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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 17:56

Les premiers pas de François Hollande et du nouveau gouvernement ont ouvert l’espace pour une réorientation des politiques publiques. Seul un groupe parlementaire solide du Front de gauche peut garantir les changements attendus. Décryptage.

1. Europe: la France doit être porteuse d'une autre stratégie de sortie de crise

François Hollande est attendu au tournant. Sur tout le Vieux Continent, son discours en faveur de la croissance a suscité l’espoir des milieux syndicaux. C’est toute la gestion de la crise par l’Union européenne qui est à revoir. François Hollande a déjà demandé une réorientation des fonds structurels vers les pays qui en ont le plus besoin, et davantage de moyens pour la Banque européenne d’investissements. Cela va dans le bon sens. Mais saura-t-il tenir tête à la chancelière allemande Angela Merkel, fervente partisane de l’austérité, et aux dirigeants de la Commission et du Conseil européens qui concoctent pour fin juin un plan prévoyant plus de libéralisations sur le marché unique européen ? Car pour vraiment faire face à la crise, il faut d’abord répondre aux besoins sociaux. C’est l’avis du Front de gauche en France, mais aussi de Syriza en Grèce, force antilibérale créditée de plus de 20 % dans les sondages. Cela nécessiterait des investissements, et pour cela, il y a nécessité de s’émanciper du pacte de stabilité qui limite à 3 % l’objectif de déficit public. Pour cela, des alliances sont possibles avec les gouvernements du sud de l’Europe, sensibles à ces objectifs. Mais il faudra à la France afficher clairement son objectif d’une réorientation des missions de la Banque centrale européenne pour qu’elle puisse financer à des taux d’intérêt très bas les investissements des États européens.inauguration place des Pénitents 002

2. Fiscalité : accroître les recettes publiques 
et sociales, changer la politique du crédit

Pour faire face aux urgences sociales, faire reculer la pauvreté, les inégalités, le chômage, restaurer et développer les systèmes d’éducation, de formation et de santé mis à mal par la droite, assurer la transition écologique, il faut accroître sensiblement, d’une part, les recettes publiques et sociales, d’autre part, le produit intérieur brut (PIB) du pays.

Certains des engagements du président de la République vont dans ce sens, mais souvent, ils manquent de cohérence et ne permettent pas de dompter et de faire reculer la finance. Cela nécessite d’engager une importante réforme de la fiscalité, des prélèvements obligatoires, mais aussi de la politique du crédit.

Organisation syndicales, Attac, Économistes atterrés, associations diverses, PCF, Front de gauche ont multiplié les propositions en ce sens avec notamment l’augmentation de l’impôt sur les fortunes et de celui sur les revenus du capital, la taxation des revenus financiers des entreprises, la mise en place d’un principe de modulation de l’impôt sur les sociétés et du taux des cotisations sociales patronales en fonction des objectifs d’emploi et de salaires des entreprises, la suppression des exonérations sociales patronales ayant montré leur inefficacité.

Autre outil : la réorientation de la politique du crédit. Au niveau européen mais aussi français en particulier, avec la création d’un pôle public financier.

3. Démocratie : s’inscrire dans la Ve République ou porter loin le chantier d’une VIe

Jusqu’où François Hollande sera-t-il volontaire ? Arnaud Montebourg a beau avoir été intégré au gouvernement, ce n’est pas pour promouvoir une VIe République démocratique et sociale : François Hollande, avec une présidence qui se veut « normale », s’inscrit d’abord dans les institutions de la Ve République, où premier ministre et gouvernement sont responsables dans la définition et la conduite de la politique de la nation. Lors d’un entretien à Mediapart durant la campagne, il a certes évoqué la limitation du cumul des mandats, une grande loi sur l’indépendance de la presse, souhaité sortir de la manière d’exercer le pouvoir de ses prédécesseurs, à commencer par réformer le statut pénal du chef de l’État. C’est encore loin d’une profonde réforme des institutions, tournée vers une démocratie plus parlementaire. Il compte introduire une dose, seulement, de proportionnelle, dans le mode de scrutin législatif. Pour l’heure, les mesures affichées sont de l’ordre du symbolique, comme en finir avec le pouvoir personnel de nomination, porté à son paroxysme par Nicolas Sarkozy, pour confier les quelque 120 postes dépendant du Conseil des ministres aux commissions parlementaires. L’instauration du droit de vote des étrangers aux élections locales, promesse régulière des candidats socialistes, est ainsi renvoyée à mi-mandat.

