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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 13:13

referendumDécidém ent Sarkozy,  jour après jour,  soit ressort des promesses de 2007 non tenues (mais les communistes n'y ayant  jamais cru, ils ne sont pas déçus!), soit se convertit à de nouvelles idées qu'il ne tiendra pas plus! A commencer par le référendum! Mais voici que le masque tombe  bien vite puisque celui sur le nouveau traité européen que réclament toutes les composantes du Front de gauche  est jugé par le Président trop compliqué pour les Français..... Sans doute craint-il d'avoir, si d'aventure il était gogos.jpgréélu ( mais nous faisons tout pour que cela n'arrive pas!) de devoir comme pour le traité de Lisbonne bafouer le vote majoritaire des français.

Nous ne pouvons aussi que regretter que le candidat du PS ne se prononce pas pour de manière claire.

Il couperait court ainsi aux déclarations ravageuses, pour le PS, par Nicolas Sarkozy, qui,  depuis Bruxelles, lors de sa conférence de presse, annonce en se moquant qu'il se "contentera" de l'abstention des députés et sénateurs socialistes faisant référence au vote qu'ils ont hélas (à deux ou trois exceptions près) exprimé lors de l'examen du projet de loi du Mécanisme Européen de Stabilité (MES).

 

Communiqué de Jean-Luc Mélenchon publié dans l'Humanité du 2 mars 2012.

 

Nicolas Sarkozy vient de signer le nouveau traité européen. Le projet européen désormais c’est l’austérité pour tous et pour toujours.

Avec la règle d'or, le contrôle préalable des budgets nationaux par la Commission européenne et des sanctions automatiques, ce traité frappe le cœur de la souveraineté du peuple français, la souveraineté budgétaire. C’est donc un traité odieux.

Dans l'immédiat, la signature de la France est engagée. Mais le traité n'est pas encore ratifié. Il est insupportable que Nicolas Sarkozy et François Hollande refusent que la ratification soit soumise à référendum !

Pourquoi ? Parce qu’ils savent que les français ne veulent pas de cette Europe. Pour nous commence une lutte sans répit.

Quoi qu’il arrive la résistance face à ce coup de force est désormais un devoir.

 

 

Ci après l'éditorial Par Patrick Apel-Muller dans l'Humanité du 29 février 2012.

Ballades d’Irlande et d’ailleurs   

Les Irlandais auront le droit de voter. Sur cette île qu’ont battue les vents et les ressacs libéraux, une parcelle de démocratie survit à la vague autoritaire lancée contre les Européens.

Le nouveau traité faisant primer la discipline budgétaire sur tous les autres droits dans l’Union sera soumis à un référendum. Cette décision rendue publique hier par le premier ministre Enda Kenny jette une lumière crue sur le refus de Nicolas Sarkozy de donner la parole au peuple sur un texte qui ampute les souverainetés nationales au profit d’une règle édictée par les marchés financiers.

Échaudé par le précédent de 2005 sur le traité constitutionnel, le favori du Fouquet’s n’admet 
de consultation que pipée.

Aujourd’hui,  quelque 200 personnalités lancent 
un appel pour que le peuple décide. Malgré l’adoption du mécanisme européen de stabilité (MES) par un Parlement honteux, l’exigence d’un débat au grand jour va hanter 
la vie politique nationale et ses campagnes électorales. 


Le Parti socialiste n’en sera pas quitte non plus. 
La posture de Ponce Pilate, ici s’abstenant et laissant faire les élus ultralibéraux, n’emporte ni la foi 
ni la conviction. 

«Il faut refuser les mécanismes de sanction, de punition des peuples européens et exiger une maîtrise publique des banques», ont martelé hier, à Paris, des responsables grecs, portugais, allemands et moldaves du Parti de la gauche européenne, réunis autour de son président, Pierre Laurent. Celui-ci s’est gaussé de l’argument du président français sur la trop grande complexité d’une interrogation du peuple: «La question tient en quelques mots: “Approuvez-vous le traité qui vient d’être négocié? Oui ou non?” »

Les salariés de l’ensemble des pays de notre continent, mobilisés par la CES, commencent à voter aujourd’hui par leurs luttes, leurs grèves ou leurs défilés. Une telle unanimité de syndicats aux histoires et cultures différentes devrait sonner comme une alarme pour les dirigeants européens.

Les peuples ne se laisseront pas mettre en coupe réglée.

Les secousses seront brutales.

Il n’est pas fréquent non plus d’assister,en France, à des actions intersyndicales à l’échelle nationale, à la veille d’élections présidentielle et législatives. Elles constituent des interpellations vives aux candidats. Les sondages confirment le puissant rejetdu président sortant et, à cette heure, le choix de François Hollande comme un moindre mal. Mais ni l’un ni l’autre ne suscitent l’adhésion à des projets dont on distingue trop mal les différences.

On sent bien que la dynamique enregistrée par le Front de gauche et son candidatJean-Luc Mélenchon fait bouger certaines lignesà enregistrer les cris d’orfraie poussés à droite devantla nouvelle tranche d’imposition à 75% à laquelles’est rallié le candidat socialiste. Voilà que le spectredes immigrés de Coblence est à nouveau agité par leurs amis UMP devant une proposition somme toute timide.

Mais on est loin du compte.

À choisir le surplace, à ne parier que sur l’effet de rejet suscité par ce quinquennat, le candidat socialiste risque l’enlisement. Michel Foucault écrivait: «Le malheur des hommes ne doit jamais êtreun reste muet de la politique... »

 

 

 

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Published by SECTION GARD RHÔDANIEN du PCF - dans Elections présidentielles et législatives 2012
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