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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 00:29

 Les salariés de la conserverie de champignons du Gard, en grève depuis le 6 juin en raison d’un projet de fermeture de leur site, ont trouvé un accord avec leur direction sur le plan social.

La conserverie, la Compagnie du Mont Lozère, dans la commune de Branoux-Les-Taillades, appartient à France Champignon, propriété du fonds d’investissement français Butler Capital, et numéro deux mondial du marché des champignons.

La direction de France Champignons avait justifié la fermeture du site par le fait que celui-ci n’était "plus aux normes environnementales". "L’activité n’est plus rentable", avait ajouté le président du directoire de France Champignon, Alain Schamla, selon lequel un audit chiffrait à 1,5 million d’euros une éventuelle remise aux normes.

En grève pour lutter contre la fermeture du site, puis, devant l’intransigeance de leur direction, pour appuyer leurs revendications concernant le plan social, les 22 salariés occupaient l’usine jour et nuit depuis le 24 juillet.

Lundi, ils ont signé un protocole d’accord avec la direction.

La fermeture de l’usine, fondée en 1976, est actée, selon le délégué du personnel CGT Gilles Becu, mais il est prévu une éventuelle poursuite d’une partie de l’activité du site par un repreneur. L’activité "champignons déshydratés" ne pourrait en revanche être poursuivie.

Concernant le plan social, le protocole d’accord prévoit notamment une "super prime de 16.000 euros" pour chacun des salariés, ainsi que la formation professionnelle et des engagements concernant la prise en charge maladie.
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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 13:50
Réunion du Conseil national du PCF des 5 et 6 septembre 2008
Intervention de Daniel CIRERA, membre du Comité exécutif national, sur la préparation du 34ème congrès
A propos de la base "commune"
samedi 6 septembre 2008
par  Daniel CIRERA

Le texte proposé énonce des idées intéressantes. C’est le résultat d’un travail qui sur quelques points actualise notre "fonds" de propositions.

Le problème tient à ce que cette "base" est élaborée à partir d’une grille de lecture unique de la crise existentielle du parti communiste. Elle fixe une seule issue et un choix unique pour l’avenir. Le texte exclut à priori l’enrichissement d’une confrontation avec d’autres analyses et d’autres options d’orientation qui existent, et qui s’expriment depuis longtemps dans le parti. Ce texte ne peut donc constituer une base réellement "commune" (même si en annexe, on juxtapose une présentation "synthétique" d’opinions différentes).

La ligne fixée est clairement identifiée dans la contribution de Marie-George Buffet du 10 juillet. Le PCF, explique-t-elle « doit être positionné comme une force ayant la volonté de mettre en oeuvre par l’exercice du pourvoir et l’intervention populaire un projet identifiable, crédible et moderne de progrès social. Etre le parti incarnant cet objectif, voilà pour moi – soulignait-elle – le chantier de notre congrès ».

La proposition qui nous est faite s’inscrit bien dans cette cohérence. Elle est fondée sur l’affirmation que ce qui a manqué et qui manque fondamentalement au PCF, ce qui est à l’origine de ses "échecs", de son déclin, et donc qu’il faut pour éviter de nouveaux échecs, c’est un projet. Une telle affirmation demande pour le moins à être mise en discussion, et surtout démontrée. Or, tout le texte est construit autour de ce postulat présenté.

A partir du moment où on indique avec la force d’une évidence que le projet est LA solution à nos difficultés, LA réponse aux causes de nos échecs et LA solution pour l’avenir, nous voilà dispensés dès lors de procéder à l’analyse – exigeante et difficile certes - des raisons de l’effondrement soviétique, et du déclin des partis communistes dans la deuxième moitié du XX° siècle. Est ainsi évitée la question pourtant incontournable : « Pour quelles raisons le PCF, qui a été pendant une longue période décisive de la vie du pays une force déterminante, pourquoi en est-il là aujourd’hui ? Pourquoi ses projets successifs – aussi réfléchis et excellents qu’ils aient été - n’ont-ils pas fonctionné ? » Ces questions ne sont pas posées. Le texte se limite à quelques remarques conjoncturelles sur nos positionnements politiques de la dernière décennie, et finalement à mettre l’accent sur les questions "d’image". C’est un choix.

Pourtant, on peut penser aussi que la raison principale, fondamentale de l’échec du « communisme » au XX° siècle, des expériences qui s’en sont réclamé, du déclin des partis communistes, c’est précisément la conception même de la « transformation sociale ». Une conception qui voulait que le changement révolutionnaire ne puisse résulter que de la mise en oeuvre d’un projet élaboré à l’avance, avec pour ambition de construire, avec l’adhésion de la majorité du peuple intervenant avec force, une société nouvelle, un autre monde, dans une perspective « communiste ».

