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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 04:59

Le pouvoir sarkozyste, épaulé du système média-business, aura tenté d’utiliser la coupe du monde de football et les turpitudes de notre équipe nationale comme un paravent.

Les inondations, le Tchernobyl pétrolier en Louisiane, le chômage qui augmente, le contenu de la contre réforme réactionnaire des retraites, les plans d’austérité instillés au goutte-à-goutte, l’école démembrée, la suppression de 100 000 nouveaux emplois dans les services publics,  sont ramenés à bien peu de choses à côté de  l’ubuesque chevauchée de notre équipe nationale. Ce foot lui-même nous renvoyant l’image de la société qu’en haut lieu on veut nous imposer. Absence de sens, de jeu collectif, le mépris et l’arrogance au cœur d’un pays, l’Afrique du Sud, qui tente de sortir de ses difficultés et de ses inégalités avec, en prime, la gangrène de l’argent roi.

Les joueurs en profitent tout en étant aussi des victimes. Le comble du mépris aura été atteint par le Président de la République, qui, au moment même où se déroulaient d’immenses manifestations pour défendre la justice, c’est-à-dire la retraite à 60 ans à taux plein, allait faire chercher au pied de l’avion que le ramenait du Waterloo sud-africain, l’un des joueurs les mieux payés.

Entre les travailleuses qui touchent moins de 800 euros de retraite par mois et celui qui gagne 15 000 euros par jour, il a choisi le second. Tout un symbole ! Pour recevoir ce prince du foot, M. Sarkozy aura annulé une rencontre avec une dizaine d’organisations non gouvernementales, préparatoire à la réunion internationale du G 20. C’est dire le peu de cas que fait le Président de l’intérêt général. Pour M. Sarkozy, mieux vaut discuter ballon rond que de penser aux petits enfants qui les fabriquent dans le sud-est asiatique au prix d’un euro par jour.

Et on se demande si cette calamiteuse épopée de « nos bleus » ne sert pas encore plus le foot-business. En effet, les Etats généraux annoncés du football pourraient consacrer encore plus la domination de l’argent sur le sport.

 Ceci n’est qu’un îlot de la face cachée de ce monde miné par l’argent roi, que M. Sarkozy et sa clique tentent de sauver. Ces gens ne peuvent comprendre la misère dans laquelle ils plongent nos quartiers populaires et nos villages, ne peuvent connaître la dureté et l’exploitation du travail, les fins de mois difficiles, la menace du chômage et de la précarité, la faiblesse des retraites.

On apprend coup sur coup qu’un ministre s’offre sur les comptes publics des milliers d’euros de cigares ; que tel autre bénéficie d’appartements gratuits dans la capitale ; que telle ancienne ministre reçoit en plus d’autres émoluments, près de 10 000 euros mensuels pour une mission bidon ; un autre construit une villa au soleil sans permis de construire. Le climat devenait étouffant. Il est maintenant délétère. L’actuel ministre de la casse des retraites, qui était hier ministre des déficits publics et toujours trésorier du parti présidentiel, dont l’épouse gérait le patrimoine de la première fortune de France, Mme de Bettencourt, n’a pu s’apercevoir que le symbole de l’argent roi dans notre pays oubliait de déclarer aux impôts une île qu’elle a acheté au large des Seychelles et autres comptes bancaires dans les paradis fiscaux. Et M. Sarkozy martèle la défense de ce ministre, parce que Monsieur « le ministre-trésorier » de son parti, est efficace dans la quête qu’il fait auprès de ses amis milliardaires pour payer les campagnes électorales de l’UMP, qui pourrait être baptisée l’Union de la Minorité des Privilégiés. Ce ministre qui a inventé vingt-deux taxes et prélèvements divers sur les familles populaires et qui est chargé aujourd’hui de la casse des retraites, nie évidemment. Mais, il ne démontre rien. Ceci par exemple. Pourquoi un juge, qui, il y’a quelques mois, aurait transmis des irrégularités fiscales concernant la première fortune de France a été dessaisi de ce dossier ? Une enquête sérieuse doit avoir lieu sur tous ces faits. Une commission d’enquête parlementaire doit être décidée sans attendre. Aucun pays démocratique n’aurait toléré ce qui se passe chez nous ! Les dernières annonces de M. Sarkozy ne servent qu’à parer le coup. Au moment même où se prépare une purge sociale sans précédent contre notre peuple.

Les citoyennes et les citoyens doivent s’unir pour réclamer justice. Une nuit du 4 août contre les privilèges, l’argent roi et pour l’égalité, la justice sociale, fiscale, environnementale devient indispensable. Une dame rentière, première fortune de France, gagnant le SMIC toutes les trois minutes, est protégée pendant que celles et ceux qui chaque fin de mois tirent le diable par la queue, sont encore ponctionnés. C’est inadmissible et il ne faut pas l’admettre, le supporter, le subir. Rien ne justifie la contre réforme réactionnaire des retraites, ni les plans d’austérité qui vont s’aggraver, ni les hausses de tarifs publics envisagées, ni les hausses d’impôt étudiées, sauf le service de cet argent roi. La puissance des mobilisations pour les retraites la semaine dernière montrent la voie. Plus nos concitoyens découvriront les conséquences de cette attaque contre les retraites pour eux-mêmes, pour leur famille, leurs enfants et plus ils les mettront en lien avec cet argent facile, cet argent des grandes fortunes, issu du vol du travail, plus ils se mobiliseront.

Cette mise en mouvement de notre peuple, dans l’unité, la solidarité, sera un service rendu au pays. Service pour la justice et le droit. Service pour l’efficacité économique. Sortir de la crise appelle en effet qu’on rémunère le travail et les retraites. Ce sont les conditions d’un nouveau développement. Service aussi pour une nouvelle éthique républicaine.

Laisser faire, c’est laisser alimenter un populisme dangereux. La crise qui s’approfondit dans l’Union européenne et le refus du G20 de faire le moindre pas pour la régulation financière et la taxation des capitaux, ne font qu’aggraver une situation déjà dangereuse.

Nous en appelons à la réflexion, au débat politique sur les moyens de relancer un projet de justice sociale et écologique pour sortir de la crise. Refusons l’injustice, terreau de tous les dangereux populismes. Faisons vivre des débats citoyens et une unité populaire pour trouver le chemin d’une alternative économique, sociale, démocratique, écologique.

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