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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 17:40

Il y a quelques jours Michel Tortey a fait parvenir une lettre au Préfet du Gard rendue publique ce samedi dans la presse locale.

Cette missive fait suite à un mécontentement qui s'est fait jour notamment autour du projet porté par la communauté d’agglomération du Gard Rhodanien intitulé PER (anciennement dénommé Scène Campagne) de Cornillon. Certains élus de cette institution, des associations et des citoyens tentent de faire entendre leur désaccord avec ce programme très controversé.

Le PCF a été contacté par ce collectif et il a décidé de s'associer à cette démarche même s'il ne partage pas toutes les vues de ces différents groupes.
Michel Tortey (secrétaire de la section PCF du Gard Rhodanien) a pensé qu'il était important pour aider cette mobilisation et lui donner du crédit que le représentant de l’Etat dans le Gard puisse être mis au courant de certains faits.
Pour mémoire pendant la campagne des municipales 2014, avec son équipe il a essayé de faire comprendre aux électeurs bagnolais que la situation financière de la ville était grave et que les comptes ne correspondaient pas à la réalité. Malheureusement il n'a pas été entendu à l’époque.
Il y a un an, devant l’immobilisme de l’opposition municipale Michel Tortey a pris la décision d’informer le président de la Chambre Régionale des Comptes de la Région pour des anomalies qu'il avait repérées tant au niveau de la commune de Bagnols qu’au niveau de l’agglomération du Gard Rhodanien.
Quelques mois plus tard le rapport de la CRC est venu complètement confirmer ses affirmations. Toutefois la lecture qu’en a fait la majorité municipale et le peu de détermination de l’opposition municipale ont pour conséquences que les mêmes faits semblent se poursuivre malgré l’avertissement sévère de la CRC.
Une augmentation importante des taxes locales est pourtant venue montrer aux citoyens la situation grave des finances communales mais elle ne sera visible sur les feuilles d’impôts qu’après la saison estivale.
Au niveau de l’agglomération du Gard Rhodanien notre camarade Jean-Marie Daver (maire-adjoint de Pont Saint Esprit) a interpellé en avril 2015 le Préfet du Gard sur le vote du budget entaché d’irrégularités : malheureusement ce dernier n’a pas donné suite à la remarque (pourtant fondée) de notre élu à la communauté d’agglomération.
Considérant que la CRC ne peut faire que des remarques à postériori, il convenait maintenant de tirer une nouvelle fois « une sonnette d’alarme » et écrire au Préfet paraissait la meilleure chose.
Monsieur le Préfet a maintenant un certain nombre d’éléments significatifs qui démontrent que l’agglomération du Gard Rhodanien n’est pas en mesure de financer et supporter le projet PER de Cornillon.
Personne ne pourra dire : « on ne savait pas ».

Dans un passé récent à Pont Saint Esprit, les communistes locaux n'ont pas hésité à défiler aux côtés d'associations de contribuables, d'autres formations politiques, ou de citoyens de divers horizons. Cette mobilisation avait pour but de mettre un terme à la gestion "Baumet". Ce travail a payé grâce au soutien du Préfet du Gard de l'époque après que la Cour Régionale des Comptes aient fait plusieurs fois des remarques très négatives sur la situation financière de la commune.

Aujourd'hui l'agglomération du Gard Rhodanien traverse une turbulence du même ordre. Les communistes du secteur ont le même état d'esprit qu'à l'époque "Baumet" et pensent qu'ils convient d'élargir la mobilisation et que l'actuel Préfet doit avoir tous les éléments pour mettre un terme à ces égarements.

Notre détermination ne faiblira pas... mais il convient que celle des citoyens soit décuplée.

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 08:38

TRACT DE L'UNION LOCALE C.G.T.

Parce que c'est important et que nous soutenons le mouvement contre la loi travail nous relayons le tract de la C.G.T

A faire circuler le plus possible.

On lâche rien !

LOI TRAVAIL RASSEMBLEMENT 14 JUIN 2016 à 18H DEVANT LA POSTE DE BAGNOLS SUR CEZE
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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 06:23

Talon et Roux roulent pour Macron, en voilà une belle clarification

Le landerneau politique du Gard Rhodanien s’est agité la semaine dernière sur le fait que Jérôme Talon (directeur du cabinet du maire de Bagnols et élu à Tresques) et Christian Roux (élu à Bagnols et à l’agglo du Gard rhodanien) affichent leur soutien réciproque à Emmanuel Macron. Les « supposés » ennemis politiques misent sur le même cheval : la bonne affaire ! En tout cas une belle clarification politique à deux niveaux.

