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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 06:25

De plus en plus de faits sont de nature à rendre cette interrogation naturelle:


  • Pénalisation de l'action syndicale,
  • Mise en cause de l'indépendance des magistrats,
  • Mise en coupe  de l'audio-visuel public,
  • Interpellation de journalistes (Canard Enchainé, Libé,...)
  • Interpellations au faciès,
  • "Rafles" de sans papiers et même quelquefois pièges tendus illégaux,
  • Voix du PCF baillonnée dans les médias TV, radio et dans la majorité de la presse écrite,
  • Bavures policières de plus en plus fréquentes,
  • Surpopulation carcérale en augmentation inquiètante,
  • ...etc.., (liste hélas non exhaustive)...

Autant de raison d'ouvrir cette rubrique pour tenter de sensibiliser leplus grand nombre et appeler à réagir et agir ensemble sans se laisser berner pas de "fausses bonnes solutions" proposés par  des courants qui sont d'ailleurs complaisamment relayés par  les médias...



Vous avez connaissance d'un  fait grave faites nous le savoir! Nous le mettrons en ligne! Nous essayerons, avec d'autres, d'agir!


voir aussi les témoignages relevés dans l'Humanité

Un fichage au parfum d’Edvige à l’hôpital

« Depuis 1977, j’ai été mis au placard »

Bastien Cazals, le directeur « citoyen »que l'UMP veut baillonner!

À Tarnac, de parfaits coupables

Aujourd’hui, c’est la télévision publique qu’on assassine !

Solidarité avec Vittorio Filippis et les journalistes de Libération.


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SECTION GARD VALLEE DU RHÔNE du PCF 01/12/2008 01:04

