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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 10:09

 

Nos amis de l'association du cercle du prolétariat réagissent après la publication de leur dossier concernant le patrimoine "Albert André, George Besson, Jacqueline Bret-André". La presse locale en a fait l'écho, vous trouverez sous l'article les références de différents articles parus dans "la Marseillaise" et le "Midi-Libre".

 

Trois semaines après l’envoi aux personnalités du monde politique, culturel, et associatif du dossier qu’ils ont rédigé pendant l’été sur le patrimoine « Albert André, George Besson, Jacqueline Bret-André » les adhérents de l’association « le cercle du prolétariat » tardent à recevoir des réponses des personnes interpellées, même pas une simple forme d’accusé de réception.

Visiblement le message n’est pas encore passé, il faudra en « remettre une couche ». L’association « le cercle du prolétariat » y réfléchit déjà.

En attendant c’est cette semaine qu’est arrivé « l’automne ». La saison bien sûr du quadriptique d’Albert André que l’association a fait sortir des réserves du musée d’Orange pour l’exposer au Crédit Mutuel qui a très bien réagi dans cette affaire. A croire que certains qui ne sont pas forcément concernés par le patrimoine sont plus concernés que d’autres dont c’est normalement le métier ou la responsabilité !

l-automne-d-Albert-Andre-001.jpg

Ce panneau monumental (quasiment un rectangle de trois mètres sur deux) trône donc au centre de l’agence du Crédit Mutuel de Bagnols et il tient tellement de place qu’il a fallu condamner le bureau d’une employée. Quand l’art passe avant la finance c’est beau !

Pendant ce temps-là au musée Albert André de Bagnols on vient de voir partir une des plus belles pièces de la collection. Quelle est la plus belle œuvre du musée de Bagnols ? C’est difficile à dire, les goûts et les couleurs comme dit l’autre… entre  « le 14 juillet au Havre » de Marquet, « la fenêtre ouverte à Nice » de Matisse, « le bouquet de fleurs des champs » de Bonnard, « le champ de coquelicot » de Valtat ou « au piano » de Georges d’Espagnat ou pourquoi pas d’autres oeuvres on ne choisira pas. Le tableau le plus connu du musée « Albert André » vient outre de sa qualité picturale mais aussi de son modèle c’est « le portrait d’Adèle Besson » par Kees Van Dongen. C’est lui qui vient de partir pour trois mois à Rotterdam pour un prêt dans le cadre d’une rétrospective du peintre néerlandais dans sa ville natale. Au passage on se souviendra qu’en 2004 le musée de Lodève (que nous citons souvent en exemple) avait déjà réalisé une rétrospective Van Dongen.

Ainsi c’est avec une certaine émotion que les visiteurs du week-end dernier (lors des journées du patrimoine) ont pu découvrir cette disparition compensée par « l’arrivée du permissionnaire » d’Albert André. « Le portrait d’Adèle Besson » restera à Rotterdam jusqu’au 23 janvier 2011, il reprendra sa place ensuite à Bagnols. Ceci est une preuve que certains, loin de chez nous connaissent les trésors que recèlent notre musée du Gard Rhodanien quand d’autres localement en ignorent les richesses !

Adele-Besson-Van-Dongen.jpg

Souvenons-nous que c’est en 1963 que les époux George et Adèle Besson ont fait don de leur collection personnelle pour deux tiers à Besançon et pour le dernier tiers  à Bagnols. En 1964  une exposition exceptionnelle au Louvre de cette collection (une dernière fois rassemblée) a été organisée. Malheureusement le vernissage de cette exposition a été marqué par le décès subit d’Adèle Besson à l’aube de l’hiver. « Le portrait d’Adèle Besson » de Van Dongen pendant plusieurs jours vit à ses pieds apparaître des couronnes et des bouquets de fleurs en hommage à Adèle.

On ne peut s’empêcher de se souvenir de cet épisode tragique. On ne peut pas non plus ne pas faire le lien avec la situation actuelle du musée « Albert André » de Bagnols que beaucoup ne semblent pas prendre en compte. En 2015 si le musée n’est pas aux normes, les œuvres offertes par George et Adèle Besson partiront à nouveau mais ce coup-ci de manière peut-être définitive pour le musée de Besançon comme cela est stipulé dans l’acte notarié du 27 juin 1963.

Il est donc temps que certains se réveillent !

 

Article de "la Marseillaise" paru ce mercredi 22 septembre sous la plume de Dominique Garrel :

L’art et la culture sont au cœur de la vie de notre pays, de son identité et de son rayonnement. Aujourd’hui, la culture est menacée par la remise en cause des principes et des moyens de l’intervention publique en faveur de la création artistique et de l’action culturelle. Ces renoncements sont ceux du gouvernement, de certaines collectivités territoriales.

Pour mettre la culture au centre du projet humain

Le Cercle du Prolétariat de Bagnols-sur-Cèze, cette association, qui partage ses locaux avec le PCF, recevait la presse ce 15 septembre pour tirer la sonnette d’alarme sur la situation de la culture en Gard Rhodanien.