Revenons sur les municipales de 2014 ! A Bagnols six listes en compétition. Notre leitmotiv au PCF était : « il n’y en a qu’une à gauche et c’est nous ! ». Les faits nous ont donné raison : ne parlons pas de celle de JC Rey allié avec la droite de Couston et qui mène une politique austéritaire, ni des « soi-disants » apolitiques dont on sait qu’ils sont de droite (une des nombreuses preuves est l’adhésion de son chef de file à « Nous citoyens » groupuscule libéral), mais de la liste Roux. A l’époque il nous jouait la partition « PS : en rupture de la ligne politique ». Presqu’un « frondeur » si on l’avait écouté. La composition de sa liste nous donnait quelques indices, son ralliement à un « tout sauf Rey » au second tour avec la Droite, avec laquelle il a formé depuis un groupe politique au Conseil Municipal avait dérouté l’électorat de gauche. Maintenant rejoindre le très « droitier » ex-banquier Macron ne laisse plus planer de doute sur ses orientations politiques.

Moralité : la gauche n’a pas de représentant au Conseil Municipal de Bagnols sur Cèze.

De son côté Jérôme Talon, conseiller municipal sortant à Tresques a monté une liste très droitière pour battre la liste socialo-communiste d’Alexandre Pissas sans y parvenir. Cette défaite qui aurait dû le priver d’une délégation au Sitdom a été contournée par ses amis politiques qui visiblement ne respectent pas le choix des électeurs quand cela ne les arrange pas.

Ceci est une première clarification.

Maintenant passons aux choix politiques qui sont les vrais révélateurs de l’orientation politique. Qui doutaient des amitiés de l’équipe Rey-Talon pour Macron ? Pas ceux qui suivent les actions des uns et des autres. Macron préfère les bus aux trains (cf loi Macron) comme l’équipe Rey qui n’a rien fait pendant le précédent mandat pour faire aboutir le TER dans le Gard Rhodanien et a favorisé le transport routier collectif à savoir les bus ! Autre point commun : Macron s’illusionne (ou fait semblant de s’illusionner) pour le numérique et les nouvelles technologies. Vive UBER et la précarisation des travailleurs qui va avec ! Ici qui s’enthousiasme pour la French Tech Culture et s’accroche désespérément au projet « centre d’excellence numérique » de Cornillon, vieux serpent de mer et puit sans fond à argent public porté par l’agglo du Gard rhodanien ? L’équipe de Rey… et la boucle est bouclée. CQFD.

Dernière minute : on nous dit que Christian Roux serait contre le centre numérique de Cornillon ! Un grand écart douloureux pour les parties intimes : voilà ce qui arrive quand on veut être opposant politique à ses propres amis politiques !

En tout cas les choses sont claires : tant au niveau local que national, si on veut une politique de gauche il ne faudra pas se tourner veux ceux-là !

Talon et Roux roulent pour Macron, en voilà une belle clarification !
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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 13:05

Quels hypocrites, ces dirigeants de la SNCF, Monsieur Pépy en tête, qui demandent aux cheminots d'interrompre leur mouvement revendicatif puisque la Seine est en crue !
Madame Valérie Pecresse, présidente « Les Républicains » de la région Ile de France en fait tout autant.
Cette demande est relayée en boucle par les médias qui laissent entendre que le refus de la CGT et de SUD RAIL fait de ces syndicalistes des gens qui ne savent pas ce qu'est la solidarité.
Il me vient trois questions.

Depuis toujours, les cheminots, particulièrement avec leur fédération CGT, luttent pour la défense du service public du transport ferroviaire. Pendant ce temps, les directions successives de la SNCF suppriment des postes de travail.
Ces suppressions d'emplois, qui entraînent retards et désagréments pour les usagers, sont-elles l'expression de la "solidarité" des gouvernements et des directions envers ceux-ci ?
La catastrophe de Brétigny- sur-orge est-elle due à la fatalité ou à un défaut d'entretien? Je me refuse à instrumentaliser les morts et les blessés de cette catastrophe. Toujours est-il qu'un réseau ferroviaire et ses abords ont besoin d'un entretien permanent. Si l'on supprime des postes de travail à la SNCF, on supprime des moyens humains de prévention des risques. Et par là même, les responsables de ces décisions rétrogrades portent une lourde responsabilité quant à la sécurité des usagers.

Deuxième question.
Le fait que des cheminots grévistes de Lille, Nice, Bordeaux, Bayonne, Strasbourg, Brest ou Clermont Ferrand cessent leur mouvement revendicatif, aura-t-il un effet sur les conditions de circulation des rames franciliennes ? J’en doute !!

Troisième question.
Les radios, les télévisions nous répètent à l'envi que la grève des cheminots ne rassemble "que 10% des salariés". Mais Monsieur Pépy, avec 90% de son personnel est incapable de faire fonctionner son entreprise ? A moins que !!!!!!

Derrière cet appel « à la solidarité des cheminots » il y a la volonté de discréditer le mouvement revendicatif contre la loi El Khomri. Tout esprit libre s’en sera rendu compte.