Collège de Marciac (32)     Un papa un peu bouleversé et très en colère !!!     J’ai eu cette semaine un mail concernant une descente de police dans un lycée du Gers ...On a pu entendre aussi le témoignage sur France inter. J’étais absolument abasourdi par les méthodes utilisées....Mais vous savez parfois on se dit que les gens exagèrent dans leur témoignage....       Bref je reste interrogateur !     Mais voilà que ce WE, j’accueille ma fille Zoé - elle a 13 ans - de retour du collège de Marciac.... Elle me raconte son mercredi au collège....colère à l’intérieur de moi.... révolte...... que faire ???    J’ai demandé à Zoé d’écrire ce qu’elle me disait là. Elle a accepté.     Voici donc son témoignage, avec ses mots à elle :     « Il nous l’avait dit, le CPE, que des gendarmes allaient venir nous faire une prévention pour les 4ème et les 3ème.     Ce mercredi là (19/11/2008), toutes les classes sont entrées en cours comme à leur habitude, en suivant les profs.     A peine 10 minutes plus tard - nous étions assis-, deux gendarmes faisaient déjà le tour de la salle où nous étions. La prof avec qui nous étions, les regardait en nous disant « Ils font leur ronde !?? ». Elle n’était à priori au courant de rien bien sûr. Soudain, la porte s’est ouverte, laissant entrer deux gendarmes... Enfin non, pas exactement !!! Il y avait un monsieur chauve habillé en militaire (le dresseur de chien en fait !) et un gendarme très gros.     Le chauve nous a dit : « Nous allons faire entrer un chien ! Mettez vos mains sur les tables, restez droit, ne le regardez pas ! Quand il mord, ça pique ! »     Enfin il a dit ça, à peu près... Je me rappelle surtout du   « Quand il mord, ça pique ! »      Après, il est sorti deux minutes et est revenu avec deux autres gendarmes et le chien. Les gendarmes se sont placés aux deux extrémités de la classe tandis que le dresseur regardait son chien déjà à l’oeuvre. Le chien s’appelait Bigo. Bigo s’est acharné sur plusieurs sacs, en mordant et arrachant tout ce qui dépassait. Quand à la prof, elle restait derrière son bureau bouche bée.      Le chien s’est attaqué au sac de mon amie, à coté de moi. Le dresseur a claqué des doigts en disant : « Sortez mademoiselle, avec toutes vos affaires ! » Elle a rangé son sac, s’est levée et s’est apprêtée à sortir mais le dresseur l’a repris vite : « Et ton manteau ! »  Elle a rougi et emporté aussi son blouson.     Plusieurs personnes de la classe sont ainsi sorties. Le chien vient alors sentir mon sac. Voyant que le chien ne scotchait pas, que rien ne le retenait là, le dresseur lui a fait sentir mon corps avant de s’empresser de me faire sortir. Dehors m’attendait une petite troupe de gendarmes... Enfin, non, pas dehors : nous étions entre deux salles de classe.     Me voyant arriver, ils se dépêchèrent de finir de fouiller une autre fille. Mon amie était déjà retournée dans la classe. Quand ils eurent fini, ils s’emparèrent de mon sac et le vidèrent sur le sol. Un gendarme me fit vider les poches du devant de mon sac. Il vérifia après moi. Je n’étais pas la seule élève. Avec moi, il y avait une autre fille qui se faisait fouiller les poches par une gendarme.      Ils étaient deux gendarmes hommes à la regarder faire. Le Gendarme qui fouillait mon sac vida ma trousse, dévissa mes stylos, mes surligneurs et cherchait dans mes doublures.     La fille qui était là fouillée elle aussi, se fit interroger sur les personnes qui l’entouraient chez elle. Elle assurait que personne ne fumait dans son entourage. Ils la firent rentrer en classe.   C’était à mon tour ! La fouilleuse me fit enlever mon sweat sous le regards des deux autres gendarmes.....     Je décris : Un gendarme à terre disséquait mes stylos, un autre le surveillait, un autre qui regardait la fouilleuse qui me fouillait et le reste de la troupe dehors. Ne trouvant rien dans ma veste, elle me fit enlever mes chaussures et déplier mes ourlets de pantalon. Elle cherche dans mes chaussettes et mes chaussures. Le gars qui nous regardait, dit à l’intention de l’autre gendarme : « On dirait qu’elle n’a pas de hash mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier ! On ne sait jamais... » Ils ont souri et la fouilleuse chercha de plus belle ! Elle cherche dans les replis de mon pantalon, dans les doublures de mon tee shirt sans bien sûr rien trouver. Elle fouilla alors dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte ! Les gendarmes n’exprimèrent aucune surprise face à ce geste mais ce ne fut pas mon cas !!!!!!     Je dis à l’intention de tous « C’est bon arrêtez, je n’ai rien !!!! »     La fouilleuse s’est arrêtée, j’ai remis mon sweat et mon fouilleur de sac m’a dit : « tu peux ranger ! ».     J’ai rebouché mes stylos et remis le tout dans mon sac et suis repartie en classe après avoir donner le nom du village où j’habite.     De retour en classe, la prof m’a demandé ce qu’ils ont fait. Je lui ai répondu qu’ils nous avaient fouillé. Je me suis assise et j’ai eu du mal à me consacrer au math !     Tout ça c’est ce que j’ai vécu mais mon amie dans la classe à coté m’a aussi raconté.    Le chien s’est acharné sur son sac à elle et elle a eu le droit au même traitement. Mais ses affaires sentaient, alors ils l’ont carrément emmené à l’internat où nous dormons. Le chien s’est acharné sur toutes ses affaires m’a t-elle dit. Le gendarme lui a demandé si elle connaissait des fumeurs de hash, vue qu’ils ne trouvaient rien. Elle leur a simplement répondu que le WE dernier elle a assisté à un concert !     Le CPE l  a ramené ensuite au collège et elle m’a raconté.     Après les cours, le principal a rassemblé tous les élèves et nous a dit que bientôt allait avoir lieu une prévention pour tout le monde.     Une prévention ? Avec des chiens ? Armés comme aujourd’hui ?     Une élève de 4ème nous a dit que le chien s’est jeté sur son sac car il y avait à manger dedans. Elle a eu très peur.     Les profs ne nous en ont pas reparlé....Ils avaient l’air aussi surpris que nous !     Tous les élèves de 3ème & 4ème ont du se poser la même question :   Que se passe t il ?      Et tous les 6ème et 5ème aussi même si ils n’ont pas été directement concernés ! »      Zoé.D.R     Qu’en pensez vous ? Que dois-je faire ? Qui parle de violence ?    Il me semble important d’écrire ici que ni personne du collège a juger important de communiquer sur ces faits( ???). Nous sommes lundi 24/11/2008, il est 15h30 et si Zoé ne m’en avait pas parlé, je n’en saurais rien. Combien de parents sont au courant ?     Les enfants « victimes » - et je pèse ce mo t- de ces actes sont en 4ème et 3ème.  Ils ont donc entre 12 et 14 ans ! Je n’en reviens pas....      Frédéric

