact sur les délais de visa. Il a relevé que le projet d’engagement partenarial restait à formaliser ».

Des opérations comptables obligatoires ne sont pas effectuées comme le signale le rapport : « La chambre relève que les amortissements ne sont pas pratiqués sur plusieurs types d’opérations qui le nécessiteraient pourtant» ou encore des erreurs d’imputation comptable « De même, des imputations (pour 4 M€) ont été utilisées pour des travaux non transférables (et donc non amortissables) alors que ceux associés sont liés à des équipements et biens amortissables » et ainsi la CRC demande à l’agglomération d’effectuer ces régularisations en ces termes : « L’agglomération doit ainsi régulariser ses amortissements (rattrapage) sur de nombreuses opérations (9 M€) ».

Dans un tract en 2019 nous avions déjà constaté cette anomalie notamment sur les frais d’études qui doivent être amortis en 5 ans si celles-ci ne devaient pas être suivies de travaux.

La sincérité budgétaire mise en doute :

Dans le but de retranscrire fidèlement la situation de la collectivité, il appartient à l’exécutif d’effectuer des écritures  comptables de provision afin de prévenir des risques financiers quand celui-ci apparaît notamment en matière contentieuse. Or, le rapport nous apprend ceci : « Aucune provision budgétaire ou semi-budgétaire  n’a été inscrite sur la période, que ce soit pour le budget principal ou les budgets annexes. Or, l’agglomération est engagée dans plusieurs contentieux ».  Hormis le contentieux sur le dossier « scène campagne » dont nous parlerons plus loin, doit-il y avoir d’autres litiges en cours qui, selon la CRC, nécessiteraient d’effectuer des provisions ? Sommes-nous totalement informés de ces procédures ?

De plus, les « Restes à recouvrer » c'est-à-dire les sommes dues à l’agglomération par des redevables sont très importants et nécessiteraient de provisionner par honnêteté comptable et aussi comme le dit la CRC : « Par ailleurs, les montants de restes à recouvrer sont importants au budget principal. Des redevances amiables sont enregistrées à hauteur de 438 k€ en 2018. Afin de ne pas fausser le résultat du budget principal, les cotes pour lesquelles le recouvrement apparaît compromis nécessiteraient la constitution d’une provision ».

On en revient  ici à la sincérité budgétaire que nous avons toujours mise en doute envers la CAGR dans nos tracts précédents !

Un nouvel exemple d’insincérité comptable : La non intégration des immobilisations en cours. C'est-à-dire que lorsque des travaux sont terminés, il est nécessaire d’effectuer des opérations comptables pour constater la mise en service de l’équipement et commencer à effectuer les opérations d’amortissement. A la lecture du rapport, nous nous apercevons que ceux-ci ne sont pas réalisés : « La correcte constatation de la mise en service des immobilisations constitue un enjeu du suivi de la situation patrimoniale, car elle doit marquer, le cas échéant, le déclenchement de la procédure d’amortissement et son éventuelle absence conduit à une sous-estimation du niveau des dotations aux amortissements. Le solde débiteur du compte 231 « Immobilisations corporelles en cours » du budget principal a connu d’importantes fluctuations. En 2018, il s’élevait à 12,5 M€. »

Effectivement, la non intégration de ces biens fait économiser à l’agglo le montant des amortissements obligatoires faussant ainsi le résultat comptable et pénalise la capacité de réinvestir à l’avenir !

Pourtant l’agglo a été informée par les services de l’Etat du caractère obligatoire de ces opérations : « Le comptable fait état de montants non régularisés, pour 2018, à hauteur de 13,78 M€ […] Il relève par ailleurs l’absence de production des certificats d’intégration patrimoniale sur le budget aire d’accueil des gens du voyage».

Le suivi comptable patrimonial défaillant :

En matière patrimoniale, la gestion est carrément fantaisiste ! Outre des anomalies sur la qualité des informations inscrites à l’inventaire, un écart abyssal apparaît entre les chiffres du comptable public et ceux des services de l’agglomération : « Le montant total de la valeur nette comptable inscrite à l’inventaire de l’ordonnateur s’élève à 8,5 M€. Celle inscrite à l’état de l’actif du comptable est de 46,3 M€. L’écart est important. La chambre recommande à l’EPCI de finaliser un inventaire physique actualisé et complet, en cohérence avec l’état de l’actif produit par le comptable ».

