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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 12:41

Le logement

Constat :

Le logement est un reflet et un générateur de nouvelles inégalités : l'augmentation du logement pénalise en premier les plus modestes.

A la panne de l'ascenseur social se superpose la panne de l'ascenseur résidentiel : pas de possibilité d'améliorer sa condition résidentielle lors d'un changement de logement.

  •  La dépense moyenne engagée par les ménages pour se loger a augmenté de  23% entre 2002 et 2007.
  • 3.5 millions de femmes et d'hommes vivent dans des logements indignes ou sont sans-abris
  • 80% des français estiment qu'il est aujourd'hui difficile de trouver un logement
  • Il y a, fin de l'année dernière, 1 230 136 demandes de logements sociaux sans réponses. La crise du logement touche d'une manière ou d'une autre 10 millions de personnes en France et  se traduit par une hausse des loyers. Le coût du logement, dans le secteur privée, représente pour les familles  les plus modestes jusqu'à 50% du revenu.
  • Seuls 32 communes en 10 ans ont atteint le taux des 20% de logements sociaux sur 931 communes concernées par la loi.
  • 44 % des communes d’Ile-de-France (83 sur 181) ne respectent pas la loi SRU. Parmi les plus hors la loi : Neuilly-sur-Seine avec 3,6% de logements sociaux.
  •   Petit rappel : La loi SRU, votée en 2000, impose aux communes de plus de 3 500 habitants d'atteindre un quota de 20 % de logements sociaux, et prévoit un système de pénalités financières en cas de manquement à cette obligation

Propositions du PCF :

  • Limiter le montant des loyers à 20% du revenu des familles
  • Blocage des loyers
  •  Interdire les expulsions locatives de toute personne et famille en difficulté économique et sociale
  • Réquisitionner les logements vacants
  • Reconnaître le droit au logement comme un droit universel
  • Créer un service public national et décentralisé du logement et de l'habitat
  •  Faire respecter la loi SRU et l'élargir en remontant à 30% en zone de tension et 25% sur le reste du territoire le seuil minimal de logements sociaux.

Énergie / Alimentation

Constat :

  • Depuis 2004, le gaz a augmenté de 60%
  • La précarité énergétique touche 13% des ménages en France. Les ménages limitent leur consommation et souffrent du froid pour des raisons financières.
  •  Essence : super sans plomb + 11% en un an ; gazole : +14% en un an
  •  Certains produits alimentaires vont augmenter de 20% :
  •  - les farines : + 15 à 20%
  •  - les pâtes : + 5 à + 10%
  •  - le café : + 10 à +20%
  •  - l'huile : + 5 à + 8%
  • Les spéculateurs profitent de toutes les opportunités (crises politiques, sociales) pour spéculer sur les matières premières, à l'image des céréales dont les prix à doublé en 1 an, de l'augmentation du baril de pétrole avec les soulèvements en Libye...

Propositions du PCF :

  •  Création d'un véritable service public de l'eau pour la mise en œuvre de prix inférieurs à ceux pratiqués par le privé.
  •  Renationaliser EDF/GDF.
  •  Instaurer un prix maximal à la pompe, une diminution de 5% de la TIPP (58%du prix de l'essence), financée par la taxation des compagnies pétrolières.
  •  Blocage du prix d'un ensemble de première nécessité.

 

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 12:40

Constat :

La période actuelle est marquée par la crise financière et ses conséquences. Avec une dette publique qui explose à cause de la récession, et le coût du sauvetage des banques et des marchés financiers. Sarkozy, FMI, UE et Medef font payer la crise aux peuples et au monde du travail

 

De tous les côtés, c’est le renforcement de l’exploitation capitaliste, pour augmenter la rentabilité financière des capitaux :

  • La précarisation et l'intensification du travail avec son cortège de souffrances au travail et de drames.
  • L'allongement de la durée du travail avec la réforme des retraites .
  • Le retour de l'inflation qui rabote les revenus des plus modestes d’abord !

 

Ce retour de l’inflation n'est pas le fait des salariés puisque la rémunération du travail et des prestations sociales sont en recul par rapport à la hausse des dépenses incompressibles (loyers, EDF...). Ce n'est pas non plus le fait des dépenses publiques utiles puisque là encore la part des rémunérations publiques dans le PIB baisse (OCDE ).

 

Par contre les premiers à supporter le retour de l'inflation ce sont les salariés les plus modestes, au travers du blocage des rémunérations des fonctionnaires, de la prime fantôme pour ceux du privé, de la perte du pouvoir d’achat, des retraites...

L’inflation a des causes et elle n’est pas perdue pour tout le monde !

