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26 janvier 2021 2 26 /01 /janvier /2021 09:40

Alors que les élus de la Région Occitanie portent et financent le projet de réouverture de la rive droite du Rhône aux voyageurs, l’EPSF Êtablissement Public de Sécurité Ferroviaire (structure sous tutelle du ministère des transports) veut s’opposer à la mise en service en décembre 2021 comme il l’a été décidé depuis plusieurs mois et comme cela a été accepté par la SNCF. Cette décision repousserait à 2023 la remise en service de cette ligne au trafic passager.

Les communistes du Gard Rhodanien trouvent cette décision inacceptable et demandent le respect du calendrier initial à savoir décembre 2021. En effet les études et consultations réalisées par la SNCF et la Région ont levé tous les obstacles à un retour du train dans le Gard Rhodanien. Une ligne qui, remarquons-le fonctionne déjà pour le fret quotidiennement et voit même passer des voyageurs quand des trains de la rive gauche sont détournés sur la rive droite.

Les problèmes des passages à niveau évoqués par l’EPSF ne sont pas imputables à la remise en service pour le TER. Rappelons-nous qu’un drame affreux avait eu lieu à Pont-Saint-Esprit en 2012 quand deux personnes avaient trouvé la mort après le choc entre un train de marchandises et un véhicule. Depuis, plusieurs fois la sécurisation du passage à niveau n° 18 a été annoncée tout comme pour celui de l’Ardoise notamment après le drame de Millas mais en aucun cas ces travaux ne doivent être un argument qui peut être utilisé contre l’ouverture de la ligne aux TER.

Le « veto » de l’EPSF est un déni démocratique puisqu’il remet en question les décisions des élus régionaux et la volonté citoyenne de réouverture de cette ligne. Il est aussi un nouvel exemple de l’immobilisme et de l’inertie dont est victime notre pays par une volonté d’Etat, organisme de tutelle et du gouvernement Macron de ne pas investir dans les infrastructures nécessaires. On pourrait même voir dans cette décision une forme de méconnaissance du dossier par ce « machin » qu’est l’EPSF et sans doute une temporisation avant la libéralisation du trafic ferroviaire.

Dans le contexte de crise, nous ne pouvons accepter ce retard de la réouverture de la ligne qui enverrait un signe négatif à la lutte contre le réchauffement climatique et qui ne répond pas aux besoins urgents de désenclavement du territoire du Gard Rhodanien.

Nous demandons à l’EPSF de revoir sa copie, au Préfet et au gouvernement d’agir pour le respect des engagements pris et appelons à une mobilisation d’ampleur de la population et des élus du territoire pour qu’à la fin de cette année 2021 les trains de voyageurs circulent sur cette rive droite et que les gares de Bagnols sur Cèze et de Pont Saint Esprit soient en fonction.

A ce titre nous appelons donc au rassemblement du vendredi 29 janvier à 10 h à la gare de Bagnols.

Alors que les élus de la Région Occitanie portent et financent le projet de réouverture de la rive droite du Rhône aux voyageurs, l’EPSF Etablissement Public de Sécurité Ferroviaire (structure sous tutelle du ministère des transports) veut s’opposer à la mise en service en décembre 2021 comme il l’a été décidé depuis plusieurs mois et comme cela a été accepté par la SNCF. Cette décision repousserait à 2023 la remise en service de cette ligne au trafic passager.

Les communistes du Gard Rhodanien trouvent cette décision inacceptable et demandent le respect du calendrier initial à savoir décembre 2021. En effet les études et consultations réalisées par la SNCF et la Région ont levé tous les obstacles à un retour du train dans le Gard Rhodanien. Une ligne qui, remarquons-le fonctionne déjà pour le fret quotidiennement et voit même passer des voyageurs quand des trains de la rive gauche sont détournés sur la rive droite.

Les problèmes des passages à niveau évoqués par l’EPSF ne sont pas imputables à la remise en service pour le TER. Rappelons-nous qu’un drame affreux avait eu lieu à Pont-Saint-Esprit en 2012 quand deux personnes avaient trouvé la mort après le choc entre un train de marchandises et un véhicule. Depuis, plusieurs fois la sécurisation du passage à niveau n° 18 a été annoncée tout comme pour celui de l’Ardoise notamment après le drame de Millas mais en aucun cas ces travaux ne doivent être un argument qui peut être utilisé contre l’ouverture de la ligne aux TER.

Le « veto » de l’EPSF est un déni démocratique puisqu’il remet en question les décisions des élus régionaux et la volonté citoyenne de réouverture de cette ligne. Il est aussi un nouvel exemple de l’immobilisme et de l’inertie dont est victime notre pays par une volonté d’état, organisme de tutelle et du gouvernement Macron de ne pas investir dans les infrastructures nécessaires. On pourrait même voir dans cette décision une forme de méconnaissance du dossier par ce « machin » qu’est l’EPSF et sans doute une temporisation avant la libéralisation du trafic ferroviaire.