Nous pouvons nous poser la question de savoir sur quelle base la direction de la CAGR est en mesure d’assurer l’entretien et le remplacement des matériels de ses services !

Des erreurs d’imputations comptables à répétitions :

La CRC relève des erreurs comptables ayant entraîné de nombreux rejets en dépenses et en recettes : « L’agglomération a vu, en 2017, 413 mandats rejetés par le comptable et 169 titres de Recettes » ayant pour conséquence « La qualité perfectible de la chaîne d’émission des titres et des mandats ne permet pas, en l’état, à l’agglomération de mettre en œuvre un contrôle hiérarchisé de la dépense ».

Pour information le « Contrôle Hiérarchisé de la Dépense » (CHD) est un dispositif mis en place par les services des Finances Publiques en collaboration avec les collectivités locales qui permet de n’effectuer que des contrôles ciblés sur les dépenses et recettes et ainsi alléger les procédures. Cela implique que les ordonnateurs de ces collectivités (Maires, présidents…) soient fiables dans leurs opérations comptables et que le comptable public leur fait confiance. Visiblement, les services de l’Etat ne font pas confiance aux élus de l’agglo pour mettre en place ce dispositif !

De la bonne pratique en matière fiscale ?

Alors que la loi oblige la création d’une « Commission intercommunale des impôts directs », la CAGR ne l’avait toujours pas créée en 2017 : « L’administrateur général des finances publiques, suite à plusieurs relances effectuées en vain auprès de l’agglomération, a créé une CIID. Il a procédé à la nomination d’office de ses membres, à compter d’octobre 2014. La première réunion de cette CIID ne s’est tenue qu’en mars 2017. Faute de quorum, une nouvelle CIID a été convoquée et s’est tenue en avril. Deux présences sont constatées à la feuille d’émargement de la CIID suivante, en septembre 2017, avec de nouveau une absence de quorum. En septembre 2018, trois présences seulement sont constatées, avec de nouveau une absence de quorum. Pour 2019, aucune CIID ne s’est tenue.

L’absence de réunions de la CIID est d’autant plus dommageable qu’elle ne dispose pas d’un observatoire fiscal à même de la conseiller utilement sur sa politique fiscale »

Là nous pouvons dire que les dirigeants de la CAGR font preuve de désinvolture envers les services de l’Etat, voire de « je-m’en-foutisme » !

Une situation financière fragile :

Nous nous limiterons à reproduire la citation du rapport qui parle d’elle-même : « Par courrier du 4 septembre 2018, le préfet du Gard a alerté le président de la CAGR sur la situation financière de l’EPCI qu’il qualifie

de « tendue depuis sa création » […] il précise que l’effort de l’agglomération doit porter sur le rééquilibrage de la section de fonctionnement. Il relève que les budgets 2019 et 2020 nécessitent une préparation à l’absorption des compétences « eau et assainissement » et « gestion des eaux pluviales », et souligne la nécessité d’une poursuite du redressement de la CAF » (CAF : capacité d’autofinancement).

Une transparence dans sa gestion qui est faillible :

La CRC rappelle les règles en matière de transparence et la garantie d’accès aux documents administratifs : « L’article L. 330-1 du code des relations entre le public et l’administration dispose que « les administrations mentionnées à l’article L. 300-2 sont tenues de désigner une personne responsable de l’accès aux documents […] La désignation de la personne responsable doit être portée à la connaissance des administrés selon les modalités les plus appropriées. En particulier, la publicité de cette nomination doit être faite, si l’administration dispose d’un site internet, par la mise en ligne sur son site » et fait l’observation suivante à l’encontre de la CAGR : « Sollicité sur ce point, l’ordonnateur n’a pas confirmé la désignation d’une personne responsable de l’accès aux documents administratifs, ni une éventuelle publicité de la nomination ».

Comme nous l’avons signalé précédemment, nous n’avons jamais pu obtenir de documents de la part de l’agglomération. Pour pouvoir effectuer nos propres investigations, notre camarade Jean-Marie DAVER qui était élu communautaire avait dû solliciter le comptable public !

