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23 janvier 2018 2 23 /01 /janvier /2018 15:28

Ce 2 janvier 2018, à l'aube de cette nouvelle année, Claude Bousquet s'en est allée. Discrètement, sur la pointe des pieds, comme pour ne pas déranger.

Nous savions Claude malade depuis de long mois. Mais elle ne voulait pas en parler et quand nous lui demandions des nouvelles de sa santé, elle s'arrangeait toujours à éluder le sujet.

Malgré la maladie, entre deux séjours à l’hôpital quand le physique le lui permettait elle se joignait à nous pour discuter et si ses forces le lui permettaient d'agir avec tous.

Le 9 janvier 2018 nous étions quelques camarades à accompagner Claude pour son dernier voyage.

  Famille, ami(e) camarades lui ont rendu hommage en évoquant la belle personne qu'elle était.

Michel Tortey

 

Claude s'est engagée en politique auprès des communistes du Gard Rhodanien depuis plusieurs années déjà.

Elle a apporté dans le débat et la confrontation des idées son analyse personnelle, son esprit de synthèse. Présente, comme elle pouvait dans l'action avec cette volonté de vivre qui l'animait. Elle s'est mise ainsi au service des autres pour défendre des causes qu'elle estimait juste.

C'est un joli nom Camarade tu sais qui marie orange et grenade.

Elle aurait aimé que je l'appelle Camarade

Et pour l'accompagner ces quelques vers

Vivre

Vivre comme un arbre

Vivre en frères comme les arbres d'une forêt

ce rêve est le nôtre

 

Adieu mon amie, ma camarade Claude

 

Laurette Bastaroli

Claude à gauche en compagnie de Laurette Bastaroli et Michèle Oromi.

Claude à gauche en compagnie de Laurette Bastaroli et Michèle Oromi.

Décrire Claude comme un paysage aux multiples reliefs, oui, évidemment ! Claude aimait la nature, car elle l'observait comme elle aimait la beauté intérieure des êtres, sachant repousser volontiers avec un très large sourire celles et ceux qu'elle ne souhaitait pas auprès d'elle.

 

Claude, une femme libre, évidemment !

Engagée, mobilisée, impliquée et présente sur divers chantiers en particulier pour la réouverture de la Gare de Bagnols, la réouverture du centre commercial en ville, le projet de valorisation du musée Albert André, la redynamisation des commerces en centre-ville …

Avec les mots, les échanges, voire même des joutes verbales, elle menait des combats.

 

Elle menait également un combat interne, dans le silence avec une force prodigieuse depuis 2014.

Claude une rassembleuse des idées et des êtres évidemment !

Transmettre, connaître, découvrir et partager, mélanger.

 

Claude une très belle et grande femme, elle nous manque.

Pascale

Claude aimait les langues étrangères. Dans une langue (l’hébreu peut-être), le mot visage n’existe qu’au pluriel. Ceci me semble bien convenir à Claude, aux multiples visages. Je n’essaierai pas de vous les décrire mais je voudrais seulement évoquer quelques images qui me reviennent en mémoire.

 

Le premier visage de Claude qui m’apparaît c’est une ravissante petite fille rieuse, dans son jardin fleuri de Florensac, qui posait déjà avec une grâce juvénile devant les photographes familiaux. Son enfance a été assez nomade puisque ses parents ont vécu à Agde, à l’île de Ré, à Reims, à Paris.

Elle a aussi fréquenté des établissements scolaires au Chambon-sur-Lignon, à Strasbourg. Nous nous retrouvions alors pendant ses longs séjours à Montpellier et pendant les vacances à Castelnau.

 

Cette cousine me fascinait par la connaissance de tous ces lieux où elle vivait et par sa facilité à décrire de merveilleuses personnes qu’elle rencontrait.

 

Le visage de l’adolescente, vivant entre Montpellier le Maroc et Paris, est plus sérieux. Pour moi ce visage évoque tous les rêves que nous échafaudions ensemble.

La vie nous a éloignés à de nombreuses reprises. Pour Claude ce fut le temps des voyages, en Grèce, au Moyen-Orient, en Afrique, aux États Unis… Les retrouvailles étaient toujours très simples comme si le temps ne comptait pas. Toujours ces longues conversations, où, bien sûr, c’était surtout Claude qui parlait...

Ce fut aussi le temps de ces merveilleux moments partagés avec ses nombreux et passionnants amis parisiens, artistes, philosophes, musiciens.

Claude c’est aussi celle qui avait retrouvé ce Gard provençal qu’elle aimait tant, sa lumière, son arrière- pays.

Les visages de Claude ce sont toutes ces rencontres, les récits qu’elle faisait de toutes ces personnes, de toutes ces amitiés qui l’ont entourée. 

Michèle

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