  •  Une inflation importée due d’abord aux spéculations, notamment sur les matières premières  et aux dérégulations des marchés,
  • La répercussion dans les prix des frais financiers (coût des crédits) par les entreprises non financières
  • La hausse des prix permet de relever artificiellement la rentabilité de certains placements et capitaux ( immobilier...)
  • Le libéralisme et les déréglementations ( dépassements d’honoraires...)

Il y a des bénéficiaires de l’inflation : les marchés, les banques, les spéculateurs, les entreprises qui peuvent jouer sur les prix relatifs entre leurs filiales en France et à l’étranger, les grands groupes qui la font supporter aux sous traitants, et tous les acteurs en position dominantes sur des marchés où l’offre est trop étroite et déformée  ( logements) ...

Propositions du PCF :

Lutter dès maintenant contre la vie chère

  • Blocage du prix de l'énergie.
  • Blocage des loyers
  • Blocage du prix d’un ensemble de produits de première nécessité
  • Mise en place d'un dispositif pour la totale transparence des taux de marges des activités, notamment celles liées à l'énergie, la grandes distribution et les banques.
  • Création d'une contribution spécifique pour les grands groupes intervenants dans ces secteurs.

 

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 12:39

Constat :

Le salaire réel par tête dans les sociétés non financières a diminué de 1% en 2009 et de 0,8% en 2010, il va reculer à nouveau en 2011.

Cela touche de plein fouet les familles les plus modestes dont les dépenses contraintes (logement, assurance, électricité, gaz, télécommunications..), représentent jusqu'à trois quarts des revenus.

8 millions de français (13% de la population) vivent sous le seuil de pauvreté, et entre 1,9 et 3,7 millions de personnes  vivent dans un ménage pauvre dont le chef de famille dispose d’un emploi.

La majorité des salariés est touchée par les bas salaires : 50% des Français gagnent moins de 1 580€  nets par mois et 70 % des salaires mensuels nets de tous prélèvements sont inférieurs à 2074€.

Pourtant les gains de productivité du travail dans les entreprises auront été de 0,6% en 2010 et sans doute plus en 2011,  et le patronat refuse toute négociation générale sur les salaires.

Cette dégradation salariale et ce blocage patronal sont les ingrédients de la montée du mécontentement et de la grande défiance à l'égard de tout ceux qui cautionnent les politiques d'austérité en France et en Europe. 

Au menu de 2012 : Promesses et austérités

Pour répondre à ce mécontentement Nicolas Sarkozy promet une « prime » aux salariés dans les seules grandes entreprises où il y aura « une forte augmentation des dividendes » et dans les petites « si ça va mieux ».

Pour inciter les entreprises à jouer ce jeu-là on leur promet de nouvelles exonérations de cotisations sociales... Ce qui aura pour effet d’alourdir le déficit de la Sécu !

Ce marché de dupes tente de faire oublier le « Pacte pour l'euro plus » interdisant toute hausse générale des salaires et des augmentations inférieures aux gains de productivité.

Une politique d’austérité, efficace pour les profits financiers et les grandes fortunes, mais  qui pénalise l’emploi et la croissance.

Ancrer au traité de Lisbonne, la politique de Sarkozy comme le programme du PS, présente plusieurs constantes 

  •  Pas de coup de pouce au SMIC
  • Pas d'augmentation générale des salaires ;
  • Freinage systématique de la masse salariale dans la fonction publique ;
  • Poursuite de la baisse des cotisations sociales patronales.

Propositions du PCF :

Revaloriser le travail

  • Création d’une sécurisation de l'emploi, de la formation et du revenu de chacun-e.
  • Sensible augmentation du SMIC et des minima sociaux avec un salaire minimum porté tout de suite à 1 600€ bruts par mois.
  • Une contribution immédiate des grandes fortunes, via un renforcement de l'ISF,  pour redonner à l'État les moyens de conserver et créer des emplois utiles dans l’éducation, la santé, la police.
  • Refonte du Code du travail pour abolir la précarité et établir l’égalité femme-homme

 

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 12:38

Constat :

La domination des capitaux financiers et leurs exigences de revenus (intérêts et dividendes) exercent une pression terrible sur les salaires et la qualité des investissements.

Cette domination se traduit par :

  •  L'envolée des bénéfices nets des sociétés du CAC 40 (83 milliards d'euros en 2010), distribués à plus de 40% sous forme de dividendes.
  • Des intérêts versés aux banques et des dividendes payés aux actionnaires qui atteignent 326,2 milliards d'euros en 2009, dans les sociétés non financières, et absorbent 34,11% de la valeur ajoutée (richesses douvelles) produites.
  • L'explosion des profits des principales banques françaises, alors que celles-ci, continuent de bénéficier de larges aides publiques (dont un taux de refinancement de 1% auprès de la BCE),
  • Une politique du crédit au profit des opérations financières, de la spéculation et des délocalisations, au détriment des PME et de l'investissement productif,
  • L’économie réelle particulièrement affaiblie en France championne du monde de l’exportation de capitaux! En 2009 les actifs des entreprises françaises à l’étranger = 58,6% du PIB, contre seulement 40% pour l’Allemagne, 22% pour les USA, et 14% pour le Japon !

