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13 juin 2020 6 13 /06 /juin /2020 13:31

           REFUS DE DÉBATTRE …

                              REFUS DE DÉMOCRATIE !

 

Le COVID 19 a pour conséquence de changer la façon de mener la campagne de second tour des municipales 2020. Impossible de tenir des réunions publiques, difficultés de tracter sur les marchés, d'organiser des réunions d'appartements.

UN CONFINEMENT QUI A VU LE MAIRE EN CAMPAGNE ÉLECTORALE

Nous avons tous remarqués que pendant le confinement Mr Chapelet a continué la campagne électorale, profitant de son rôle de Maire et en mettant de côté son opposition.

Chaque jour nous avons eu droit à son show internet. Et nous avons pu lire sur Midi Libre de nombreux articles portant sur l'activité de la municipalité. (Bilan, travaux en cours, projets futurs etc…)

Nous avons vu fleurir des panneaux de remerciements aux soignants, et Mr le maire offrir du muguet via les fleuristes bagnolais aux mêmes soignants. Il faudra penser Mr Chapelet à réintégrer ces dépenses dans vos comptes de campagne.

LA PRESSE LOCALE VECTEUR DE DÉMOCRATIE !

Dans ce contexte si particulier, la presse locale peut jouer un rôle essentiel et être un vecteur de la démocratie. C'est ce que font Midi Libre et France 3 en proposant d'organiser des débats réunissant les trois candidats restants en lice. Et nous nous en réjouissons.

Mais voila faut il encore que les protagonistes l'acceptent.

Mr Chapelet Maire sortant se défile et refuse de participer.

Pas confiance en son bilan ? Peur des questions embarrassantes ? Peur de la remise en cause de sa gestion de l'épidémie ? Mépris de ses concurrents certainement.

Avec Thierry VINCENT notre tête de liste, fiers de notre programme réalisable, élaboré par des citoyens nous répondrons présents pour tous débats.

La pandémie nous a démontré que nous ne pouvons plus continuer comme avant, un monde nouveau est à construire.

 

Le 28 juin 2020

VOTEZ ALLIANCE CITOYENNE

 

Pour vivre ensemble, décidons ensemble !

 

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5 juin 2020 5 05 /06 /juin /2020 09:56

Nous sortons de la séquence du premier tour des municipales.

 

A Bagnols sur Cèze, les communistes engagés dans la liste « Alliance citoyenne » conduite par Thierry Vincent, ont œuvré à l’union des listes Convergence Citoyenne et Alliance Citoyenne pour le deuxième tour.

 

Malheureusement la campagne du premier tour a laissé des blessures profondes, des positionnements ambigus et une mauvaise volonté affichée de certains ont empêché une fusion.

 

Le temps est venu pour tous les progressistes de notre ville de dépasser les divergences, de regarder vers l'avenir pour qu'un vent nouveau souffle sur notre ville et sur l'Agglomération du Gard rhodanien.

 

Les communistes bagnolais apporterons tout leur soutien pour le second tour à la liste « Alliance Citoyenne » conduite par Thierry VINCENT et nous appelons l’électorat de Gauche à voter pour cette équipe.

 

A l’issue de cette séquence dans l’agglomération du Gard Rhodanien les communistes restent mobilisés pour lutter contre les difficultés qui sont déjà là et celles qui vont arriver avec la crise économique et sociale post-covid.

 

A Bagnols sur Cèze, comme dans le reste de l’agglomération, il faudra mettre en échec la politique menée localement par « En Marche » comme la politique nationale du président Macron et de son gouvernement.

 

Plus que jamais le renforcement de la Gauche est une urgence. Comme nous l’avons fait dans un passé récent, nous voulons contribuer à cette perspective.

 

Parti Communiste Français Section du Gard rhodanien.

Bagnols sur Cèze le 5 juin 2020

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5 juin 2020 5 05 /06 /juin /2020 08:15

Une situation inédite se présente à l’agglomération du Gard Rhodanien. Alors que la séquence des élections municipales n’est pas encore terminée, les nouveaux élus (à l’issue du premier tour) vont siéger avec les bagnolais et les spiripontains sortis des urnes en 2014. Au delà du cocasse du contexte la tragédie du covid entraîne de nouvelles difficultés à notre bassin de vie et ne va pas arranger la situation de la collectivité.

 

Il convient que les nouveaux élus puissent voter en connaissance de cause avant d’approuver le budget.

Rien n’a été éclairci sur la situation financière de l’agglomération. Nous avons demandé en septembre dernier la publication de documents afin de prouver les dires du président de l’agglomération qui s’est bien gardé de faire connaître ces preuves.

L’affaire du dossier « Scène Campagne Cornillon » et notamment de l’association Interface n’a pas été non plus élucidée.

 

Autre dossier litigieux le tourisme : alors que l’on vote au conseil du 8 juin une subvention de

fonctionnement à l’association de l’office du tourisme, on n’a toujours pas eu non plus d’éclaircissements sur la gestion du tourisme en Gard Rhodanien (deux directrices qui ont quitté les offices du tourisme depuis peu, une association dans la tourmente, une opacité sur les activités de ce secteur dans lequel on n’a pas eu non plus les éclaircissements demandés depuis des mois). Au moment où planent des doutes sur la période des vacances estivales, nous n’avions pas besoin de ces difficultés.

