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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 23:58

Capitalisme en faillite :

Qui doit payer l'addition ?

L'économie mondiale vit l'une des plus graves crises de son histoire. Partout dans le monde, les bourses s'affolent,
les faillites se multiplient, des milliards d'euros partent en fumée.

Capitalistes fous ou folie du capitalisme ?

On veut nous faire croire que le problème vient de quelques patrons ou traders voyous, d'un dévoiement du capitalisme. Faux ! Toutes les banques, tous les établissements financiers privés sont « mouillés ».

On veut nous faire croire qu'il serait possible de moraliser le capitalisme, de le réguler. Illusoire ! Autant essayer d'apprivoiser un requin. La nature du capitalisme c'est la recherche de la rentabilité la plus forte et la plus rapide, quelque en soient les conséquences. Le capitalisme ne se moralise pas, il se combat !

Sarkozy, pompier pyromane

Sarkozy se présente comme le chevalier blanc. Mais toute sa politique vise à nourrir l'ogre des marchés financiers. Par exemple en imposant sans référendum le Traité de Lisbonne qui prévoit que « toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites ». Ou en livrant La Poste à la privatisation.

Il pousse même le cynisme jusqu’à profiter de la crise pour justifier des mesures qui nous enfoncent encore plus dans cette mécanique infernale :

·        D’un côté, il réduit les dépenses utiles : 30.000 postes supprimés dans les services publics prévus en 2009, budget d'austérité (notamment pour la politique de la ville et le logement) et nouvelles coupes dans les dépenses de protection sociale.

·        De l’autre, comme Bush avec ses 700 milliards de dollars ( !!!), il veut renflouer les spéculateurs avec de l’argent public, c'est à dire celui des contribuables. Et tout ça, sans contrepartie, sans même toucher aux logiques et aux pratiques du système. Les pertes pour le public et les profits pour le privé. Inacceptable.

Le Gouvernement annonce même son intention de prélever sur le Livret A de quoi éponger l'ardoise des banques, au détriment du financement du logement social comme de l'épargne populaire : c’est vraiment le comble !

Pour changer la donne, changer de logique

Si l'on veut s'attaquer efficacement à cette crise, il faut s'en prendre aux causes profondes et réorienter l'argent vers l’économie réelle et les besoins sociaux.

·        Il faut commencer par couper le robinet de la spéculation en cessant de favoriser les profits qui alimentent l’incendie financier. Par exemple, refuser de livrer nos retraites à des fonds de pension, ou supprimer le bouclier fiscal pour les plus riches.

·        Il faut imposer la transparence aux banques. L'argent géré par les banques est celui des salariés : il doit être géré de manière limpide. La monnaie et le crédit sont un bien commun, ils doivent être maîtrisés par tous les citoyens.

·        Il faut transformer profondément le système bancaire pour le mettre au service d'une nouvelle croissance créatrice d'emplois et respectueuse de l'environnement. Cela passe par la création d'un pôle public du crédit. Et par une transformation profonde du rôle de la Banque Centrale Européenne, et son contrôle démocratique.

·        Et il faut, ainsi, réorienter l’argent vers les besoins réels : salaires, retraites, allocations. Non seulement ce serait juste, mais tout autant utile pour relancer l'économie sans alimenter la spirale spéculative.

Partout en France, nous avons été des milliers à manifester le 27 septembre à l’appel du Parti communiste pour réclamer un véritable Grenelle des salaires, des retraites et des pensions. Continuons !  ■

 

Une crise financière qui cache une crise sociale

En 20 ans la bourse a quadruplé sa capitali-sation alors que dans le même temps les salaires ont stagné. L'exigence croissante de rentabilité, au détriment des salaires, de la consommation et de l'investissement, a nourri la spéculation financière. On ne sortira pas de cette crise sans s'attaquer à cette récession sociale
 

Décryptage de la crise des subprimes

Acte I : la crise est apparue avec les subprimes aux Etats-Unis, c'est à dire la spéculation sur l'endettement des familles modestes américaines. Les subprimes étaient une suite de paris sur de l'argent à venir, de l'argent virtuel qui ne s'est pas réalisé. Les châteaux en Espagne étaient des châteaux de cartes.

Acte II : Résultats? Faillites de banques, resserrement du crédit pour les particuliers comme pour les entreprises,  remboursements d'emprunts des couches moyennes de plus en plus hasardeux. Par le biais d'un système financier mondialisé, cette crise se propage dans le monde entier.

Acte III : Pour tenter de mettre fin à la cette spirale, les banques centrales interviennent massivement, et partout on annonce des opérations de renflouement des banques en nationalisant leurs pertes. Sans bien sur remettre en question les raisons profondes de cette crise.

Acte IV : Ceux qui nous ont conduit là s'apprêtent à recommencer. Les seules solutions qu'ils connaissent sont celles qui nous ont mené dans le mur. Ainsi de Nicolas Sarkozy qui proposait  par exemple lors de la campagne des présidentielles que les accédants à la propriété « puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement. Il faut réformer le crédit hypothécaire » : en d'autre terme, mettre en place la version française des fameuses subprimes à l’origine de la crise financière mondiale.

Il faut changer de scénario.

 

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