C’est cela qui a échoué. La première expérience durable construite en Russie sur cette conception aboutit au rétablissement du capitalisme après 70 ans de socialisme. Dans les principaux pays occidentaux, qu’en a t-il été des partis communistes créés pour cette « mission » historique ? Et pour ce qui nous concerne ? Comment se sont traduit nos efforts après 1976 avec notre projet de « socialisme à la française » au XXII° Congrès ? Quelle dynamique de transformation en est-il résulté ? Quelle adhésion et quelle intervention populaire ? L’une des caractéristiques des affrontements de classe depuis l’effondrement de l’union soviétique et l’emprise dominante, le "succès" en quelque sorte de la mondialisation capitaliste, c’est que nulle part, maintenant, on n’adhère à un schéma de la « transformation sociale » globale, et réalisée à partir d’un projet globalisant (identifié de fait au « communisme » qui a échoué).

Par contre, l’autre caractéristique de la période longue dans laquelle nous sommes entrés, et elle porteuse d’avenir, c’est que partout – et pas seulement dans les autres continents –, partout se cherchent des voies nouvelles pour le changement, par des luttes, y compris politiques, à partir des contradictions générées par les politiques dominantes, libérales et social-libérales, à partir des crises de légitimité de ces politiques. En saisir les potentiels de transformation, les dynamiques possibles appelle une remise en cause radicale des shémas de pensée sur les conditions des changements révolutionnaires.

Or, le projet que l’on nous soumet aujourd’hui à la discussion, outre qu’il ne propose qu’une perspective unique, s’inscrit dans la continuité par rapport à une conception, une orientation qui ont donné les résultats que l’on sait. Plus encore, non seulement on persiste, mais il y a comme une sorte de fuite en avant. Le titre même du projet donne à réfléchir. Il est significatif : « Vouloir un monde nouveau, le construire au quotidien » - J’avais appelé lors du Conseil national sur l’Europe, à réfléchir à la conception globalisante, qu’induit les formules « changer l’Europe » et à "lalimenter" avec « changer en Europe ». Tout semble partir de fait – avec la force d’une évidence - de ce que NOUS voulons, de ce que NOUS pensons juste, de ce que NOUS projetons de construire, par un exercice du pouvoir et des conditions politiques pour le moins problématiques et une intervention populaire très abstraite. Faute de tirer les conséquences des raisons de ce qui n’a pas marché – pas conjoncturelles, mais fondamentales –, quelle prise peuvent avoir sur la réalité des propositions aussi bonnes soient-elles, et un projet aussi élaboré soit-il ? Pas de faux débat. Bien entendu, il faut des propositions, des idées. Et des idées, on n’en a jamais assez. Encore faut-il s’expliquer sur la conception du changement dans lesquelles elles ’inscrivent.

Si l’on avait pris le parti d’une base réellement « commune », n’aurait-il pas fallu alors, en amont de l’énoncé de ces propositions, faire état des questionnements, expliciter les remises en cause, donner à voir les conceptions différentes sur ce que pourrait être en France, au XXI° siècle, le processus social et politique de dépassement du capitalisme, en relation avec les solutions à apporter dans l’urgence face aux ravages des politiques libérales et aux impasses des choix sociaux-libéraux.

Décidons-nous de rester de fait dans le schéma de transformation sociale qui prévalut au XX° siècle, y compris jusqu’à des formes les plus dogmatiques – en opposition à ce qu’avait pensé Marx, et en tension extrême avec ce qui a fait la force et l’originalité de la gauche en France, avec l’héritage révolutionnaire et le rapport à la République -.

Ou bien reconnaissons-nous dans le mouvement du réel tel qu’il est aujourd’hui, dans les affrontements majeurs d’aujourd’hui, hors des shémas qui ont structuré notre pensée et notre stratégie au XX° siècle, reconnaissons-nous des valeurs qui sont fondamentalement celles de notre engagement communiste, et des potentialités que nous pouvons contribuer à faire grandir. Pouvons-nous aller, dans un effort commun, jusqu’à nous prononcer au nom du communisme, pour qu’on fasse de l’émancipation humaine – individuelle et collective – la condition et le moteur de la transformation de la société. Cela implique, c’est vrai, une rupture avec une conception qui fait de la transformation de la société selon un projet préétabli la condition et le moteur d’une émancipation humaine reportée de fait à la réalisation de ce projet.

Il y a bien un choix entre des conceptions non seulement différentes mais qui s’opposent. De ce choix découlent des conclusions opposées sur le devenir du parti communiste français, son rapport au mouvement social et populaire, son action, ses stratégies de rassemblement dans le peuple et dans la gauche, son organisation, son fonctionnement.

Un Parti communiste porteur des valeurs et de la visée d’émancipation humaine, d’une conception fondamentalement renouvelée de l’action politique pour le changement et la transformation sociale, est forcément différent d’un parti communiste qui limite son ambition à adapter au goût du jour une conception qui reste fondamentalement la même.

Avec quoi faut-il rompre, absolument ? Avec quoi ne faut-il pas rompre pour ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain ? A quels fondamentaux revenir ? Voilà les questions qui sont posées si nous posons comme référence pour notre communisme, l’émancipation humaine.

De ce point de vue, levons les « équivoques ». La « métamorphose » dont je suis partisan, avec je crois beaucoup d’autres, n’est pas de même nature que les « transformations » proposées dans le texte, que je comprends comme une volonté de faire mieux demain ce qu’on voulait déjà faire hier.