SECTION GARD VALLEE DU RHÔNE du PCF 01/12/2008 00:56

  Ecole des Métiers du Gers   Lundi 17 novembre 2008, 10h.30   (récit de Patrick Poumirau, professeur témoin des faits)       Descente musclée de la gendarmerie dans les classes. Je fais cours quand, tout à coup, sans prévenir, font irruption dans le lieu clos de mon travail 4 gendarmes décidés, accompagnés d'un maître-chien affublé de son animal. Personne ne dit bonjour, personne ne se présente. Sans préambule, le chien est lancé à travers la classe. Les élèves sont extrêmement surpris. Je pose des questions aux intrus, demande comment une telle démarche en ce lieu est possible. On ne me répond pas, j'insiste, on me fait comprendre qu'il vaut mieux que je me taise. Les jeunes sont choqués, l'ambiance est lourde, menaçante, j'ouvre une fenêtre qu'un gendarme, sans rien dire, referme immédiatement, péremptoirement.    Le chien court partout, mord le sac d'un jeune à qui l'on demande de sortir, le chien bave sur les jambes d'un autre terrorisé, sur des casquettes, sur des vêtements. La bête semble détecter un produit suspect dans une poche, et là encore on demande à l'élève de sortir. Je veux intervenir une nouvelle fois, on m'impose le silence. Des sacs sont vidés dans le couloir, on fait ouvrir les portefeuilles, des allusions d'une ironie douteuse fusent.     Ces intrusions auront lieu dans plus de dix classes et dureront plus d'une heure. Une trentaine d'élèves suspects sont envoyés dans une salle pour compléter la fouille. Certains sont obligés de se déchausser et d'enlever leurs chaussettes, l'un d'eux se retrouve en caleçon. Parmi les jeunes, il y a des mineurs.     Dans une classe de BTS, le chien fait voler un sac, l'élève en ressort un ordinateur endommagé, on lui dit en riant qu'il peut toujours porter plainte. Ailleurs (atelier de menuiserie-charpente), on aligne les élèves devant le tableau. Aux dires des jeunes et du prof, le maître-chien lance : « Si vous bougez, il vous bouffe une artère et vous vous retrouvez à l'hosto ! »    Il y a des allées et venues incessantes dans les couloirs, une grande agitation, je vois un gendarme en poste devant les classes. J'apprendrais par la suite qu'aucun évènement particulier dans l'établissement ne justifiait une telle descente.     La stupeur, l'effroi ont gagné les élèves. On leur dira le lendemain, dans les jours qui suivent qu'ils dramatisent. Ils m'interrogent une fois la troupe partie, je ne sais que dire, je reste sans voix. Aucune explication de la direction pour le moins très complaisante. Je comprends comment des gens ont pu jadis se laisser rafler et conduire à l'abattoir sans réagir : l'effet surprise laisse sans voix, l'effet surprise, indispensable pour mener à bien une action efficace, scie les jambes.    Ensuite, dans la journée, je m'étonne de ne lire l'indignation que sur le visage de quelques collègues. On se sent un peu seul au bout du compte. Certains ont même trouvé l'intervention normale, d'autres souhaitable.     Je me dis qu'en 50 ans (dont 20 comme prof), je n'ai jamais vu ça. Que les choses empirent ces derniers temps, que des territoires jusque là protégés subissent l'assaut d'une idéologie dure.    Ce qui m'a frappé, au-delà de l'aspect légal ou illégal de la démarche, c'est l'attitude des gendarmes : impolis, désagréables, menaçants, ironiques, agressifs, méprisants, sortant d'une classe de BTS froid-climatisation en disant : « Salut les filles ! » alors que, bien sûr il n'y a que des garçons, les félicitant d'avoir bien « caché leur came et abusé leur chien ». A vrai dire des marlous, de vrais durs n'auraient pas agi autrement. C'est en France, dans une école, en 2008. Je me dis que ces gens-là, les gendarmes, devraient accompagner les gens, les soutenir, qu'ils devraient être des guides lucides et conscients. Au lieu de ça, investis d'un drôle de pouvoir, ils débarquent, on dirait des cow-boys, et terrorisent les jeunes.  

