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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 09:37
Hommage à Louis Thomas, résistant communiste bagnolais mort en déportation le 3 février 1945.

Discours prononcé par Michel Tortey Secrétaire de la section Gard rhodanien du P.C.F

Mesdames, messieurs,

Vous êtes présents ce soir avec nous et je vous en remercie pour honorer la mémoire de Louis Thomas ce résistant bagnolais mort en déportation à qui on a donné son nom à cette rue en 1969 : 25 ans après sa mort. Pourquoi faisons-nous cette commémoration ? et quel est son sens ?

Nous avons commencé à Bagnols à évoquer la Résistance en 2013 à l’occasion du 70e anniversaire de la création du Conseil National de la Résistance. A la fois pour se souvenir de la Résistance mais aussi se rappeler les apports sociaux de la Libération et conjuguer la Résistance au présent comme nous le demandaient de grands résistants au soir de leur vie. Le premier résistant que nous avons honoré était Julien Hernandez. En 2014, preuve sans doute que notre démarche n’était pas hors sujet, une loi a été votée pour instituer une journée de la Résistance à la date du 27 mai date anniversaire de la première réunion du Conseil National de la Résistance en 1943. Nous avons évoqué en cette année 2014 le passé de Damian Ruiz résistant bagnolais déporté à Dachau qui est revenu de ce camp de la mort. A cette occasion nous avions demandé à la municipalité de rendre un hommage à Damian Ruiz décédé en 1993, une demande qui a aussi été faite par sa famille. 2 ans après, nous ne pouvons que constater le silence de la mairie. En 2014 la majorité municipale n’a pas trouvé un moment pour se souvenir des 70 ans de l’arrestation de Damian Ruiz en 1944, en 2015, Bagnols (à juste titre) s’est souvenue du Commando Vigan-Braquet nous ne contestons bien sûr pas cet hommage justifié mais en 2015 toujours rien sur Damian Ruiz. En cette année 2016 la mémoire de Damian Ruiz n’a toujours pas été honorée. Le 24 avril dernier journée de la Déportation aurait pu être la journée idéale, le 8 mai dernier une autre possibilité de se souvenir de cet acteur de la seconde guerre mondiale. Non toujours rien. Ce silence à notre demande et à celle de la famille de Damian Ruiz n’est pas seulement une impolitesse c’est une offense que l’on fait au souvenir d’un résistant, d’un déporté. Nous ne pouvons pas passer plus longtemps sous silence cette fin de non-recevoir.

Au moment où une polémique vient de surgir à l’occasion des commémorations du centenaire de la bataille de Verdun, il y a bien un problème avec le devoir de mémoire. Les acteurs de la première guerre ne sont plus là, ceux de la seconde ne sont plus très nombreux ou bien trop vieux pour prendre activement part à l’organisation de ces manifestations, il convient donc de réfléchir à ces hommages pour leur donner un sens pour les nouvelles générations. La journée de la Résistance votée en 2014 n’est pas célébrée à Bagnols. Le devoir de mémoire n’est pas une expression vide de sens. L’histoire de Damian Ruiz mérite d’être connue du plus grand nombre pour s’approprier l’Histoire de la seconde guerre mondiale. Une évocation de personnages locaux donnerait sans doute plus de sens aux commémorations.

Notre parti apporte sa modeste pierre à ce travail de devoir de mémoire à Bagnols. Nous avons évoqué Julien Hernandez, Damian Ruiz, l’an dernier nous étions là, en face pour se souvenir d’André Sautel dont le destin fut tragique. Il était normal que nous traversions la place de la Poste pour en cette année 2016 évoquer la mémoire de Louis Thomas.

Laissez-moi vous compter l’histoire du bagnolais Louis Thomas.