Peut-on esquiver ce débat, ou le réduire à un affrontement entre une base dite commune et des textes alternatifs qui figent les différences en tendances ? Poser clairement les termes d’une discussion ouverte, pour construire, ensemble les réponses, voilà ce qui devrait être à l’ordre du jour.

Ce n’est pas ce qui nous est proposé. Pourtant, je tiens à le dire très clairement : il reste encore possible de bâtir une base qui nous soit véritablement "commune". Le Conseil national est souverain.

On peut créer les conditions d’une discussion des questions réellement posées, pour animer un débat réellement pluraliste, et qui ne soit pas limité à l’option exclusive défendue dans le texte. Pourrons-nous arriver à construire ensemble les réponses à des questions d’une telle ampleur, d’ici décembre, compte tenu de la réalité de la préparation ? Poser la question c’est y répondre. Par contre, faisons confiance aux communistes pour construire d’ici là la réponse à la question centrale : dans quel sens et vers quel avenir voulons-nous que s’oriente le PCF ?

Je suis de ceux qui proposent qu’ayant ainsi choisi une orientation fondamentale claire pour l’ avenir, le 34° Congrès décide d’engager un processus pour concrétiser ce choix, y compris en terme d’animation et de direction. Un processus qui permette aux communistes de choisir et de décider en toute connaissance de cause, pour trouver les voies de l’influence et de l’efficacité.

DCirera 5 septembre 2008. dcirera@pcf.fr

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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 00:16

 


 

 

 

Compte rendu de la réunion de cellule du 19 août 2008

 

 

Présents : 10 camarades

 

Dans son introduction, Laurent Castanier rappelle l’objet de cette réunion :

 

            Il a été décidé en réunion de section de réactiver nos cellules car nous avons besoin, tant localement que nationalement en cette période de préparation du congrès de l’implication de tous.

Il a semblé que le canton est, du moins dans un premier temps, le périmètre le plus approprier pour reprendre contact et agir. La réunion d’aujourd’hui doit permettre d’organiser notre cellule en désignant un secrétaire de cellule et un trésorier.

 

La discussion a porté sur la nécessité de mettre le plus de communistes en mouvement, dans cette période difficile ou le gouvernement porte de terrible coup aux acquis sociaux, nous nous devons d’organiser la riposte à cette politique néfaste pour notre peuple.

 

Sans vouloir rentrer dans le débat de préparation du congrès, les camarades ont exprimé l’envie de voir le parti au plus près des préoccupations des gens, et revenir à un discours clair répondant aux problèmes que rencontre la population aujourd’hui.

 

Un camarade fait remarquer que l’expression du parti auprès de nos concitoyens est essentielle.         

Pendant la campagne des cantonales les résultats ont été semble t-il meilleurs là où des camarades ont été présents sur le terrain.

A ce sujet il est à remarquer que la présence du parti sur le marché de Bagnols a toujours été une préoccupation des camarades de la section.

 

DECISION :

 

Désignation du secrétaire de cellule

 

            Il est proposé que Michel TORTEY, camarade nouvellement arrivé sur Bagnols remplisse cette fonction. Michel a été membre du bureau de Section à Bobigny (93) et adjoint au Maire de Bobigny au cours de trois mandats

 

            Adopté à l’unanimité

 

Désignation du trésorier de la cellule

 

            Il est proposé que Marc TALENS remplisse cette fonction.

 

            Adopté à l’unanimité.

 

Organisation du parti :

 

a)   Il est décidé de reprendre contact avec chaque adhérent du parti, avec chaque sympathisants.

Michel Tortey est chargé d’organiser les visites et prises de contact.

 

b) d’organiser la distribution de tract, et le collage d’affiche

 

c) de tenir, dans le cadre de la préparation du congrès plusieurs réunions de cellules.

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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 01:17
Le lieu du rassemblement a été modifié en raison d'un arrêté préfectoral interdisant le premier lieu de rassemblement. Cette interdiction prouve une fois de plus que ces ministres préfèrent l'isolement et l'enfermement dans "l'Europe Forteresse"  en continuant à ignorer les messages peuples.
Soyons nombreux à faire entendre notre voix.

VENEZ VENDREDI 5 SEPTEMBRE 2008

A 18 HEURES A AVIGNON

Place de l'Horloge

(en bas de la rue de la République - Cours Jean Jaurès)


    • dénoncer avec nous la surdité des dirigeants de cette «Europe forteresse» et les politiques qu'’ils mettent en œoeuvre en particulier à l’'occasion de la Présidence française

    • exprimer vos aspirations à une autre Europe




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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 01:07

 LA BODEGA DU GARD

à la Fête de l’'Huma 2008

Cette année encore, la fédération du PCF du Gard vous attend dans l’'espace Sud du parc paysager de la Courneuve.

 

Au programme :

 

Paëlla, gardianne, vins de pays du Gard, débats, flamenco avec Luisa et

JANY,

 

oui vous avez bien lu Jany de la célèbre Bodéga Jany sera présente avec son DJ Thomas. Ils promettent de mettre le feu dans le stand qui sera décoré aux couleurs des Férias de Nîmes

 

 

Mais que les afficionados se rassurent Jany sera libérée pour la Féria des Vendanges et vous la retrouverez des le mercredi 17 septembre dans sa bodéga rue de l’étoile.