SECTION GARD VALLEE DU RHÔNE du PCF 01/12/2008 01:09


confirmation par l'article de la "dépêche du midi" sur le lien: http://www.ladepeche.fr/article/2008/11/20/495235-Les-gendarmes-traquent-le-shit-dans-les-cartables.html


SECTION GARD VALLEE DU RHÔNE du PCF 01/12/2008 00:52

 FAITES LE SAVOIR : Une première en Isère : des enfants raflés à l'école    Une première en Isère : des enfants raflés à l'école     Bonsoir,   Hier s'est produit un fait très grave à l'école du Jardin de Ville, à Grenoble. A 15h45, un père de quatre enfants (un moins de trois ans, deux scolarisés en maternelle et un en CE1 à l'école du Jardin de Ville) est venu, accompagné de deux policiers en civil, chercher ses enfants, pour "un rendez-vous en préfecture", ont compris les enseignants. A 19h, on apprenait que la famille au complet était au centre de rétention de Lyon. Ils y ont dormi. Ils étaient injoignables hier soir. On a réussi à les joindre tôt ce matin aux cabines téléphoniques du centre de rétention (qui, rappelons-le, est une prison). Ils étaient paniqués. On a prévenu le centre que la CIMADE, seule association ayant le droit d'entrer dans les centres de rétention, irait voir la famille ce matin. Arrivés au centre, les militants de la CIMADE les ont cherchés, sans succès : la famille était en route pour l'aéroport, leur avion décollant une demi-heure plus tard. Nous n'avons rien pu faire, nous attendions que les militants des la Cimade comprennent la situation de la famille, afin de pouvoir les aider en connaissance de cause. Ils ont été expulsés ce matin. Leurs chaises d'école resteront vides. C'est une première en Isère : la traque des étranger-e-s pénètre dans les écoles.  Les seuls enfants en situation irrégulière sont ceux qui ne sont pas à l'école. Nous vous demandons de bien vouloir faire circuler cette information le plus largement possible. Personne ne doit pouvoir dire "on ne savait pas".  Merci,   Emmanuelle, pour le Réseau Education Sans Frontières 38

RESF 01/12/2008 00:46


Mesdames et Messieurs les Préfets,
Vous trouverez ci-joint copie du communiqué publié le 18 novembre par le ministre de l’identité nationale Brice Hortefeux et de celui du Réseau éducation sans frontières suite à la décision du ministre de régulariser Victorine Dikobo, ressortissante camerounaise qui avait reçu une invitation à quitter le territoire après le décès de son enfant français.
Dans son communiqué, le ministre ne se contente pas d'annuler la décision du préfet des Hauts-de-Seine, il lui inflige un camouflet afin d’occulter sa propre responsabilité. Ce sont en effet les textes de loi voulus par l'actuel président de la république, les consignes du ministre Hortefeux et les objectifs chiffrés imposés à l'administration et aux services de police qui sont à l'origine des situations inhumaines.
Le Réseau éducation sans frontières s’inquiète des missions exigées des fonctionnaires et des hauts fonctionnaires. Les préfets sont mieux placés que quiconque pour savoir que l'exécution de la politique du gouvernement en matière de contrôle de l'immigration génère des situations inacceptables sur le plan humain. Celle de Victorine Dikobo en était une parmi d’autres…
Le ministre de l’identité nationale a reproché aux "associations" de n’avoir pas pris contact avec la préfecture de Hauts-de-Seine ou le ministère préalablement à la médiatisation de l’affaire. Ce fut délibéré. Nous connaissons le sous-préfet d'Antony, et nous ne doutons pas qu'informé de la décision de ses services concernant Victorine Dikobo,  il aurait réagi avec au moins autant de célérité et d'humanité que le ministre et sans arrière-pensée politicienne.
Mais, le rôle des associations, du RESF en particulier, n’est pas seulement de faire que les situations les plus scandaleuses soient réglées quand elles sont révélées au public. Il est de peser pour que soient adoptées des dispositions législatives et réglementaires rendant impossibles de telles situations. Que les fonctionnaires de tout grade ne se trouvent plus devant le dilemme de choisir entre ce que voudrait  le ministre et ce que leur dicte leur conscience. Et, pour finir, qu'ils ne soient plus en situation d'être publiquement désavoués pour avoir appliqué les consignes ministérielles.
Nous vous prions, Mesdames et Messieurs les préfets, d'agréer l'expression de nos salutations.

