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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 23:26

Certains ces jours derniers ironisaient sur la présence probable sur la liste à venir de Jean-Marie Daver d'un représentant de l'anarcho-communisme. Notre période est si faible au niveau idéologique et la pensée unique fait tellement de ravages que certains mots font peur.

Voici une personne qui gagne à être connue et qui pourrait bien être sur la liste de Jean-Marie Daver pour les prochaines municipales.


MICHEL VAN HAMME (portrait)


Ce ne sont pas les cordes qui manquent à son arc : artiste peintre, poète, écrivain. Rencontre avec un de ceux qui exposa dans les usines en 68.


Michel Van Hamme, c’est une œuvre de 4 700 toiles ainsi qu’une quarantaine de livres publiés. En 1963, à l'âge de 16 ans, Michel Van Hamme remporte le premier prix du concours organisé par la société Lefranc-Bourgeois. Il étudie à l’Académie de la grande Chaumière à Paris et a comme professeur Krischa : « Tu sais Michel, dans ce métier, c’est les 60 premières années qui sont difficiles… ».


En 1964, Michel Van Hamme partage sa vie entre Montmartre et Mantes-la-Jolie. C'est chez Jacques et « Chez Léon » qu'il expose ses premières toiles à Mantes-la-Jolie. A Montmartre, il vend ses dessins, Place du Tertre, et expose chez François Deguelt et Patachou. Remarqué par Georges Val, critique d’Art, il est invité à exposer au Festival des Roches Blanches (95). Il y rencontre des peintres de renoms et y fait la connaissance d'Albertine Sarrazin.
Michel est Tsigane, il a eu beaucoup de membres de sa famille déportés dans les camps Nazis. Il pensait être le témoin de ce cauchemar et il l’exprime dans ses toiles. Le rouge, le noir, le jaune et le blanc sont les seules couleurs de sa palette. Dans les mois suivants, Paul Jolas, directeur de la Galerie Georges Duhamel, signe son premier contrat il y expose sans interruption, de 1965 à 1992. Une véritable amitié lie les deux hommes, ils créent ensemble la revue et le collectif : « Rencontres Artistiques et littéraires » en 1970, ainsi que le salon « Rencontres ». Fred Zeller, Hans Hartung, Maurice Dubuffet, Zorkine, Ambille, Hikaire, etc., en seront les fidèles habitués. Les sculpteurs Belmondo, Volti, Terzief rejoignent le Salon deux ans plus tard. Dans cette même année, il expose des toiles sur le monde Tsigane et invite lors des vernissages des amis musiciens tels que Lény Escudero.
Vers 1971, sa peinture évolue et passe au non figuratif. « Figuratif ou abstrait, ça veut pas dire grand-chose ! La peinture est incarnée ou désincarnée, c’est tout. »
Puis Michel expose à l’étranger : à Ostende en Belgique, à Cologne en Allemagne, à Gérone en Espagne. Actuellement, ses toiles sont au Japon.
Michel signe épisodiquement ses toiles sous le nom de son Grand-père Tsigane Ukrainien Wbytskiz Grutkuski, pour le rendre vivant et honorer sa mémoire. Il évoque la création du drapeau Tsigane qu’il a créée avec des amis et dont la roue du voyage comportant 16 rayons, correspondant à 16 siècles de nomadisme.


Dans les usines en grève
avec Francesca Solleville


Engagé dans le mouvement Anarcho-communiste, Michel expose dans les usines dans les années 68, et il soutient les grévistes avec la chanteuse Francesca Solleville.
Il mène de front son métier d’artiste peintre, de poète et d’écrivain, et publie de nombreux ouvrages, dont : Ces lueurs qui s’éteignent - Éditions Instant Présent , Michel a toujours adoré Léo Ferré… depuis sa mort il est en relation avec sa femme et son fils et il publie en 1994 Léo Ferré, 1947 - 1993 non stop - Éditions Le petit véhicule , « Biographie de Jean Ferrat, (3e éditions) »…
En 1980, Michel crée le C.R.A.F.T (Comités Régionaux Action Fraternité Tsigane) ainsi que le Collectif « Peintres et Poètes d’aujourd’hui ».
En 1983, Expo Galerie Saint-Jean-d'Amboise sur le thème « Tsiganes ». Pierre Dassau, Jack Lang, Yehudi Menuhin, Lény Escudéro, Soledad Aruanis Vargas, Cveta Stankovic, Pepio, Juan Ramirez, Maximof, Vanko Rouda, Gérard Gartner, etc. étaient présents au vernissage suivi d'un concert auquel se mêle Yehudi Menuhin.
Son ami Paul Jolas décède en 2006. Après 47 ans de vie sur Paris, Michel arrive dans le sud de la France, où il fait une halte en Ardèche pendant 3 ans ; il y crée « l’atelier - galerie du terrain vague ». Depuis 14 ans, il est installé avec sa famille à Pont-Saint-Esprit.


« Prisonniers de l’étau de la connerie
des petits bourgeois »


Comment définir sa peinture ? Peintre expressionniste abstrait ? « Oui, ou encore abstraction lyrique ». Mais dont l’œuvre n’a jamais été désincarnée ! «  Nous sommes prisonniers de l’étau de la connerie des petits bourgeois qui veulent faire la mode et la font avec force et opiniâtreté. La peinture est une subversion un état de crise permanant »…
« La peinture est faite de forces vives et d’une solidité en sommeil. Nous les peintres, nous sommes des récepteurs à haute fréquence et le moindre court-circuit, sans faire de cadeau, nous déchire la pompe à vie en un chant, un lamento, celui des rouliers ».
L’artiste se met à nu dans ses toiles. « Mes peintures sont des Anarchitectures ».
La peinture de Michel vibre et lorsque l’on pénètre en elle, elle nous transporte dans les tourbillons intenses de la vie.
Ses toiles présentent un caractère gestuel, qui met l’accent sur la touche ou la matière picturale et exalte alors l’énergie du geste accompli lors de l’exécution de l’œuvre.
Cette vigueur du geste témoigne d’une grande force expressive.

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