 

 

TOUT LE PROGRAMME COMPLET SUR www.humanite.fr

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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 11:23
La présentation des candidats et
la liste des réunions sur le site de la Fédération du Gard
sur le lien:
Sénatoriales 2008 - pcfgard
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8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 10:00
Par Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité

En vous présentant les comptes de gestion de l’Humanité le 11 juillet dernier, nous alertions sur les graves difficultés économiques de notre journal.

Nous vous avons aussi informés, depuis près d’un an, que nous avions dû nous résoudre à mettre l’immeuble de l’Humanité en vente pour reconstituer nos fonds propres et faire face à nos échéances financières.

Un bon compromis de vente a été signé en ce sens depuis plusieurs mois. La vente devait avoir lieu dans un premier temps fin mars, mais avait été reportée à la demande de l’acquéreur, du fait de la crise financière interbancaire qui retardait la levée de crédit.

Ainsi, il était convenu que le paiement définitif de la vente de l’immeuble aurait lieu mercredi 16 juillet. Or, cette échéance de paiement n’a pas été tenue. Ceci aggrave encore nos difficultés.

Nous multiplions évidemment depuis lors les démarches pour que la vente soit définitivement réalisée et payée. Mais cela peut prendre encore plusieurs semaines. Or nous ne pouvons prendre aucun risque. Nous ne pouvons plus attendre sans réagir. L’Humanité a dû investir pour emménager dans ses nouveaux locaux, et nous sommes contraints de créer d’urgence les conditions pour disposer des moyens financiers nécessaires à son fonctionnement. Nous avons un absolu besoin de sécuriser la trésorerie du journal.

Voilà pourquoi, face à cette situation inattendue et alarmante, nous appelons chaque ami, chaque militant, chaque lectrice et lecteur à participer à une grande souscription populaire pour que l’Humanité dispose des moyens financiers dont elle a besoin cet été pour faire face à ses échéances. Celles et ceux qui le souhaitent peuvent faire parvenir des dons. D’autres peuvent souscrire des prêts à l’Humanité. Ceux-ci seront remboursés dès la vente de l’immeuble réalisée.

En même temps nous devons amplifier les initiatives individuelles et collectives pour réussir une grande Fête de l’Humanité, en proposant hardiment le bon de soutien donnant droit à l’entrée de la Fête. Sa programmation musicale, la qualité des débats en préparation, la période politique qui appelle à construire un grand rassemblement de riposte à la politique destructrice de la droite et la nécessité d’inventer un chemin nouveau pour le changement doivent nous conduire à une activité exceptionnelle pour construire une grande et belle Fête.

Chacun comprend bien que nous sommes face à un enjeu politique d’importance.

Ces dernières semaines, l’Humanité a prouvé son utilité comme journal de décryptage de l’information, de débats et de combat. L’Humanité a été le seul journal à révéler article par article le contenu du traité de Lisbonne, et à montrer comment il était devenu caduc après le vote « non » des Irlandais. Il a été le seul journal à publier et à analyser le projet de changement de la Constitution, à démontrer comment la droite a démoli les 35 heures, à combattre activement la directive européenne de la honte sur l’immigration, à soutenir jour après jour la lutte pour les travailleurs sans papiers, à combattre les nouveaux projets de déremboursement des médicaments, à soutenir les Dunlop et les mouvements sociaux, des retraites ou des enseignants… Bref tout le mouvement progressiste serait encore plus affaibli si la voix de l’Humanité venait à disparaître.

Ne laissons pas affaiblir ou bâillonner la voix de l’Humanité au moment où nos concitoyens ont plus que jamais besoin d’une information pluraliste. Le monde du travail, les jeunes et les retraités ont besoin d’un journal porteur des urgences sociales et démocratiques. Ne laissons pas éteindre la flamme des combats que relaie et porte l’Humanité et notre magazine l’Humanité Dimanche.

Toute la gauche sociale et politique qui cherche la voie d’un projet alternatif de changement, un changement de pouvoir et de société, a besoin de ce journal. L’enjeu du pluralisme, l’efficacité de la riposte à la droite et d’une perspective de changement appellent à une mobilisation exceptionnelle créant les conditions nécessaires pour que l’Humanité ne soit pas étranglée.

L’existence de l’Humanité a toujours été un combat. Sans ses lectrices et lecteurs, ses amis, elle n’existerait plus depuis longtemps. Voilà pourquoi, une nouvelle fois, nous appelons à surmonter ensemble l’obstacle auquel nous sommes confrontés en lançant cette grande souscription populaire.

Merci d’avance à toutes et tous de votre - engagement.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

La section Vallée du Rhône, en mesure immédiate a versé un chèque de 500€.

Les chèques sont à adresser au trésorier de le section PCF de la Vallée du Rhône, 9, rue Villeneuve, 30200 . BAGNOLS sur CEZE et libellés à l'ordre de l'ADF30. (Versements déductibles à 60% des impôts, déclaration de 2009).