Propositions du PCF :

Reprendre le pouvoir sur l'argent

  • Suppression des 30 milliards d’exonérations de cotisations sociales patronales.
  • Taxer les revenus financiers des entreprises.
  • Moduler l’impôt sur les sociétés et les cotisations sociales pour pénaliser les entreprises qui délocalisent, qui développent leurs placements financiers, ou qui se servent des nouvelles technologies pour supprimer des emplois et dégrader les conditions de travail.
  • Créer un Pôle public bancaire et financier pour développer un autre logique du crédit à partir de la Caisse des Dépôts et Consignations, des banques semi-publiques, mutualistes ou coopératives, et de banques nationalisées.
  • Créer un « Fonds national de sécurisation de l'emploi, de la formation et des revenus » alimenté par le redéploiement de tous les fonds d'État créés depuis 2007-2008 et les fonds publics dévolus aux exonérations de cotisations sociales patronales. Ce fond prendrait en charge les intérêts versés aux banques par les entreprises sur leurs crédits pour les investissements  en fonction de critères basés sur la création d'emplois, la formations, les progrès écologiques et l' augmentation de la masse salariale.
  • Transformer la BCE et la Banque de France. Création d'un Fond européen de développement social, écologique et solidaire au service de l'emploi et des investissements utiles.
  • Création de pouvoirs nouveaux pour les salariés et leurs représentants dans leurs entreprises, ainsi que des citoyens dans les institutions bancaires et les collectivités territoriales.

Bonus

Laurence Parisot assure que la richesse est bien partagée en France : la blague !

Quelques chiffres significatifs :

  • 10.3 milliards d'euros de profits pour Total en 2010 sans aucune imposition sur la société.
  • Liliane Bettencourt devrait être imposée à 4% en 2011. La femme la plus riche de France se verra donc appliquer le même taux qu’un contribuable touchant 1.300 euros net par mois. Elle bénéficie de la réforme de l’impôt sur la fortune.
  • Bénéfices nets des sociétés du CAC 40 en 2010 : 83 milliards d'euros, 40% de dividendes reversés aux actionnaires et une imposition de seulement 8%. En plus de ces bénéfices records, les grands patrons du CAC 40 augmentent leurs salaires de 24%.
  • Plus on est riche, moins on paie d'impôt : pour 36 000€ de revenus annuels familiaux, l'impôt s'élève à 25% alors que pour 100 000€ de revenus annuels familiaux, il s'élève à 17%.
  • ¼ des salariés gagne à peine 25€ par jour.

 

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 10:24

Préparer une alternative

Patrick Le Hyaric | 12 mai 2011  

Les forces de la réaction mettent en place leur dispositif en vue de l’échéance présidentielle. Plusieurs combinaisons politiciennes semblent être à l’étude, avec l'objectif, dans la crise, de préserver, quoi qu'il arrive,  les intérêts du capital. Le parti sarkozyste serre les rangs. Une machinerie médiatique au service de la droite est déjà bien en place. L’UMP est sommée d'y  défendre le bilan présidentiel.

En vérité, nul besoin de lire ce bilan sur papier glacé tant la vie de plus en plus dure de chaque famille populaire parle malheureusement d'elle-même. Le pouvoir tente de dégager sa responsabilité en mettant tout sur le dos de la crise. Quel détournement de la réalité pour faire accepter son sort comme une fatalité ! La crise est précisément le résultat des politiques capitalistes mises en œuvre par M. Sarkozy qui se présente lui-même comme l’un des leaders de ce système. Il a donc été décidé en haut lieu, parce que cela correspond aux intérêts suprêmes des puissances d’argent, de défendre l’austérité comme un mal nécessaire.

C’est en ce sens que le pouvoir tente de modifier la Constitution sur injonction et en connivence avec la Commission de Bruxelles pour inscrire dans le marbre, dans le plus grand silence, la réduction des dépenses sociales et publiques au nom de l’équilibre des comptes publics, pendant que les cadeaux fiscaux aux plus fortunés et au capital se poursuivent. Mieux, la droite commence à faire entendre cette petite musique selon laquelle elle ne fait qu’appliquer les directives du Fonds monétaire international, présidé par M. Strauss-Kahn. Ce qui n’est pas faux et révèle du même coup la tentative d’enfoncement de notre peuple dans la politique ultralibérale comme seule « non » perspective.