 

Dernier point au moment où la crise économique touche les entreprises, les incertitudes sont toujours là sur la taxe transport. On se souvient qu’elle avait soulevé un mécontentement auprès du patronat local qui estimait que la mise en place de la navette de Bagnols sur Cèze ne répondait pas aux besoins de transport dans l’agglomération. Devant la colère des entrepreneurs l’agglomération qui n’est pas à une reculade près (Scène Campagne, recyclerie) disait vouloir rembourser les sommes perçues mais à notre connaissance rien de concret n’est arrivé jusque-là.

 

Voilà quelques incertitudes qui planent sur la collectivité du Gard Rhodanien, les nouveaux élus qui découvrent la situation ont besoin d’en être informés avant d’approuver ou non le vote du budget. Nous leur conseillons aussi de lire ou relire notre enquête sur les finances de l’agglomération. Les anciens élus qui retrouvent le même siège au sein de la communauté ne pourront sans doute ne pas reprendre un nouveau mandat avec autant d’incertitudes, de doutes et d’obscurité sur la gestion de notre territoire qui mérite, encore plus dans le contexte actuel une nouvelle gouvernance.

 

http://www.pcfgardrhodanien.com/2019/08/voyage-au-coeur-d-une-intercommunalite-l-agglomeration-du-gard-rhodanien.html

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26 mai 2020 2 26 /05 /mai /2020 12:59

 Ce 27 mai, journée nationale de la Résistance, célèbre la création du Conseil National de la Résistance. Né en 1943, en pleine guerre, il réunit huit mouvements de Résistance, six partis politiques et deux centrales syndicales.

Cette journée rend hommage, aussi, à toutes celles et ceux qui ont combattu et à celles et ceux morts durant cette guerre. Dans la froideur des chiffres, entre 50 à 70 millions de personnes sont mortes, soit plus de 2% de la population mondiale, selon l'estimation la plus répandue.

 

 Plateau des Glières

Le paroxysme de la barbarie est atteint quand tuer l'ennemi ne suffit plus. Il faut l'exterminer, le rayer de la carte, au nom d'une insupportable théorie de la race supérieure et de la préférence nationale. Dans les camps de la mort du régime nazi, l'horreur se répand sans limites, au service d'une obsession démente : l'anéantissement des juifs d'Europe.

La haine de l'autre, le refus de la différence nourrissent une bête immonde jamais rassasiée. Parce qu'ils sont juifs, tziganes, communistes, syndicalistes, socialistes, résistants, homosexuels ou handicapés, des hommes, des femmes, des enfants font figure de parasites à éliminer.

C'est face à cette idéologie délirante qu'une certaine France va se lever.

Une France courageuse et déterminée, qui dit « non » à l'envahisseur et « oui » à la Liberté. Le 18 juin 1940, alors qu’une partie de notre pays est occupée par les Allemands, le Général de Gaulle lance depuis la BBC son appel à la Résistance.

La veille, à Gradignan, Charles Tillon, membre de la direction du PCF, lançait lui aussi son appel au « peuple des usines, des champs, des magasins, des bureaux, les commerçants, les artisans, les intellectuels, les soldats, les marins, les aviateurs encore sous les armes à s'unir dans l'action ».

La Résistance, née du plus profond des peuples, joua un rôle déterminant dans maints pays occupés, des montagnes de la Yougoslavie aux maquis du Limousin. C’est à eux qu’il nous faut penser aujourd’hui. Levés pour refuser l’inacceptable, ils combattirent le fascisme au péril de leur vie, de celle de leurs proches.

Gaullistes, militaires et hommes blessés de voir la nation abaissée, vendue aux ambitions d’idéologues lointains ;

Hommes de foi qui ne pouvaient supporter le traitement infligé à des hommes, des femmes, fils et filles de Dieu selon leurs conceptions ;

Communistes, antifascistes résolus qui avaient refusé le putsch de Franco ou la capitulation de Munich, déterminés à défendre la classe ouvrière et le bonheur commun.

De nombreux jeunes, hommes et femmes, de toutes confessions, politiques, religieuses ou syndicales, se mobilisent, prêts à en découdre, les armes à la main.

Parmi eux, des combattants d'origine étrangère, recrutés au sein des FTP MOI comme le poète arménien Missak Manouchian, prêts à sacrifier leur vie pour leur pays d'accueil, au nom d'un idéal partagé, celui de la liberté et de la République. Avec ses camarades, ils sont fusillés le 21 février 1944

Ils sont l’orgueil de notre peuple qui ne plie pas devant l’abominable.

 

Dans cette Histoire les bagnolais ont écrit leur page. Plusieurs résistants communistes bagnolais en ont payé le prix fort André Sautel, Louis Thomas, Joseph Alabart-Pascual disparus en déportation ou le sympathisant d’un réseau d’obédience communiste Damian Ruiz qui reviendra des camps de la mort, ce sont des noms que nos contemporains ne doivent pas ignorer.

Ce 27 mai 2020, nous voulons célébrer la naissance du Conseil National de la Résistance et l’incroyable défi que se sont fixés des hommes et des femmes d’imaginer la France dans laquelle ils rêvaient de vivre pour restaurer la République des Lumières.

