Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 08:51

Au terme de cette réflexion, ma décision est prise. Je vais couper la valise en deux parts égales et je porterai la moitié de l'argent à la fille de Gonzalez et l'autre partie à son fils. Je sais que mon choix n'a rien de surréaliste mais il doit me rester quelques restes de civilisation judéo-chrétienne qui me poussent à rester honnête et à rendre aux enfants ce qui appartenait à leur parent. Que ce geste me coûte est une évidence. Je ne peux pas dire avec certitude quelle aurait été la décision de Gonzalez lui-même s'il n'avait pas eu la mauvaise idée de mourir juste avant la conclusion de cette affaire mais dans mon for intérieur je suis quasi-convaincu qu'il n'aurait pas exactement fait ce que je vais faire. Cependant ai-je une autre alternative ?

Peut-être que Benjamin Péret dans une situation similaire aurait distribué les billets aux passants, brûlé la valise avec son contenu, fait un don à une œuvre ? Qui peut le dire ? Avant de choisir le geste le plus raisonnable, à un moment donné, moi-aussi j'ai eu un flash. Je me suis vu sur le vieux pont de Saint-Saturnin à vider la mallette dans le Rhône mais c'est une scène rapide que mon cerveau fatigué et perturbé m'a joué...


         Maintenant que j'ai pris le temps de mûrir ma décision, il me reste à mettre en place la stratégie pour donner concrètement cet argent. Je ne peux pas arriver la bouche en cœur :


         « Salut, vous m'avez déjà vu, je vous ai raconté des craques, maintenant je vous rends l'argent de votre père et bye-bye ! »


         Officiellement Cabrera n'est rien pour Gonzalez, il n'a donc pas les mêmes droits que la femme de Montbrun. Connaissant aussi un peu la famille du toubib, ils vont se poser des questions, comment justifier que je n'ai pas mis une partie du magot dans ma poche ? Vu les magouilleurs qu'ils semblent être, ils ne me laisseront pas partir comme ça sans avoir des explications approfondies. J'ai de quoi m'inquiéter, craindre que cette histoire soit loin d'être terminée et qu'elle me provoque encore bien des désagréments.

         Je me vois quand même mal procéder différemment. L'avantage, c'est que je suis en possession de liquidités donc exemptes d'impôts et autres droits de succession. D'un autre côté si je ne donne qu'une moitié de l'argent aux Montbrun, si la fille alléchée par cette somme commence à éplucher les relevés bancaires des années antérieures de son père, elle risque de voir défiler des montants supérieurs à ce qu'elle aura touché et me voilà à nouveau devant une montagne d'ennuis.

         Je dois donc remettre cet argent mais en aucun cas, je ne peux être démasqué en espérant qu'ils se contenteront de mon don sans chercher à en savoir plus ou qu'ils n'arriveront pas à remonter jusqu'à moi. L'épée de Damoclès est bien sur ma tête !

**************************************************************


                J'ai supposé que la famille avait eu le temps matériel de retourner à Boulvezon, j'ai pris mon courage à deux mains et me suis rendu à une cabine téléphonique. C'est le toubib qui m'a répondu. Sans me présenter je lui ai expliqué que mon appel avait un rapport avec le décès de Ramon Gonzalez et que je devais les rencontrer pour les entretenir de quelque chose de très important. Il n'a pas paru curieux, du moins en apparence. Il m'a seulement dit que sa femme, qui était la plus concernée, était absente et qu'il avait de son côté du travail. Il a proposé de me recevoir à partir de 22 heures si cet horaire me convenait. J'ai accepté. Il me reste un peu de temps pour peaufiner mon plan...

**************************************************************


         Je me présente à l'entrée de la propriété des Montbrun au moment convenu. Le délai qu'il m'a accordé m'a permis de mettre la dernière main à ma tactique et m'a laissé le temps matériel pour faire le trajet : Saint-Saturnin // Boulvezon. J'en ai la confirmation par les « bip » de la radio à l'instant même où j'aborde la haie d'oliviers qui relie la route à leur bâtisse.