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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 11:26
 

Montpellier, le 25 Juillet 2008


Laurette Bastaroli

Conseillère régionale



Déclaration de Laurette Bastaroli

groupe communiste et citoyen




Les divers incidents du Tricastin suscitent de la part des élus régionaux du groupe communiste et citoyen les premières réflexions suivantes :


§            Les politiques de sous-traitance des activités notamment de maintenance menées par AREVA et EDF contribuent à rendre difficile les responsabilités dans les manquements à la sécurité des installations.


§            La maîtrise par le service public des activités nucléaires est seule garante pour l'ensemble de la filière, de la fabrication à l'exploitation des centrales et du traitement au recyclage des déchets nucléaires.


§            Les énergies renouvelables pour assurer la complémentarité des besoins énergétiques de notre région, largement déficitaire au plan de la production d'énergie, ne sauraient en aucun cas remettre en cause le recours incontournable à la production d'énergie d'origine nucléaire.


§            Nous exigeons la plus grande transparence sur les moyens qui seront mis en œuvre pour corriger tous les dysfonctionnements constatés dans la dernière période au Tricastin.


§            Une privatisation des activités nucléaires qui privilégie la rentabilité pour le profit des actionnaires et de la finance, est contraire à l'intérêt de ce secteur industriel et des populations de la région.

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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 17:59
Nous avons eu connaissance de cette contribution que nous versons au dossier.

Chers amis adhérents et sympathisants de IQGARHO, bonjour.    

  Je me permets de vous transférer le message ci-dessous de l'Association "Sauvons le climat", concernant les incidents de Tricastin, qui ont fait la une des médias en ces jours d'été.   Bonne lecture.
 
Bonnes vacances ou bon été pour ceux qui ne le sont pas .
 
A bientôt.
 
Cordialement.
 
Jean Blachère
I.Q.GA.RHO.
Le Mas de Bazine
30200 Bagnols sur Cèze
Tél. : 04 66 89 54 27
Fax : 04 66 79 88 45
e-mail : jean.blachere.iqgarho@wanadoo.fr
http://perso.orange.fr/iqgarho



Ci-après l'expression de l'Association "Sauvons Le Climat" (S L C)


 

Résumé : l’uranium naturel  rejeté par erreur dans le Rhône représente 10% du volume d’uranium quotidien véhiculé par la nature (et non par les rejets) dans ce fleuve. La seule toxicité chimique de l’uranium est en cause. Aucun risque radiologique  A l’endroit  même du rejet, un individu aurait du absorber 10 litres d’eau pour atteindre le seuil de concentration très prudent défini par l’OMS. Seuil dépassé pendant longtemps par les consommateurs de Badoit ou St Yorre sans dommage pour eux.

Un incident niveau 1 est par nature un non évènement. Mais les contrôles, la transparence et la sécurité en nucléaire doivent continuer d’être à ce niveau inégalé par les autres industries. Sur ce plan, la manipulation des faits et la désinformation réalisées autour de ce non évènement contribuent à maintenir ce très haut niveau de sécurité


“Sauvons le Climat” n’avait pas jugé utile de prendre position sur l’incident du Tricastin qu’il considérait de peu d’importance devant les défis posés par le changement climatique. Mais cet incident a donné lieu à un véritable psychodrame conforme à la tradition de notre peuple qui semble adorer les controverses portant sur des questions  de principe sans répercussions pratiques. C’est, sans doute, une partie de son charme… Ce psychodrame a mis en scène les protagonistes ordinaires des débats sur le nucléaire. Les antinucléaires, inquisiteurs modernes, accusent sur des motifs futiles, gonflant à loisir un incident devant la timidité des autorités qui se comportent comme des enfants pris la main dans le pot de confiture. Les autorités de sûreté se conentent d’un discours technique qui ne précise pas la signification de notions comme les recommandations de l’OMS et ne font pas référence aux situations naturelles. Les médias, bien sûr, font leur miel de ces controverses où l’incompétence le dispute à l’arrogance, où les slogans remplacent l’analyse. C’est aussi, pour eux, une tradition estivale de gloser sur les incidents survenus dans les établissements nucléaires, un complément bienvenu au Tour de France pour égayer les lecteurs en période de trêve politique estivale. D’autres intérêts, financiers ceux-là, jouant les apprentis sorciers, ne cherchent-ils pas à profiter des difficultés d’AREVA ?

Quoiqu’il en soit, il nous a paru utile et nécessaire de mettre l’incident du Tricastin en perspective en expliquant ce que signifient, par exemple, les recommandations de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) sur les concentrations d’uranium dans l’eau potable.

 

L’incident de Tricastin ne concerne pas une centrale nucléaire

Le débordement d’un réservoir  contenant une solution uranifère a eu lieu sur le site de la société SOCATRI (SOCiété Auxiliaire du TRIcastin), filiale à 100% d’EURODIF, elle même filiale d’AREVA. Entre autres activités, SOCATRI retraite les effluents de l’usine de séparation isotopique du Tricastin.