Michel Veysset
PCF Bagnols sur Cèze

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 18:11

Je me souviens du « je me souviens » de Georges Pérec… Visiblement la mémoire c’est ce qu’il fait le plus défaut à certains. Rappelons quelques faits récents sur deux hommes politiques de Bagnols qui viennent de nous faire savoir qu'ils marchent avec Macron le ministre de l'économie. Jérome TALON, élu d'opposition de Tresques et directeur de cabinet du maire de Bagnols ainsi que Christian ROUX élu d'opposition à la municipalité de la même ville puisque c’est d’eux dont il s’agit.

Mais qui sont-ils ces personnages qui font le choix de rejoindre un ministre à la politique libérale ? Peut-être des experts en économie qui souhaitent apporter leur « savoir-faire » à M. Macron ?

Voyons de plus près quelles sont leurs compétences en la matière :

Je me souviens qu'un élu municipal de Tresques m’avait raconté les débats d’un Conseil Municipal dans lequel Talon tentait d'expliquer à son maire les bonnes pratiques budgétaires. La réponse fut cinglante et justifiée : « Comment un directeur de cabinet d'une commune qui peine à régler ses fournisseurs et surtout ses cotisations au SDIS peut se permettre de faire la morale ? Je me souviens que depuis la commune de Bagnols a de nouveau été condamnée par le tribunal administratif et que le coût des frais de justice et des intérêts moratoires sont une dépense dont la commune aurait pu facilement se passer. Les bagnolais apprécieront l'augmentation de près de 10 % de leurs impôts locaux cette année !

Je me souviens aussi d'un café-débat organisé par Christian ROUX dont le thème était « Les finances publiques à la veille du Débat d'Orientation Budgétaire (DOB) à Bagnols ». On espérait y entendre des éléments tangibles sur ce DOB sur lequel nous allions débattre. Rien de cela, aucun chiffre, aucune évaluation des dépenses et recettes à venir. Que du vent ! Après quelques questions on s’est rendu compte de la manifeste ignorance de cet individu en matière économique. Pire encore, à la question de Michel Tortey qui souhaitait savoir s'il avait élaboré une contre-proposition à celle de la municipalité pour ce DOB la réponse de Roux fut « Je n'y ai pas encore réfléchi... ». Alors pourquoi organiser un débat sur ce thème si rien n'est mis sur la table ? Quelle est la crédibilité de cet homme qui suit les pas d'un ministre de l'économie ?

La « marche » que ces deux personnages ont engagée n'a qu'un but personnel. Ces gens marchent pour eux-mêmes mais pas dans l'intérêt commun. Talon ferait mieux de s'occuper à redresser les finances bagnolaises avec son « patron intelligent ». Quant à Roux, il devrait se souvenir de cet illustre bagnolais Levi ben Gerson inventeur du « bâton de Jacob » qui permettait de s'orienter dans la nuit. Peut-être que cela lui permettrait de ne pas confondre le droit chemin avec le chemin de droite !

Je me souviens des propos du candidat à la présidentielle Hollande sur la « République exemplaire ». Je me souviens que Cahuzac, Benguigui Thévenout ont dû démissionner car ils avaient oublié de déclarer une partie de leur patrimoine et/ou de payer une partie de leurs impôts. On vient d’apprendre qu’Emmanuel Macron a sous-évalué son patrimoine et va devoir s’acquitter de l’ISF.

Je me souviens de tout ça, et je lutte pour que le Gard rhodanien ne souffre pas d’amnésie !

Michel Veysset,

Michel Veysset,

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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 06:16
Réponse à Christian ROUX : quand on soutient Macron on soutient des politiques libérales au service de la finance.

Dans un article du Midi Libre du 31 mai 2016 dans lequel il tente de justifier sa décision, Christian Roux Conseiller Municipal de Bagnols sur Cèze qualifie le Secrétaire de la section Gard rhodanien du P.C.F de juge suprême. Au delà de cette attaque puérile, nous répondons sur le fond. Que propose Macron et pourquoi en le rejoignant Christian Roux roule pour l'idéologie capitaliste ?

Voilà ce que nous écrivions le 15 janvier 2015.

Loi Macron : libérale et liberticide

Le ministre de l’Économie du gouvernement Valls/Hollande défend une loi fourre-tout de près de 160 articles déréglementant le code du travail, cassant le service public du transport, vendant les aéroports et les barrages publics aux spéculateurs, élargissant le travail du dimanche… Sarkozy en a été empêché, Macron le fait. Décidément quand ce gouvernement socialiste dit Liberté, il choisit celle des multinationales contre celle des travailleurs et des usagers. Le projet de loi Macron « pour la croissance et l’activité », est, sous prétexte de satisfaire les dogmes libéraux défendus par Berlin et Bruxelles en menant toute la zone Euro en déflation, une imposture économique et un danger social.

