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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 23:00

Le devoir de mémoire est très important. Avoir un regard sur l'Histoire aussi.

Nous sommes le 21 février 2014, il y a 70 ans jour pour jour le 21 février 1944, les 23 résistants du groupe Manouchian étaient exécutés au fort du Mont Valérien.

Le 21 février 1916 a été aussi une date importante car elle marque le début de la boucherie de Verdun !

Il y a quelques jours nous avons publié un article sur Damian Ruiz un résistant bagnolais arrêté et déporté à Dachau. L'an dernier nous avons rappelé le souvenir de Julien Hernandez un autre résistant bagnolais.

Nous faisons donc, nous, un travail sur la mémoire et sur l'Histoire de notre territoire.

Beaucoup n'arrivent pas à faire ce travail sur le passé ou ne s'en préoccupe pas.

Pourtant la récente affaire sur les enfants réunionnais de la Creuse montre qu'il faut que notre pays soit capable d'assumer son Histoire.

Pour ceux qui n'auraient pas bien suivi cette histoire nous reproduisons ci-dessous l'article de l'Humanité ainsi qu'un documentaire en vidéo.

 

La France doit reconnaître sa responsabilité dans la déportation d’enfants réunionnais de leur île entre 1963 et 1982, sans leur consentement et sur ordre de l'Etat, pour repeupler des départements ruraux.

En 2002, à la faveur d’une plainte déposée contre l’État, les Français entendaient pour la première fois parler des « enfants de la Creuse ». Des enfants, déclarés pupilles, qui n’étaient justement pas originaires de la Creuse, mais de la Réunion, et que le gouvernement de Michel Debré, via le Bureau de développement des migrations dans les outre-mers (Bumidom),  avait décidé de faire venir dans l’Hexagone entre 1963 et 1982, brisant tous liens avec leur île natale (archives détruites ou « égarées », correspondances limitées…). En 2002, la plainte n’avait pas abouti, la justice considérant l’affaire prescrite. Aujourd’hui, à l’occasion du vote d’une résolution déposée par la députée PS de la 
Réunion Ericka Bareigts, l’Assemblée nationale a l’occasion de rendre justice aux plus de 1 600 Réunionnais déportés.

L’idée de Michel Debré était simpliste : la Réunion souffrait d’une trop forte démographie, quand des départements ruraux français se dépeuplaient ; pourquoi alors ne pas transférer des Réunionnais dans la Creuse, mais aussi la Lozère ou bien encore le Cantal ? Il fut donc décidé de déplacer des mineurs et de les confier à des familles d’agriculteurs.

Or plusieurs questions se posent : ces pupilles en étaient-ils vraiment ? « Il s’avère impossible de s’assurer de la validité du consentement des parents à l’abandon de leurs enfants », lit-on dans le projet de résolution. Et comment cette politique a-t-elle pu perdurer dix-neuf ans alors même que des administrations concernées l’ont à maintes reprises critiquée ou condamnée : la Ddass de la Creuse en 1968 parce que les jeunes avaient de trop lourdes difficultés d’adaptation ; ou encore le directeur général de la santé en 1975, qui pointe l’illusion de penser résoudre le problème démographique réunionnais par le déplacement de quelques centaines d’enfants. Appelant à reconsidérer cette page d’histoire, le projet de résolution préconise trois mesures : il « demande à ce que la connaissance historique de cette affaire soit approfondie et diffusée » ; « considère que l’État a manqué à sa responsabilité morale envers ces pupilles » et surtout « demande à ce que tout soit mis en œuvre pour permettre aux ex-pupilles de reconstituer leur histoire personnelle ».

À voir : L'émission Le grand débat diffusé le 29 mai 2013 sur Réunion 1ère, avec le documentaire "Une enfance en exil" de William Cally, suivie d'un débat avec quelques réunionnais rescapés de cette tragédie.

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Published by SECTION GARD RHÔDANIEN du PCF - dans Agir avec le PCF
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