 

L’uranium est plus un toxique chimique que radiologique

 

Pour l’uranium l’OMS retient une toxicité chimique rénale  pour l’estimation de la concentration  maximale admissible. La plus faible dose au delà de laquelle des rats ont montré une détérioration de la fonction rénale correspond à une absorption journalière de 0,06 mg/kg. Pour tenir compte des incertitudes (extrapolation du cas du rat au cas de l’homme et  influence des différences entre individus) l'OMS applique un  facteur de réduction de 100, soit une absorption journalière tolérable (TDI, Tolerable Daily Ingestion)  inférieure à 0,0006 mg/kg pour un homme de 60kg, , soit encore 0036 mg d’uranium par jour. On obtient  ainsi une concentration moyenne annuelle arrondie à  0,015 mg/litre d’eau, en supposant une consommation quotidienne de 2 l. Il s’agit là d’une moyenne annuelle. Un dépassement de la norme  est donc possible pendant une période limitée pourvu qu’on revienne en dessous de la moyenne pendant le reste de l’année.

Pour la petite histoire, l'eau de Badoit et de St Yorre flirtaient avec une concentration de 0,1 mg par litre avant que les exploitants décident de la filtrer sur oxyde de manganèse  pour éliminer cette concentration devenue gênante depuis la Directive OMS... qui a failli faire perdre à ces eaux leur statut d'eau minérale. Dans la pratique, selon l’OMS, de nombreuses eaux potables ont des concentrations plusieurs dizaines de fois supérieures à la norme sans que les reins des consommateurs semblent affectés. En retenant une TDI de 0,036 mg on voit que la quantité d’uranium pouvant être absorbée  annuellement  par un individu de 60 kg est de plus de 13 mg  contenus dans 730 litres d’eau consommés (1).

 

On peut aussi calculer la concentration qui conduirait à la limite d'irradiation recommandée par l'OMS pour une contamination à l'uranium naturel. Cette limite est de 0,1 mSv, par an, soit le trentième de l’irradiation naturelle(4). Cette dose serait obtenue par l’ingestion de 730 litres d’eau par an (2 litres par jour) ayant une concentration de 0,13 mg/l, près de 10 fois supérieure à celle correspondant à la toxicité rénale. C’est pourquoi c’est cette dernière qui a été retenue par l’OMS,  montrant clairement que l’uranium est principalement un poison chimique, dont les effets sont assez semblables à ceux de l’arsenic

 


L’uranium dans l’environnement

L’uranium naturel est omniprésent dans notre environnement. Dans les sols, en moyenne on le trouve à une concentration de 3 à 4 partie par million (ppm)(5). Ainsi, par exemple, un jardin de 1000 m2 contient environ, sur un mètre d'épaisseur,  10 kg d’uranium. Ces concentrations varient énormément et peuvent atteindre 80 ppm dans certains schistes et 350 ppm(6) (350 mg/kg, correspondant à 8750 Bq) dans les phosphates.

Dans l’eau douce la concentration est souvent de l’ordre du microgramme/l, mais elle peut atteindre, dans des cas exceptionnels, la dizaine de milligramme par litre. Dans l’eau de mer la concentration d’uranium atteint 3,3 microgrammes par litre : un km3 contient donc 3,3 tonnes d’uranium. On estime que l’océan contient 4 milliards de tonnes d’uranium qui se renouvelle au rythme de 20000 tonnes par an grâce à l’apport des cours d’eau. Le Rhône en rejette chaque année environ 300 tonnes à la mer. Ces chiffres permettent de relativiser l’importance du rejet de 70 kg d’uranium au Tricastin : un dixième du flux naturel quotidien dans le Rhône.

Dans les cendres d’une centrale à charbon d’une puissance de 1000  MW, qui consomme plus de 4 millions de tonnes de charbon par an on trouve 5 tonnes d’uranium (et 13 tonnes de thorium).

Enfin nous abritons en nous  une centaine de micro-grammes d’uranium, pouvant même dépasser plusieurs centaines selon notre alimentation.

 

Les conséquences sanitaires de la fuite du Tricastin.

 

 

Lors de l’incident du Tricastin 30 tonnes d’une solution contenant environ 70 kilos d’uranium ont été relâchées. La concentration d’uranium dans la solution était donc de l’ordre de 2 grammes par litre. Selon l’ASN, après le débordement les concentrations observées étaient de l’ordre de 100 fois la norme de l’OMS, soit environ 1,5 mg/l. Ceci correspond à une dilution rapide par un facteur environ 100. Autrement dit,  pour atteindre la dose annuelle (7) un individu aurait dû boire une dizaine de litres de cette eau. Et il aurait eu peu de temps pour ce faire puisque, toujours selon l’ASN, la concentration est revenue à la normale en quelques jours. L’IRSN n’a observé aucune augmentation significative de la concentration  d’uranium dans les poissons (environ 10 microgrammes/kg).

 

Conclusions

 

En conclusion, sur le plan sanitaire et environnemental la fuite du Tricastin est une pollution chimique, beaucoup moins grave que le déversement d’une cuve de fioul dans un cours d’eau. C’est pourtant la radioactivité qui a été mise en avant par les médias(le fait que la dose limite d’ingestion quotidienne corresponde à la toxicité chimique n’a jamais été souligné).