Une imposture

Souvenez vous, durant l’été on vous parlait d’un projet de loi sur « la croissance et le pouvoir d’achat » ce devait être pour vous « restituer 6 milliards de pouvoir d’achat ». A l’arrivée, un texte uniquement tourné vers les exigences de « déréglementation ». Et, pour stimuler la croissance, il n’y a rien. Même la députée socialiste Karine Berger reconnaît que « la baisse de 5% du tarif réglementé des notaires équivaut à construire en France 8 petits immeubles de 25 logements par an » ! Si le gouvernement voulait faire un acte fort pour le pouvoir d’achat, il déciderait une revalorisation substantielle du SMIC au 1er janvier pour relancer l'économie.

Barrages et aéroports bradés !

La loi Macron envisage la vente de participation de l’État pour 5 à 10 milliards pour le désendetter. D'abord, on voit mal en quoi cela relancera la croissance et l'activité. Dans la liste des entreprises publiques à liquider, le ministre évoque notamment les barrages hydrauliques et les aéroports de Nice et Lyon après celui de Toulouse. C'est donc une attaque en règle contre les services publics pour répondre aux injonctions de la Commission européenne. Déjà, sous Sarkozy, les mêmes arguments avaient conduit à la privatisation du gaz et de l'électricité. On connaît le résultat : perte d'emplois, pression sur les salaires dans l'entreprise, augmentation des tarifs pour les usagers afin de satisfaire les dividendes des actionnaires.

Les pauvres prendront le car

La loi prévoit aussi de libéraliser complètement le transport par autocar jusqu'à présent soumis à autorisation. Emmanuel Macron déclare : « Les français sont trop pauvres pour prendre le train . » Quel cynisme ! Pourquoi le gouvernement se refuse à l'augmentation du SMIC, de l'ensemble des salaires et des minimas ?

A coup sûr, cette mesure accompagnera la volonté de la SNCF de supprimer encore des lignes ou des gares pas assez rentables au détriment de l'aménagement du territoire.

Cette mesure est un obstacle à la réouverture de la ligne voyageurs de la rive droite du Rhône.

Yes week-end !

Beaucoup a déjà été dit sur l’inanité de l'extension du travail du dimanche, ce recul social, la conception marchande du temps de vivre, le non respect des familles, un volontariat des salariés concernés qui est largement un mythe.

Rappelons-nous ! Après un grand chantage dans les années 1990, Virgin Megastore avait obtenu le droit d’ouvrir 7 jours sur 7. Depuis 2012, Virgin a mis la clé sous la porte et tous les salariés sont au chômage… Outre que 12 dimanches annuels travaillés ne peuvent constituer un plan de lutte contre la pauvreté et la précarité, pensons aux salarié-e-s, le travail du dimanche sert les grandes enseignes au détriment du petit commerce et des nombreux emplois qu'il porte. Beaucoup de petits commerçants et artisans sont contre : le président de l'Union professionnelle artisanale parle même d'un perdant-perdant. Il y a d’autres sujets de reculs sociaux dans les chapitres ouverts par le projet de loi : suppression de la pénalisation du « délit d’entrave », la libéralisation des professions réglementées, la possibilité de ventes à la découpe de logements publics, des modifications des règles de la justice prud’homale...

Le MEDEF ne cache pas sa joie

L’engagement de tout l’exécutif derrière ce projet de loi, applaudi du Medef, et que le député U.M.P Mariton n’exclut pas de voter, à un double sens : amplifier l’ancrage libéral de la politique gouvernementale, donner des gages à la Commission Européenne. Un MEDEF soutien officiel du gouvernement mais qui ne lâche pas les commandes, quand, tout en félicitant le Premier ministre, il demande des "corrections" sur le dispositif pénibilité, de "rester cohérent dans la stratégie de baisse des charges", de continuer les démarches en faveur de la "simplification", et de "corriger les errements sur le temps partiel (24h) qui détruisent actuellement de l'emploi". Fidèle à lui même, il mène sa lutte des classes en attaquant toujours plus fort les intérêts, les droits et protections des salariés

Aujourd'hui ce que nous disions hier se met en place.

Passons sur l'arrogance et le mépris de Macron pour le peuple et les plus modestes d'entre nous.

La loi travail défendue par Macron et El Khomri, refusée par une majorité de française et de français est un recul de la protection des travailleurs, un recul social sans précédent

Soutenir, rejoindre Macron c'est soutenir la loi travail, c'est soutenir la finance contre le monde du travail.

Oui nous dénonçons la position d'hommes politiques, non pas en juge suprême, mais en regard de leurs déclarations et de leurs actes. En "marchant" avec Macron, même s'il dit avoir des désaccords (nous ne savons pas lesquels) Christian Roux défend des politiques libérales. C'est son choix et c'est son droit. Qu'il l'assume sinon c'est tromper nos concitoyens. En équilibre sur un mur idéologique, nous savons maintenant de quel coté Christian Roux est tombé, du coté droit, du coté du Medef, du coté de la finance.

Nous communistes, fidèles à notre démarche continuons à vouloir rassembler le plus grand nombre de nos concitoyens pour une véritable alternative aux politiques d'austérité et de régression sociale, pour construire du local au national une société juste et solidaires.

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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 18:40
Loi travail - La victoire est possible !