L’agglo préfère employer des intérimaires plutôt que des fonctionnaires !

C’est ce que révèle ce rapport en page 50 : « Suite au transfert de la gestion d’équipements (déchetteries et quais de transferts), l’agglomération a eu recours en 2018 à une entreprise d’intérim pour assurer les remplacements, et non au CDG. Le coût pour six agents sur cet exercice a été estimé à près de 100 k€ » et ainsi « la chambre rappelle que le recours à l’intérim présente un caractère subsidiaire, et qu’il appartient donc à la communauté d’agglomération de saisir officiellement en premier lieu le centre de gestion dont elle relève afin de pouvoir s’assurer qu’il n’est pas en mesure d’assurer la mission de remplacement dont ses services ont besoin ».

Les dirigeants de l’agglo font donc le choix du travail précaire avant de faire travailler des personnels fonctionnarisés du Centre de Gestion. Bien sûr nous ne sommes pas étonnés d’un tel comportement pour des élus qui soutiennent la politique libérale du gouvernement !

L’organisation de la commande publique déficiente :

Après avoir rappelé les bonnes règles en matière de dépenses publiques, la CRC observe des manquements dans l’organisation de la CAGR : « S’agissant de la passation, certains achats de faibles montants, mais dont certains sont récurrents et répondent à un besoin d’intérêt commun ou constituent des opérations de travaux ou d’entretien, ont été réalisés directement par des services gestionnaires ou sur commande des services techniques, sans intervention ni même information des agents en charge des marchés publics.

Dans un souci de bonne gestion s’agissant du respect des seuils de procédures, la chambre recommande à l’ordonnateur que tous les achats de prestations effectués sur les budgets de l’EPCI soient réalisés, ou contrôlés, par le service des marchés publics, à charge pour ce dernier d’en garantir la régularité ».

En clair, chaque service fait ce qu’il veut sans contrôle du respect du code des marchés publics !

Des dépenses payées sans passation de marché :

Dans son rapport, la CRC a détecté plusieurs cas de dépenses qui auraient dû faire l’objet d’une mise en concurrence dont voici un exemple : « La chambre a relevé le cas de deux études d’impact réalisées en 2016 par le même cabinet, qui ont été payées le même jour, en 2017, par deux mandats inclus au même bordereau et imputés au même article, et qui portaient toutes les deux sur le transfert du même musée de peinture. Ces études, qui pouvaient […], être considérées comme homogènes et faire l’objet d’un marché public, éventuellement alloti, ont été réglées, en 2017, sur simples factures, pour un montant total de 32 082 € HT, en violation du seuil de 25 k€ alors en vigueur ». Alors incompétence des services ou favoritisme envers un fournisseur ? Car le risque est qu’un concurrent engage une procédure contentieuse envers la CAGR !

La publicité des appels d’offre non adaptée :

La CRC invite l’agglo à mieux faire connaître ses marchés publics par une publicité adéquate. Elle cite un exemple flagrant concernant le transfert du musée Albert André : « En octobre 2015, la CAGR a lancé une consultation en procédure adaptée concernant l’étude de l’impact social, économique et urbain du transfert d’un musée de peinture installé à l’hôtel de ville de Bagnols-sur-Cèze mais, aucune offre n’ayant été déposée, la consultation a été déclarée infructueuse, le 23 novembre 2015. La réalisation de cette étude était alors estimée par la CAGR à 50 k€ HT. En dépit de son objet particulier, et des compétences spécifiques demandées par le cahier des charges, l’avis d’appel public à la concurrence avait été inséré dans un journal d’information générale et d’annonces légales nîmois, « Le Réveil du Midi », qui est un hebdomadaire local dont le lectorat avait peu de chances de comporter les bureaux d’études susceptibles de répondre à une telle consultation ».

Nous qui connaissons bien le dossier du musée Albert André, nous nous demandons si ce choix de publicité n’est pas volontaire pour ne pas faire avancer ce projet que nous soutenons !