Je franchis le porche du mas en constatant l'obscurité du lieu. Je ne suis qu'à demi rassuré. Je descends tout de même du véhicule quand je vois surgir une puis plusieurs ombres du noir. D'un rapide coup d'œil j'en dénombre une demi-douzaine. Un regard plus affiné me permet de distinguer Philippe Montbrun à la tête d'un « commando » de jeunes types aux cheveux ras.

Il ne me faut pas longtemps pour comprendre que je suis en face du groupuscule facho du « Renouveau identité Méditerranée ». Le petit fils de Gonzalez s'avance un peu plus, tout en demeurant comme le reste de sa troupe à quelques mètres de moi et m'invective :


« Alors tarlouze, on veut créer des problèmes à la famille Montbrun ? T'es mal tombé avec nous, petite fiote, on va t'en passer le goût ! »


         J'essaie de discuter mais la situation ne s'y prête pas vraiment. D'abord parce que les Montbrun doivent se sentir menacés et aussi parce que les « nazillons » ont envie d'en découdre. J'ai reculé de quelques pas en arrière jusqu'à ma voiture car je me sens vraiment menacé mais pour me sortir de ce mauvais pas, je tente de les convaincre de me laisser parler à madame Montbrun en expliquant que j'ai quelque chose d'important à lui dire. J'ai eu le bon réflexe de laisser le sac de billets dans la bagnole.

L'argument ne prend pas. Philippe se fait le protecteur de sa mère.


         «  Tu laisses ma mère tranquille, c'est nous qui allons discuter avec toi ! »

         A partir de cette dernière phrase les choses vont aller très vite. Les skinheads prenant les paroles du fils Montbrun comme un encouragement s'avancent un peu plus et je vois très clairement que certains ont des bâtons qui ressemblent beaucoup à des battes de base-ball.

Philippe se sent protégé par ses amis et se rapproche dangereusement. Je sors un pistolet de mon père pour le tenir à distance mais il continue vers moi s'en être intimidé. J'appuie sur la détente, une, deux peut-être trois fois, je ne saurais pas le dire. Les autres marquent un temps d'arrêt alors que Philippe Montbrun s'écroule pratiquement à mes pieds en se tenant le ventre.

Affolé je mets le reste du groupe en respect braquant l'arme dans leur direction. Ils sont moins courageux que tout à l'heure. Je monte dans ma voiture et arrive à m'enfuir. Je tremble comme une feuille et tout se bouscule, je ne peux donc pas dire dans le détail comment j'ai pu me dépêtrer de ce guet-apens. Il me semble qu'un des gars a tenté de s'accrocher à une portière de la voiture mais qu'il a lâché prise rapidement, qu'un autre a essayé de se mettre sur la trajectoire du véhicule pour m'obliger à m'arrêter. Je ne sais même plus, s'il s'est dégonflé au dernier moment ou si c'est moi qui l'ai touché. Le souvenir le plus fort reste le coup de feu : la détonation assourdissante et l'odeur de poudre dont je n'arrive pas à me débarrasser...

pour lire la suite cliquez ici

Repost0
6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 06:43

Dire que c'est la première fois que je me servais d'une arme à feu. Je ne sais pas ce qui m'a pris. J'avais peur d'aller là-bas.

Cet après-midi le fils Montbrun m'a fait des menaces, il y a quelques jours je me suis fait casser la gueule et puis j'avais un pressentiment. L'idée de prendre une arme de la collection de mon père m'avait effleuré à Barcelone mais je l'avais rapidement évacuée.

Ce soir elle s'est un peu imposée à moi. C'est presque machinalement que j'ai choisi dans le stock, un des plus petits pistolets et, après avoir tâtonné un moment je suis arrivé à trouver les balles qui convenaient à ce pétard et à le charger.