Manifestement, l’uranium fait peur alors que c’est un élément omniprésent  dans le sol, dans l’eau et dans notre propre corps.  La radioactivité fait peur à de nombreux compatriotes à qui on n’a pas suffisamment expliqué que nous sommes plongés dans une radioactivité naturelle, que nous sommes nous même des sources radioactives (7000 becquerels pour un individu de 70 kg), mais que personne n’a jamais mis en évidence le moindre effet nocif de cette radioactivité naturelle ambiante. Là comme ailleurs, tout est question de dose et de débit de dose.

Rappelons, d'ailleurs, que la dose guide fixée par l'OMS pour la concentration d'uranium dans l'eau est très prudente et ne peut s'appliquer à des situations exceptionnelles. Alors arrêtons de semer une peur qui empêche de raisonner calmement sur la question du nucléaire.

Comme il devenait évident que les effets sanitaires de cet incident resteraient minimes, c'est    la gestion de l’incident qui a été critiquée  par les antinucléaires, jusqu'à mettre en cause, sans vergogne(8) la crédibilité de l’ASN et  de l’IRSN   et  à agiter le spectre d’un Tchernobyl français. 

Il est vrai que l’incident du Tricastin est consécutif à une erreur humaine ou organisationnelle. Il faut en tirer les enseignements. C’est bien ce qu’AREVA semble faire. Par contre, en général, il est illusoire de penser que les erreurs humaines et (ou) les défaillances matérielles puissent être complètement éliminées. Les politiques de sûreté ont, certes, pour objet de limiter la probabilité de tels dysfonctionnement, mais, surtout, de faire en sorte qu’un tel dysfonctionnement ou même plusieurs simultanés, ne puissent conduire à une catastrophe : c’est ce qu’on appelle la défense en profondeur.

La transparence démontrée par les opérateurs et les autorités a été exemplaire, en tous cas bien meilleure que celle qu’on observe dans d’autres secteurs économiques, industriels ou de services.  Les réactions outrancières et partisanes provoquées par cette pratique de la transparence ne laissent pas de poser de sérieuses questions. Une transparence qui, loin d’éclairer le public, est l’occasion d’un festival d’arguments mensongers et de mauvaise foi, une occasion de répandre des peurs fantasmatiques par des organisations dont la seule raison d’être est de supprimer le nucléaire quelles que soient les améliorations qu’on puisse lui apporter. Ce faisant les organisations antinucléaires dévaluent la pratique de la transparence, empêchent que les questions de la sûret&eacut; et des déchets nucléaires soient abordés avec calme et pondération, et par là elles compromettent la possibilité de trouver des solutions optimales à ces questions.

 

 

 


        (1)  Comme d’habitude, les travailleurs sont soumis à des doses beaucoup plus importantes que                     le public en général. Les métallurgistes de l’uranium  ont payé un lourd tribu à la naissance de                 l’industrie nucléaire et c’est leur malheureuse expérience qui a permis de définir, dès 1950, la                 dose létale d’uranium naturel(2) : 2 mg/kg soit environ 140 mg pour un travailler. Dans                         ce cas le décès est dû à une intoxication rénale aiguë. Pour la même incorporation et en                             supposant une période biologique(3) de l’uranium d’un an on calcule que la dose de                                 radiations reçue serait de l’ordre de 40 mSv, soit une augmentation maximum de la probabilité                 de cancer de 2 pour mille. (voir Barillet : La Sécurité dans les laboratoires et les           nbsp;                                 fabriques de produits chimiques minéraux, fasc.5 1950 Tiré à part de l’Industrie Chimique).

 

(2)   Par ingestion concentrée dans le temps. La dose létale est plus élevée si l’ingestion a lieu sur une période longue.

(3)   Durée moyenne de présence de l’uranium dans le corps avant son excrétion, essentiellement par voie urinaire

(4)   Les plus récentes études montrent qu’une telle augmentation de la dose reçue naturellement n’a aucun effet négatif.

(5)   IRSN : http://net-science.irsn.org/net-science/liblocal/docs/docs_DEI/fiches_RN/Uranium_Unat_v1.pdf

(6)   350 mg/kg, correspondant à 8750 Bq. L’activité d’un gramme d’uranium naturel vaut 25000 Becquerels (Bq)dont 48,9% pour l'U238, 48,9% pour l'U234 et 2,2% pour l'U235

(7)     Nous l’avons dit, pour des expositions limitées dans le temps le concept de dose limite moyenne ne s’applique pas. Citons le rapport de l’OMS Guidelines for Drinking-water Quality:As TDIs are regarded as representing a tolerable intake for a lifetime, they are not so precise that they annot be exceeded for short periods of time. Short-term exposure to levels exceeding the TDI is not a cause for concern, provided the individual’s intake averaged over longer periods of time does not appreciably exceed the level set.

(8)     Quelle est la leur ? Leurs grands « experts », pourtant présents sur place ont-ils sonné l’alarme avant les autorités compétentes ? Ne serait-il d’ailleurs pas temps qu’une autorité scientifique reconnue, éventuellement internationale comme l’Académie Européenne des Sciences, évalue les compétences réelles de ces experts auto-proclamés ?

