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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 16:41

L’actualité du procès entre le chanteur Pierre Perret et le Nouvel Observateur nous amène à rappeler un élément de la vie du peintre Albert André.

Pour mémoire et pour ceux qui n’auraient pas suivi cette navrante affaire on reproche au chanteur Pierre Perret de s'être inventé une relation avec le poète Paul Léautaud.

Certains se diront mais que vient faire « le cercle du prolétariat » dans cette histoire et pourquoi mêler Albert André à tout ça ? On se souvient que notre association depuis plusieurs années essaye de faire en sorte que l’œuvre et la mémoire d’Albert André soit mieux prise en compte notamment dans le Gard Rhodanien.

Faisons le lien : Pierre Perret  né en 1934 a écrit voici plusieurs années des livres dans lesquels il révèle qu’il aurait visité régulièrement le poète Paul Léautaud qui décèdera en 1956. Cette relation est aujourd’hui contestée d'où le procès qui a lieu actuellement.

L’occasion nous est donnée de faire connaître ou de rappeler que le peintre Albert André a eu lui une vraie correspondance avec Paul Léautaud. Les archives de la correspondance d’Albert André en attestent. Ainsi le 5 mai 1953 Paul Léautaud écrivait à Albert André les mots suivants : « Cher Monsieur Albert André, je doute fort de pouvoir me rendre à votre exposition à la Galerie Berès quai Voltaire. Depuis des années, je n’ai plus qu’un cinquième de la vue normale »…

Le courrier se poursuit sur des problèmes liés à la vieillesse, l’auteur a à cette époque 82 ans. Toutefois la lettre se termine ainsi : « Je n’ai pas oublié le grand plaisir que vous m’avez fait, il y a longtemps, avec votre album de reproductions Renoir. Il m’a donné et me donne encore souvent de grandes jouissances ».

Et la lettre de se terminer par une phrase assez coquine mais aussi par un aveu d’impuissance : La « Baigneuse assise » est mon type de femme. Je ne la regarde jamais sans beaucoup de rêverie…. rétrospective ».

Finalement Léautaud viendra à l’exposition à la galerie Huguette Berès. On le sait par une autre lettre du fonds Albert André, George Besson, Jacqueline Bret-André. En effet Jacqueline Bret-André écrira à George Besson en lui racontant la visite de Paul Léautaud. « Albert et lui qui ne se connaissaient à peine, se sont jetés dans les bras l’un de l’autre. On les a assis dans la salle des dessins, et ils n’ont pas arrêté de se raconter des histoires de quatre heures jusqu’à sept. De temps en temps on entendait de grands éclats de rire et des coups de canne par terre. Leur conversation, perdue pour le reste des mortels, a dû être éblouissante. »

Albert André mourra l’année suivante (1954), Paul Léautaud qui était né en 1872 disparaîtra lui en 1956.

Si les échanges entre Pierre Perret et Paul Léautaud font l’objet d’un procès, cette affaire était l’occasion de rappeler ceux entre Paul Léautaud et Albert André.

Ce nouvel exemple montre bien la position d'Albert André à son époque dans le milieu pictural (on ne reviendra pas là-dessus) mais aussi dans le domaine littéraire et musical.

Il conviendra à la future « association des amis d’Albert André » (avec d’autres) de travailler pour que ces faits soient mieux connus de nos contemporains.

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Published by SECTION GARD RHÔDANIEN du PCF - dans culture
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commentaires

papini 26/03/2011 17:10



Merci pou cette anecdote qui m'était inconnue, il est regrettable qu'aujourd'hui on intente des proces pour des futilités voire des verites, pauvre Pierre, qui par surcrois se voit
censuré pour avoir dans ses compositions inseré la femme voilée, ce que je trouve scandaleux, car il n'en a pas été de meme avec LILY, décidement le déclain de notre societe est annoncée
@+



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