Dans ce rapport, tout un « chapelet » d’anomalies sur la mauvaise gestion des marchés et délégations de services publics s’étale sur pas moins de 10 pages ! Et se termine par les marchés de collecte des ordures ménagères dont l’opportunité du choix des prestataires est mise en doute par la CRC : « Dès lors, l’ancien titulaire paraît avoir bénéficié de conditions de mise en concurrence particulièrement favorables, allant à l’encontre du principe d’égalité de traitement des candidats potentiels à la consultation. Un autre mode opératoire aurait pu être retenu pour ouvrir la concurrence, d’autant que la mise en place de la redevance incitative rend encore plus restrictif l’accès au marché avec un avantage accordé au titulaire en place »

En conclusion de ce chapitre sur les marchés, la CRC note : « En matière de commande publique, les manquements sont nombreux et nécessitent de revoir l’organisation et les moyens dédiés afin de réunir les conditions nécessaires à une réelle ouverture à la concurrence et ainsi mieux maîtriser les charges de gestion avec des achats plus efficients ».

Nous pouvons donc nous poser des questions sur la capacité de nos élus à gérer des dossiers d’une collectivité comme celle de l’agglomération du Gard Rhodanien !

Partie relative au dossier Scène Campagne Cornillon

Une grosse part du dossier de la CRC est réservée au dossier Scène Campagne Cornillon. Cette "affaire" fera l'objet d'une publication "spéciale" sur ce blog.

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10 février 2021 3 10 /02 /février /2021 08:35

Dans le cadre du 100e anniversaire du PCF, la section Gard rhodanien publie une série de vidéos intitulée "paroles de camarades" qui racontent l'histoire du Parti dans ce secteur géographique. Elian Cellier secrétaire de la section dans une première vidéo a évoqué les débuts du Parti dans la période 1920-1940. Aujourd'hui il s'arrête sur la figure de Pierre Rouquès ce médecin et résistant qui fut brièvement, pendant la seconde guerre mondiale habitant de Bagnols sur Cèze. Une sépulture au cimetière du Père Lachaise fait cohabiter aujourd'hui Pierre Rouquès et Ambroise Croizat. A la veille de la célébration du 70e anniversaire du fondateur de la Sécurité Sociale, il parait important d'évoquer aussi la trajectoire du médecin Rouquès. Avec ces deux personnages on peut dessiner l'immense importance de l'apport des communistes à la santé des français d'hier et d'aujourd'hui. Modestement cette vidéo participe à ne pas faire tomber Pierre Rouquès dans l'oubli.

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3 février 2021 3 03 /02 /février /2021 13:21

La « capitale » du Gard rhodanien considérée comme fragile est éligible au dispositif « Action cœur de ville » qui a pour but la réhabilitation et la restructuration de l’habitat en centre-ville, le développement économique et commercial, l’accessibilité, les mobilités et les connexions, la mise en valeur de l’espace public et du patrimoine et l’accès aux équipements et aux services publics. Beau programme dont on ne voit pas les résultats pour l’instant. Bagnols souffrait depuis plusieurs années et la crise sanitaire de 2020 a mis un peu plus en difficulté les commerces du centre-ville.

La boutique Orange à côté de la friche de l'ancienne antenne de France Télécom

Voilà que l’on apprend dans ce contexte la volonté de la société Orange de fermer sa boutique du 41 rue Léon Alègre.

Rien ne justifie cette fermeture. Les résultats du groupe Orange sont très bons et même si Orange n’est plus France Télécom ce magasin a une fonction de service public. Plusieurs questions se posent.

Que deviendrait le personnel de cette boutique ?

Comment les usagers de la téléphonie et de l’offre internet de cet opérateur pourraient-ils résoudre leurs problèmes ? Les lendemains d’orage et après les dégâts de la foudre, les « box » qui auront grillé devraient-elles être expédiées par colis ? Combien de temps les usagers resteraient-ils déconnectés ?

Le slogan de l’entreprise Orange est « vous rapprochez de l’essentiel », nous ne devons pas avoir la même définition que l’opérateur du verbe rapprocher avec cette volonté de digitalisation de sa clientèle.

