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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 00:48

 serment-jeu-de-paume.jpg20 juin 2011, un engagement fort des communistes, qui après une semaine de vote,  ont choisi leur stratégie, leur projet, et leur candidat Front de Gauche à l’élection présidentielle : Jean Luc Mélenchon. Ce processus qui démarre dès ce 20 juin est porteur de  la volonté de construire une alternative à la politique imposée par le FMI, les marchés financiers et appliquée avec zèle par les valets du capitalisme, inféodés au dogme de la « concurrence libre et non faussée ».


20 juin 1789, serment du jeu de paume.

En juin 1789, les états généraux ouverts depuis le 5 mai sont dans une impasse, malgré l'immense espoir qu'ils ont suscité. A aucun moment Louis XVI n'a renoncé à la moindre parcelle de souveraineté, désirant avant tout que les états votent de nouveaux impôts pour combler le déficit. Certes, il a accordé le doublement des représentants du tiers état (600 contre 300 pour chacun des ordres privilégiés) mais il a maintenu le vote par ordre, ce qui réduit cette mesure à néant, clergé et noblesse étant dominés par les conservateurs ; alors que le tiers revendique le vote par tête, beaucoup plus propice aux réformes, puisqu'une bonne partie du clergé et une quarantaine de nobles sont favorables aux « idées nouvelles ».

En attendant, l'opposition des deux premiers ordres bloque la situation, et empêche le travail de commencer.

Les représentants du tiers (qu'on appelle aussi les « Communes ») vont réagir : le 13, ils somment les deux ordres privilégiés de les rejoindre et, devant leur refus, le 17, les Communes se proclament Assemblée nationale dans la salle des Menus-Plaisirs à Versailles.

C'est le véritable commencement de la révolution. Les représentants des « 96 centièmes de la nation » passent du statut d'humbles sujets, délégués de leur ordre et de leur région, à celui de députés de la nation. Cette Assemblée décrète aussitôt qu'elle seule peut consentir à la levée de nouveaux impôts, et bientôt elle se déclarera inviolable.

Cette auto-proclamation suscite un grand enthousiasme, et fait tache d'huile puisque les trois cinquièmes du clergé et plusieurs dizaines de gentilshommes se disent prêts à rejoindre l'Assemblée. Elle provoque aussi la réaction de la Cour, les éléments les plus réactionnaires - derrière la reine et le comte d'Artois - persuadent le roi de dissoudre cette institution «illégitime». A cette fin, on prévoit une «séance royale», et sous le prétexte de préparer la salle, on la fait fermer arbitrairement.

Au matin du 20 juin, les députés trouvent donc porte close, gardée par des soldats. C’est alors qu'un député charentais, le Dr Guillotin, suggère de se réunir dans une salle toute proche consacrée au jeu de la paume, ancêtre du tennis. Dans cette pièce nue, on dresse avec quelques tréteaux une table pour les greffiers, et c'est debout sur ce bureau de fortune que l'astronome Bailly, président, va lire le texte du fameux serment. Les députés y jurent «de ne jamais se séparer et de se rassembler partout où les circonstances l’exigeront, jusqu’à ce que la Constitution du royaume soit établie et affermie». Un seul député du tiers, Martin d'Auch, refusera de signer comme les autres, et si son geste (motivé par un souci de légalisme envers le roi) choquera d'abord ses collègues, on enregistrera cependant son opposition afin de respecter la liberté d'opinion.

Même s'il n'est pas dirigé contre le roi, le texte du serment est fondateur de la nouvelle souveraineté, dont la légitimité ne tient pas à un lieu car « là où (seront) réunis ses députés, là est l'Assemblée nationale ». Le geste du serment est emblématique. Il implique chacun et fédère les énergies individuelles. Tout imprégné d'histoire romaine - quatre ans plus tôt, David avait peint le Serment des Horaces  prêts à mourir pour l'intérêt général -, il engage l'avenir. Enfin, cet acte grandiose aura une immense répercussion, dont témoignent la presse de l'époque et une abondante iconographie .

Le pouvoir ne pouvait tolérer un tel acte il d'indépendance. Le 23 juin, Louis XVI, «regonflé » par les « faucons » de son entourage, prononce devant les 1200 délégués des Etats généraux un discours très ferme. Il y déclare nulle l'auto-proclamation du 17, indiquant que lui seul est habilité à promouvoir des réformes, leur ordonnant enfin de délibérer séparément. Il se retire, suivi par la majorité du clergé et de la noblesse. Après son départ, les députés restent en séance, plus pour affirmer leur souveraineté que pour braver son autorité. A la sommation, par le maître des cérémonies, d'évacuer la salle, ils répondront avec dignité et panache. La flamboyante réplique de M. de Mirabeau - noble, mais élu du tiers - sur la volonté du peuple et la force des baïonnettes, a un peu éclipsé celle de Bailly, qui résume tout : « La nation assemblée n a pas d'ordres à recevoir».

Devant une telle détermination, et malgré les baïonnettes dont il dispose, Louis XVI va céder. A l'annonce de la résistance des députés, il déclarera : « ils veulent rester ? Eh bien foutre, qu'ils restent! ». Dans les jours qui suivent, la majorité du clergé et 47 nobles se réuniront à l'Assemblée, et le roi finira par ordonner aux autres de la rejoindre définitivement.

Soulignons pour finir que, durant ces journées cruciales, le peuple de Paris et de Versailles a manifesté son soutien à l'Assemblée. II est certain que cette adhésion a fortifié la résolution de celle-ci. Lorsque, trois semaines plus tard, la réaction pointera de nouveau, c'est le peuple qui prendra le relais des députés menacés, et qui fera avancer la Révolution


L’Histoire ne repasse jamais les plats dit-on……………Elle peut cependant servir de miroir et montrer un chemin pour les peuples ! Pas étonnant d’ailleurs que, de réforme en réforme de l’éducation nationale, la place de l’histoire soit de plus en plus ténue…….


Car il est des similitudes troublantes ! Regardons lesquelles :

1789: le peuple a faim affamé et se révolte, 2011: la misère grandit, nourrie par le chômage et la rapacité des appétits financiers des banques, les peuples grondent et se révoltent (Grèce, Espagne, France l'automne dernier....)

Cahiers de doléance et programme populaire et partagé,

Proclamation en Assemblé nationale par le Tiers Etat et création d’une assemblée constituante pour la VIème République,

Autre répartition des richesses refusée par Louis XVI qui voulait lever des impôts nouveaux et pacte euro+ que veulent imposer les gouvernements européens avec cure d’austérité aux peuples….


Et une leçon à en tirer :

Les journées cruciales de juin 1789, sans le soutien du peuple de Paris, les députés regroupés dans la salle du jeu de paume auraient peut-être cédé.

Là, nous avons jusqu’aux élections législatives et présidentielles pour mobiliser, populariser le programme partagé que vont porter les candidats du Front de Gauche, le rendre majoritaire dans l’opinion publique.

Ce programme que nous vous invitons à découvrir, qui à vocation à s’enrichir en permanence des luttes des salariés et aspirations du mouvement social  comporte deux aspects : ce qui est possible tout de suite et ce que NOUS devons construire dans la durée.

Nous, car comme pour la défense du serment du jeu de paume, celle du programme partagé exigera aux côtés d’une majorité de députés Front de Gauche à l’Assemblée Nationale, une mobilisation populaire forte pour permettre au gouvernement et Président de résister à la pression des oligarques de la Commission Européenne !

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Published by SECTION GARD RHÔDANIEN du PCF - dans 2012: L'année de la révolution citoyenne et écolo
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