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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 20:33

Je n'ai pas patienté jusqu'au prochain marché du week-end : j'ai trouvé prétexte d'un petit carton livré par erreur pour le P.C. à mon local. Ah ! la force de l'habitude !

 Mon colis sous le bras, j'ai pris la direction de la maison de Vader. Il m'a très bien reçu en m'invitant à prendre un apéritif. Je n'ai pas refusé l'invitation qui me permettrait de faire bifurquer la conversation sur Gonzalez.

Effectivement, après plusieurs minutes de salamalecs d'usage, j'ai embrayé par un prétexte futile sur le vieux Ramon. Le chef de file des cocos locaux m'a corroboré les dires du vieux flic. Première confirmation : Gonzalez n'a pas forcément toute sa tête. Il peut être lucide par moment et déconnecter à d'autres. Sur le plan politique, Vader confirme qu'ils partagent tous les deux les mêmes opinions politiques, à la différence près que Gonzalez a combattu par les armes pour défendre la liberté. On sent une admiration au fur et à mesure du récit sur les faits de guerre connus de l'espagnol. En fait, Vader ne connaît pas les détails mais il sait que Gonzalez a été dans l'armée républicaine et qu'après la défaite il a été emprisonné. Il est incapable d'en dire plus par exemple sur les lieux où il a livré bataille, mais la seule évocation de la guerre d'Espagne semble le bouleverser et l'on peut lire sur son visage des expressions contradictoires d'envie, de joie, de douleur, de peine...

Sur la vie privée de Ramon Gonzalez, le responsable de la cellule de Saint-Saturnin semble ne rien connaître et même s'en désintéresser complètement.

De toute façon pour l'instant, j'en sais assez. Je crois que la personne qui m'éclairera complètement ne pourra être que Ramon Gonzalez lui-même. Il me faudra passer outre les problèmes linguistiques, son âge, ses difficultés, pour percer le mystère. Les différentes conversations que j'ai eues dans les dernières heures m'ont permis d'aiguiser ma curiosité et de renforcer ma motivation sur le fait que je dois aider les autres pour surmonter mes propres problèmes.

Qu'importe si un client m'a transformé, moi écrivain public, en une espèce de détective privé ! Ma conviction est faite, je dois assister Ramon Gonzalez et percer l'énigme de sa fille.


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Sans que j'aille à sa rencontre, c'est lui qui est venu à moi. Ce matin à l'heure de l'ouverture, il patientait le dos appuyé contre le mur de mon local et les deux mains sur sa canne. Une nouvelle fois, je me suis précipité pour le faire entrer.

La première entrevue a, semble-t-il, débloqué la parole chez le vieil espagnol. Un palier a été franchi, il m'ouvre le livre de sa vie comme si j'étais un familier, un proche, un homme de confiance. Ses idées sont plus claires, sa pensée plus lumineuse qu'à notre première rencontre. Je comprends, maintenant qui il est et n'ai plus besoin de poser des questions, ni de l'interrompre pour en savoir plus. Je n'ai qu'à écouter.

Nous franchissons d'emblée les Pyrénées pour atterrir dans sa province natale : les Asturies. Sur sa prime enfance, il est assez peu loquace.

Pauvre mais dans une atmosphère aimante, il vivait heureux dans un foyer de mineurs. Il est le troisième et dernier garçon de la famille. Son père et ses aînés veilleront sur lui.

Il a à peine seize ans quand la guerre civile éclate. Son père et ses deux frères partent sur le front, il reçoit l'ordre de rester auprès de sa mère. Une semaine après leur départ, il désobéit et les rejoint sur le front au Pays basque dans la province voisine. Est-ce un hasard, il est incorporé dans le même bataillon que son père et ses frères à savoir le Ladreda (unité militaire qui ne sera jamais dissoute et durera par les actions de guérilla jusqu'en 1950).