Je ne me serais jamais cru capable de faire ces gestes, m'en servir encore moins. En plus j'ai touché ma cible. Je tirais de près mais quand même...

Malgré le trajet retour Boulvezon // Saint-Saturnin et ce moment pour revenir sur cet épisode, je n'arrive pas à m'arrêter de trembler.


         J'ai blessé ou tué une ou plusieurs personnes. Je suis un meurtrier ! Comble de l'horreur quelle est la pensée qui me vient à l'esprit à cet instant qui devrait être tragique ? Un poème de Benjamin Péret « Portrait de Gala Eluard »


Il y a dans l'air un coup de revolver

tout seul

tant mieux

qui pleure

qui danse

et ainsi de suite

Il y loin bien loin plus loin que tu ne penses

Une palme qui n'est pas dans une palmeraie

Une palmeraie où les animaux s'ennuient

ils t'attendent


         Le message me semble clair : je dois partir. Quitter les lieux rapidement si je ne veux pas finir en prison. Il y avait un risque que l'on me retrouve avec l'argent de Gonzalez mais maintenant que j'ai fait couler le sang, ils ne vont pas mettre longtemps à retrouver ma trace.

Fuir, je ne vois pas d'autre alternative. Je ne peux demeurer ici car dans peu de temps je serai considéré comme un assassin. Le mobile coulera de source : m'approprier l'argent du vieil Espagnol. Comment justifier cette grosse somme d'argent en ma possession ? Pourquoi avoir fait feu chez les Montbrun ?

Tout m'accable, les apparences me désignent  escroc, voleur et criminel. Tous ces forfaits réalisés bien sûr avec préméditation et un sang-froid digne des plus grands voyous.

Je ne pourrai organiser ma défense et je prendrai le maximum. J'ai peur de la prison. Je ne supporterai pas cette vie. Je pense au poème « lo presonièr » de Bellaud de la Bellaudière, encore un écrivain qui n'est connu que par quelques trop rares initiés à la littérature occitane.

Comme dans le sonnet, j'aimerai que les murs de ma cellule soient de cire, de beurre et de sel pour que mes larmes les fassent fondre mais je sais bien qu'il n'en sera rien alors je dois me résigner à filer au plus tôt.


Après quelques longues minutes de réflexion, la destination s'impose d'elle-même. Je resterai fidèle à Frédéric Grindel à travers Benjamin Péret en me rendant au Mexique. C'est dans ce pays que le poète surréaliste avait fuit la guerre en 1941, qu'il y avait épousé Remedios Varo et publié le « déshonneur des poètes ». Plus tard dans les dernières années de sa vie, il traduisit « le livre de Chilam Balam de Chumayel », les écrits sacrés du peuple Maya.

         Mexico est une des plus grandes villes du monde, je pense pouvoir y passer plus inaperçu qu'ailleurs. Peut-être irai-je jusque dans des provinces plus reculées comme le Chiapas ou le Yucatán ?

         Une évasion sans moyen tourne vite court mais, même « si je ne mange pas de ce pain-là », avec le magot de Gonzalez, j'ai de quoi voir venir et m'organiser un certain temps. Ils ne m'ont pas laissé d'autre choix que de me faire mienne la cagnotte qui devient une chance pour moi de réussir mon escapade.


                Ne plus perdre de temps pour organiser mon départ. Vite sur Internet voir les vols pour Mexico. Pour quitter Saint-Saturnin, je prendrai tout d'abord ma voiture que j'abandonnerai dans un endroit un peu éloigné d'une gare pour masquer ma fuite. Le train m'amènera ensuite jusqu'à à l'avion. Une fois au Mexique, je devrai chercher à me trouver une nouvelle identité. N'ayant aucun contact avec le milieu ou la pègre, il me sera difficile de me procurer des faux papiers sans prendre de risques mais comment faire différemment ?