C’est Elian Cellier qui présidait cette conférence de presse où était présents - outre des élus communistes - des membres de l’association.

Pour eux, c’est trop : « Vingt ans d’attente c’est long, très long surtout quand on ne voit rien de très concret, ni de très enthousiasmant se dessiner à l’horizon. »

Rappelons qu’en 1990, Jacqueline Bret-André (fille adoptive du peintre Albert André et veuve du critique d’art George Besson) faisait don au Conseil Général du Gard d’une centaine d’œuvres du peintre Albert André qui se trouvaient dans sa maison à Laudun. Tout laissait croire que le Gard et l’État allaient de concert donner la place qu’il mérite à ce peintre.

Hors depuis 1990, le projet du nouveau musée Albert André de Bagnols est passé aux oubliettes et un certain désintérêt autour du peintre s’est installé (en Gard Rhodanien).

Il a fallu que ce soit l’association « le Cercle du Prolétariat », avec des soutiens multiples, qui vienne au secours du quadriptique « les quatre saisons ». Cependant, rien n’est réglé quant à leur restauration ni dans leur destination après l’exposition.

Pour l’association, il n’est pourtant pas trop tard pour rattraper les erreurs et le désintérêt du passé. Mais elle tire la sonnette d’alarme car 2015 est une date butoir pour la mise aux normes du musée. D’autre part, la maison Albert André de Laudun fermée depuis 2006, ne pourra raisonnablement rester fermée plus longtemps sans risque de dégradation dues aux outrages du temps.

Les acteurs dans cette affaire sont nombreux : commune de Laudun l’Ardoise (qui possède entre autres la maison Albert André à Laudun), commune de Bagnols (siège du musée Albert André), le Conseil Général du Gard qui, à la fois, gère la Conservation des musées du Gard et possède la collection offerte par la famille Albert André et l’État car le musée de Bagnols a la qualification de Musée de France. Enfin, depuis quelques années, la Communauté de Communes Rhône Cèze Languedoc (RCL) qui est en train de se transformer en Communauté d’Agglomération qui ne devrait naître qu’en 2011 ou 2012.

Pour Elian Cellier, la politique culturelle avec sept niveaux de compétences a besoin de synergie, l’échelon municipal doit être celui qui donnera l’impulsion. Il semblerait que la campagne des municipales bagnolaises soit le moment propice pour mettre les fers de la culture au feu. Le candidat Gérard Revol ne s’y est pas trompé ; il a écrit une lettre à Elian Cellier et Corinne Cancel pour « apporter sa modeste contribution. »

L’association demande l’organisation d’une table ronde avec tous les acteurs concernés par cette affaire pour faire un état des lieux et un projet collectif. « Une réelle prise de conscience de tous les acteurs, une réelle synergie des structures et la mise en place de groupes de travail seraient enfin un point de départ à une vraie politique autour du patrimoine Albert André, George Besson, Jacqueline Bret-André. »

Compte tenu des incertitudes qui planent et de l’immobilisme depuis deux décennies, la table ronde est plus que jamais une nécessité.

Soulignons ici, qu’au terme de son plaidoyer pour une politique culturelle en Gard Rhodanien, le dossier concocté par Elian Cellier pour le Cercle du prolétariat se conclut par une démonstration économique. Dans cette seconde partie, il démontre que même en temps de crise les musées ne cessent d’attirer du public à condition bien sûr d’avoir l’outil qui convient. Et il développe en pointant que « le visiteur potentiel est un atout pour la ville. Il pourra y séjourner, y consommer, peut-être même s’y installer plus tard si la ville le séduit. » Le patrimoine représente 14,8 % de l’économie touristique dans la Région Languedoc Roussillon et génère 14 800 emplois dont 6 400 directs soit 3,8 % des temps pleins régionaux. La ville de Bagnols et le Gard Rhodanien sont en dessous de ces moyennes.

La campagne et les promesses qui vont avec sont en cours. C’est le moment de pousser pour arracher des promesses. Les communistes qui ont compté dans leurs rangs tout ce qui a fait l’histoire culturelle du XXe - Aragon pour la poésie, Picasso pour la peinture, Jean Ferrat pour la musique, etc. - sont en première ligne.  Nul doute qu’ils vont aller au bout de ce combat là.

D Garrel

 

Liens pour les articles parus dans "Midi-Libre", cliquez ci-dessous :

 

Musée Albert-AndréLe plaidoyer du Cercle du Prolétariat

Des exemples près de Bagnols

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commentaires

papini 04/10/2010 21:06



je confirme, ce n'est sans doute pas le bon moyen de gagner des voix, on dit que l'exactitude est la politesse des rois, que dire des courriers sans reponse ??que l'on considère que les
auteurs ne sont pas pris en consideration donc pourquoi ils voteraient pour eux ???? @+



Catherine 22/09/2010 12:08



La municipalité ne prend même pas le temps de répondre aux mails ou aux courrier qu'on lui adresse. Alors la culture, ça doit leur passer largement au-dessus de la tête ...



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