 Mal préparé et surpris par la violence des combats, l'aîné des enfants est tué dans les premières heures des affrontements entre Républicains et Nationalistes. Ramon l'apprend à son arrivée. Le pays basque ne résistera pas très longtemps :  à la fin du printemps 1937, les phalangistes tiennent Bilbao en juin et auparavant les fils Gonzalez ont perdu leur père.

Les deux plus jeunes frères continueront à se battre dans leur région d'origine voisine du Pays basque, les Asturies qui, elles-aussi, finiront par tomber aux mains des hommes de Franco.

Ramon va être fait prisonnier mais avant d'aller croupir dans les geôles de Palencia, il aura encore la douleur de perdre son dernier frère.

Seul survivant masculin de sa famille, après son arrestation il croupira plusieurs années dans la prison du Léon dans cette ville qui avait vu naître en 1208 la première université d'Espagne à l'initiative d'Alphonse VIII.

A l'âge où certains sont étudiants, lui qui était destiné à la mine passera ce que d'aucuns qualifient comme les meilleures années de l'existence, enfermé et confronté aux puces, poux, morpions, et à la tuberculose.

Il n'en sortira que sept ans plus tard. Entre-temps, sa mère, dernier vestige de sa famille, avait succombé aux restrictions, aux épidémies ou au chagrin. Les portes de sa cellule s'ouvriront mais on ne peut pas vraiment parler de libération car il sera intégré dans un bataillon franquiste pour y faire son service militaire. La dictature militaire voulait redresser cette jeunesse ennemie pour lui inculquer les idées et préceptes fascistes.

Pour Ramon comme pour beaucoup de ses congénères, l'opération relevait de l'exercice de renégation et avec nombre d'entre eux, il préférera fuir et passer clandestinement les Pyrénées à pied.

L'arrivée et l'accueil en France qui sortait, depuis à peine quelques jours de la seconde guerre mondiale, furent difficiles. Il parvint néanmoins jusqu'à Paris où il vivota pendant quelques mois.

Finalement, avec d'autres camarades, ils optèrent pour un départ en Argentine, pays dont ils maîtrisaient la langue et où certains avaient déjà un brin de famille ou de connaissance. Au Havre ce fut l'embarcation clandestine sur un bateau en partance. Au bout de quelques heures, ils furent découverts par l'équipage, des danois qui les traitèrent correctement, ce qui n'est pas toujours le cas pour les passagers qui n'ont pas acquitté leur titre de transport. Cependant leur plus grande surprise restait à venir. On leur expliqua que le bateau ne se dirigeait pas vers l'Argentine, car la destination finale se trouvait de l'autre côté de la Méditerranée dans un département français : l'Algérie. Ils purent se consoler pendant la traversée en dégustant des rollmops avec des patates, nourriture de l'ensemble des bordées.

Les hasards font quelquefois l'Histoire, en l'occurrence une erreur de navire envoya notre Ramon pour une dizaine d'années dans la colonie française. Là commença sa reconversion, d'apprenti-mineur, il devint ouvrier du bâtiment tâtant selon la demande et les circonstances,  la pelle du terrassier, le serre-joint du coffreur, la truelle du maçon ou la taloche du plâtrier.

Certains de ses amis avaient repris un bateau pour le pays initialement prévu, lui, sans trop savoir pourquoi, demeura sans vraiment être intégré à l'une ou l'autre des communautés. Son physique de brun hâlé hérité de quelques siècles de domination musulmane sur la péninsule ibérique le faisait passer pour un Arabe mais ces derniers ne s'y trompaient pas. Huit ans s'écoulèrent encore jusqu'au début de ce que les officiers en France appelèrent les « événements d'Algérie ».

Ni arabe, ni français, ne se sentant à l'aise nulle part, il fit le chemin inverse pour échouer à Marseille...