         Choisir les effets que je peux prendre dans mes bagages. Ni trop, ni trop peu : il n'y aura pas de voyage retour. Surtout dissimuler les billets pour ne pas être intercepté dans les fouilles douanières. Le change « pesos // euros » doit bien être possible mais là encore la nouveauté de ce genre d'opérations va me créer bien du stress.

         La vie d'un fugitif est angoissante, j'en fais le constat mais ce sort est préférable à celui de détenu.


En finir avec les atermoiements, les doutes, les interrogations, ne plus se poser de questions et tenter une belle vers une nouvelle vie. Après tout, si je n'avais des remords suite aux coups de feu, cette perspective de nouveau départ pourrait être une chance extraordinaire bien qu'improvisée. L'avenir me le dira. Je croise seulement les doigts pour que ma cavale ne se termine pas rapidement entre deux gendarmes dans les heures à venir...


         Avant de fermer définitivement l'ancien pavillon de mon père, je jette un dernier coup d'œil aux aventures de Tante Marie-Sybille. J'imprime son dernier texte pour le lire pendant le voyage. J'ai aussi prévu de redécouvrir « Meurtre au Comité central » de Manuel Vasquez Montalban  et « Mort aux vaches et au champ d'honneur » de Benjamin Péret...

        

         « La vengeance du serpent à plumes »

 

         Amis fidèles c'est avec émotion que je vous informe que je vous envoie ma dernière lettre. Ne soyez pas trop triste, on se retrouvera peut-être mais j'ai besoin de vacances, de très très longs congés.

         En fait de pause, il serait plutôt question de nouveau départ. C'en est fini de la Tante Marie-Sybille. Marre de jouer les matrones, avec mon physique de petit gros emprunté, il me faut redevenir le jeune apollon de mes dix-huit ans. Pas de miracle pour y arriver, un changement radical est indispensable et pour cela rien de tel qu'un grand voyage dépaysant.

         Oublier ma vie d'ici, ma caricature devenue pesante, mes relations et mon environnement. Impossible de tirer un trait définitif si ce n'est qu'en quittant la place de façon définitive.

Mais voilà que j'en oublie d'être drôle ! Les habitués de mes chroniques vont être déçus mais le clown n'a plus envie de rire.  Rassurez-vous j'ai encore quelques vannes en stock.

         Choisir sa destination. C'est en regardant le film avec Coluche que j'ai pris la décision d'aller découvrir la Province du Yucatán ! Vous voyez je ne suis pas encore devenue snob ! Cependant le beau site de Chichen Itza et ses pyramides aztèques, avouez que ça a de la gueule. En me renseignant j'ai su que l'avènement d'une nouvelle humanité n'avait été rendu possible que par le sacrifice volontaire de Quetzalcóalt, plus connu sous le nom de serpent à plumes, enfin pour ceux qui ont vu le film ou qui connaissent les civilisations précolombiennes. Attention pour ceux qui penseraient que précolombiennes signifie avant l'apparition du feuilleton « Inspecteur Colombo », je tiens à préciser qu'en réalité il s'agit de l'Histoire du continent américain avant sa découverte par les européens.

         J'ai besoin d'un renouveau alors je m'immole symboliquement avec mes plumes et mon boa (comme la grande Zoa) pour tirer un trait sur le passé.

         Si je rate mon atterrissage et me casse la gueule dans le nouveau monde, je reviendrai sous les traits de la Tante Marie-Sybille vous faire rire pour ne pas pleurer sur votre sort.

         En entendant, opération numéro un pour retrouver mes vingt ans et ma taille de guêpes, j'espère que les Aztèques, « inventeurs » de la tomate auront une cuisine légère pour m'aider à fondre.

         Mais je parle, je papote alors que l'heure tourne. Mon avion m'attend. Adieu mes poulettes, vous avez le bonjour du serpent à plumes qui compte bien se venger et un au revoir de cette chère Tante Marie-Sybille...