Situation encore aggravée avec la reprise méthodique, depuis des mois, des thèmes nauséabonds de l’extrême-droite lepéniste qui en fait ses choux gras. Même ripolinée, souriante, avenante, avec un discours social, l’extrême-droite c’est l’extrême-droite. Hitler est venu au pouvoir dans une période de crise, de dégénérescence politique, avec un discours social. Le nom de son parti incluait même le mot « socialisme ». La situation a un an des élections législatives et présidentielles a ceci de grave et de dangereux qu’elle peut bloquer tout débat démocratique fondamental sur un vrai choix politique. En faisant planer en permanence le risque de l’extrême-droite au second tour, on tue tout pluralisme, tout débat, toute confrontation politique réelle sur des options possibles et on pousse par avance à une bipolarité entre deux candidats qui, peu ou prou, pourraient être élus sur des programmes voisins d’austérité, de chômage, de paupérisation obligatoire pour sauver les marchés financiers et l'oligarchie.

Nous sommes donc à un moment bien plus critique qu'il n'y parait. Alors qu'il conviendrait, face à la crise du système,  d'écrire une nouvelle page de l’histoire de notre pays, de l'Europe  et de l’humanité toute entière, c'est une marche forcée dans le mur qui est imposée. L’heure est pourtant à inventer de nouveaux chemins adaptés aux conditions d’aujourd’hui d’un nouveau progressisme français et européen, répondant aux urgences sociales, démocratiques, écologiques.

Voilà bien la responsabilité de toute la gauche, de toutes les électrices et de tous les électeurs de gauche et de l’écologie politique progressiste. Depuis la Révolution française, la gauche a deux branches. L’une qui considère qu’on peut améliorer le sort des gens dans le cadre du système actuel, parce qu’on ne pourrait pas transformer l’Europe et la mondialisation. Une autre –dont nous sommes- porteuse de l’idée d’un processus de transformation sociale et écologique en sortant du monde de l’austérité et du carcan des traités européens. Cette partie représente une force considérable qui peut se situer entre 14 et 20% de l’électorat. Son unité et son apport peuvent  être décisifs pour battre Nicolas Sarkozy et assurer  la victoire de la gauche aux législatives qui suivront. Mais surtout, si les citoyennes et les citoyens s'en mêlent, une dynamique est possible qui construise un rapport de forces pour ancrer la gauche bien à gauche et aider ainsi le mouvement populaire, dans un va et vient avec des mouvements sociaux, citoyens, culturels autonomes, à affronter la haute finance et les institutions européennes, en recherchant des alliances avec les autres peuples européens.

C’est pour cela qu’est né le Front de gauche. Il lui reste beaucoup d’efforts à accomplir pour être un Front plus populaire, plus enraciné dans les quartiers et dans les entreprises, plus actif aujourd’hui  même dans le débat et l’action. L’annonce d’O. Besancenot de ne pas être candidat à la présidentielle modifie un peu la donne. Ce pourrait être l’occasion d’élargir le Front de gauche, d’en faire une grande force unitaire au service de la majorité de celles et ceux qui aspirent à une vie meilleure, solidaire et fraternelle. L'occasion, pour cet objectif, sur des propositions communes, de présenter des candidats de rassemblement communs à toute la gauche de transformation sociale et écologique, au premier tour des élections présidentielle et législatives. Rien de tel pour garantir une victoire de toute la gauche et de l'écologie politique au second tour ! C’est de ce côté, au cœur de la gauche et de son peuple,  que peut naître et grandir une espérance active de changement. Une vraie alternative !

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 10:22

UE, ONU : les conditions sont réunies pour la reconnaissance de l'Etat palestinien

Patrick Le Hyaric | 11 mai 2011  

Je suis intervenu en session plénière du Parlement européen ce matin après la déclaration de Mme Ashton sur la Politique Extérieure et de Sécurité Commune. Voici le texte de mon intervention :

"Je considère que les mots que vous avez employés dans votre première intervention à propos de votre souhait de l'existence de l'État palestinien, après la réconciliation inter-palestinienne, sont très importants. Cette entente palestinienne est un fait politique de premier ordre.

Contrairement à ce qui a été dit tout à l'heure, le Hamas a admis l'OLP et l'Autorité palestinienne comme interlocuteurs des négociations. Il accepte les frontières de 1967 et les conditions du Quartet dont le refus de la violence.

Un gouvernement transitoire, chargé de préparer les élections va être mis en place. Les conditions sont réunies pour la reconnaissance de l'État palestinien dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, à l'Organisation des Nations Unies en septembre prochain".

En conclusion de mon intervention j'ai posé deux questions à la Haute représentante de l'UE aux affaires étrangères et à la politique de sécurité :

"Au delà de ce que vous venez de dire, quel nouvel acte va produire l'Union européenne pour reconnaitre l'État palestinien et défendre cette idée auprès de l'ONU ?

D'autre part, pouvez-vous nous faire connaitre les initiatives que compte prendre l'Union européenne pour que le gouvernement israélien restitue les produits des taxes et impôts qui doivent revenir à l'Autorité palestinienne ?"