J'écoute cet itinéraire avec intérêt, ne pouvant m'empêcher de faire le rapprochement avec celui que m'avait conté Frédéric sur Benjamin Péret. Finalement, les deux hommes ont eu un parcours semblable. En 1936 au coup d'état franquiste, il s'était rendu à Barcelone où il rencontra la peintre Remedios Varo qui devint sa compagne. Il travailla ensuite à la radio du P.O.U.M. puis partit combattre sur le front d'Aragon. En 1937 il s'engagera dans le bataillon Nestor Makhno de la célèbre Colonne Durruti. Quand il comprendra que les divisions internes des Républicains entre communistes staliniens et anarchistes vont entraîner la défaite, il repartira vers Paris avant de partir quelques temps au Mexique.


Il me plaît de penser que ces deux hommes auraient pu se rencontrer quelque part au Nord de l'Espagne. Cela semble impossible et, sans le lui demander bien sûr car la question serait complètement saugrenue, j'ai la conviction que Gonzalez ne sait qui pouvait être cet homme. Je ne lui en veux pas, je comprends les raisons de son ignorance. Mon regret, c'est de penser que Benjamin Péret devait écrire pour des gens comme Gonzalez, qui, du haut de leur seize ans, ont pris les fusils pour défendre un idéal. Et pendant que le jeune Ramon souffrait dans sa prison de Palencia en 1938, Péret adhérait à son retour d'Espagne à la F.I.A.R.I., la fédération internationale de l'art révolutionnaire indépendant qui avait été créée par Breton et Trotsky.

Au moment d'évoquer son arrivée à Marseille, Gonzalez fait une pause. Il me demande un verre d'eau que je lui sers illico et il sort de sa poche un de ses ninas qu'il fume en silence. C'est à ce moment là que mon esprit vagabonde sur la guerre d'Espagne de Benjamin Péret.

Son cigare terminé, il avale une dernière gorgée avant de poursuivre le fil de son récit. Il m'explique que sa vie à Marseille fut au début un peu meilleure que celle qu'il avait vécue auparavant. Toutefois il nuance son propos en lâchant une formule cinglante qui traduit bien le désespoir que peut porter un homme comme lui :


« Quand vous avez presque trente ans, que vous n'avez plus de famille, que vous avez perdu une guerre, que vous avez été obligé de fuir votre pays et que vous n'êtes nulle part bien reçu, vous ne vous sentez pas vraiment bien dans votre peau... ».

Je ne sais plus si c'est exactement les mots qu'il a prononcés, en tout cas, l'idée majeure est fidèle.

Il me raconte ensuite la vie d'un immigré dans les années cinquante : beaucoup de travail, peu de loisirs. Pour enfoncer le clou de ces paroles précédentes, il convient qu'il valait mieux qu'il n'eût pas trop de temps libre à cette époque car, selon ses dires, il aimait trop le vin rouge. Quand il ne bossait pas, il devait être submergé par ses démons et ne trouvait refuge que dans la boisson pour essayer d'alléger ses souffrances et tromper sa solitude.


Sentant qu'il commence à fléchir, que sa guerre lui revient sans mal mais que les années qui suivent semblent être paradoxalement moins faciles à exprimer, je suis tenté de l'aider en lui rappelant qu'à sa première visite il m'a contacté à propos de sa fille. J'essaye donc de le faire parler sur sa famille. L'idée qui me paraissait bonne s'avère un fiasco. Il commence, comme la fois précédente, à se perdre dans son récit, à s'énerver et à injurier sa femme. Je finis par comprendre que son épouse a disparu un jour sans laisser d'adresse, en emmenant leur petite.


Voilà qui devient plus clair : j'ai quelques éléments qui prouvent que le vieux ne perd pas complètement les pédales et que son histoire a un sens même si, entre son arrivée à Marseille et la disparition de la femme et de l'enfant, je n'ai aucune information à me mettre sous la dent.

