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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 13:15
Fernand Marin, communiste au Pays des Sorgues

Figure historique du communisme dans le Vaucluse, l’ancien maire de Sorgues s’est éteint, à l’âge de quatre-vingt-dix-sept ans. Un hommage lui sera rendu ce vendredi, à 10 heures, à la salle des fêtes de la ville.

Né le 19 mars 1919 à L’Isle-sur-la-Sorgue, Fernand Marin s’engage en politique au moment du Front populaire. Affecté à un peloton d’élèves officiers de réserve en 1939, il rejoint Hyères. En février 1940, un instituteur varois l’invite à venir un soir au café des Palmiers. C’est dans le brouhaha que se tient une réunion politique clandestine. Sa volonté de combattre le fascisme le conduit à adhérer, ce soir-là, au Parti communiste français, clandestin.

Fait prisonnier, Fernand Martin s’évade. De retour sur les terres vauclusiennes, il s’engage dans la Résistance et participe, à la Libération, à l’activité du Parti communiste. Le représentant de la fédération du Vaucluse lui propose de devenir secrétaire à l’organisation. Il accepte et se met en disponibilité de l’éducation nationale. Lorsque René Arthaud est nommé ministre de la Santé publique, en 1946, Fernand Marin devient son directeur de cabinet. Il rencontre Claude, sa future épouse.

Il rejoint l’Algérie pour diriger le journal Alger républicain, puis le Maroc. De retour dans le Vaucluse, son activité militante se poursuit en faveur de la pétition pour l’appel de Stockholm, contre l’usage de la bombe atomique. En 1951, il réintègre l’éducation nationale à Carpentras, puis en Avignon. Il est élu conseiller municipal de ce qui fut la cité des Papes sur la liste Union ouvrière et démocratique, et anime farouchement l’opposition communiste au maire de la ville, Édouard Daladier. Fin 1955, il est élu député du Vaucluse. Apres le putsch d’Alger, il vote contre les pleins pouvoirs à de Gaulle. Lors de la dissolution de l’Assemblée, il réintègre l’éducation nationale sur Avignon. Il est élu conseiller municipal, puis maire de Sorgues en 1965.

En 1973, il est élu conseiller général du canton de Bédarrides, un mandat qu’il assume jusqu’en 1985. Le 19 mars 1978, il est à nouveau élu député. Il ne pourra mener son mandat à terme, il perd en 1981 sous l’effet de « la vague rose », après l’élection de Mitterrand.

« Fernand a marqué l’histoire de notre parti dans le Vaucluse, explique son ami Vivian Point, conseiller municipal communiste de Sorgues. Il a marqué la vie de nombreux camarades, nous lui devons beaucoup et il restera à jamais gravé dans nos mémoires. »

Jérôme Skalski

Vendredi, 12 Février, 2016

L'Humanité

Photo : DR/Mémoires d’Humanité-Archives départementales

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Published by SECTION GARD RHÔDANIEN du PCF
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