 

 

                                                                  signé : Marizibill

                                                                               FIN

Repost0
15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 00:02
Son siège est à Bagnols sur Cèze, 9, Rue Villeneuve.
Le bureau s'y réunit tous les mercredi entre 18h et 20h.

Sa zone d'action couvre les cantons de Pont StEsprit, Bagnols sur Cèze, Roquemaure, Villeneuve les Avignon et Aramon.

Les élus communistes à votre écoute et à votre service pour agir:
1 conseillère régionale:
Laurette BASTAROLI,

3 maires communistes:
Jacques DEMANSE à Sauveterre,
Michel PRONESTI à Aramon,
Christian JALLAT à Comps,

Des élus majoritaires à Bagnols sur Céze: ( Maire PS: Jean-Christian REY)

Laurette BASTAROLI, adjointe au développement durable, déléguée intercommunale,
Laurent CASTANIER, Vice Président intercommunal RCL,
Michèle OROMI, Déléguée au logement,
                               
Des élus majoritaires à Tavel:
Ginette JOURDAN, Conseiller Municipal,
Christian FLORENSON,
Conseiller Municipal,
 
Des élus minoritaires:
Jean-Marie DAVER, conseiller municipal d'opposition à Pont St Esprit,


Repost0
14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 03:38

 


Huit ateliers déjà au travail:

Après une première assemblée extraordinaire tenue fin 2007, les communistes ont entamé leur réflexion autour de huit thèmes de travail :

  • le bilan de la période politique écoulée ;

  • l’analyse de la mondialisation ;

  • la réflexion sur un nouveau type de développement ;

  • l’enjeu d’une nouvelle unité des dominés ;

  • la conception d’un nouveau projet ;

  • celle de nouveaux rassemblements ;

  • l’avenir du communisme ;

  • la conception du Parti et de son fonctionnement. 

     

Ces ateliers verseront en avril de premiers textes de réflexion au débat, qui pourra alors s’amplifier sous toutes les formes possibles, débats publics, auditions de travail, journées d’études.

 Trois grandes rencontres nationales, une université d’été, une rencontre internationale à l’automne

Une première synthèse nationale de cette réflexion collective pourrait se tenir au cours de trois rencontres nationales le 31 mai à Paris, le 7 juin à Marseille et le 14 juin à Tours. Chacune de ces initiatives réunirait plusieurs centaines de participants.

Les thèmes de ces rencontres seraient les suivants :

- Quelles évolutions, quelles réalités du monde et de la société à l’époque de la mondialisation capitaliste ? Les transformations du capitalisme contemporain, la nature des contradictions de notre époque, quelle unité des dominés ?
- Quel nouveau projet de changement ? Quel projet politique transformateur pour la planète, l’Europe, la société. Quels nouveaux rassemblements ?
- Quelles transformations du PCF ? Quelle force ; pour quoi faire ; quel fonctionnement

Nous tiendrons également une université d’été fin août. Université à vocation éducative, elle permettrait l’appropriation, l’approfondissement et le débat par un grand nombre de militants de toutes ces analyses et de leurs enjeux.

L’université d’été du Parti de la gauche européenne (PGE) se tiendra du 9 au 14 juillet à Paris.

Enfin, nous tiendrons en novembre une rencontre internationale, qui réunirait à notre invitation toute une série de forces et de personnalités venues du monde entier.

La mise en oeuvre de tout ce travail nous permettrait d’aborder à l’automne la phase proprement statutaire de nos débats de congrès qui pourrait être lancée au lendemain de la Fête de l’Humanité.

Repost0
7 juillet 2000 5 07 /07 /juillet /2000 17:03

Art, culture, pratiques culturelles

 

Nous abrogerons la réforme 2003 de l'assurance chômage des intermittents qui sera remplacée par un système mutualisé pérenne et équitable.

Nous stopperons le processus de marchandisation du service public de la culture et les directives de RGPP.