Louis Thomas est l’aîné d’une fratrie de trois garçons qui naissent au début du XXe siècle. Le père de Louis Thomas se prénomme Joseph, il est né en 1883 à Saint-Michel-d’Euzet. Il est marié avec une demoiselle Roche qui porte pour noms de baptême Alix Thérésia. Le couple va s’installer à Bagnols au bas de la route de Nîmes juste avant le croisement de Bourg Neuf (aujourd’hui avenue Léon Blum) où ils vont fonder une famille. Le père exerce le métier de cordonnier. Il est très connu en ville car il est le soliste du cornet à piston de l’harmonie municipale (qui existe toujours) des inséparables. Il enseignera la musique à de nombreux petits bagnolais. La mère tient avec ses beaux-parents (Louis et Modeste) les fourneaux du restaurant situé dans la maison familiale (le local est aujourd’hui occupé par une armurerie). C’était parait-il, si l’on en croit les anciens, une table fameuse du Bagnols de l’époque, Alix ayant un bon tour de main culinaire. C’est donc dans cette famille que Louis Thomas va naître le 15/01/1909, viendront ensuite ses deux frères Raoul et Albert. Personne ne se doute alors que son existence sera brève et aura une issue tragique. On sait très peu de choses de son enfance et de sa prime-jeunesse qui fut sans doute heureuse comme en témoignent les quelques photos de famille qu’a conservé la famille de Louis Thomas. Heureux sans doute mais pas insensible aux difficultés du monde ce qui l’amène, arrivé à l’âge adulte, à s’engager en politique au parti communiste qui naît en 1920. Il a trente ans en 1939 quand la 2nde guerre mondiale éclate. Après la défaite française, la soumission et la collaboration du gouvernement de Vichy il fait partie de la minorité qui n’accepte pas la situation et s’engage en résistance. Son réseau bagnolais est composé de communistes ou de sympathisants dans lequel on retrouve Damian Ruiz et Josef Alabart-Pascual, un trio qui sera arrêté le même jour : le 10 février 1944 dénoncé par un traître infiltré qui avait participé avec eux à une mission de sabotage un mois auparavant. Ce groupe de sabotage F.F.I. était sous le commandement de Jacques Le Mercier nom de résistance du capitaine Ferri qui dirigea le 5e Bataillon dit « la Marseillaise ». Thomas, Alabart et Ruiz ont participé à des actions diverses. Ils ont fait des sabotages de lignes électriques et de voies ferrées notamment pour retarder les convois allemands dans cette stratégie qu’avait la résistance communiste de harcèlement de l’occupant allemand et la volonté de ne lui laisser aucun répit. C’est à la suite d’une de ces actions qu’ils seront dénoncés et arrêtés. Auparavant ils ont amené des jeunes au maquis et ont rédigé des tracts. La facilité que nous avons aujourd’hui à reproduire des documents : ordinateurs, imprimantes, photocopieurs, etc… nous empêche parfois de comprendre les difficultés de l’époque pour imprimer des tracts afin d’encourager les français à ne plus subir, à ne pas suivre la ligne de Pétain, à contrebalancer la propagande vichyste, à être tout simplement informé de la réalité de la guerre. Louis Thomas est le typographe du réseau et sa connaissance des pratiques de l’imprimerie sera une aide précieuse et indispensable au réseau. C’est ainsi qu’une des actions du groupe est intitulée dans les dossiers de résistance du trio bagnolais : « coup de l’imprimerie pour faire des tracts ».

Un bilan qui fait de Louis Thomas un héros de la Résistance qui va payer de sa vie son engagement.