La boutique Orange et en face les travaux du Posterlon avec un olivier fraîchement planté

Nous étions opposés au démantèlement et à l’introduction en Bourse de France Télécom. Aujourd’hui on voit bien que ce n’est pas l’usager la priorité d’Orange mais le profit et nos villes se vident de leurs services. La municipalité de Bagnols réhabilite actuellement l’avenue Paul Langevin et la place du Posterlon mais une fois les travaux terminés sur quoi donneront-elles ? La friche de l’ancienne boutique France Télécom voisinera-t-elle avec la friche de la boutique Orange ?

L’eau, les énergies, les transports, la santé, les réseaux de communication doivent être des services publics pour un meilleur usage pour les populations et non un placement pour le capitalisme. Mobilisons-nous pour refuser cette fermeture et mettre en échec cette politique.

Des travaux dans une ville qui aura bientôt perdu tous ses services, ses magasins ?

 

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29 janvier 2021 5 29 /01 /janvier /2021 23:01

A l’initiative de la CGT se tenait ce vendredi 29 janvier à 10 h un rassemblement pour le respect de la date de réouverture de la rive droite du Rhône, un appel qui avait été relayé par l’association des usagers du TER SNCF et bien entendu le PCF Gard rhodanien.

Une conférence de presse du syndicat des cheminots était le point culminant de cette manifestation à laquelle a participé notre camarade Laurette Bastaroli présidente de l’association des usagers TER SNCF de la rive droite, Bernard Clément président de l’ADECR (Association départementale des élus communistes et républicains ; élu à l'agglomération de Nîmes) et Philippe Broche délégué de la CCI du Gard. Vous les retrouverez dans la vidéo jointe ainsi que des participants à cette initiative. Le prochain comité de pilotage du 4 février prochain sera déterminant. La population locale a bien montré ce jour sa volonté du respect de la date d’ouverture prévue par la Région Occitanie de décembre 2021. La balle est dans le camp du gouvernement… et on l’a à l’œil !

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26 janvier 2021 2 26 /01 /janvier /2021 09:40

Alors que les élus de la Région Occitanie portent et financent le projet de réouverture de la rive droite du Rhône aux voyageurs, l’EPSF Êtablissement Public de Sécurité Ferroviaire (structure sous tutelle du ministère des transports) veut s’opposer à la mise en service en décembre 2021 comme il l’a été décidé depuis plusieurs mois et comme cela a été accepté par la SNCF. Cette décision repousserait à 2023 la remise en service de cette ligne au trafic passager.

Les communistes du Gard Rhodanien trouvent cette décision inacceptable et demandent le respect du calendrier initial à savoir décembre 2021. En effet les études et consultations réalisées par la SNCF et la Région ont levé tous les obstacles à un retour du train dans le Gard Rhodanien. Une ligne qui, remarquons-le fonctionne déjà pour le fret quotidiennement et voit même passer des voyageurs quand des trains de la rive gauche sont détournés sur la rive droite.

Les problèmes des passages à niveau évoqués par l’EPSF ne sont pas imputables à la remise en service pour le TER. Rappelons-nous qu’un drame affreux avait eu lieu à Pont-Saint-Esprit en 2012 quand deux personnes avaient trouvé la mort après le choc entre un train de marchandises et un véhicule. Depuis, plusieurs fois la sécurisation du passage à niveau n° 18 a été annoncée tout comme pour celui de l’Ardoise notamment après le drame de Millas mais en aucun cas ces travaux ne doivent être un argument qui peut être utilisé contre l’ouverture de la ligne aux TER.

Le « veto » de l’EPSF est un déni démocratique puisqu’il remet en question les décisions des élus régionaux et la volonté citoyenne de réouverture de cette ligne. Il est aussi un nouvel exemple de l’immobilisme et de l’inertie dont est victime notre pays par une volonté d’Etat, organisme de tutelle et du gouvernement Macron de ne pas investir dans les infrastructures nécessaires. On pourrait même voir dans cette décision une forme de méconnaissance du dossier par ce « machin » qu’est l’EPSF et sans doute une temporisation avant la libéralisation du trafic ferroviaire.

Dans le contexte de crise, nous ne pouvons accepter ce retard de la réouverture de la ligne qui enverrait un signe négatif à la lutte contre le réchauffement climatique et qui ne répond pas aux besoins urgents de désenclavement du territoire du Gard Rhodanien.

