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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 06:15

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Dans l’édition de Midi-Libre du mardi 16 novembre dernier Jean-Christian Rey le maire de Bagnols faisait la remarque suivante à propos du remaniement ministériel et du gouvernement Fillon III :
« J'ai regardé avec attention l'arrivée d'Alain Juppé au poste de numéro 2. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il a sévèrement critiqué la loi sur les collectivités territoriales. Il va peut-être amener le président Sarkozy à la revoir. Alain Juppé est maire et il connaît les conséquences de cette loi si elle est votée ».  Midi-Libre de conclure sa rubrique « Mistral Gagnant » par  « Il attend désormais un geste de l'ancien Premier ministre, ministre de la Défense ».

Ce mardi 23 novembre devant le congrès des maires de France le Président Nicolas Sarkozy vient de lui faire une forme indirecte de réponse.

Justifiant la suppression de la taxe professionnelle (TP) (cette TP qui est remplacée par une contribution qui pour certaine entreprise se traduit par une augmentation, contribution qui est gelée sur la TP de 2007) ainsi que le gel des dotations, et une réforme des collectivités qui menace leurs compétences, voire, parfois, l’existence même de leurs communes, Sarkozy a fait son couplet sur les indispensables sacrifices. « Si on veut réduire nos déficits, il faut qu’on s’y mette tous, maire compris ! »  Toujours selon le chef de l'Etat. "Tous, nous devons apprendre à vivre dans un monde où la ressource n'est pas infinie".

Le message est clair, les collectivités territoriales vont souffrir, les communes comme les Conseils Généraux.

Les espoirs que portait (naïvement ?) Jean-Christian Rey avec l’arrivée d’Alain Juppé sont à remiser au vestiaire. On sait très bien que Juppé est venu au gouvernement pour que l’UMP resserre les rangs  et on a entendu ses déclarations « j'ai accepte d'être au gouvernement car je ne veux pas que la gauche revienne ». Au moins c’est clair sur les intentions et c’est très loin d’un projet de défense des collectivités locales !

A quelques mois donc d’élections cantonales, quelques semaines après les élections municipales de Bagnols et avant celles de Pont Saint Esprit : la question des finances locales est gravement posée.

Dans le microcosme spiripontain on entend ces jours derniers une espèce de consensus sur « n’importe qui mais pas Baumet ! ». Si l'on peut comprendre ce cri du cœur, il convient quand même de concevoir que sans ressource (suppression de la TP, baisse des dotations) avec ou sans Baumet les temps s’annoncent difficiles à Pont comme ailleurs dans le Gard Rhodanien.

Le mythe de la gestion en « bon père de famille » que tout le monde avance est battu en brèche.

Prenons deux familles :

La famille « panier percé », certain l’appelleront la famille spiripontaine. Le père fréquente trop le PMU, la mère triste que son mari boive dépense sans compter pour soigner sa garde-robe et pour compenser l’alcoolisme du père on couvre les enfants de cadeaux tous autant chers qu’inutiles. Dans cette famille les fins de mois sont difficiles et l’on comprend qu’il y a des solutions pour économiser le budget (moins de pastis et de tiercé pour le père, moins de visites dans les boutiques de vêtements pour la mère).

D’un autre côté la famille « bon père de famille », certain la nommeront la famille bagnolaise. On surveille toutes les dépenses, la mère fait des enveloppes pour tout prévoir, on économise… malgré tout on n’arrive pas à boucler les fins de mois  car les salaires de la famille sont trop faibles.

Aujourd’hui la politique budgétaire de l’équipe Baumet est vilipendée (à juste titre d’ailleurs), pendant que la gestion de l’équipe de la gauche bagnolaise est dans l’ensemble louée. Pourtant, malgré tout, les difficultés apparaissent, les fins de mois du budget municipal bagnolais sont là.

La raison en est simple, les communes comme les autres collectivités territoriales n’ont plus les moyens suffisants pour fonctionner normalement offrir aux populations les services et les investissements nécessaires.

Il convient donc de renverser cette logique.

L’Irlande dont on entend parler tous les jours a longtemps fait une politique qui faisait des cadeaux aux entreprises (dumping fiscal par rapport à nous, taux d’imposition très bas) malgré tout elle est en faillite. Sarkozy poursuit cette politique : la suppression de la taxe professionnelle est un cadeau fait aux entreprises. Ce seront les citoyens qui payeront la facture sans un changement radical de système.

Voilà le message que l’on doit entendre de l’intervention présidentielle au congrès des maires et il doit nous inquiéter à Pont, à Bagnols et dans tout le reste de la France.

La réaction doit venir des citoyens et des élus… et donc les clivages droite-gauche sont toujours aussi pertinents quoiqu’en disent les esprits-chagrins.

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