 

Deux ans après, dans une France en ruine, un gouvernement réunissant des ministres gaullistes, de la SFIO et du PCF, reconstruisent le pays en faisant le choix de mettre en œuvre des avancées sociales, économiques et politiques majeures, complétant les conquêtes, quelques années plus tôt, du Front populaire : les femmes votent pour la première fois le 29 août 1945, la Sécurité sociale est inventée et mise en place, tout comme notre système de retraite par répartition, le gouvernement nationalise les Houillères, Renault, les banques de dépôt et la Banque de France, l’électricité et le rail. Le droit à l'éducation et à la culture pour tous est instauré.

Cette actualité de la Résistance est tellement vivante aujourd’hui. A l’heure où tout le monde s’interroge sur les moyens de reconstruire nos pays, mis à l’arrêt par la pandémie.

 

Car cette pandémie que nous continuons d’affronter, dans toute sa brutalité, met-elle aussi au cœur du débat le choix de société dans lequel nous voulons vivre, en portant l’exigence de traiter en profondeur les racines du mal.

Elle révèle au grand jour les conséquences de ce modèle économique sur nos vies ; un modèle dédié à la finance qui a misé sur la course au profit, l’exploitation des êtres humains, des ressources naturelles, choisissant d’affaiblir le rôle des États et de ses services publics.

Une délégation du Parti Communiste Français,

section du Gard Rhodanien procédera à un dépôt de gerbe au monument aux morts le Mercredi 27 mai 2020 à 18 heures

 

 

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21 novembre 2019 4 21 /11 /novembre /2019 09:24

Analyse des comptes de gestion de la commune de Bagnols-sur-Cèze

Il y a quelques semaines nous avons publié notre analyse sur les finances de l’agglomération du Gard Rhodanien. Vous n’avez pas aimé le feuilleton « le voyage au cœur d’une intercommunalité : le Gard Rhodanien » alors vous n’allez pas apprécier non plus comment sont gérées les finances de la commune de Bagnols sur Cèze.

Au niveau méthodologique nous avons travaillé comme pour notre travail d’étude des finances de l’agglomération en nous appuyant sur des documents officiels.

Ce samedi 23 novembre 2019 le débat d’orientation budgétaire doit se tenir au conseil municipal de Bagnols sur Cèze et au point n°2 le débat d’orientations budgétaires (DOB) pour 2020.

En cette fin de mandat et à quelques mois des municipales du mois de mars prochain, il est grand temps de faire un bilan de la gestion de l’équipe municipale sortante pour la période 2014-2018, ne pouvant pour l’instant accéder aux comptes de l’année 2019 pas encore terminée.

Nous avons pris soin de faire retour sur le rapport de la Chambre Régionale des Comptes qui avait analysé le mandat 2008-2014 de l’actuelle majorité pour voir si l’équipe Rey-Chapelet a tenu compte des précédentes remarques. Sans surprise, nous verrons à travers sept points que la municipalité bagnolaise n’est pas un bon élève.

Dans notre étude sur l’agglomération nous avions vu que la collectivité a des problèmes financiers qui sont démontrés par des retards de paiements, un recours à une ligne de trésorerie, un recours à l’emprunt, des recettes rattachées surévaluées en fin d’exercice. On ne sera pas surpris de voir que la commune de Bagnols procède de la même façon. Nous avons fait quelques autres découvertes que nous détaillerons ci-dessous.

Analyse des comptes de gestion de la commune de Bagnols-sur-Cèze

Années 2014 à 2018

1) Les retards de paiements :

La lecture des balances successives montre que les restes à payer en fin d’exercice sont importants et le ratio des jours de retard régulier hormis un pic extraordinaire en 2015 premier exercice complet de la municipalité actuelle. Il semble donc que la première année de gestion municipale fut particulièrement difficile pour la nouvelle équipe. Cependant, les années qui ont suivies n’ont pas vraiment amélioré la situation car il s’avère que les délais de paiement sont constamment au-delà de la limite règlementaire de 30 jours :

Années

TOTAL des mandats

TOTAL des paiements

TOTAL des Restes à Payer

RATIO JOURS DE RETARD

Intérêts moratoires versés

2014

19 050 169,57

16 036 312,10

3 013 857,47

56,95

1 572,36

2015

11 904 339,50

8 479 056,47

3 425 283,03

103,58

59,39

2016

11 550 009,76

9 895 901,21

1 654 108,55

51,56

3 061,82

2017

12 646 538,93

10 834 972,13

1 811 566,80

51,57

367,40

2018

14 596 384,03

12 087 938,79

2 508 445,24

61,87

437,31

 

 

 

 

 

5 498,28 €

De plus, la commune a été contrainte de verser des intérêts moratoires aux seules entreprises qui en avaient fait la demande. Effectivement, la loi impose à la commune de calculer et payer les intérêts moratoires aux entreprises lorsqu’elle les paye en retard. A Bagnols, la commune ne respecte pas cette règle, car le montant de ces intérêts aurait été exorbitant au regard des retards accumulés !

Ci-dessous un graphique qui illustre l’évolution des restes à payer en volume :

La même évolution en termes de ratio de jours de retard :

                                                                      

Où l’on peut constater le parallélisme des courbes mais aussi une remontée non négligeable du nombre de jours de retard à la fin de 2018 qui indique de nouvelles difficultés financières.