Nous ouvrirons une négociation pour une loi d'orientation et de programmation budgétaire prenant le parti de l'art et de la création comme préalable à l'appropriation des œuvres par la population toute entière, affirmant la responsabilité publique partagée et se donnant l'objectif de porter l'effort public à 1% du PIB.

Nous agirons pour la diversité culturelle dans le cadre de la convention adoptée par l'UNESCO et défendrons l'exception culturelle au sein de l'OMC.

Nous installerons dans les établissements scolaires une véritable éducation artistique et des résidences d'artistes pour développer les pratiques artistiques.

Nous abrogerons la loi HADOPI et initierons une plate-forme publique de téléchargement qui permettra la mise à disposition de créations librement téléchargeables et la rémunération des créateurs par une mise à contribution des fournisseurs d'accès et des opérateurs de télécommunication.

Nous proposerons une loi contre les concentrations dans les médias pour les libérer des logiques financières et du diktat de l'audimat afin de leur permettre d'accomplir leurs missions : pluralisme de l'information, culture et divertissement. Nous refondrons un véritable pôle public des médias et garantirons l'existence des médias associatifs et de la presse d’opinion.

Nous créerons un Conseil national des médias composé d'élus, de professionnels et de représentants des usagers, chargé de veiller au respect de la responsabilité publique et nationale, et de favoriser la création de coopératives de presse ainsi que la diversification des programmes et de la pédagogie dans les écoles de journalisme.

Repost0
14 avril 2000 5 14 /04 /avril /2000 21:01
Cliquez ci-dessous sur "Ajouter un commentaire" et c'est à vous.....
Repost0
31 mars 2000 5 31 /03 /mars /2000 00:50

La crise qui secoue le continent illustre le besoin de changer en profondeur la construction européenne. La vieille Europe, celle de Maastricht, de Lisbonne, du pacte de stabilité, est en proie à des forces centrifuges. On nous avait expliqué que pour rapprocher les pays, faire de l’Union un havre de paix, de prospérité, de cohésion, il ne fallait pas désespérer la Bourse ; au contraire, une fiscalité avantageuse pour les entreprises et les capitaux, une réduction du coût du travail, un encadrement des dépenses publiques, un développement des marchés financiers s’imposaient.

À quoi cela a-t-il abouti ? Les inégalités se sont aggravées, le risque de pauvreté s’étend, le taux de chômage frôle les 10 %. Dans nombre de domaines touchant aux nouvelles technologies, le retard s’accentue. Le rôle économique et politique de l’Europe dans le monde s’affaiblit.

Des États de la zone euro sont aujourd’hui au bord de la banqueroute.

L’échec est retentissant mais une autre Europe ne surgira pas spontanément de cette mésaventure.

En France, après les élections régionales, un débat s’impose à gauche pour élaborer des propositions novatrices. Il n’est plus possible de considérer la mission de la BCE inscrite dans le marbre pour l’éternité. Actuellement, la Banque centrale est le sponsor des places financières européennes, des banques et des grands groupes capitalistes. Attentive au sort de la monnaie et de la finance, elle reste l’arme au pied lorsqu’une crise affecte les finances publiques des pays européens, alors que son homologue aux États-Unis se préoccupe de l’emploi et, en pleine crise, prend la décision de financer le budget de l’État fédéral en achetant directement des bons du Trésor.

La BCE doit pouvoir elle aussi financer les dépenses et les services publics, et la lutte contre le chômage doit devenir également sa priorité. Mais, contrairement à ce qui se fait aux États-Unis, sa politique de financement du système bancaire européen et des budgets publics doit obéir enfin à des critères sociaux de création d’emplois et de développement des hommes. Il y a là un enjeu de civilisation auquel la gauche ne peut rester insensible. Sans attendre la modification des traités, il est possible de commencer à réorienter l’utilisation de l’argent, à réformer l’Europe par le bas.