Nous demandons à l’EPSF de revoir sa copie, au Préfet et au gouvernement d’agir pour le respect des engagements pris et appelons à une mobilisation d’ampleur de la population et des élus du territoire pour qu’à la fin de cette année 2021 les trains de voyageurs circulent sur cette rive droite et que les gares de Bagnols sur Cèze et de Pont Saint Esprit soient en fonction.

A ce titre nous appelons donc au rassemblement du vendredi 29 janvier à 10 h à la gare de Bagnols.

Alors que les élus de la Région Occitanie portent et financent le projet de réouverture de la rive droite du Rhône aux voyageurs, l’EPSF Etablissement Public de Sécurité Ferroviaire (structure sous tutelle du ministère des transports) veut s’opposer à la mise en service en décembre 2021 comme il l’a été décidé depuis plusieurs mois et comme cela a été accepté par la SNCF. Cette décision repousserait à 2023 la remise en service de cette ligne au trafic passager.

Les communistes du Gard Rhodanien trouvent cette décision inacceptable et demandent le respect du calendrier initial à savoir décembre 2021. En effet les études et consultations réalisées par la SNCF et la Région ont levé tous les obstacles à un retour du train dans le Gard Rhodanien. Une ligne qui, remarquons-le fonctionne déjà pour le fret quotidiennement et voit même passer des voyageurs quand des trains de la rive gauche sont détournés sur la rive droite.

Les problèmes des passages à niveau évoqués par l’EPSF ne sont pas imputables à la remise en service pour le TER. Rappelons-nous qu’un drame affreux avait eu lieu à Pont-Saint-Esprit en 2012 quand deux personnes avaient trouvé la mort après le choc entre un train de marchandises et un véhicule. Depuis, plusieurs fois la sécurisation du passage à niveau n° 18 a été annoncée tout comme pour celui de l’Ardoise notamment après le drame de Millas mais en aucun cas ces travaux ne doivent être un argument qui peut être utilisé contre l’ouverture de la ligne aux TER.

Le « veto » de l’EPSF est un déni démocratique puisqu’il remet en question les décisions des élus régionaux et la volonté citoyenne de réouverture de cette ligne. Il est aussi un nouvel exemple de l’immobilisme et de l’inertie dont est victime notre pays par une volonté d’état, organisme de tutelle et du gouvernement Macron de ne pas investir dans les infrastructures nécessaires. On pourrait même voir dans cette décision une forme de méconnaissance du dossier par ce « machin » qu’est l’EPSF et sans doute une temporisation avant la libéralisation du trafic ferroviaire.

Dans le contexte de crise, nous ne pouvons accepter ce retard de la réouverture de la ligne qui enverrait un signe négatif à la lutte contre le réchauffement climatique et qui ne répond pas aux besoins urgents de désenclavement du territoire du Gard Rhodanien.

Nous demandons à l’EPSF de revoir sa copie, au Préfet et au gouvernement d’agir pour le respect des engagements pris et appelons à une mobilisation d’ampleur de la population et des élus du territoire pour qu’à la fin de cette année 2021 les trains de voyageurs circulent sur cette rive droite et que les gares de Bagnols sur Cèze et de Pont Saint Esprit soient en fonction.

A ce titre nous appelons donc au rassemblement

du vendredi 29 janvier à 10 h à la gare de Bagnols sur Cèze.

 

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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 09:10

EDF, c’est notre bien commun !

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Barrage de Villeneuve les Avignon

Électricité de France a construit l’indépendance énergétique de notre pays. EDF, c’est notre souveraineté. EDF, c’est le patrimoine des Français. EDF, c’est aujourd’hui encore l’outil qui pourrait nous permettre de relever le défi climatique, dans un grand secteur public de l’énergie.

Les travailleurs du secteur sont largement mobilisés contre la destruction EDF et contre le projet de réorganisation du groupe, dit «Hercule», qui pourrait aboutir à le diviser en trois entités : (EDF bleu) pour les centrales nucléaires, une autre (vert) cotée en Bourse pour la distribution d’électricité et les énergies renouvelables et une troisième (azur) en charge des barrages hydroélectriques dont les concessions seraient remises en concurrence selon la volonté de Bruxelles.