En 2015, la Chambre régionale des Comptes écrivait ceci sur la Commune de Bagnols-sur-Cèze :

« Le délai global de paiement (DGP) est nettement supérieur au délai réglementaire. En effet, il atteint jusqu’à 50,88 jours pour l’année 2012. En comparaison, le délai global de paiement de l’ensemble des catégories de collectivités locales et d’établissements publics locaux confondues était de 27 jours fin décembre 2012. Le délai global de paiement réglementaire s’avère à nouveau être dépassé en 2014 (situation arrêtée à fin octobre 2014). »

Nous pouvons voir que dans ce domaine il n’y a eu aucune amélioration notable !

 

           2) Les lignes de trésorerie :

Destinée en théorie à suppléer une rentrée financière qui arrivera après l’exécution d’une dépense (Subvention par exemple) il semble qu’à Bagnols elle ait une utilisation différente. Ci-dessous, un récapitulatif des souscriptions des lignes de trésorerie de 2014 à 2018 :

C/51931 LIGNE DE TRESORERIE

ANNÉE

souscrit

remboursé

C/6615 intérêts

2014

1 000 000,00

0,00

20 147,98

2015

0,00

200 000,00

17 204,83

2016

0,00

800 000,00

7 146,66

2017

300 000,00

300 000,00

163,33

2018

2 800 000,00

2 000 000,00

4 065,34

TOTAUX

4 100 000,00 €

3 300 000,00 €

48 728,14 €

Sur cette période plus de 4 millions d’euros ont été utilisés et le solde de la dette était de 800 000 € fin 2018. Cependant, comme nous l’avons vu plus haut, cet argent n’a pas suffi à améliorer les délais de paiement.

Les intérêts payés pour ces lignes de trésorerie sont de près de 50 000 €.

La part par exercice de ces crédits à court terme est ainsi :

Où clairement, la plus grosse part a été souscrite en 2018 où les délais de paiement augmentent !

Déjà en 2015, la CRC faisait l’observation suivante : « Pour pallier ses difficultés de trésorerie, la commune a eu recours à une ligne de trésorerie dont l’ouverture a été consentie pour un montant compris sur la période entre 1 M€ et 1,5 M€ auprès de Dexia puis de la Caisse d’Épargne. La dernière souscription a été décidée à l’automne 2014 pour un montant de 1 M€ en ayant pour organisme prêteur la Caisse d’Épargne Languedoc-Roussillon. »

Peut-on considérer que la situation s’est améliorée ?! La réponse est sans hésitation : « non ».

               3) Les Emprunts

 

 Il est à noter que durant cette période la commune a emprunté 4,1 millions d’euros et que le remboursement des intérêts de la dette s’élève ainsi :

C/6611 INTERETS DES EMPRUNTS

ANNÉE

PEC

2014

1 180 177,85

2015

1 259 324,84

2016

1 124 619,79

2017

1 037 687,55

2018

935 609,44

TOTAL

5 537 419,47 €

La corrélation du montant des sommes empruntées avec les lignes de trésorerie est troublante. Espérons que les emprunts souscrits n’auront pas servi à rembourser ces avances de trésorerie !

                      4) Les indemnités des élus :

Le montant des indemnités versées aux élu(e)s durant cette période s’établissent ainsi :

C/653 ÉLUS

ANNÉE

PAYES

2014

236 586,60

2015

221 212,63

2016

231 596,87

2017

230 214,90

2018

239 811,87

TOTAL

1 159 422,87 €

Il n’y a aucune démagogie chez nous et les indemnités versées aux élus sont, en général justifiées. Nous remarquerons toutefois dans le cas présent que le maire Jean-Christian Rey a démissionné fin août 2017 en argumentant sur le fait qu’il n’avait pas la disponibilité nécessaire pour des raisons personnelles et professionnelles. Tout le monde savait en ville que l’édile n’occupait que très peu son fauteuil de maire et ce, depuis de longs mois. On pourra dans ce contexte s’interroger sur le fait qu’une personne qui a reconnu ne pas avoir travaillé suffisamment au point d’arriver à démissionner encaisse malgré tout, les indemnités d’élus.

                        5) Les dépenses de relations publiques :

Les dépenses de la commune en termes de relations publiques sont celles-ci de 2014 à 2018 :

C/623 RELATIONS PUBLIQUES

ANNÉE

PAYES

 

2014

326 149,32

 

2015

308 667,32

 

2016

322 768,68

 

2017

312 769,22

 

2018

469 206,03

 

TOTAL

1 739 560,57 €

 

 

Le graphique ci-dessous indique une forte augmentation sur la dernière année (2018) :

En effet, ces dépenses augmentent de 50 % par rapport aux années précédentes ! Besoin de communiquer pour masquer les avatars de leur gestion ou anticipation de la future campagne électorale ? En attendant, ces dépenses de « com » augmentent au moment où Jean-Yves Chapelet prend le fauteuil de maire !

En 2015, le rapport de la chambre régionale des comptes formulait ce conseil : « La chambre invite la collectivité à mesurer l’impact de sa politique de communication auprès de ses divers publics et à poursuivre ses efforts de réduction de dépenses. »

Force est de constater que nos élus ont été sourds à cette recommandation !

                    6) Les charges et produits rattachés 

Cette procédure comptable visant à rendre les comptes de la commune le plus sincère possible est malheureusement faillible. En effet, la réglementation n’impose pas de justifier précisément à quoi se rapportent ces dépenses et ces recettes. Aussi, la tentation est forte pour l’exécutif de « gonfler » les recettes afin d’équilibrer les comptes.