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 05:08

Nous continuons en ce mois de mai 2011 à réfléchir à la période de mai 1981 avec le recul des trente ans. Les avancées sociales et politiques du début du mandat de François Mitterrand puis les manques et les faiblesses.

Cette analyse est importante notamment dans la perspective de 2012. En 2012 il ne s'agit pas de battre Sarkozy, pour battre Sarkozy mais pour impulser une véritable politique de gauche. Les présidentielles et les législatives de 2012 devront incarner cette perspective.

En attendant écoutons Georges Marchais peu après l'élection de François Mitterrand.

 

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 10:15

Témoignage de Michel Tortey, secrétaire de section du PCF Gard Rhodanien, présent à la manifestation du 7 mai à Villeneuve de Berg.

 

GAZ DE SCHISTE… LA LUTTE CONTINUE !

A l’appel du Collectif 07 contre l’exploitation du gaz de schiste et de nombreuses association et partis politiques, a eu lieu samedi 7 mai 2011 une manifestation à Villeneuve de Berg (Ardèche ) intitulé «Touche pas à mon Maire».

Des collectifs du Gard, du Vaucluse, de la Drome, de la Lozère sont venus témoigner leur solidarité

8 000 personnes (chiffre annoncé lors du meeting par les organisateurs) ont répondu à cet appel en soutien au x maires ardéchois dont les arrêtés anti-gaz de schiste ont été attaqués au tribunal administratif par l'industriel américain Schuepbach Energy,

Schuepbach est titulaire de deux permis d'exploration: celui dit de Villeneuve-de-Berg et celui dit de Nant (Aveyron), tous deux couvrant plusieurs communes. Depuis avril, cette société a introduit devant le tribunal administratif de Lyon des dizaines de recours pour "excès de pouvoir" contre les maires de communes qui ont pris des arrêtés municipaux d'interdiction d'exploration sur leur territoire.

 Le rassemblement a commencer par un pique-nique. De nombreux stands de collectif de villages touchés par les permis d’exploitations faisaient signer les pétitions de soutien aux, Maire, ainsi que les stands du PG, des Alternatifs, et bien sur celui du FRONT DE GAUCHE.

Après un concert  d’artistes locaux, place aux discours. Michel Mariton du collectif 07 rappelait les enjeux, les dangers que représentent cette activité industrielle pour l’environnement et la nécessité de rester unis et vigilant

Claude PRADAL, Maire (communiste) de Villeneuve de Berg déclarait toute sa détermination dans ce combat et que seule la mobilisation, la résistance citoyenne parviendra à mettre en échec ce désastre écologique. Il annonçait aussi qu’il allait proposer à son Conseil municipal de nommer le réalisateur du documentaire Gasland , JOSH FOX, pour son combat contre l’exploitation du gaz de schiste, citoyen d’honneur de la commune de Villeneuve de Berg

Puis Hervé OZIL, Maire de Lagorce, porte parole du comité des élus opposés au gaz de schiste se réjouissait «qu’une soixantaine de maires aient pris des arrêtés. Ils sont très solidaires entre eux. "Maintenant, nous allons nous constituer en association afin de mieux nous défendre, de nous doter de moyens. On sait qu'ils (les industriels) ne lâcheront pas, parce qu'il y a de l'argent à se faire", a-t-il ajouté.

Une délégation d'élus ardéchois participera mardi à la manifestation prévue devant l'Assemblée nationale à l'occasion de l'examen d'une proposition de loi visant "à interdire l'exploratiophoto-gaz.JPGn et l'exploitation des mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique et à abroger les permis exclusifs de recherches comportant des projets ayant recours à cette technique".

Après ces discours fort applaudis, le cortège s’est formé pour une manifestation à travers les rues de Villeneuve de Berg. On notait dans le cortège la présence de nombreux élus communistes ardéchois ainsi que notre camarade Édouard Chaulet, Maire de Barjac, venu en voisin apporter sa solidarité.

Un après-midi joyeux, des citoyens déterminés, vigilants, des élus à l’écoute de la population, tous les ingrédients réunis pour faire plier les requins de la finance. Le combat sera peut être long, surement âpre, alors soyons vigilants, restons unis et mobilisés.