Cliquez sur le texte pour l'agrandir

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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 18:52

Le film de la cérémonie d'hommage au résistant bagnolais Louis Thomas à l'occasion de la journée nationale de la Résistance (26 mai 2016)

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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 09:37
Hommage à Louis Thomas, résistant communiste bagnolais mort en déportation le 3 février 1945.

Discours prononcé par Michel Tortey Secrétaire de la section Gard rhodanien du P.C.F

Mesdames, messieurs,

Vous êtes présents ce soir avec nous et je vous en remercie pour honorer la mémoire de Louis Thomas ce résistant bagnolais mort en déportation à qui on a donné son nom à cette rue en 1969 : 25 ans après sa mort. Pourquoi faisons-nous cette commémoration ? et quel est son sens ?

Nous avons commencé à Bagnols à évoquer la Résistance en 2013 à l’occasion du 70e anniversaire de la création du Conseil National de la Résistance. A la fois pour se souvenir de la Résistance mais aussi se rappeler les apports sociaux de la Libération et conjuguer la Résistance au présent comme nous le demandaient de grands résistants au soir de leur vie. Le premier résistant que nous avons honoré était Julien Hernandez. En 2014, preuve sans doute que notre démarche n’était pas hors sujet, une loi a été votée pour instituer une journée de la Résistance à la date du 27 mai date anniversaire de la première réunion du Conseil National de la Résistance en 1943. Nous avons évoqué en cette année 2014 le passé de Damian Ruiz résistant bagnolais déporté à Dachau qui est revenu de ce camp de la mort. A cette occasion nous avions demandé à la municipalité de rendre un hommage à Damian Ruiz décédé en 1993, une demande qui a aussi été faite par sa famille. 2 ans après, nous ne pouvons que constater le silence de la mairie. En 2014 la majorité municipale n’a pas trouvé un moment pour se souvenir des 70 ans de l’arrestation de Damian Ruiz en 1944, en 2015, Bagnols (à juste titre) s’est souvenue du Commando Vigan-Braquet nous ne contestons bien sûr pas cet hommage justifié mais en 2015 toujours rien sur Damian Ruiz. En cette année 2016 la mémoire de Damian Ruiz n’a toujours pas été honorée. Le 24 avril dernier journée de la Déportation aurait pu être la journée idéale, le 8 mai dernier une autre possibilité de se souvenir de cet acteur de la seconde guerre mondiale. Non toujours rien. Ce silence à notre demande et à celle de la famille de Damian Ruiz n’est pas seulement une impolitesse c’est une offense que l’on fait au souvenir d’un résistant, d’un déporté. Nous ne pouvons pas passer plus longtemps sous silence cette fin de non-recevoir.

Au moment où une polémique vient de surgir à l’occasion des commémorations du centenaire de la bataille de Verdun, il y a bien un problème avec le devoir de mémoire. Les acteurs de la première guerre ne sont plus là, ceux de la seconde ne sont plus très nombreux ou bien trop vieux pour prendre activement part à l’organisation de ces manifestations, il convient donc de réfléchir à ces hommages pour leur donner un sens pour les nouvelles générations. La journée de la Résistance votée en 2014 n’est pas célébrée à Bagnols. Le devoir de mémoire n’est pas une expression vide de sens. L’histoire de Damian Ruiz mérite d’être connue du plus grand nombre pour s’approprier l’Histoire de la seconde guerre mondiale. Une évocation de personnages locaux donnerait sans doute plus de sens aux commémorations.

Notre parti apporte sa modeste pierre à ce travail de devoir de mémoire à Bagnols. Nous avons évoqué Julien Hernandez, Damian Ruiz, l’an dernier nous étions là, en face pour se souvenir d’André Sautel dont le destin fut tragique. Il était normal que nous traversions la place de la Poste pour en cette année 2016 évoquer la mémoire de Louis Thomas.

Laissez-moi vous compter l’histoire du bagnolais Louis Thomas.