 

 




Le collectif "Sauvons le climat " fondé en mai 2004, association loi 1901 depuis Décembre 2005, a pour ambition d’informer nos concitoyens, de manière indépendante de tout groupe de pression ou parti politique, sur les problèmes relatifs au réchauffement climatique et sur les solutions proposées pour le ralentir. Il est doté d’un comité scientifique, présidé par Michel Petit, ancien responsable du groupe français d’experts au GIEC. Son manifeste a  été signé par plusieurs milliers de personnes.
La signature du manifeste et les adhésions sont possibles sur le site "
http://www.sauvonsleclimat.org ".

 
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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 00:15

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L’historien Roger Martelli propose une nouvelle construction politique rassemblant toute la gauche critique pour disputer l’hégémonie au Parti socialiste.

Début d’été studieux pour les communistes. À moins de six mois de leur 34e Congrès, l’heure est aux premières « contributions », ces textes où les militants expriment leur propre vision avant l’élaboration d’une « base commune » soumise au débat de tous. Après la contribution de Marie-George Buffet et celle d’André Gerin, Roger Martelli, historien et membre du comité exécutif national du PCF, développe une opinion partagée par le collectif des communistes unitaires dont il est l’un des animateurs. « J’ai joué le jeu, précise-t-il, je m’exprime dans cette contribution à titre personnel. »

Les communistes doivent trancher une question qui aura des conséquences telles que le congrès ne peut se dérouler selon les normes habituelles, énonce d’emblée Roger Martelli. En effet, « les conditions d’un choix communiste pleinement maîtrisé ne sont pas réunies . De fait, aucune option sur l’avenir du PCF n’est en état de recueillir une majorité significative », analyse-t-il. Alors, un congrès pour ne rien décider ? Au contraire, selon le scénario proposé dans sa contribution, dans une première phase, les communistes devront dire s’ils estiment que la crise qui frappe le PCF est « conjoncturelle » et s’il suffit de procéder à des réformes tout en conservant le cadre existant. Ou s’ils considèrent que la crise actuelle est de nature structurelle et s’il faut s’atteler à une autre construction politique. Dans ce cas, devrait s’ouvrir une nouvelle étape du débat, qui prendra obligatoirement plusieurs mois. Il s’agira de reconsidérer l’ensemble de l’édifice, « de faire le tri entre ce qui n’a plus de raison d’être et ce qui peut rester, et réinsérer les acquis dans une forme nouvelle ». Mais il ne faut pas brûler les étapes, le congrès de décembre devrait être consacré à l’évaluation, au diagnostic et au choix du remède : « adaptation » ou « transformation ».

Roger Martelli est un partisan résolu d’une rupture franche. « Si nous n’allons pas jusque-là, nous explique-t-il, l’expérience montre que ce qui l’emporte, c’est l’immobilité, l’asphyxie et de fait ce sera la liquidation de cette tradition originale qui a été celle du communisme politique en France au XXe siècle. » La contribution préconise une « véritable révolution interne qui fasse passer d’une ère à une autre, d’une forme à une autre ». Au terme de ce changement, le Parti communiste autonome aura cessé d’exister : « Le communisme devrait continuer à vivre mais pas sous la forme de l’actuel PCF », écrit Roger Martelli. « Trop d’occasions manquées de rénover le Parti communiste ont affaibli, épuisé la partie de la gauche la plus critique et conduit au déséquilibre dans le rapport de forces avec le Parti socialiste », explique-t-il. La gauche de transformation sociale est enserrée. dans une « double tenaille » avec d’un côté un Parti socialiste hégémonique « qui va continuer à se recentrer », et de l’autre une extrême gauche qui confond radicalité et refus solitaire et « écarte toute logique de rassemblement à gauche ». Cette configuration pourrait théoriquement ouvrir un espace au PCF, dont l’originalité a toujours été « le mariage de la critique radicale et de l’implication créatrice dans la société et les institutions », mais, pour Roger Martel, il n’en sera rien. Le PCF est désormais faible pour desserrer seul l’étau de la tenaille. Pour y parvenir, il faut créer un pôle critique de gauche à vocation majoritaire.

Quelles formations peuvent faire partie de cette nouvelle construction ? Roger Martel estime que les forces existent pour mener ce combat avec les communistes ; elles vont de la gauche du Parti socialiste à l’extrême gauche, incluant des écologistes et des républicains progressistes. Les succès de la gauche allemande (Die Linke), née de la rencontre entre le PDS, de tradition communiste est-allemande, et un courant animé par des syndicalistes en majorité de l’Ouest contestant l’orientation libérale de la direction du SPD, suscitent l’intérêt. « C’est dans cette direction qu’il faut aller », résume Roger Martelli.

Roger Martelli veut calmer les inquiétudes sur le risque de dissolution de l’originalité communiste au sein d’une structure composite. « Pour moi, dit-il, rien n’est pire que ce qui est arrivé au Parti communiste. » « On agite le spectre de la liquidation, mais je constate que le processus dans lequel notre parti est engagé, c’est la liquidation. Je suis prêt à examiner toutes les hypothèses, dès lors que nous aurons pris la décision d’une rupture, sans laquelle nous disparaîtrons. »

 

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