Le 10 février 1944 : au petit matin des gendarmes font irruption à son domicile de Bagnols. Il est arrêté en même temps que ses camarades Ruiz et Alabart. Il est tout d’abord envoyé à Nîmes où en avril 1944 il sera condamné à trois ans de prison. Le 2 mai à 22 h il est transféré au centre de détention d’ Eysses à Villeneuve-sur-Lot dans le département du Lot-et-Garonne qui fut pendant la seconde guerre mondiale le plus important lieu de rassemblement de prisonniers politiques condamnés par le régime de Vichy. Le convoi de Louis Thomas arrive le mercredi 3 mai à trois heures de l’après-midi. Le 5 mai 1944 il fait parvenir une lettre à sa mère qui a sans doute pour but de la rassurer sur son état de santé et son moral. Pour les questions matérielles Louis Thomas informe sa famille qu’il n’a droit qu’à un courrier par mois et à un colis de 5kg qui doit être acheminé par l’intermédiaire de la Croix Rouge bagnolaise, aussi il invite sa mère à se mettre en relation à Monsieur Savournin. Louis Thomas passera moins d’un mois à Villeneuve-sur-Lot le 30 mai il est remis aux autorités allemandes et interné à Compiègne. Au mois d’octobre, la mère de Louis, veuve depuis plusieurs mois n’est pas au courant de la situation de son fils. Elle n’a pas reçu d’autres nouvelles de lui et ainsi elle écrit au directeur de la prison de Villeneuve-sur-Lot pour s’inquiéter. Elle recevra en retour un simple document qui l’informe qu’il a été remis aux autorités allemandes le 30 mai 1944 avec la mention manuscrite : « adresse actuelle inconnue ». On sait maintenant qu’il est arrivé le 2 juin 1944 à Compiègne au Frontstalag 122 de Royallieu camp de transit et d’internement nazi où plus de 50000 résistants politiques furent enfermés avant d’être déportés. Louis Thomas ne reste qu’une quinzaine de jours au camp de Compiègne car il fait partie du convoi du 18 juin 1944 qui quitte Compiègne par le réseau ferré. Ils sont 2139 hommes dans ce train, la moitié d’entre eux sont communistes. 953 partent pour travailler dans des Kommandos notamment pour BMW, les autres ont pour destination finale un camp de concentration. C’est le cas de Louis Thomas qui arrive à Dachau le 20 juin 1944. Il devient le numéro de matricule 74 047. Il y vivra un peu plus de sept mois avant de mourir le 03 février 1945. On ne sait rien sur les raisons de la mort de Louis Thomas. Les documents ne donnent comme seules informations que les trois lettres D.C.D et la date du 3 février 1945. On connait toutefois le quotidien des prisonniers de Dachau où était écrit sur le portail d’entrée en allemand : « le travail rend libre ». La réalité est tout autre : travail forcé, privations alimentaires, froid, sévices, manque d’hygiène, maladies et épidémies comme celle du typhus qui frappa le camp notamment au début de 1945. A Dachau il y eut aussi une station expérimentale où l’horrible docteur Rascher fit des expériences sur les déportés. Les causes de décès ne manquent pas et sans connaître ce qui a entrainé la mort de Louis Thomas on peut les imaginer. Moins de trois mois après son décès le 29 avril 1945 les américains libèrent Dachau découvrant des scènes d’horreur : survivants d’une maigreur épouvantable, des charniers et des fosses communes. Début mai les autres camps de concentration sont libérés les uns après les autres. La famille de Louis Thomas ne sait toujours rien de son sort. Alix Thomas multiplie les démarches et se renseigne. Elle finit par obtenir par courrier une réponse d’un ancien compagnon de déportation de Louis. Fortuné Louvion est un nîmois né en 1914, ils ont partagé le même destin à Compiègne puis à Dachau. On apprend par le courrier de Louvion qu’ils furent envoyés tous les deux dans un kommando de travail à Landsberg une commune de Bavière voisine de Dachau. Louvion atteint par des furoncles retourne à Dachau. Leur chemin se sépare là et on ne sait pas ce qui est arrivé à Louis ensuite. Louvion, dans son courrier tente de rassurer sa mère : cet hiver les camarades ont souffert de la faim et du froid, mais tous s’en sont tirés ». Louis Thomas est mort en février, preuve que tous ne s’en sont pas tirés, à moins qu’il ne soit revenu de Landsberg à Dachau comme lui. Louvion veut rester optimiste dans sa lettre : « vous n’avez donc aucun motif de désespérer et je crois au contraire que vous pouvez attendre en toute confiance ». Le printemps et l’été 1945 passent et toujours pas de retour de Louis. Fin août Alix Thomas reçoit une nouvelle lettre du camarade Maurice Barbut un autre déporté revenu vivant. C’est Louvion qui a relayé la recherche de Madame Thomas. Maurice Barbut, né le 17/02/1911 à Sommières explique qu’ils étaient ensemble à Dachau (numéro de matricule 73047) : l’un au bloc 19 l’autre au 17 mais qu’ils furent envoyés au même moment dans le fameux kommando de Lansberg. Barbut écrit : « Là je le voyais journellement il avait bon moral et était en bonne santé quoique déficient comme tous d’ailleurs. Il n’était pas malade, avait une tenue parfaite digne d’un excellent militant, n’étant jamais en retard pour la solidarité qui était pour nous le premier devoir ». Barbut explique qu’ensuite il y eut un départ de 50 camarades pour retourner à Dachau car jugés trop nombreux à Landsberg. Barbut conclut : « j’ai su par la suite qu’il était encore à Dachau 15 jours après puis je n’ai plus eu de ses nouvelles. C’est tout ce que je peux vous dire d’exact et de vrai. », avant de s’excuser de ne pouvoir donner plus de précision et en restant à sa disposition pour essayer de retrouver sa trace.