« SALAUDS DE PREFETS » ?
Une dépêche de l’AFP du 18 novembre publiée en début de soirée annonce la décision de Monsieur Hortefeux, ministre de l’identité nationale, de régulariser Victorine Dikobo, ressortissante camerounaise, privée de son titre de séjour à la suite du décès, à l’âge de trois mois, de son enfant français.  Cette décision honteuse avait été prise en vertu des textes de loi voulus par M. Sarkozy  alors ministre de la chasse à l’enfant et de M. Hortefeux qui assigne à chaque préfet un nombre d’expulsions à réaliser dans l’année, à l’unité près.
En application des lois de M. Sarkozy et des objectifs de M. Hortefeux, le préfet des Hauts-de-Seine avait retiré son titre de séjour à Victorine et prévu son expulsion et celle de ses deux enfants (3,5 ans et 2 ans) nés en France. Mal lui en a pris. L’affaire s’est ébruitée, un scandale en est né.
Il en va de certains ministres comme de certains nuisibles : la lumière les effraie. Dès lors que l’affaire a commencé à être médiatisée, M. Hortefeux a battu retraite et annoncé, précipitamment, qu’il régularisait Victorine, réparant ainsi la sorte de stupidité commise, selon lui, par le préfet des Hauts de Seine : « Le ministre a estimé "qu'aucun élément --et évidemment pas le décès de l'enfant il y a quatre ans-- ne pouvait justifier la décision prise par le préfet des Hauts-de-Seine", tient-il à préciser. (Communiqué du ministère de l’identité nationale du 18 novembre).
Ainsi, à en croire M. Hortefeux, ce serait le préfet des Hauts de Seine qui serait responsable de tout. Ce n’est pas la première fois que cela se produit. En réalité, à chaque fois qu’il est contraint de reculer, ce ministre se défausse sur les préfets et leurs subordonnés.
Il faut que les choses soient dites clairement. La politique du chiffre, les quotas imposés (avec félicitations et primes pour ceux qui les remplissent, réprimandes et brimades pour ceux qui échouent) provoquent obligatoirement des drames tel celui vécu par Victorine, ses enfants et leur père.
Quand ils sont connus, quand ils sortent du secret des commissariats, des préfectures et des centres de rétention, le ministre recule et se défausse sur les préfets, l’administration et la police. « Salauds de préfets » ? Qui digèrent les couleuvres.
Mais ce n’est pas le plus grave. Le pire serait qu’ils s’habituent. Et que l’expulsion de parents ayant perdu leur enfant, de pères laissant leur famille en France, de jeunes majeurs arrachés à leurs parents et à leurs frères et sœurs, d’amoureux empêchés de s’unir, de travailleurs  réclamés par leur patron devienne la routine. Que des fonctionnaires s’habituent à ne plus voir les hommes et les femmes derrière « les cas ». La déshumanisation des situations a ouvert la porte par le passé aux possibilités les plus terribles. M. Hortefeux entraine l’administration et la police dans cette voie. Il faut que cela s’arrête. Il doit être arrêté.
 
COMMUNIQUE DE PRESSE 
de RESF
 
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
Dans un État de droit comme la France, tout étranger en situation irrégulière a vocation à être reconduit dans son pays d'origine, sauf situation humaine particulière.
 
En application de ce principe, le ministre a été conduit, ce matin, à demander au préfet des Hauts-de-Seine de permettre à Madame Victorine DIKOBO-YAKILE, ressortissante camerounaise, de continuer à séjourner légalement en France.
 
Il apparaît en effet que, si Madame DIKOBO-YAKILE était entrée illégalement en France en 2001 et y avait donné naissance, en janvier 2004, à un enfant de nationalité française malheureusement décédé trois mois plus tard, elle avait été autorisée à séjourner en France depuis octobre 2004.
 
Le ministre a estimé qu’aucun élément – et évidemment pas le décès de l’enfant il y a quatre ans – ne pouvait justifier la décision prise par le préfet des Hauts-de-Seine, le 30 septembre 2008, de mettre fin au droit de Madame DIKOBO-YAKILE à séjourner en France.

 

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