Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 13:00

Une machine infernale est en marche qui anéantira la fraternité et la laïcité, qui accentuera les inégalités entre territoires et citoyens.
Elle a pour nom : réforme territoriale.
Ce que vise cette machine infernale :
1 Démantèlement de la République et de la démocratie locale en transformant totalement le paysage des collectivités
2 Museler puis éliminer les collectivités qui sont les lieux d’expression des exigences démocratiques, de résistance à la politique ultra-libérale, aux objectifs du capitalisme compte tenu de sa crise profonde.
3 Accélérer la mise en concurrence des habitants, des salariés, des territoires et accélérer la privatisation ou la suppression des services publics. La « concurrence libre et non faussée » doit s’emparer du pactole que représente l’action quotidienne, moderne et efficace, des collectivités et leurs investissements.
Cette casse du socle populaire et démocratique de nos institutions va être dramatique pour les habitants, les citoyens !
C’est la même question que celle du devenir de la Poste : quel avenir pour tous les services rendus aux habitants par les collectivités, si cette « réforme » gangrène notre pays ? Qui demain va rendre ces services indispensables à la vie quotidienne, à la survie ou au développement des territoires ? Que deviendra le principe d’égalité d’accès à tous les services ?
Car les villes et villages, les départements et les régions : c’est concret !
Les élus doivent respecter leurs électeurs et les territoires !
Leurs actions, leurs réalisations sont concrètes : écoles, crèches, logements, équipements sociaux, culturels, sportifs, de santé, environnement, transports et une multitude d’autres services de qualité. Elles emploient 1 800 000 agents, réalisent 73 % des investissements publics qui ont permis le maintien et la création de centaines de milliers d’emplois. Mais la réforme territoriale préfère sacrifier les populations les moins solvables, les territoires les plus défavorisés et livrer au marché tous les services et secteurs rentables.
Les citoyens seront les principales victimes !


C'une attaque historique MESURONS EN LA GRAVITÉ :
Suppression progressive de l’essentiel des communes et à terme de tous les départements transformés, avant leur disparition, en rouages captifs et dociles de l’État. Regroupement autoritaire en intercommunalité. Transfert de compétences à la majorité simple. Incitation financière illusoire pour la transformation des intercommunalités en « commune nouvelle ». Financements croisés quasiment interdits (alors qu’ils représentent 5 % des dépenses globales). Obligation pour les collectivités de financer leurs projets à 50 % sur leurs fonds propres. Compétence générale supprimée sauf pour les communes… qui n’auront plus les moyens de l’exercer. Constitution de féodalités avec des super-régions et métropoles. Il est prétendu de s’attaquer au « mille feuille » des institutions en créant des super-territoires qui seront des « archipels » du profit financier ! Éloignement le plus possible des citoyens des lieux de
décision. Création de conseillers territoriaux cumulant des pouvoirs rendant impossible leurs fonctions avec la proximité des citoyens et transformés en élus techniciens. Absence de moyens supplémentaires pour un exercice élargi de la citoyenneté. Retour d’un État qui ne paye rien et commande tout. L’arbitraire est de retour avec le « Grand Paris », des préfets omnipotents, la « RGPP » qui réduit à peau de chagrin les services déconcentrés de l’État. Le monde associatif, sportif et culturel est en détresse financière. Division par deux des agents de la fonction publique territoriale alors qu’ils sont les acteurs irremplaçables des services publics de proximité, alors que les collectivités sont des amortisseurs des désastres sociaux provoqués par la crise. C’est un boulevard pour la privatisation des services publics, « leur externalisation ». C’est une catastrophe pour les personnels et les petites communes.
Et cerise sur le gâteau : Généralisation d’un nouveau système électoral de
primes à l’UMP, à un bipartisme et de miettes pour le pluralisme démocratique. Le mode de scrutin uninominal à un tour doublé d’une pincée de proportionnelle va conduire à l’étouffement démocratique, aux combines politiciennes pour des sièges et à l’abstention, l’écoeurement des citoyens.

Là aussi, les citoyens seront les principales
victimes ! Que l’on juge sur pièces : la taxe professionnelle représente 50 % des ressources fiscales des communes. Les ménages contribuent pour les autres à 50 %. Avec la réforme, les recettes fiscales proviendront pour les 2/3 des ménages et seulement pour 1/3 des entreprises.
On en rigole encore au MEDEF ! Casser les collectivités locales,
dans la foulée des grands services publics, supprimer leurs moyens :
c’est réformer dans le sens du déclin !


Une bonne réforme des institutions, c’est aller dans le sens du progrès:
- Plus de démocratie locale : Priorité à plus de pouvoirs aux citoyens et au vivre ensemble.
- Plus de moyens pour satisfaire les droits humains et plus de justice sociale
- Sortir de l’asphyxie financière par des moyens financiers solidaires et une fiscalité modernisée et progressive responsabilisant la sphère de l’économie et de la finance
- Encourager les collectivités à promouvoir un nouveau mode de développement, une écologie populaire
- Mettre au coeur des politiques locales les mutualisations, les partenariats, les coopérations, un aménagement du territoire fondé sur la solidarité, affirmant le besoin d’un développement harmonieux de
la ruralité, complémentaire d’une construction urbaine, économe en ressources naturelles, imprimant un nouveau type de développement à tous les territoires
- Plus de services publics par un plan de reconquête, de développement, d’amélioration et de financement, de création de services publics.


Le coup de grâce qui sonne l’agonie financière des collectivités :la suppression de la taxe professionnelle.


Créée par Jacques Chirac, la taxe professionnelle, un impôt légitime qui responsabilise les entreprises, a été sommairement jugée « impôt imbécile » Au lieu de la moderniser, notamment par la taxation du capital financier, au lieu de s’assurer d’abord de la santé financière des comptes publics, elle est supprimée à la hussarde.


DES ÉLUS «COUPABLES»…


Pour Nicolas Sarkozy, les élus sont trop nombreux et coûtent trop cher.
Ce « coût » représente 0,02 % du budget des collectivités et 450 000
d’entre eux sont bénévoles ! Or, ce sont des femmes, des hommes
qui font de l’intérêt général le moteur de leur engagement… et la richesse et l’originalité de l’organisation de notre pays.


…À DES ÉLUS ZÉLÉS


Une fois déligitimés, les élus locaux seront réduits à être des relais
institutionnels pour accompagner les dégâts sociaux et subordonnés
à l’application des politiques libérales.
ILS DISENT DES MENSONGES :
La compétitivité de notre économie serait gravement menacée par l’égoïsme des collectivités. Les collectivités dépensent trop et coûtent cher. Elles sont responsables des déficits, de la dette.
La taxe professionnelle est responsable des délocalisations, de la casse des emplois industriels.


UNE LUTTE HISTORIQUE : Il ne faut pas laisser passer cette
entreprise de démolition des richesses, des talents, des innovations
et des sagesses de notre démocratie de proximité !

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : BLOG SECTION GARD RHODANIEN du PCF
  • BLOG  SECTION GARD RHODANIEN du PCF
  • : Les activités et les réflexions des militants communistes et des élu(e)s du P.C.F section du Gard Rhodanien.
  • Contact

Recherche