Nous n’en serons pas plus sur la fin de Louis Thomas. Le 30 avril 1946 est reconnu par le ministère des anciens combattants et des victimes de la guerre son statut de déporté politique. Le 2 février 1949 ce même ministère fait un certificat pour servir et valoir ce que de droit avec la mention finale : « n’est jamais retourné en France. Considéré comme définitivement disparu ».

Il faudra attendre cinq ans pour voir une évolution du dossier Louis Thomas. Un décret présidentiel en date du 11 mai 1954 publié le 18 mai 1954 au Journal Officiel décore de la médaille militaire à titre posthume le sergent Louis Thomas qualifié de « brillant sous-officier des Forces Françaises de l’Intérieur, calme et courageux ; arrêté le 10 février 1944, interné jusqu’au 16 juin 1944, déporté le 17 juin 1944 au camp de concentration de Dachau (Allemagne), a disparu. » avec attribution de la Croix de Guerre avec Palme (à titre posthume) et de la médaille de la Résistance (à titre posthume). Ce décret est signé par le président René Coty, le ministre de la défense nationale et des forces armées René Pleven et du secrétaire d’Etat à la guerre Pierre de Chevigne.

Le 21 septembre 1969 à l’occasion du 25e anniversaire du départ de Bagnols sur Cèze du commando Vigan-Braquet deux résistants bagnolais communistes sont honorés et on inaugure ce jour-là trois rues commémorant la Résistance : l’avenue du commando Vigan-Braquet, la rue André Sautel et la rue Louis Thomas (ces deux dernières encadrent la Poste de Bagnols sur Cèze).

Cette journée commence par une cérémonie religieuse à l’Eglise de Bagnols à 8 h 30, puis à 9 h 30 une prise d’arme a lieu sur la place de la mairie. 10 h 30 défilé en direction du monument aux morts avec dépôts de gerbes. En fin de matinée les voies communales (Vigan-Braquet, André Sautel et Louis Thomas) sont inaugurées. La journée se termine par un banquet patriotique et un concert de la musique de la Légion étrangère au théâtre du Mont Cotton. Cette journée commémorative placée sous la présidence du Médecin Colonel Arène et du colonel Reveillou se tiendra en présence du conseil municipal de Bagnols, des présidents des Associations Patriotiques et d’une trentaine d’anciens du Commando Vigan-Braquet. Le Parti Communiste (parti des résistants André Sautel et Louis Thomas) est partie prenante de ces cérémonies. Le fait que les deux résistants communistes aient été associés à la commémoration de ce 25e anniversaire est dû aux souvenirs de leurs camarades bagnolais mais aussi à la volonté de Maurice Aurelle représentant local de la Fédération des Déportés et Internés Patriotes et Résistants.