Louis Thomas est l’aîné d’une fratrie de trois garçons qui naissent au début du XXe siècle. Le père de Louis Thomas se prénomme Joseph, il est né en 1883 à Saint-Michel-d’Euzet. Il est marié avec une demoiselle Roche qui porte pour noms de baptême Alix Thérésia. Le couple va s’installer à Bagnols au bas de la route de Nîmes juste avant le croisement de Bourg Neuf (aujourd’hui avenue Léon Blum) où ils vont fonder une famille. Le père exerce le métier de cordonnier. Il est très connu en ville car il est le soliste du cornet à piston de l’harmonie municipale (qui existe toujours) des inséparables. Il enseignera la musique à de nombreux petits bagnolais. La mère tient avec ses beaux-parents (Louis et Modeste) les fourneaux du restaurant situé dans la maison familiale (le local est aujourd’hui occupé par une armurerie). C’était parait-il, si l’on en croit les anciens, une table fameuse du Bagnols de l’époque, Alix ayant un bon tour de main culinaire. C’est donc dans cette famille que Louis Thomas va naître le 15/01/1909, viendront ensuite ses deux frères Raoul et Albert. Personne ne se doute alors que son existence sera brève et aura une issue tragique. On sait très peu de choses de son enfance et de sa prime-jeunesse qui fut sans doute heureuse comme en témoignent les quelques photos de famille qu’a conservé la famille de Louis Thomas. Heureux sans doute mais pas insensible aux difficultés du monde ce qui l’amène, arrivé à l’âge adulte, à s’engager en politique au parti communiste qui naît en 1920. Il a trente ans en 1939 quand la 2nde guerre mondiale éclate. Après la défaite française, la soumission et la collaboration du gouvernement de Vichy il fait partie de la minorité qui n’accepte pas la situation et s’engage en résistance. Son réseau bagnolais est composé de communistes ou de sympathisants dans lequel on retrouve Damian Ruiz et Josef Alabart-Pascual, un trio qui sera arrêté le même jour : le 10 février 1944 dénoncé par un traître infiltré qui avait participé avec eux à une mission de sabotage un mois auparavant. Ce groupe de sabotage F.F.I. était sous le commandement de Jacques Le Mercier nom de résistance du capitaine Ferri qui dirigea le 5e Bataillon dit « la Marseillaise ». Thomas, Alabart et Ruiz ont participé à des actions diverses. Ils ont fait des sabotages de lignes électriques et de voies ferrées notamment pour retarder les convois allemands dans cette stratégie qu’avait la résistance communiste de harcèlement de l’occupant allemand et la volonté de ne lui laisser aucun répit. C’est à la suite d’une de ces actions qu’ils seront dénoncés et arrêtés. Auparavant ils ont amené des jeunes au maquis et ont rédigé des tracts. La facilité que nous avons aujourd’hui à reproduire des documents : ordinateurs, imprimantes, photocopieurs, etc… nous empêche parfois de comprendre les difficultés de l’époque pour imprimer des tracts afin d’encourager les français à ne plus subir, à ne pas suivre la ligne de Pétain, à contrebalancer la propagande vichyste, à être tout simplement informé de la réalité de la guerre. Louis Thomas est le typographe du réseau et sa connaissance des pratiques de l’imprimerie sera une aide précieuse et indispensable au réseau. C’est ainsi qu’une des actions du groupe est intitulée dans les dossiers de résistance du trio bagnolais : « coup de l’imprimerie pour faire des tracts ».

Un bilan qui fait de Louis Thomas un héros de la Résistance qui va payer de sa vie son engagement.