En France, les communistes et des élus du Front de gauche ont proposé notamment la création de fonds régionaux pour la sécurité de l’emploi et de la formation. La question d’un autre financement des retraites va venir dans l’actualité. C’est sur sa capacité à apporter des réponses originales, favorables au peuple travailleur, et à rassembler largement, dans l’unité, que la gauche sera jugée.

Repost0
4 janvier 2000 2 04 /01 /janvier /2000 23:22
Pourquoi des arrêts du TER?

Des municipalités de gauche,
adhérentes de l'Association des Usagers des TER-SNCF sur la rive droite du Rhône, et qui ont tenu à populariser cet évènement autant vis à vis de leur population que vis à vis des décideurs présents dans le train en montrant que leur engagement n'est pas de circonstance.


Partout,  à l'instigation des élus de ces municipalités des animations à la fois festives et revendicatives ont été proposées pour porter l'exigence d'un service public TER-SNCF rapidement en fonctionnement effectif.



Leur travail et l'expression de leur volonté politique et populaire a payé et la SNCF a été conduite a leur accorder symboliquement un arrêt minute, en supplement de l'arrêt unique initialiement prévu à Bagnols.

Repost0
4 janvier 2000 2 04 /01 /janvier /2000 23:06
Pourquoi pas d'arrêts?
 
Des municipalités dont la majorité a voté OUI au référendum et donc à l'ouverture au secteur privé de la Poste, de EDF, de la SNCF,.....

Des municipalités  dont la défense et le développement des services publics tels que conçus à la Libération par le CNR (*) est donc contraire à leur doctrine de la "concurrence libre et non faussée".

Donc l'arrivée prochaine de TER SNCF n'est pas l'objet pour ces élus locaux,   au-delà des déclarations de principe, de se réjouir au point d'organiser des "arrêts" festifs, revendicatifs et exigeants en moyens pour un service public de transports collectifs, sûrs, économiques, écologiques et respectueux de l'environnement, ............


La SNCF n'a donc pas été contrainte sous leur pression d'accorder un arrêt symbolique comme elle a dû le faire à Remoulins ou Aramon.
 
Repost0
7 mars 1990 3 07 /03 /mars /1990 16:52

Le 140éme anniversaire de la Commune

La Commune : Ce qu'elle a osé dire, proclamer,

On n’en parle pas ou très peu dans les manuels scolaires, dans le discours officiel.

           Ceux de la Commune "fédérèrent leurs idées, leurs révoltes, leurs douleurs."Ils s'insurgérent "contre la misère, contre leur propre misère, l'enlisement de la misère".

L'insurrection parisienne de 1871 devint une véritable révolution, celle venue des profondeurs du peuple, porteuse d'un indicible espoir. C'est cette espérance là que ses opposants se sont acharnés à détruire...


Le mercredi 16 mars 2011 à 18H

 

à la librairie Diderot

 

2 rue Emile Jamais, 30900 Nîmes

Tel/fax 04 66 67 96 03

 

- Raymond Huard,

historien, spécialiste de la vie politique aux 19éme et 20éme siècle nous présentera une introduction sur la Commune, elle sera suivie d’un débat.

  - Claire Yéche et Josette Paquin

nous lirons des extraits choisis de "L'INSURGE" de Jules Vallès :

"Le livre de la Commune, d'un homme de la Commune".

 - Christine et Georges Fabre

nous inviterons à chanter avec eux des chansons de la Commune.


 Et bien sûr, nous fêterons cet anniversaire, rien moins qu'anodin, autour d'un apéritif autant festif qu’incontournable !

Repost0

Présentation

  • : BLOG SECTION GARD RHODANIEN du PCF
  • BLOG  SECTION GARD RHODANIEN du PCF
  • : Les activités et les réflexions des militants communistes et des élu(e)s du P.C.F section du Gard Rhodanien.
  • Contact

Recherche