Pour détecter une éventuelle exagération des ressources il faut comparer d’une année sur l’autre les opérations comptables concernées.

Pour Bagnols entre 2014 et 2018 les chiffres sont ceux-ci :

ANNÉES CHARGES RATTACHES PRODUITS RATTACHES DIFFÉRENTIEL
2014 474 811,77 € 894 762,84 € 419 951,07 €
2015 564 923,04 € 882 381,88 € 317 458,84 €
2016 518 421,25 € 584 756,64 € 66 335,39 €
2017 380 307,14 € 887 064,55 € 506 757,41 €
2018 221 206,78 € 863 401,32 € 642 194,54 €

 

On remarque que systématiquement les produits rattachés sont supérieurs aux charges ce qui permet au final un meilleur résultat comptable.

Ce qui est prépondérant c’est qu’à Bagnols cette pratique semble de plus en plus exagérée d’année en année comme le démontre le graphique suivant :

Il convient donc de reconnaître que ces produits rattachés participent largement à obtenir des résultats comptables positifs !

Pour en revenir au rapport de la CRC de 2015, celui-ci préconisait : « …la collectivité devrait néanmoins améliorer ses opérations de rattachement afin de veiller au bon respect du principe d’indépendance des exercices. »

Il semble là aussi que les dirigeants de la commune n’ont pas bien compris cette remarque !

7) Les budgets Eau et Assainissement :

Les résultats de ces budgets dont on sait qu’ils seront transférés à l’agglomération du Gard Rhodanien au 1er janvier 2020 conformément à la loi « NOTRé » sont plutôt aléatoires :

En rouge, sont notés les différents déficits par section et en globalité. Nous pouvons remarquer que les résultats des deux dernières années sont plutôt décevants.

Pour essayer de comprendre, nous avons analysé l’évolution des recettes qui proviennent des délégataires de ces services publics que sont Véolia et la Saur :

Nous constatons que globalement les recettes des deux dernières années sont en nette diminution. Le graphique suivant nous le montre :

La question que nous devons nous poser est celle-ci : Quelles sont les raisons pour lesquelles les titulaires de ces délégations de service public reversent beaucoup moins d’argent aujourd’hui ?

Conclusion :

L’analyse des documents comptables (comptes de gestion 2014 à 2018) ne permettent pas de voir des opérations précises mais laisse bien voir les difficultés générales de la commune.

Notre connaissance du terrain et des dossiers peut ajouter des éléments concrets sur les erreurs ou les actions de la municipalité qui sont peut-être motivées par les difficultés financières.

Prenons l’exemple de la maison du chef de gare à Bagnols. Acquise par la municipalité en 2013, elle est revendue en 2016. Comment comprendre cette décision alors qu’un projet de PEM (Pôle d’échanges multimodal) doit être réalisé sur ce lieu ?

L’hôtel particulier contigu à la mairie, vendu en 2018 est une incohérence si l’on se place dans la configuration d’un plan B du musée envisagé au cas où le projet ne pourrait se faire aux Escanaux.

Nous venons de voir que le transfert du dossier de l’eau à l’agglomération (loi notré) semble un cadeau empoisonné pour les autres communes de la collectivité. Le transfert de la cuisine centrale de Bagnols alors qu’aucune commune n’est demandeuse semble aussi une façon pour la ville de vivre « au crochet » de son agglo.

La gestion publique n’est pas fameuse et quand la municipalité décide de faire appel au privé ce n’est pas mieux. Le lotissement route d’Orsan « domaine de la roquette » projet urbain partenarial (PUP) avec Terre du soleil est un échec. Et que dire du crématorium promis qui n’a pas vu le jour.

Nous n’avons pas les chiffres 2019 mais compte-tenu des dépenses engagées dans la période pré-électorale (place Bourgneuf, routes goudronnées, etc.) on peut s’inquiéter de la situation que trouvera la nouvelle équipe à la fin mars 2020.

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15 octobre 2019 2 15 /10 /octobre /2019 09:56
Déclaration P.C.F Bourgogne-Franche comté

"La provocation des élus RN lors du Conseil Régional du vendredi 11 octobre ne relève pas du combat pour la laïcité. Par cette stigmatisation grossière et ses effets désastreux sur l'image que les enfants pourront garder des instituions de la République, elle ne vise qu'à aiguiser les divisions, entretenir les haines, saper les bases du vivre ensemble pour mieux déployer son idéologie xénophobe.
 
Les règles collectives sont claires : l'absence de signes religieux apparents concerne les agents des services publics dans le cadre de leur fonction, et non l'espace public, où est reconnue la liberté vestimentaire.

La violence de l'incident, son caractère d'agression et d'humiliation, indigne du comportement d'élus, mérite que leurs auteurs soient sanctionnés."
 
 
 
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13 octobre 2019 7 13 /10 /octobre /2019 11:07

C'est  la musique de Pierre Perret "Petite kurde", qui accueillait les citoyennes et citoyens venues témoigner de leurs soutien au peuple kurde, lâchement attaqué par le turc fascisant Erdogan avec la complicité de Trump

L'action de la France et des pays européens pour une réunion d'urgence du conseil de sécurité, si elle est la bienvenue, n'efface pas pour autant les mois d'attentisme et de silence complice alors que la menace de l'invasion turque était connue.