Le 10 février 1944 : au petit matin des gendarmes font irruption à son domicile de Bagnols. Il est arrêté en même temps que ses camarades Ruiz et Alabart. Il est tout d’abord envoyé à Nîmes où en avril 1944 il sera condamné à trois ans de prison. Le 2 mai à 22 h il est transféré au centre de détention d’ Eysses à Villeneuve-sur-Lot dans le département du Lot-et-Garonne qui fut pendant la seconde guerre mondiale le plus important lieu de rassemblement de prisonniers politiques condamnés par le régime de Vichy. Le convoi de Louis Thomas arrive le mercredi 3 mai à trois heures de l’après-midi. Le 5 mai 1944 il fait parvenir une lettre à sa mère qui a sans doute pour but de la rassurer sur son état de santé et son moral. Pour les questions matérielles Louis Thomas informe sa famille qu’il n’a droit qu’à un courrier par mois et à un colis de 5kg qui doit être acheminé par l’intermédiaire de la Croix Rouge bagnolaise, aussi il invite sa mère à se mettre en relation à Monsieur Savournin. Louis Thomas passera moins d’un mois à Villeneuve-sur-Lot le 30 mai il est remis aux autorités allemandes et interné à Compiègne. Au mois d’octobre, la mère de Louis, veuve depuis plusieurs mois n’est pas au courant de la situation de son fils. Elle n’a pas reçu d’autres nouvelles de lui et ainsi elle écrit au directeur de la prison de Villeneuve-sur-Lot pour s’inquiéter. Elle recevra en retour un simple document qui l’informe qu’il a été remis aux autorités allemandes le 30 mai 1944 avec la mention manuscrite : « adresse actuelle inconnue ». On sait maintenant qu’il est arrivé le 2 juin 1944 à Compiègne au Frontstalag 122 de Royallieu camp de transit et d’internement nazi où plus de 50000 résistants politiques furent enfermés avant d’être déportés. Louis Thomas ne reste qu’une quinzaine de jours au camp de Compiègne car il fait partie du convoi du 18 juin 1944 qui quitte Compiègne par le réseau ferré. Ils sont 2139 hommes dans ce train, la moitié d’entre eux sont communistes. 953 partent pour travailler dans des Kommandos notamment pour BMW, les autres ont pour destination finale un camp de concentration. C’est le cas de Louis Thomas qui arrive à Dachau le 20 juin 1944. Il devient le numéro de matricule 74 047. Il y vivra un peu plus de sept mois avant de mourir le 03 février 1945. On ne sait rien sur les raisons de la mort de Louis Thomas. Les documents ne donnent comme seules informations que les trois lettres D.C.D et la date du 3 février 1945. On connait toutefois le quotidien des prisonniers de Dachau où était écrit sur le portail d’entrée en allemand : « le travail rend libre ». La réalité est tout autre : travail forcé, privations alimentaires, froid, sévices, manque d’hygiène, maladies et épidémies comme celle du typhus qui frappa le camp notamment au début de 1945. A Dachau il y eut aussi une station expérimentale où l’horrible docteur Rascher fit des expériences sur les déportés. Les causes de décès ne manquent pas et sans connaître ce qui a entrainé la mort de Louis Thomas on peut les imaginer. Moins de trois mois après son décès le 29 avril 1945 les américains libèrent Dachau découvrant des scènes d’horreur : survivants d’une maigreur épouvantable, des charniers et des fosses communes. Début mai les autres camps de concentration sont libérés les uns après les autres. La famille de Louis Thomas ne sait toujours rien de son sort. Alix Thomas multiplie les démarches et se renseigne. Elle finit par obtenir par courrier une réponse d’un ancien compagnon de déportation de Louis. Fortuné Louvion est un nîmois né en 1914, ils ont partagé le même destin à Compiègne puis à Dachau. On apprend par le courrier de Louvion qu’ils furent envoyés tous les deux dans un kommando de travail à Landsberg une commune de Bavière voisine de Dachau. Louvion atteint par des furoncles retourne à Dachau. Leur chemin se sépare là et on ne sait pas ce qui est arrivé à Louis ensuite. Louvion, dans son courrier tente de rassurer sa mère : cet hiver les camarades ont souffert de la faim et du froid, mais tous s’en sont tirés ». Louis Thomas est mort en février, preuve que tous ne s’en sont pas tirés, à moins qu’il ne soit revenu de Landsberg à Dachau comme lui. Louvion veut rester optimiste dans sa lettre : « vous n’avez donc aucun motif de désespérer et je crois au contraire que vous pouvez attendre en toute confiance ». Le printemps et l’été 1945 passent et toujours pas de retour de Louis. Fin août Alix Thomas reçoit une nouvelle lettre du camarade Maurice Barbut un autre déporté revenu vivant. C’est Louvion qui a relayé la recherche de Madame Thomas. Maurice Barbut, né le 17/02/1911 à Sommières explique qu’ils étaient ensemble à Dachau (numéro de matricule 73047) : l’un au bloc 19 l’autre au 17 mais qu’ils furent envoyés au même moment dans le fameux kommando de Lansberg. Barbut écrit : « Là je le voyais journellement il avait bon moral et était en bonne santé quoique déficient comme tous d’ailleurs. Il n’était pas malade, avait une tenue parfaite digne d’un excellent militant, n’étant jamais en retard pour la solidarité qui était pour nous le premier devoir ». Barbut explique qu’ensuite il y eut un départ de 50 camarades pour retourner à Dachau car jugés trop nombreux à Landsberg. Barbut conclut : « j’ai su par la suite qu’il était encore à Dachau 15 jours après puis je n’ai plus eu de ses nouvelles. C’est tout ce que je peux vous dire d’exact et de vrai. », avant de s’excuser de ne pouvoir donner plus de précision et en restant à sa disposition pour essayer de retrouver sa trace.

Nous n’en serons pas plus sur la fin de Louis Thomas. Le 30 avril 1946 est reconnu par le ministère des anciens combattants et des victimes de la guerre son statut de déporté politique. Le 2 février 1949 ce même ministère fait un certificat pour servir et valoir ce que de droit avec la mention finale : « n’est jamais retourné en France. Considéré comme définitivement disparu ».

Il faudra attendre cinq ans pour voir une évolution du dossier Louis Thomas. Un décret présidentiel en date du 11 mai 1954 publié le 18 mai 1954 au Journal Officiel décore de la médaille militaire à titre posthume le sergent Louis Thomas qualifié de « brillant sous-officier des Forces Françaises de l’Intérieur, calme et courageux ; arrêté le 10 février 1944, interné jusqu’au 16 juin 1944, déporté le 17 juin 1944 au camp de concentration de Dachau (Allemagne), a disparu. » avec attribution de la Croix de Guerre avec Palme (à titre posthume) et de la médaille de la Résistance (à titre posthume). Ce décret est signé par le président René Coty, le ministre de la défense nationale et des forces armées René Pleven et du secrétaire d’Etat à la guerre Pierre de Chevigne.

Le 21 septembre 1969 à l’occasion du 25e anniversaire du départ de Bagnols sur Cèze du commando Vigan-Braquet deux résistants bagnolais communistes sont honorés et on inaugure ce jour-là trois rues commémorant la Résistance : l’avenue du commando Vigan-Braquet, la rue André Sautel et la rue Louis Thomas (ces deux dernières encadrent la Poste de Bagnols sur Cèze).