En 1972 Alix Thomas meurt. En 1973 ses fils c’est-à-dire les frères de Louis Thomas reçoivent un diplôme du souvenir de la part des Déportés et internés résistants et patriotes.

Des trois résistants arrêtés le même jour (le 10 février 1944) seul Damian Ruiz déporté lui-aussi à Dachau (matricule 23819) reviendra vivant. Il est décédé en 1993. Les deux autres furent des martyrs. Nous venons de retracer le détail du récit du tragique destin de Louis Thomas. Le troisième homme Josef Alabart-Pascual est mort le 23 juillet 1944. Il conviendra d’honorer sa mémoire dans un futur proche et réparer sans doute le fait qu’il ait été oublié lors des baptêmes des rues en 1969 comme nous le faisons aujourd’hui pour rappeler le destin tragique de Louis Thomas. Nous ne manquerons pas à ce devoir de mémoire.

Voilà l’histoire de Louis Thomas. Comme vous venez de l’entendre elle mérite d’être mise au jour, d’être connu par ceux, le temps passant, qui ont oublié cet homme qui a donné sa vie pour la liberté.

Voilà un exemple pour ce devoir de mémoire. Un engagement, du courage, un destin tragique. N’oublions pas que les valeurs qui étaient celles de Louis Thomas ont été portées par le Conseil National de la Résistance accédant au pouvoir dans le Gouvernement Provisoire de la République Française à la Libération. L’engagement et les valeurs portés par ces femmes et ces hommes s’inscrivaient dans le droit fil du Front Populaire dont on célèbre le 80e anniversaire. Front Populaire, Conseil National de la Résistance, Gouvernement Provisoire de la République : de grands moments politiques de l’Histoire sociale et politique du XXe siècle. Ce retour à la liberté et les avancées sociales sont aujourd’hui attaqués. Je le disais au début de cette intervention : la Résistance doit être conjuguée au présent. Le contexte est différent mais nous devons rester vigilants. Les glorieux anciens nous ont montré la voie il convient d’être fidèles à leurs engagements. Les idées nauséabondes de l’époque sont toujours présentes et prennent chaque jour un peu plus de terrain. La démocratie est fragile, se montrer indifférent ou passif serait très grave. Les attaques sur le plan social comme la loi El Khomri sont un recul pour les travailleurs qui renvoient à ce qu’ont connu les salariés du début du XXe siècle. Ces régressions sociales sont bien à l’opposé des valeurs que portaient les hommes comme Louis Thomas.

Se souvenir de Louis Thomas, notamment en présence de personnes de sa famille, est bien le moins que nous puissions faire. J’ai parlé du devoir de mémoire : il y a dans la signification du mot devoir un caractère d’obligation plus ou moins morale. Vous qui êtes là ce soir, vous ne vivez pas ce moment de souvenir comme quelque chose de contraignant mais bien comme une reconnaissance méritée qui nous rend fier de pouvoir rendre cet hommage.

Louis Thomas, camarade, même si nous ne t’avons pas connu ; les communistes de ta ville sont heureux de pouvoir ce soir te consacrer cette cérémonie. Nul doute, que dans nos engagements futurs nous auront en mémoire le tien qui fut courageux et déterminé.

Et pour rester fidèle à l’engagement de louis, à ses espoirs dans une vie meilleurs je vous invite à résister en participant au rassemblement initié par les syndicats contre la loi El Khomri, pour la sauvegarde de nos conquis sociaux.

Car comme le disait Lucie Aubrac, grande dame de la résistance je cite : le verbe résister se conjugue toujours au présent.

Je vous remercie.

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