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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 23:18
Gros choc cette semaine 


La gendarmerie nationale est venue dans plusieurs écoles primaires de l'Hérault (à la demande de la direction de  l'Education nationale ?) pour vérifier si les enseignants de CM2 faisaient bien passer les évaluations du Ministère.

 


Les gendarmes voulaient savoir si des parents occupaient l'Ecole pour empêcher le déroulement de ces évaluations. Ils ont demandé aux directeurs des écoles de leur fournir le nom de parents, le cas échéant, ainsi que leur propre nom s'ils laissaient des parents occuper « leur » école.

 


Les gendarmes cherchent également à connaître l'identité des enseignants qui n'ont pas fait passer ces évaluations.

 


Comme vous le savez peut-être ces évaluations sont les ex-évaluations d'entrée en 6eme, que l'on fait passer au CM2 en janvier. Ces évaluations vont donc mesurer des compétences erronées puisque le programme de CM2 n'est pas terminé en janvier... Les résultats de ces évaluations seront forcément "mauvais", ce qui légitimera toutes les réformes en cours.

 


Par ailleurs, ces mêmes gendarmes sont présents lors des réunions d'information et de concertation lors des assemblées générales et des réunions entre l'IEN et les enseignants. Lors d'une réunion entre une IEN et ses directeurs d'école, des parents souhaitant s'exprimer, les gendarmes ont fait évacuer dans un calme relatif l'assemblée.

 


Les enseignants et les parents s'exposent à des sanctions administratives et/ou judiciaires.

 


Ces actions sont-elles en accord avec l'idée que nous avons de l'école ?


Sommes-nous fliqués au sens propre comme au figuré dans les écoles ?


évaluations scolaires très contestées

 Face à la désobéissance pédagogique,
’État en appelle… aux gendarmes !


Par Ixchel Delaporte dans l'Humanité du 26 janvier 2009.


Pendant une semaine, entre le 19 et le 23 janvier, l’éducation nationale a procédé aux évaluations de niveau des classes de CM2. 


Pour le ministre Xavier Darcos, « les évaluations objectives, régulières, transparentes » ont un but : « disposer d’indicateurs fiables des acquis des élèves pour mieux piloter le système éducatif ». Mais l’obsession de l’évaluation rencontre de nombreuses réticences, voire une farouche opposition de tous côtés : instituteurs et directeurs d’école mais aussi parents d’élèves et élus locaux. 


Sur le principe, que les enfants soient évalués n’est pas en soi contesté.


Les inquiétudes concernent en fait le contenu et les objectifs de ces évaluations. Pourquoi sont-elles d’un niveau trop élevé et pourquoi tester les élèves en janvier sur des connaissances qu’ils n’auront acquises et assimilées qu’à la fin de l’année scolaire ? À terme, la crainte est de voir se profiler une concurrence entre établissements scolaires et une remise en question de la liberté pédagogique.


Dans une lettre de désobéissance adressée au ministre de l’Éducation nationale, un directeur d’école de l’Ain, Pierre Devesa, explique son « indignation sincère » : « De quel cerveau surchauffé a pu sortir l’idée de soumettre à des élèves de CM2 un texte d’Hemingway et un de Maupassant, qui ne sont pas précisément des auteurs de littérature de jeunesse ?

Le premier paragraphe de l’exercice 1, où un enfant malade se verra administrer une ampoule en guise de remède, est révélateur. Une ampoule ? Pour des élèves de 2009, l’utilisation de ce médicament n’est pas lumineuse. » Et de poursuivre : « Je ne souhaite pas collaborer à une vaste entreprise de fragilisation et de dépréciation de l’école (…). 


Nous étions des passeurs, des guides, et nous devenons des trieurs, des contrôleurs. »


Comme lui, nombreux sont les professeurs et parents d’élèves à avoir empêché la bonne tenue des épreuves. Seule la méthode varie. À Toulouse et dans le sud de la Haute-Garonne, huit écoles ont été occupées et bloquées vendredi par des parents d’élèves pour ne pas diffuser les évaluations aux élèves de CM2.

D’autres, comme à Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise), se sont rendus en classe avec les élèves pour confisquer les carnets d’évaluations distribués par les instituteurs.


Dans l’Hérault, la mobilisation a été aussi forte que… supervisée. Dans une dizaine d’écoles, dont celles de Loupian et de Saint-André-de-Sangonis, les gendarmes ont téléphoné aux directeurs d’établissement pour s’assurer du bon déroulement des évaluations.

Une seule école aurait reçu leur visite directe. Selon Joël Vézinhet, secrétaire du syndicat SNUipp 34, l’inspecteur d’académie lui a assuré n’avoir donné aucun ordre aux gendarmes : « Il semblerait certaines gendarmeries font du zèle… Ça fait quelques mois que l’on voit des gendarmeries appeler des écoles. »

Lors d’une réunion tenue vendredi 16 janvier à Gignac, l’inspectrice de la circonscription avait convié maîtres du CM2 et directeurs d’école à récupérer les livrets d’évaluation. Parents d’élèves et élus s’étaient invités.

La réponse de l’inspecteur d’académie : l’envoi de huit gendarmes. Gérard Cabello, maire communiste de Montarnaud, présent lors de cette manifestation, a déjà reçu trois visites des gendarmes en deux mois.

« La première, c’était avant les vacances de Noël. Ils sont intervenus car les parents d’élèves avaient apposé une banderole sur les grilles de l’école.

Les deuxième et troisième fois, ils sont venus début janvier, le matin et le soir, pour enlever une banderole « Sauvons les RASED » et « Non à la fermeture d’une classe ».

Je les ai interpellés pour leur dire que j’aurais été ravi de les voir plutôt sur des missions de sécurité.

Par la suite, j’ai eu la confirmation qu’ils étaient en mission de renseignement. »


 



des liens pour ceux qui veulent vérifier l'info


http://toulouse. indymedia. org/spip. php?article33985

 journal de TF1 (20h00 le 16/01) http://tf1.lci. fr/infos/ jt/0,,42281. ..

 

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