À travers ces objectifs, notre secteur du Gard Rhodanien serait concerné avec un secteur nucléaire fondamental (Marcoule, Pierrelatte…), la CNR et son patrimoine hydroélectrique, qui a sa Direction Territoriale Rhône-Méditerranée à Villeneuve les Avignon, la centrale solaire prévue à Aramon, les réseaux distribution avec des postes de transformation majeure à L’Ardoise et Valliguières dans le réseau interconnecté international, entre autres.

L’avenir des enjeux écologiques sous tutelle du CA 40, le réseau SNCF et la volonté de son développement qui fonctionne 24 h//24, 365 jours par an ne peut pas s’accommoder d’une fourniture d’électricité soumise aux aléas du solaire et éolien, la volonté de réindustrialisation du Gard rhodanien, la réouverture du port de l’ardoise, la voiture électrique promise à un fort développement, les besoins des usagers… seraient incompatibles avec le projet « Hercule ».

L'ouverture du capital d'EDF « Vert », qui concentre les activités les plus rentables, conduirait à une privatisation des profits et à une nationalisation des pertes.

N’oublions pas aussi l’intérêt des usagers dans notre Gard rhodanien, durement touché par la crise et la désindustrialisation, qui subissent déjà des hausses avec la libéralisation du secteur énergie qui verraient encore une ponction aggravée de leur pouvoir d’achat à l’image des privatisations des autoroutes, de la téléphonie…

La Section P.C.F du Gard rhodanien avec ses militants et ses élus défendent le projet d’un grand secteur public de l’énergie, qui s’oppose totalement au projet « Hercule », mais qui assurerait l’indépendance économique, l’avenir écologique, le pouvoir d’achat.

C’est pourquoi, elle est en soutien des travailleurs et des usagers qui s’opposent au projet « Hercule » et en soutien aux organisations syndicales fortement mobilisées et déterminées qui ont engagé ce combat juste contre cette politique ultralibérale qui vise à tout privatiser au nom de la rentabilité actionnariale au détriment des usagers.

Parti Communiste Français section du Gard rhodanien.

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17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 10:57

Paroles de Camarade !

Le Parti Communiste fête cette année les 100 ans de sa création au congrès de Tours de 1920.

En un siècle, des millions de militants ont combattu au côté des travailleurs pour obtenir de nombreuses avancées sociales aujourd’hui symboles de solidarité nationale.

Parmi eux, de nombreux camarades ont milité dans le Gard Rhodanien. Dans une petite série de films, nous sommes allés à la rencontre de ceux qui ont eu des responsabilités politiques pour évoquer ces années de lutte.

Dans cet épisode, Élian CELLIER professeur d’Histoire et secrétaire de la section Gard Rhodanien du Parti Communiste Français, nous parle des premiers communistes du secteur jusqu’à la Résistance pendant le conflit mondial de 1939 – 1945.

Des camarades emblématiques porteront les idées communistes jusque dans nos villages pour démontrer les bienfaits des notions de partage après la terrible guerre capitaliste de 1914 – 1918. D’autres reprendront le flambeau et Élian nous raconte le destin tragique des jeunes militants communistes engagés contre l’envahisseur nazi. Engagement qu’ils paieront cher car la plupart ne reviendront pas des camps de concentration.

Un  bel hommage à ceux qui ont écrit  les premières pages de l’histoire du Communisme dans le Gard Rhodanien !

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26 décembre 2020 6 26 /12 /décembre /2020 15:54

Paroles de Camarade !

Le Parti Communiste fête cette année les 100 ans de sa création au congrès de Tours de 1920.

En un siècle, des millions de militants ont combattu au côté des travailleurs pour obtenir de nombreuses avancées sociales aujourd'hui symboles de solidarité nationale.

Parmi eux, de nombreux camarades ont milité dans le Gard Rhodanien. Dans une petite série de films, nous sommes allés à la rencontre de ceux qui ont eu des responsabilités politiques pour évoquer ces années de lutte.