 

Il faut rappeler que les Kurdes et les contingents YPG sont les artisan de la lutte contre l"état islamique. Ils sont les vainqueurs de la bataille de Kobané, ils ont sauvé la vie à des dizaines de milliers de syriens, de KURDES yEZIDIS MARTYRIS2S EN Irak. Les hommes et les femmes kurdes, la population du Rojava constituent un rempart à la barbarie et l'obscurantisme.

Le monde entier leur en est à jamais redevable.

Le conseil de sécurité de l'ONU doit placer les Kurdes, la population du Rojava sous protection international.

Au cours de ce rassemblement, Alain Hanssens pour Amnesty international,

Anne-Marie Brenner pour le mouvement de la paix,

Elian Cellier pour le Parti Communiste

ont pris la parole pour condamner l"agression turque avec la complicité de Trump.

Petite Kurde de Pierre Perret
Petite si tu es kurde, écoute-moi
Il faut partir et quitter ton chez-toi
Moi, j'ai connu ton sort
J'ai tutoyé la mort
On n'a jamais raison contre un soldat.
Ils étaient cent autour de ma maison;
Aux murs, y avait de l'ail et des poivrons

Le vent était si doux
Le ciel était si clair
Et mon père est tombé dans un éclair.
C'était un matin calme de septembre,
Ils ont amené ma mère dans la chambre
Grand-père dans ses mains
Pleurait comme un enfant
Dehors on entendait hurler Maman.
Grand-mère faisait du pain dans la cuisine
Elle s'effondra le nez dans sa farine
Et sur son cœur éclot
La fleur d'un géranium
Dernier hommage qu'elle ait reçu d'un homme.
Grand-père à coups de crosse dans le dos
Implora la pitié de ses bourreaux
J'entendais les soldats
Qui riaient tant et plus
Et Maman sur son lit ne criait plus.
Puis soudain le soleil s'est endeuillé
Les obus éclataient comme des œillets
La mort faisait ripaille
Jusque dans mon jardin
Il n'y poussait plus que des orphelins.
La pluie qui avait cousu tout l'horizon
Faisait fumer les ruines des maisons
Et tout en s'éloignant
Du ciel de Babylone
Je compris que je n'avais plus personne.
N'écoute pas les fous qui nous ont dit
Qu' la liberté est au bout du fusil
Ceux qui ont cru ces bêtises
Sont morts depuis longtemps
Les marchands d'armes ont tous de beaux enfants.
Depuis la nuit des temps c'est pour l'argent
Que l'on envoie mourir des pauvres gens
Les croyants, la patrie
Prétextes et fariboles !
Combien de vies pour un puits de pétrole ?
Petite, si tu es kurde, il faut partir
Les enfants morts ne peuvent plus grandir.
Nous irons en Europe,
Si tel est notre lot
Là-bas ils ne tuent les gens qu'au boulot !
Source : LyricFind
Paroliers : Pierre Perret
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25 septembre 2019 3 25 /09 /septembre /2019 09:45

Lundi 30 septembre à 18 h 30 à la salle des fêtes de Tresques se tient une réunion du Conseil d'agglomération du Gard Rhodanien or cet été notre parti a fait des révélations et nous serons donc attentifs aux échanges qui auront lieu à cette réunion de la collectivité.

Notamment sur le point 24 de l'ordre du jour qui a été déposé par monsieur Gérald Missour Maire de Saint Nazaire et qui dit ceci :

 

Gerald Missour Maire de Saint Nazaire

"Suite à la publication d’un certain nombre d’informations par le PCF Gard Rhodanien, durant l’été, sur les finances de l’agglomération, je demande une mise à l’ordre du jour de ce sujet au prochain conseil d’agglomération du 30 septembre prochain.
 
En effet, cette organisation politique laisse entendre (en argumentant avec documents officiels à l’appui) que notre collectivité serait en difficulté financière et que les éléments comptables qui nous sont présentés seraient insincères.
 
Il convient donc d’éclaircir un certain nombre de points tels que les écritures comptables relatives aux amortissements des études qui ne seraient pas bien passées, savoir quel est le montant des sommes dûes (ou réglées) au Département concernant la taxe de séjour qui n’a pas été réglée à cette collectivité depuis plusieurs années, avoir une explication sur les emprunts concernant la Z.A de Bernon et l’emprunt de la zone de grand passage de Pont Saint Esprit qui n’existe pas à ce jour.
 
De plus, une opération de transparence doit avoir lieu concernant l’utilisation d’une ligne de trésorerie par la Communauté d'Agglomération du Gard Rhôdanien, sur les délais de paiement de notre collectivité, sur les emprunts contractés récemment, sur les recettes (rattachées) présentées dans les documents comptables de fin d’année…
 
Dernier point à préciser, le coût financier pour la collectivité de l’association Interface (dossier Scène Campagne et tourisme) et l’avancée du contentieux de la collectivité avec cette association et son coût. Vous le voyez, les questions et par conséquent les réponses sont légions et nécessitent d'ajouter un point sur l'état des finances de l'agglomération à l'ordre du jour du conseil communautaire du 30 septembre 2019.  Les élus et citoyens de notre territoire doivent avoir les positions de l'exécutif suite à l'actualité estivale. »

 

En attendant cette réunion à laquelle nous invitons les citoyens à y participer en spectateurs, vous trouverez une vidéo de notre camarade Elian Cellier qui explique la situation de la communauté d'agglomération du Gard Rhodanien. 