Notre entretien dure encore quelques minutes pendant lesquelles je n'arrive pas à soutirer à Ramon Gonzalez la moindre information. Je manque d'habitude, je ne suis pas un vrai détective privé, je revendique un titre d'écrivain public qui n'a pas la moindre expérience. Le vieil espagnol commence à perdre patience, pour lui les choses sont claires, il faut que je retrouve sa fille.

Enfin, non sans mal, il finit par me donner son adresse à l'époque où il vivait à Marseille : « rue des moulins ». Bien que ce soit une information qui remonte à une quarantaine d'années il se souvient même du numéro mais je n'en saurai pas plus pour l'instant. Je devrai m'en contenter.


Il fallait s'y attendre, si cet enfant pouvait être retrouvée facilement, Gonzalez n'aurait pas eu besoin de mon aide. S'il insiste sur le détective privé plutôt que sur l'écrivain public, il a ses raisons. Il connaît les obstacles et les difficultés qu'il faudra surmonter pour se mettre sur la piste de sa descendante. Je vais relever le défi, je joue le jeu, je ne trahirai pas la confiance que j'ai eu l'honneur de recevoir.


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Un seul et unique client mais qui m'occupe à plein temps. Je ne crois pas qu'ouvrir un espace d'écrivain public ait été une si bonne idée que ça.

Après le départ du vieil espagnol, je n'ai pas vu l'ombre du moindre curieux qui aurait esquissé un tout petit temps d'arrêt sur la devanture de mon échoppe montrant par ce geste un semblant d'intérêt pour mon travail et qui laisserait présager que dans les jours à venir les affaires vont démarrer. Il est peut-être un peu tôt pour tirer une conclusion définitive mais à la fin de la semaine s'il n'y a rien de nouveau sous le soleil de Saint-Saturnin, direction : la cité phocéenne sur les traces de Gonzalez !


En attendant, pour meubler la soirée et faire venir le sommeil, je vais aux nouvelles de la tante Marie-Sybille sur la toile. Aujourd'hui le texte est intitulé « la folle du régiment », tout un programme.

 

Dans une précédente chronique, je vous ai conté mes aventures dans mon jeune temps à l'époque où j'usais mes fonds de petites culottes sur les bancs du collège. Quelques années plus tard, j'avais l'insigne honneur de servir la France ou plutôt la Ffrance et d'être incorporé dans un corps de l'armée de terre. J'ai bien dit « incorporé » comme on le fait pour un aliment dans une recette de cuisine et non introduit. Petits vicieux ! De nos jours, les jeunes gens n'ont pas la joie de se retrouver entre garçons pendant un an, partageant le gîte et le couvert. Si l'on veut tâter d'une telle expérience, il faut fréquenter les scouts ou les éclaireurs pour avoir la chance de dormir dans la même tente qu'un jeune homme de son âge ou qu'un vieux curé libidineux.

Ah ! quelle chance ! se lever aux aurores au son du doux clairon,  courir dans la nature par grand froid avec seulement un petit short et un léger tee-shirt comme l'auraient fait nos sympathiques prédécesseurs de Sparte, s'astiquer le fusil jusqu'à le faire reluire et l'oindre d'une huile sensuelle,  se rouler à plusieurs dans une terre fangeuse sous une herse de barbelés que même les pires sado-masos redouteraient. Enfin, que des plaisirs comme on les aime ! Les joies du plein-air qui revivifient et de sains exercices qui tonifient le corps sans embarrasser le cerveau...