Après les témoignages de Bernard Deschamps, de Danièle Laurent et de Jean-Marie Daver c'est au tour de Michèle Oromi de partager avec nous ses années de militantisme dans le Gard Rhodanien. De 1968 à aujourd'hui c'est une figure connue de notre territoire du village de Saint-Nazaire à Bagnols sur Cèze on retrouvera ses souvenirs militants et son amour de la culture.

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10 décembre 2020 4 10 /12 /décembre /2020 10:06

 

Le musée du Visiatome menacé !

Le silence assourdissant des élus locaux suite à l’annonce de cette fermeture...

Nous avons appris ces derniers jours la volonté du CEA Marcoule de fermer définitivement le Visiatome et nous soutenons l’intersyndicale CEA dans sa demande d’examiner et d’évaluer tous les projets possibles afin de continuer à faire vivre cet outil.

Nous sommes, bien sûr déconcertés par les motivations qui poussent la Direction du Centre de Marcoule en 2020 à fermer ce lieu destiné à l‘appréhension des sciences.

Rappelons-nous les mots employés par M. François Loos, ministre délégué à l'industrie, lors de l’inauguration du Visiatome le 26 août 2005 :

« Il est essentiel que les grands organismes de recherche, et en leur sein que les scientifiques, consacrent une part de leurs moyens et de leur temps à cette mission d'information et de formation. Le VISIATOME me semble pleinement répondre à cette démarche. Il est visuel, pédagogique, et ainsi, marque les esprits. Je souhaite qu'il puisse s'ancrer dans le territoire. Je sais que mes collègues parlementaires et élus locaux, y veilleront. 
J'ai noté avec intérêt les partenariats noués avec l'Université, l'ONISEP, mais aussi le travail en collaboration avec les responsables du tourisme. C'est aujourd’hui l'assurance que ce projet s'inscrit dans une démarche partagée au niveau de l'Union européenne et c'est une occasion pour étendre son rayonnement.
 ». (Allocution en pj)

Le musée du Visiatome reste toujours unique en Europe ; il est labellisé et appartient au portefeuille des sites touristiques d’Occitanie.

L’absence de réaction de nos élus locaux n’est pas à la hauteur des enjeux pour défendre ce lieu scientifique et culturel qui appartient au patrimoine du Gard Rhodanien.

Le Visiatome a pour objectif de répondre aux interrogations du public sur la question des déchets radioactifs (exigence forte de la loi de 1991 sur la gestion des déchets nucléaires) et de leur devenir, en expliquant les solutions industrielles actuelles et les recherches en cours en France et à l’étranger, et surtout Faire découvrir un véritable village des sciences pour donner le goût de ces sciences aux petits comme aux grands !

C’est depuis quinze ans un musée technologique qui remplit parfaitement sa mission !

Nous apprenons aujourd’hui : « Le Visiatome serait obsolète ; deux millions d’euros seraient nécessaires pour réactualiser matériellement les expositions (au-delà des 600K€ de fonctionnement) ; la vocation du CEA n’est pas de gérer un musée ». Ajoutons que sept personnes voient leurs emplois menacés.

L’avenir de ce musée nous inquiète… Si le Visiatome devait fermer ce serait un coup dur porté à la culture, à la science et au tourisme en Gard Rhodanien. Rappelons que la promotion de connaissances fiables ; leur diffusion au plus large public est et doit rester un enjeu majeur auprès des jeunes publics.

Jean-Yves Chapelet, Maire de Bagnols ; Jean-Christian Rey Président de l’Agglo, et Anthony Cellier, Député, ne doivent pas rester « les bras croisés ».

Qu’attendent-ils pour « prendre leur part » à ce dossier ; pour intervenir auprès des instances culturelles, scientifiques, touristiques et politiques ?

Nous leurs demandons, et sans attendre, d’une part, de recevoir les personnes de l’intersyndicale du CEA car des enjeux sociaux sont concernés ; et d’autre part, de garantir le maintien de cet espace culturel dans notre Gard Rhodanien.

Françoise LEVEQUE                                                     Élian CELLIER

Parti Socialiste Section Bagnols sur Cèze    Parti Communiste Section Gard rhodanien

 

ARTICLE MIDI LIBRE DU 10/12/2020

 

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