4. Retraites : la réforme Sarkozy est injuste 
et n’est pas viable, un nouveau débat s’impose

Le projet du nouveau gouvernement de retour partiel à la retraite à 60 ans va dans 
 le bon sens. Mais on ne peut s’en tenir là. Le Parti socialiste, le PCF, les organisations syndicales et même la très orthodoxe commission des Finances du Sénat, alors dirigée par la droite, ont souligné, lors de la mobilisation contre cette réforme régressive, que celle-ci ne parviendrait pas à assurer l’équilibre des régimes de retraite à partir de 2018. Le débat est inévitable. D’ailleurs, l’engagement 18 du candidat Hollande prévoit « une négociation globale (...) dès l’été 2012 avec les partenaires sociaux afin de définir, dans un cadre financier durablement équilibré, l’âge légal de départ à la retraite, la prise en compte de la pénibilité, le montant des pensions et l’évolution des recettes indispensables à la pérennité de notre système de retraite solidaire ».

Des propositions de la CGT, d’associations, du PCF et du Front de gauche entendent assurer le retour du droit à la retraite à 60 ans, à taux plein, tout en sécurisant le financement du système. La première vise à établir une cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises. La deuxième, à moduler le taux et la masse des cotisations patronales en lien avec des choix de gestion des entreprises favorables à l’emploi. Mais il s’agit aussi de sécuriser le retraité en prenant en compte la pénibilité de professions particulières et en garantissant qu’aucun salarié ne percevra une retraite inférieure au Smic.

5. Éducation : une différence d’ambition 
dans les moyens et dans les objectifs

Priorité affichée du président de la République, l’avenir de l’éducation nationale fait l’objet de pas mal de 
 divergences entre les intentions du PS et celles des candidats du Front de gauche. À commencer par la question des moyens qui marque une vraie différence d’ambition. Le Front de gauche refuse de penser sa politique éducative « dans le cadre du budget contraint érigé en dogme par les politiques d’austérité ». Ce qui n’est pas le cas de François Hollande. Ainsi, les 60 000 postes annoncés sur cinq ans sont loin de couvrir les 80 000 suppressions programmées entre 2007 et 2012. Ce ne sera pas, par ailleurs, des créations nettes mais des redéploiements faits au détriment d’autres emplois publics. À l’inverse, le Front de gauche souhaite rétablir l’ensemble des postes supprimés depuis 2007, sans s’interdire d’aller au-delà en fonction des besoins puisqu’il propose de porter la part du budget de l’État consacré à l’éducation de 5,6 % à 7 % du PIB. Différence d’ambition encore lorsque le Front de gauche souhaite élargir la scolarité obligatoire de trois à dix-huit ans et refuse de s’inscrire dans la logique minimaliste du « socle commun de compétence », dont le PS reste un défenseur. Dans le supérieur, enfin, le Front de gauche est clairement pour l’abrogation de la loi LRU, tandis que le PS souhaite simplement la réformer, sans revenir sur le principe concurrentiel « d’autonomie » des établissements.image

Voilà les 5 bonnes raisons "nationales", mais il y en a aussi des "locales" qui permettront au Gard Rhodanien de tirer son épingle du jeu.

1. L’emploi par le soutien aux travailleurs des entreprises en difficultés, la relance industrielle,
2. La redynamisation de notre territoire par le désenclavement routier,
3. La question énergétique en assurant l’avenir de Marcoule,
4. Le TER pour des transports en commun sûrs, pratiques, économiques et écologiques
5. La culture avec un grand musée du Gard rhodanien
6. Le logement avec la réhabilitation et la construction massive de logements sociaux publics.

 

Maintenant vous savez tout ou presque, la balle est dans votre camp. Pour la 3e circonscription le vote Front de Gauche c'est le bulletin Charles Menard, dans la 4e circonscription le vote Front de Gauche c'est le bulletin Edouard Chaulet.

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