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 15:40

  103354 francois-mitterrand-le-nouveau-president-de-la-repubNous y avions tellement travaillé. Nous avions tellement rêvé d'un vrai changement. C'est dans les années 60 que le PCF avait lancé l'idée d'un Programme commun de la Gauche. L'idée n'en avait pas été acceptée d'emblée. Le parti socialiste SFIO ayant fait le choix d'alliances avec une partie de la droite (il avait participé au gouvernement De Gaulle en 1958-59), plutôt qu'avec les communistes. Mais peu à peu nos compatriotes s'emparèrent de cette proposition en laquelle ils voyaient le moyen de parvenir à changer de politique. Une politique de plus en plus dure pour les travailleurs, pour les paysans, pour la majorité de la population française. La révolte ouvrière et étudiante de 1968 fut à cet égard un puissant accélérateur de cette prise de conscience de la nécessité d'une perspective de changement  politique avec  la gauche. En 1971, nous avions publié notre Programme pour un Gouvernement d'Union démocratique,  "Changer de cap", "le petit 'livre orange" qui fut diffusé à plusieurs millions d'exemplaires. En 1972, le PCF et le PS adoptaient enfin le Programme commun de gouvernement . Nous l'avons lui aussi édité avec une préface de Georges Marchais et il fut également  vendu à des millions d'exemplaires. Dans notre région du Languedoc-Roussillon nous avions, avec les autres fédérations, élaboré un programme régional dans l'esprit du programme commun de la gauche (Economie et Politique-La nouvelle Critique,février 1977)

  La victoire de François Mitterrand le 10 mai 1981 qui avait bénéficié, au 2e tour,  du soutien du PCF et de son candidat Georges Marchais, permettait d'espérer une rupture avec la politique de la droite et six ans de giscardisme au cours desquels 600 000 emplois avaient été supprimés dans l'industrie alors que les prix à la consommation avaient doublé.

  J'étais donc plein d'espoir au soir du 10 mai. Un espoir cependant tempéré par une inquiétude. En effet, le PS avait refusé en 1977 d'actualiser le programme commun de 1972 et François Mitterrand avait fait campagne sur ses 110 propositions qui, tout en s'en inspirant, étaient en retrait sur le programme commun de la gauche. Les 15¨% de notre candidat du 1er tour de l'élection présidentielle, témoignaient d' un rapport des forces à gauche qui nous était  défavorable et réduisait notre capacité à influer sur le cours des choses. Enfin, très engagé dans le combat anticolonialiste, je ne pouvais oublier que, pendant la guerre d'Algérie, c'est lorsque Mitterrand était Ministre de la Justice, qu'il y eut le plus d'exécutions de patriotes algériens condamnés à mort. Mais les hommes changent et je voulais croire que le Mitterrand de 1981 n'était plus le Mitterrand de 1956-1957...

  J'avais été élu député communiste du Gard en 1978, avec l'aide - je tiens à le rappeler - du Dr. Jean Bastide. J'étais membre du bureau de l'Assemblée Nationale. C'est à ce titre que je fus invité à la cérémonie officielle d'investiture du 21 mai 1981 à l'Elysée. La presse locale en a récemment publié une photo.  J'étais bien évidemment impressionné, avec le sentiment aigu de vivre un moment historique. Cependant , quand  j'examine, trente ans plus tard, avec attention cette photo, je suis frappé combien je parais retenu et dubitatif devant le nouveau Président de la République qui s'apprête à me serrer la main. Alors que mes voisins ont un visage rayonnant. Ce qui me conduit à évoquer un fait dont je  parle  rarement mais qui est mentionné les-quatre-24681.1300220972par les historiens et récemment encore par Anicet Le Pors  (Les racines et les rêves, editions Le Télégramme  ). Les communistes n'étaient pas dans le premier gouvernement Maurois. Ils y ont été associés après l'élection législative de  juin 1981. Je faisais partie, avec Charles Fiterman, Anicet Le Pors, Jacques Ralite, René Le Guen et Marcel Rigout des candidats-ministres proposés par la direction du PCF. René Le Guen fut récusé par Mitterrand car syndicaliste et je fus également récusé. La raison n'en a jamais été donnée. Me tenait-il rigueur de mon combat pour l'Indépendance de l'Algérie ? Ou bien de ce que j'avais la réputation d'un allié loyal mais particulièrement rugueux ? A la faveur de la vague rose qui avait suivi l'élection présidentielle, j'avais été devancé au 1er tour des législatives par le candidat socialiste Georges Benedetti pour qui je m'étais désisté au 2e tour. Mitterrand, parait-il , n'acceptait pas de députés battus. Il avait pourtant fait une exception pour Fiterman.  Peut-être craignait-il que ma nomination fasse de l'ombre à ses amis Gardois. Comme je l'ai indiqué j'étais membre du bureau de l'Assemblée Nationale sortante. Mitterrand ayant demandé la dissolution de cette assemblée majoritairement à droite, l'avis du bureau était nécessaire. Je m'étais prononcé pour la dissolution afin de permettre au nouveau Président de la République de disposer d'une majorité parlementaire. J'avais pris cette décision en conscience sachant que cela risquait de me coûter mon siège de député, les électeurs étant enclins à voter socialiste afin de mettre  leur vote en conformité avec celui des Présidentielles. Ainsi va la politique...

