Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 15:21
   Bernard Thibault a salué, vendredi, la mémoire de l’ancien leader de la CGT, disparu il y a dix ans. Il avait pris la tête du syndicat en 1982. La gauche venait d’accéder au pouvoir.

Indemnisation du chômage, droit à la formation… des accords soutirés au patronat, dont Henri Krasucki était fier. « Lui, l’ouvrier, pouvait surprendre par sa capacité à tenir tête, sa virtuosité à manier la dialectique et à pousser la contradiction. Lui, avec sa casquette, pouvait déstabiliser un haut-de-forme », a déclaré Bernard Thibault, vendredi, rendant hommage à son homologue disparu en 2003. La CGT, l’Institut d’histoire sociale, l’union locale CGT du 20e arrondissement ont ainsi souhaité marquer le dixième anniversaire de la disparition de l’ex-dirigeant syndical, survivant des camps de concentration nazis et ancien membre du Comité national du PCF. Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français, s’est également recueilli quelques instants sur sa sépulture, au Père-Lachaise, en présence d’une soixantaine de personnes.

La période durant laquelle Henri Krasucki exerça ses fonctions à la tête de la CGT, à partir de 1982, comme l’a rappelé Bernard Thibault dans son discours, fut marquée par l’élection de François Mitterrand, suscitant des espoirs, mais très vite marquée par le tournant de la rigueur… Une époque de « récession économique et de retour du libéralisme » qui ont modifié « la composition et les formes d’organisation et de subordination du travail salarié ». « Chômage, précarisation, tertiarisation, effritement des secteurs industriels » forçaient à une évolution du syndicalisme que pressentait Henri Krasucki. Et Bernard Thibault de déplorer au passage que beaucoup se soient « appliqués à coller à Henri, et à l’accentuer outrageusement, une image ouvriériste ne correspondant en rien à la personnalité de celui qui fut tout à la fois un homme d’action et un homme de culture, passionné de musique classique ».

Bernard Thibault retiendra, pour leur « actualité », ces deux indications laissées par « Krasu ». D’une part, que « le syndicat CGT, c’est la solidarité, la fraternité. La révolte contre toute injustice, contre l’exclusion, contre le racisme, contre toute oppression et pour la paix. C’est le soin apporté aux moindres préoccupations comme aux plus grands objectifs mobilisateurs. C’est également l’attention aux différences de toute nature et la recherche de réponses appropriées, la conjugaison de l’individuel et du collectif, de ce qui est professionnel et catégoriel avec ce qui est commun à tous, au lieu d’entretenir des oppositions artificielles » et, d’autre part, que « la CGT est une composante autonome indépendante du mouvement démocratique, un foyer de pensées, de propositions, d’initiatives et d’actions dans tous les domaines qu’elle considère raisonnablement de sa compétence ».

Partager cet article

Repost 0
Published by SECTION GARD RHÔDANIEN du PCF - dans Info diverses
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de la SECTION GARD RHODANIEN du PCF
  • Le blog de la  SECTION GARD RHODANIEN du PCF
  • : Les activités et les réflexions des militants et des élu(e)s du PCF du Gard Rhodanien.
  • Contact

Recherche