Plus personne ne pourra dire dans le futur qu'il ne savait pas !

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8 septembre 2019 7 08 /09 /septembre /2019 10:15

Et maintenant qu’allons-nous faire ?

Cette enquête de la section PCF Gard Rhodanien au sein des finances de l’agglomération arrive à son terme. Elle fait suite à nos interpellations de la Préfecture du Gard, de la Chambre Régionale des Comptes, de la direction des finances publiques départementale, du procureur de la République.

Il convenait maintenant que les citoyens aient des éléments pour pouvoir se faire leur opinion.

Pour nous le travail est fait.

Tous les signaux d’alarme sur la situation de cette collectivité ont été tirés.

Personne ne pourra dire : on ne savait pas !

Nous avons demandé qu’un rapport de la CRC (Chambre Régionale des Comptes) soit réalisé et les résultats publiés avant les élections de mars 2020. Cette décision ne nous appartient pas. L’accès à des documents officiels et la compétence d’élus et de militants permettent néanmoins d’avoir un tableau critique de l’agglomération qui, même s’il est moins complet que de possibles conclusions de la CRC font apparaitre de gros problèmes financiers.

Alors maintenant que va-t-il se passer ?

Plusieurs scénarios possibles :

Les institutions que nous avons alertées vont-elles réagir ?

Jean-Christian Rey affirme l’affaire « Interface » fait l’objet d’une enquête de la gendarmerie. Sans nous personne ne connaîtrait ces situations et n’en aurait sans doute jamais entendu parler. Communiquer à nouveau (de notre part) sur ce sujet, peut-il aboutir sur autre chose qu’un silence (poli) ? Il faut l’espérer dans l’intérêt de la démocratie.

Les élus vont-ils réagir ?

Qu’ils soient de l’opposition ou de la majorité dans l’agglomération, qu’ils aient ou pas une délégation, les élus communautaires peuvent-ils supporter une telle situation pour la collectivité dans laquelle ils sont élus ? En tout cas continuer à regarder ailleurs, comme le font certains malgré nos interpellations récurrentes serait une faute grave qui contribuerait à élargir le fossé qu’il y a entre élus et citoyens.

Les élus des différents conseils municipaux et/ou les futurs candidats aux municipales de 2020 dans les communes qui ont un ou plusieurs sièges à l’agglomération, vont-ils tolérer que leurs représentants en poste actuellement maintiennent une telle situation ?

Les citoyens peuvent aussi avoir la solution à la chute de ce feuilleton.

 Attendre une réaction qui peut, malheureusement se relever hypothétique des institutions et/ou des élus pourrait laisser les citoyens légèrement cocus.

Envisager un possible changement de majorité en 2020 serait aussi un pari risqué. Sans doute convient-il que les citoyens ne se contentent pas d’attendre les résultats des municipales en 2020 mais qu’ils s’organisent d’ores et déjà pour faire entendre leur désaccord sur le fonctionnement de l’agglomération du Gard Rhodanien.

La majorité de l’agglomération qui est montrée du doigt a l’impératif de justifier cette situation.

Encore une fois nous n’avons en aucun cas diffamé ou dénigré, nous nous sommes contentés de décrire une situation telle que nous l’avons observé dans les documents officiels que nous avons obtenus.

Nous attendons des justifications sérieuses et nous ne nous contenterons pas d’explications vaseuses.

Dans les mois à venir, l’agglomération va devoir faire face à de nouvelles compétences (eau et assainissements, cuisine centrale de Bagnols), des dépenses supplémentaires (transports, ordures ménagères) et doit s’engager dans des dossiers dont nous souhaitons la réussite (PEM [Pôle d’échanges modaux] de Bagnols sur Cèze et de Pont Saint Esprit, musée, etc…).

En l’état actuel des finances de cette collectivité nous sommes très inquiets du devenir de ces projets, tout comme du simple fonctionnement démocratique de l’agglomération.

Aussi en guise de conclusion nous attirons l’attention des citoyennes et des citoyens sur le fait qu’après les municipales de 2020 ils pourraient voir leur feuille d’impôts flamber…

Dans tous les cas, personne ne pourra dire : on ne savait pas !

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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 23:27

 Y-a-t-il un pilote (et des co-pilotes) dans l’avion ?

Dans ce feuilleton nous avons démontré que l’agglomération du Gard Rhodanien a des problèmes financiers mais aussi des problèmes de gestion : gestion financière mais aussi gestion politique.

Déficit de démocratie, manque de vision pour le territoire, projets avortés sans rapport avec les besoins du secteur, négligence ou désintérêt pour des infrastructures nécessaires au développement (port, train, piscine couverte, etc) et situation financière préoccupante sans parler des erreurs connues (taxe Gémapi délibérée trop tardivement, défaut de paiement de la taxe de séjour au Département, gestion du dossier Interface…).

Une fois que l’on a fait ce constat qui est irréfutable il faut bien trouver des raisons à cette débâcle.

Nous sommes communistes et il ne faudra pas compter sur nous pour tenir un discours démagogique sur les fonctionnaires, les institutions, ni même sur les indemnités des élus. Oui mais là on est devant une situation difficilement défendable. On ne peut pas dresser le tableau que nous avons décrit dans les sept premiers épisodes du feuilleton et ne pas désigner les responsables.