Cette journée commence par une cérémonie religieuse à l’Eglise de Bagnols à 8 h 30, puis à 9 h 30 une prise d’arme a lieu sur la place de la mairie. 10 h 30 défilé en direction du monument aux morts avec dépôts de gerbes. En fin de matinée les voies communales (Vigan-Braquet, André Sautel et Louis Thomas) sont inaugurées. La journée se termine par un banquet patriotique et un concert de la musique de la Légion étrangère au théâtre du Mont Cotton. Cette journée commémorative placée sous la présidence du Médecin Colonel Arène et du colonel Reveillou se tiendra en présence du conseil municipal de Bagnols, des présidents des Associations Patriotiques et d’une trentaine d’anciens du Commando Vigan-Braquet. Le Parti Communiste (parti des résistants André Sautel et Louis Thomas) est partie prenante de ces cérémonies. Le fait que les deux résistants communistes aient été associés à la commémoration de ce 25e anniversaire est dû aux souvenirs de leurs camarades bagnolais mais aussi à la volonté de Maurice Aurelle représentant local de la Fédération des Déportés et Internés Patriotes et Résistants.

En 1972 Alix Thomas meurt. En 1973 ses fils c’est-à-dire les frères de Louis Thomas reçoivent un diplôme du souvenir de la part des Déportés et internés résistants et patriotes.

Des trois résistants arrêtés le même jour (le 10 février 1944) seul Damian Ruiz déporté lui-aussi à Dachau (matricule 23819) reviendra vivant. Il est décédé en 1993. Les deux autres furent des martyrs. Nous venons de retracer le détail du récit du tragique destin de Louis Thomas. Le troisième homme Josef Alabart-Pascual est mort le 23 juillet 1944. Il conviendra d’honorer sa mémoire dans un futur proche et réparer sans doute le fait qu’il ait été oublié lors des baptêmes des rues en 1969 comme nous le faisons aujourd’hui pour rappeler le destin tragique de Louis Thomas. Nous ne manquerons pas à ce devoir de mémoire.

Voilà l’histoire de Louis Thomas. Comme vous venez de l’entendre elle mérite d’être mise au jour, d’être connu par ceux, le temps passant, qui ont oublié cet homme qui a donné sa vie pour la liberté.

Voilà un exemple pour ce devoir de mémoire. Un engagement, du courage, un destin tragique. N’oublions pas que les valeurs qui étaient celles de Louis Thomas ont été portées par le Conseil National de la Résistance accédant au pouvoir dans le Gouvernement Provisoire de la République Française à la Libération. L’engagement et les valeurs portés par ces femmes et ces hommes s’inscrivaient dans le droit fil du Front Populaire dont on célèbre le 80e anniversaire. Front Populaire, Conseil National de la Résistance, Gouvernement Provisoire de la République : de grands moments politiques de l’Histoire sociale et politique du XXe siècle. Ce retour à la liberté et les avancées sociales sont aujourd’hui attaqués. Je le disais au début de cette intervention : la Résistance doit être conjuguée au présent. Le contexte est différent mais nous devons rester vigilants. Les glorieux anciens nous ont montré la voie il convient d’être fidèles à leurs engagements. Les idées nauséabondes de l’époque sont toujours présentes et prennent chaque jour un peu plus de terrain. La démocratie est fragile, se montrer indifférent ou passif serait très grave. Les attaques sur le plan social comme la loi El Khomri sont un recul pour les travailleurs qui renvoient à ce qu’ont connu les salariés du début du XXe siècle. Ces régressions sociales sont bien à l’opposé des valeurs que portaient les hommes comme Louis Thomas.

Se souvenir de Louis Thomas, notamment en présence de personnes de sa famille, est bien le moins que nous puissions faire. J’ai parlé du devoir de mémoire : il y a dans la signification du mot devoir un caractère d’obligation plus ou moins morale. Vous qui êtes là ce soir, vous ne vivez pas ce moment de souvenir comme quelque chose de contraignant mais bien comme une reconnaissance méritée qui nous rend fier de pouvoir rendre cet hommage.

Louis Thomas, camarade, même si nous ne t’avons pas connu ; les communistes de ta ville sont heureux de pouvoir ce soir te consacrer cette cérémonie. Nul doute, que dans nos engagements futurs nous auront en mémoire le tien qui fut courageux et déterminé.

Et pour rester fidèle à l’engagement de louis, à ses espoirs dans une vie meilleurs je vous invite à résister en participant au rassemblement initié par les syndicats contre la loi El Khomri, pour la sauvegarde de nos conquis sociaux.

Car comme le disait Lucie Aubrac, grande dame de la résistance je cite : le verbe résister se conjugue toujours au présent.

Je vous remercie.

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 10:33

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 La lettre des élu(e)s communistes et républicains de la région Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon..  Mai 2016
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