  Quel bilan peut-on faire des deux septennats de François Mitterand ? Des décisions éminemment positives ont été prises au cours des trois premières années (gouvernement Mauroy) :  la retraite à 60 ans, la réduction du temps de travail, la 5e semaine de congés payés, l'augmentation du SMIC et des allocations familiales...Pour ne citer que les réalisations sociales les plus emblématiques. L'abolition de la peine de mort, à contre-courant de l'opinion publique française, ce qui était courageux.  La nationalisation des banques et de certains grands groupes industriels qui a permis de sauver notre économie et  de redonner du souffle à notre industrie. Mais c'était plus une étatisation qu'une nationalisation démocratique. Les salariés de ces secteurs et les usagers n'étant pas parties prenantes de la gestion. Il fallut attendre les lois Auroux pour que les droits des travailleurs soient améliorés sans aller cependant jusqu'à leur donner de vrais pouvoirs de gestion. Je connais bien ce dossier sur lequel j'ai travaillé après 1981 avec la Section économique du Comité Central du PCF et le Groupe communiste à l'Assemblée Nationale.

  MITTERRAN 2 Puis il y eut le tournant de la rigueur en 1983. L'abandon progressif de la production charbonnière et de la sidérurgie. Les suppressions massives d'emplois dans l'automobile ... La sanction électorale fut immédiate. La gauche perdit un vingtaine de mairies, dont Nîmes et Beaucaire dans le Gard. Pourtant Mitterrand persévère. En 1986, c'est l'Acte Unique qui conduira à Maastricht.  François Mitterand met alors sa politique en conformité avec les dogmes de l'économie de marché.  La droite gagnera les élections législatives de 1986. Je serai cependant réélu député du Gard et le groupe des députés communistes me désignera pour répondre à Jacques Chirac devenu Premier Ministre, lors du débat de politique générale à l'Assemblée Nationale. Je dénonçai la volonté de revanche de la droite et son intention d'annuler les décisions prises par la gauche. Ce qu'elle entreprit, notamment en reprivatisant les groupes qui avaient été nationalisés. La bourgeoisie française retrouvait ses bijoux de famille...En meilleur état qu'elle ne les avait laissés en 1982.

  J'entends dire que François Mitterrand ne pouvait pas faire autrement dans une économie mondialisée et soumise aux appétits des financiers. Je continue de penser, trente ans plus tard, que la France, en raison de son prestige et de son poids politique et économique dans le Monde, avait les moyens de résister et de  se frayer une voie progressiste nouvelle, originale. La "rupture" promise à Epinay, que nous espérions, n'a pas eu lieu. Le même homme qui avait affronté l'opinion publique sur la peine de mort, avait cédé devant "les forces de l'argent". Je ne crois pas à un manque de courage. Il en fit souvent preuve au cours de sa longue carrière politique. Sans doute, n'était-il pas convaincu au fond de lui-même du bien fondé et de la possibilité de remettre en cause les règles de l'économie capitaliste. A la différence, par exemple, de Salvador Allende et de Fidel Castro. Quant au mouvement populaire en France, il était - contrairement à 1936 - anesthésié par l'habitude prise d'attendre que le changement vienne d'en haut et le Parti Communiste Français, dont l'influence avait reculé, n'était plus en mesure de freiner et encore moins d'inverser, ce que nous avons appelé "le glissement à droite".

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 21:44

Faire se lever la France solidaire

« Il pleut toujours où c’est mouillé ». C’est ce que vient de confirmer une étude de l’Institut national de la statistique économique. Elle confirme une forte accentuation des inégalités. Pendant que plus de seize millions de nos concitoyens terminent le mois à dix euros près, les revenus du patrimoine ont progressé de 11% l’an. Plus de la moitié des Françaises et des Français ont moins de 1582 euros par mois pour vivre. Cette fracture sociale s’est considérablement élargie depuis 2002 avec le retour de la droite au pouvoir. Mais le processus est engagé depuis longtemps.

Les très riches ont continué de s’enrichir, tandis que tous les autres, des couches sociales intermédiaires aux employés et ouvriers jusqu’aux plus modestes, dans une spirale descendante infernale ont toujours été un peu plus déclassés. La surexploitation capitaliste s’est donc accentuée. Les descendants des familles immigrées, qui ont pourtant pris une part décisive dans l’économie nationale, sont encore plus appauvris que ceux des familles françaises. Une petite oligarchie s’accapare donc de plus en plus de richesses du pays au risque de le fragmenter, de le déchirer encore davantage.