En premier lieu il y a un responsable majeur de par la fonction qu’il occupe c’est le président de l’agglomération.

Comment l’abandon du poste de maire de Bagnols mais un maintien de président de l’agglomération a-t-elle pu être acceptée tant par les élus de cette collectivité que par les citoyens ?

A la fin de l’été 2017 au moment de sa démission, Jean-Christian Rey tient les propos suivants « Ça fait un an qu’on en parle avec Jean-Yves Chapelet (le premier adjoint, à l’époque), mon évolution personnelle et professionnelle font que j’ai moins de temps. J’ai essayé de composer avec Jean-Yves Chapelet, mais ce n’est plus jouable, Bagnols sur Cèze a besoin d’un maire à 200 %, et aujourd’hui je n’ai plus le temps de le faire ». 

C’est lui-même qui fait ce constat depuis 2016 (au moins) il n’a pas le temps de s’occuper de sa ville. Nous ne nous mêlons à aucun moment de la vie personnelle des élus qui ne nous regardent pas mais chacun savait dans le landerneau que Jean-Christian Rey était très souvent absent de Bagnols sur Cèze et du Gard Rhodanien donc de son bureau à l’agglomération.

Il n’y a pas eu de capitaine dans les deux avions qu’étaient la mairie de Bagnols sur Cèze et la communauté du Gard Rhodanien pendant de longs mois. Le problème a été partiellement tranché à Bagnols sur Cèze mais au niveau de l’agglomération on a fait semblant que les choses pouvaient continuer ainsi.

Nous disions précédemment que nous ne contestons pas les indemnités des élus mais, dans le cas présent quand le travail de l’élu n’est pas accompli ou qu’il est survolé alors la question se pose. Les problèmes présents de l’agglomération sont la résultante d’une présidence qui n’a pas exercé sa fonction. Le manque de projet fédérateur et les erreurs de gestion sont en partie dû à la conséquence de cet abandon de poste.

Toutefois il n’est pas possible que les responsabilités reposent sur le seul président. L’ensemble de la majorité de l’agglomération en acceptant cet état de fait porte une responsabilité collective. La question est : pourquoi les élus ont accepté la situation ? Bien sûr il y a des raisons politiques et une forme d’asservissement à une majorité mais ce n’est pas la seule explication.

Les raisons sont autres : si les élus de la majorité acceptent l’immobilisme de l’agglomération c’est qu’ils savent d’abord qu’il n’y a pas beaucoup de marges financières : on ne fait rien ou presque pour ne pas faire exploser les budgets.

La seconde raison est que les élus sont déjà bien occupés par le travail municipal dans leurs communes respectives (les conseillers communautaires sont presque tous maires de leur commune) et qu’ils ne s’investissent pas suffisamment dans le travail de l’agglomération. Là encore, devant l’absence de travail d’une partie des élus qui ont une délégation ou devant une implication moindre, la question des indemnités des élus peut apparaître comme excessive. Ne serait il pas normal d'avoir le bilan d'activité du Président et des Vices Président(e) de façon régulière.

Nous pourrions multiplier les exemples en guise de preuve de cette situation. Comment le dossier « Scène Campagne » a-t-il pu s’enliser si un élu avait fait un travail de fonds ? Idem pour le dossier « Recyclerie » à Laudun. La gestion du dossier tourisme est du même acabit : problèmes de l’association, démissions par deux fois des directrices, oubli du règlement de la taxe de séjour au département, etc.

Y a-t-il un pilote dans l’avion ?

Comment un élu qui a la délégation de la culture peut-il s’engager quand en cours de mandat on lui retire ce secteur et qu’un théâtre récemment rénové est rendu à une commune ?

Un autre exemple ? les gens informés savent qu’une entreprise veut implanter sa logistique dans le Gard Rhodanien et que l’agglomération a tardé à lui faire une réponse malgré l’intervention de plusieurs personnes.

Encore un ? Les infrastructures : en 2014 un rapport important et édifiant est publié sur le port de l’Ardoise, comment se fait-il que l’agglomération ne prenne pas le dossier en main quitte à n’être qu’un facilitateur pour faire avancer le dossier ? Là encore rien sur le port de l’Ardoise jusqu’en 2019 mais ce n’est pas l’agglomération qui s’est mobilisé.

Pour le retour du TER, pas plus de volonté de fédérer les actions entre les différentes communes qui sont sur la rive droite, il faut attendre l’année 2019 pour que l’agglomération commence, à peine à se saisir de cette affaire. Une fois encore, nous ne faisons pas de démagogie et nous ne voulons pas généraliser mais il est évident que, pour toutes ces raisons, il n’y a aucune dynamique au niveau de cette collectivité.

Il faut être à quelques mois des élections pour que certains fassent semblant de prendre les choses en main.

Aujourd’hui les citoyens sont en droit de demander des comptes.

 

Ci-dessous, un récapitulatif du coût de la gouvernance de l'agglomération :

Le montant de la colonne « Indemnités et frais associés » est obtenu par l'addition des comptes budgétaires 6531 à 6535 avec par exemple les chiffres de 2017 :

Le montant des « Frais des élus et cadres » est obtenu par la somme des comptes 6238, 6251, 6256 et 6257 tels que ceux de 2018.

 

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