 Voilà pour le dehors, à l'intérieur tout était à l'avenant, de petites activités dignes d'une bonne maîtresse de maison, comme le nettoyage des sanitaires que certains farceurs s'évertuaient à barbouiller de merde pour tester nos compétences en ménage, quelques corvées de cuisine pour se couper la faim certainement dans le but louable de ne pas trop prendre de kilos superflus, et l'entretien de la chambrée qui va du balayage du sol, au lit au carré, en passant par le rangement impeccable de l'armoire. Que de souvenirs émus comme ce jour où, le lieutenant passant en revue notre carrée en gants blancs pour traquer le moindre grain de poussière, nous nous aperçûmes, en sa présence, que nous avions oublié de passer le chiffon sur un rebord de fenêtre. Heureusement il n'y vit que du feu mais nous étions tous tremblants à l'idée qu'il allait découvrir une occasion de nous châtier comme des vilains petits soldats !...

 J'ai vu de virils hommes devenir esclaves de leurs brodequins. A force de les cirer, il leur fallait toujours une chiffonnette à proximité pour faire luire le dessus et le coup de pied afin qu'ils puissent, comme Narcisse admirer leur reflet dans le bout de leurs chaussures...

Un adjudant attentionné ayant remarqué mes manières, m'avait fait affecter à la chambre des plus loulous et malfrats de la caserne afin que la poule au contact des renards et des loups soit sous leur protection. Il avait vu juste. Je devins la mascotte de l'équipe et gare à celui qui aurait eu l'intention de me faire du mal.

 Seulement mes nouveaux amis n'avaient rien trouvé de mieux que de vouloir refaire mon éducation. Il faut dire qu'eux en avaient reçu une bonne : mon voisin immédiat de lit trafiquait le cannabis et les autoradios. Eh oui ! mes amis, je vous parle d'un temps où les téléphones  portables n'existaient pas et où le must du must en matière de technologie se trouvait sous les tableaux de bord des voitures ! Le second de mes collègues était expert dans le vol justement des automobiles. L'homme idéal quand vous avez oublié vos clefs, qui, avec un cintre vous ouvre votre véhicule en moins de trente secondes ! Le troisième ne savait pas revenir des courses sans avoir sur lui plus d'objets que dans son panier ou chariot. De braves garçons au demeurant mais qui ne s'embarrassaient pas avec des principes d'honnêteté : ils en avaient d'autre, un code d'honneur avec ses qualités, où l'amitié tenait une place importante.

Malgré mes différences, ils m'avaient adopté et me considéraient des leurs. Le hic (car il y en a toujours un) résidait dans le fait que je devais changer mes manières pour que je puisse sortir en ville avec eux sans leur faire honte. A mon arrivée on m'avait appris à marcher au pas. Ce n'est déjà pas facile, mais eux voulurent me faire avancer droit. Je m'explique. Ils avaient remarqué que j'avais tendance à tortiller du popotin et donc à avancer non de façon rectiligne mais en dessinant des méandres telle la couleuvre dans la garrigue.

En début de soirée, j'avais droit à mon exercice de marche dans le couloir avec obligation de respecter la ligne représentée par les dessins du carrelage. J'essayai, sans protester, de faire plaisir à mes camarades et de m'appliquer de mon mieux mais au bout de quelques séances, ils abandonnèrent leur entreprise.

Je ne sais pas trop si la fin des travaux pratiques correspondit à des progrès de ma part dans le déhanchement de mon arrière train ou à leur seuil de tolérance devenu plus élevé. J'ai quand même ma petite idée. Toujours est-il que ma démarche caractéristique me valut le surnom de la « folle du régiment », titre honorifique qui ne me créa néanmoins pas de problèmes car ma protection était bien assurée. Que sont devenus mes anges-gardiens ? Il me plairait de le savoir.

Voilà, c'était la chronique bêtement nostalgique sur le service militaire de Tante Marie-Sybille. Arrivé à un certain âge on finit par avoir un regard attendri sur l'époque où l'on avait vingt ans, quelle drôle de coutume ! Je n'échappe pas à ce comportement régressif alors il vaut mieux que je me taise avant de dire des bêtises !

Ne soyez pas inquiets ni tristes, on se retrouvera bientôt pour de nouvelles aventures...

 

                                                        Signé : Marre ici Bill

  

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