Face à ce recul de civilisation, nous portons l’idée d’une France solidaire. C’est possible en légiférant pour progresser vers une autre répartition des richesses, en faveur du travail et des retraités, qui font la richesse d'un pays. Ne nous cachons pas que cela implique à terme un changement des systèmes productifs et de consommation, donc de la manière de produire. Mais d’urgence, il est possible d’augmenter les petits et moyens salaires et les retraites. D’autre part, une révolution fiscale est indispensable pour aller vers plus de justice et plus de solidarité. Le projet de modification de l’impôt sur les grandes fortunes, voulu par M. Sarkozy, ne ferait qu'aggraver les choses. Pour camoufler ce nouveau cadeau, il dresse un rideau de fumée avec cette prime distribuée à quelques uns. Une division de plus qui, toutes, fracturent, fragmentent, détruisent notre société et notre monde, jusqu’à entacher notre humanité même. Il y avait eu les aboiements de Le Pen critiquant une équipe de France où « on fait venir des joueurs de l’étranger »; les insultes et les cris racistes dans certains stades, sans trop de réprobation ; des bananes lancées des tribunes à Bernard Lama ou à Joseph Antoine Bell ; cette sortie de l’un de nos philosophes médiatiques, M. Finkielkraut, expliquant dans un soupir de dépit que l’équipe de France de football n’était pas « black-blanc-beur », mais « black, black, black » ; les propos d’un sous ministre, M. Laporte, critiquant en octobre 2008 « le public non sain » parce que trop composé de Tunisiens. Et  voilà qu’on apprend qu’au plus haut niveau de la fédération française de football, on peut discuter de la création de « quotas par couleur» dans les écoles de formation et dans les équipes. Oser y  penser est déjà agir, influer sur l’opinion. C'est en rajouter au climat irrespirable de suspicion, de haine de l’autre, de l’étranger ou de celui qu’on considère comme tel. Que le sport le plus médiatisé, le plus populaire soit en cause en dit long sur la dégradation du pacte solidaire. Pour contribuer à le reconstituer, qu'attend-on pour développer l’éducation physique à l’école, les écoles de sport de toutes disciplines pour les enfants et adolescents ? Qu’on en finisse avec le « sport-business » ! Qu’on initie la jeunesse à la lecture, au cinéma, au théâtre, aux différentes musiques et peintures, au lieu de diminuer les crédits des ministères de l’éducation et de la culture au nom du pacte européen de l’argent.

Qu'on en finisse aussi avec la « politique-spectacle » ! Les simagrées des frères siamois Sarkozy et Berlusconi sur l’espace Schengen se sont finalement terminées par un petit marchandage entre amis du fric. « Silvio, tu me laisses mettre la main sur tes sociétés et en échange, je soutiens ton candidat à la présidence de la Banque centrale européenne, M. Draghi ».

Quelle mascarade ! Pendant ce temps, on chassait les Tunisiens dans les faubourgs de Paris et de Marseille. Le peuple tunisien  fait face à de terribles difficultés avec le chômage, le recul de l’activité et surtout du tourisme. De surcroît, il a accueilli une partie des réfugiés qui fuient la Libye. Et dans quelle proportion ? La Tunisie accueille environ 700 000 personnes quittant l’enfer libyen. L’Union européenne a accueilli 20 000 migrants venant de Tunisie ! Curieux, n’est-ce pas ? Au moment de la chute du mur de Berlin, les mêmes vociférateurs déclaraient sur tous les tons qu’ils étaient prêts à accueillir toutes celles et ceux qui souhaitaient quitter les pays de l’Est. Au moins deux millions d'entre eux sont venus dans l’Union européenne, notamment en Allemagne. A comparer avec le millier de migrants tunisiens que devrait accueillir chaque pays européen aujourd’hui. Réaffirmons notre solidarité avec nos frères tunisiens et des pays arabes en quête d’émancipation.

La campagne actuelle instille le poison du racisme, de la  xénophobie à l'opposé des  valeurs de fraternité que proclame notre République. Elle confirme le primat de la libre circulation des capitaux sur la libre circulation des êtres humains. Les mouvements de démocratisation et d’émancipation au Sud de la Méditerranée sont le levain de ce monde qui n’en peut plus. Une Union européenne et une France solidaires devraient sans attendre travailler à de nouvelles relations coopératives avec ces peuples. Geler les avoirs des dirigeants corrompus et les restituer à ces pays pour donner à manger et du travail à celles et ceux qui n’en ont pas, annuler tout ou partie des dettes, échelonner certains remboursements détenus par des banques nationales et européennes dont la Banque européenne d’investissement et lancer un nouveau projet bancaire sur des bases d’égalité et de coopération entre cette même Banque européenne et des banques nationales des pays arabes, à commencer par la Tunisie, pour un accès à un crédit non usuraire servant l’éducation, la formation, les investissements, la recherche, tels sont les actes d'une solidarité vraie et concrète. L’action conjointe des peuples en Europe et au Maghreb les rendra possibles. Il n’y a pas d’issue dans la guerre de tous contre tous. L’avenir est dans l’action collective. L’avenir, c’est la solidarité.

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