Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 00:59
                                                                                  

Un responsable de la section du PCF Gard-Rhodanien, après l'intervention de ATTAC, a lu le magnifique texte suivant, qui montre qu'en Israël aussi, des pacifistes s'élèvent contre  la guerre. Pour cela  ne confondons pas L'ETAT d'Israël et le PEUPLE israélien.
Egalement, le témoignage, paru dans " l'Humanité" du 12 janvier 2009, de Luisa Morgantini, eurodéputée, entrée à Gaza pour quelques heures.


"Si j'étais Palestinien..."
Par Yossi Sarid, universitaire israélien
Extrait d'un texte paru dans le quotidien Haaretz du 2 janvier dernier.

 


                    « J'ai parlé cette semaine avec mes étudiants de la guerre de Gaza dans le cadre d'un cours sur la sécurité nationale. Un étudiant qui s'était montré plutôt conservateur a accepté la discussion (l'opinion générale de ces étudiants est légèrement de droite) et il a réussi à me surprendre. Sans vouloir me provoquer, il a ouvert son coeur et il a avoué : « Si j'étais un jeune Palestinien, je combattrais férocement les juifs même par le biais de la terreur. Quiconque dit autre chose est un menteur. »

                    Son discours m'a semblé familier, je l'avais déjà entendu. Soudain, je me suis souvenu : il y a une dizaine d'années, ces mots ont été prononcés par notre ministre de la Défense actuel, Ehoud Barak.

                   Gideon Levy, journaliste de Haaretz, lui avait demandé alors qu'il était candidat au poste de premier ministre, ce qu'il ferait s'il avait été né Palestinien et Barak a répondu  

                   Cette opinion ne peut pas être la mienne. Le terrorisme par des individus, par des organismes ou des états a toujours pour but de faire des victimes parmi une population civile innocente. Non seulement le terrorisme est aveugle parce qu'il touche l'innocent comme le pécheur mais il élargit également le cercle de la violence : notre sang est sur leurs têtes et leur sang est sur nos têtes. Et quand un compte portant sur le sang des innocents est ouvert, qui peut payer dans son intégralité, et quand ?

                   Je déteste tous les terroristes dans le monde, quelle que soit la finalité de leur combat. Toutefois, je soutiens toute révolte civile active contre toute occupation, et Israël est parmi les occupants, le plus méprisable. Cette révolte est à la fois plus juste et plus efficace, et elle est révélatrice de son caractère humain. Peut-être suis-je trop vieux pour comprendre les buts d'un terroriste.

                   Mais il faut noter que si un jeune et normal étudiant a eu cette réponse spontanée, qui est différente de mon opinion, et si cette réponse est aussi sortie de la bouche d'un général de corps d'armée israélienne (Ehoud Barak), alors chacun doit s'interroger quand son enfant prend le mauvais parti.

                   Si les choses étaient inversés, notre enfant bien aimé serait forcément un maudit terroriste parce qu'il est de la troisième ou de la quatrième génération de refugiés sous occupation et oppression et alors d'où viendra le salut ? Cet enfant, lui, n'a rien à perdre sinon ses chaînes (...)

                    (...) Les jeunes qui n'ont pas d'avenir renoncent facilement à leur futur qu'ils ne peuvent percevoir à l'horizon. Leur passé dans la crasse et la pauvreté et leur présent maudit de chômeurs bouchent toute ouverture d'espoir : leur mort est préférable à leur vie et leur mort est encore préférable à notre vie d'oppresseurs, c'est ainsi qu'ils ressentent les choses (...)

                    Il n'y a pas de bons et de mauvais peuples, il n'y a que des dirigeants qui se comportent de manière responsable ou de manière démente. Et maintenant nous combattons ceux qui auraient fait la même chose que nous si nous avions été à leur place pendant quarante et une années et demie !


  Traduit de l'anglais par D. Hachilif



Le témoignage de Luisa Morgantini, eurodéputée, entrée à Gaza pour quelques heures.

Gaza. « Ils veulent être libres de vivre »

 

Luisa Morgantini, eurodéputée italienne de la Gauche unie européenne et vice-présidente du Parlement européen est entrée avec sept de ses collègues dans la bande de Gaza, hier(11 janvier: note du webmaster). Une entrée rendue possible par les autorités égyptiennes et l’Office de protection des réfugiés des Nations unies (UNRWA). 


Témoignage :


« Ça a été très rapide. Deux heures et demie seulement, durant la trêve. Il y a une énorme crise humanitaire. Il faut vraiment faire cesser les missiles. Il y a besoin d’un cessez-le-feu. On ne trouve plus de nourriture. L’UNRWA ne distribue que du lait, et rien d’autre. On a vu des bâtiments détruits, des voitures retournées. Mais aussi des enfants qui ont encore envie de sourire, qui sont venus nous saluer. Des Palestiniens, nous n’en avons pas vu beaucoup. Mais ceux que nous avons rencontrés nous ont dit leur envie de vivre. C’est le cas d’une femme, meurtrie de douleur par la mort de ses deux enfants, de son mari, de son beau-frère. Ils veulent simplement être libres de vivre. Ils ont beaucoup de rancoeur, et de douleur. Nous sommes rentrés peu de temps dans Gaza, et l’important est que les Palestiniens le savent, qu’ils voient qu’il y a une autre Europe que celle qui danse avec Tzipi Livni. Les Palestiniens nous disent : "Retournez chez vous et racontez."

Mercredi nous rapporterons ce que nous avons dit en session plénière du Parlement. Et nous dirons qu’il n’est pas possible de renforcer les relations avec Israël dans cette phase. »


Propos recueillis par Gaël De Santis


Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : BLOG SECTION GARD RHODANIEN du PCF
  • BLOG  SECTION GARD RHODANIEN du PCF
  • : Les activités et les réflexions des militants communistes et des élu(e)s du P.C.F section du Gard Rhodanien.
  • Contact

Recherche