Dans le contexte de crise, nous ne pouvons accepter ce retard de la réouverture de la ligne qui enverrait un signe négatif à la lutte contre le réchauffement climatique et qui ne répond pas aux besoins urgents de désenclavement du territoire du Gard Rhodanien.

Nous demandons à l’EPSF de revoir sa copie, au Préfet et au gouvernement d’agir pour le respect des engagements pris et appelons à une mobilisation d’ampleur de la population et des élus du territoire pour qu’à la fin de cette année 2021 les trains de voyageurs circulent sur cette rive droite et que les gares de Bagnols sur Cèze et de Pont Saint Esprit soient en fonction.

A ce titre nous appelons donc au rassemblement

du vendredi 29 janvier à 10 h à la gare de Bagnols sur Cèze.

 

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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 09:10

EDF, c’est notre bien commun !

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Barrage de Villeneuve les Avignon

Électricité de France a construit l’indépendance énergétique de notre pays. EDF, c’est notre souveraineté. EDF, c’est le patrimoine des Français. EDF, c’est aujourd’hui encore l’outil qui pourrait nous permettre de relever le défi climatique, dans un grand secteur public de l’énergie.

Les travailleurs du secteur sont largement mobilisés contre la destruction EDF et contre le projet de réorganisation du groupe, dit «Hercule», qui pourrait aboutir à le diviser en trois entités : (EDF bleu) pour les centrales nucléaires, une autre (vert) cotée en Bourse pour la distribution d’électricité et les énergies renouvelables et une troisième (azur) en charge des barrages hydroélectriques dont les concessions seraient remises en concurrence selon la volonté de Bruxelles.

À travers ces objectifs, notre secteur du Gard Rhodanien serait concerné avec un secteur nucléaire fondamental (Marcoule, Pierrelatte…), la CNR et son patrimoine hydroélectrique, qui a sa Direction Territoriale Rhône-Méditerranée à Villeneuve les Avignon, la centrale solaire prévue à Aramon, les réseaux distribution avec des postes de transformation majeure à L’Ardoise et Valliguières dans le réseau interconnecté international, entre autres.

L’avenir des enjeux écologiques sous tutelle du CA 40, le réseau SNCF et la volonté de son développement qui fonctionne 24 h//24, 365 jours par an ne peut pas s’accommoder d’une fourniture d’électricité soumise aux aléas du solaire et éolien, la volonté de réindustrialisation du Gard rhodanien, la réouverture du port de l’ardoise, la voiture électrique promise à un fort développement, les besoins des usagers… seraient incompatibles avec le projet « Hercule ».

L'ouverture du capital d'EDF « Vert », qui concentre les activités les plus rentables, conduirait à une privatisation des profits et à une nationalisation des pertes.

N’oublions pas aussi l’intérêt des usagers dans notre Gard rhodanien, durement touché par la crise et la désindustrialisation, qui subissent déjà des hausses avec la libéralisation du secteur énergie qui verraient encore une ponction aggravée de leur pouvoir d’achat à l’image des privatisations des autoroutes, de la téléphonie…

La Section P.C.F du Gard rhodanien avec ses militants et ses élus défendent le projet d’un grand secteur public de l’énergie, qui s’oppose totalement au projet « Hercule », mais qui assurerait l’indépendance économique, l’avenir écologique, le pouvoir d’achat.

C’est pourquoi, elle est en soutien des travailleurs et des usagers qui s’opposent au projet « Hercule » et en soutien aux organisations syndicales fortement mobilisées et déterminées qui ont engagé ce combat juste contre cette politique ultralibérale qui vise à tout privatiser au nom de la rentabilité actionnariale au détriment des usagers.

Parti Communiste Français section du Gard rhodanien.

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17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 10:57

Paroles de Camarade !

Le Parti Communiste fête cette année les 100 ans de sa création au congrès de Tours de 1920.

En un siècle, des millions de militants ont combattu au côté des travailleurs pour obtenir de nombreuses avancées sociales aujourd’hui symboles de solidarité nationale.

Parmi eux, de nombreux camarades ont milité dans le Gard Rhodanien. Dans une petite série de films, nous sommes allés à la rencontre de ceux qui ont eu des responsabilités politiques pour évoquer ces années de lutte.

Dans cet épisode, Élian CELLIER professeur d’Histoire et secrétaire de la section Gard Rhodanien du Parti Communiste Français, nous parle des premiers communistes du secteur jusqu’à la Résistance pendant le conflit mondial de 1939 – 1945.

Des camarades emblématiques porteront les idées communistes jusque dans nos villages pour démontrer les bienfaits des notions de partage après la terrible guerre capitaliste de 1914 – 1918. D’autres reprendront le flambeau et Élian nous raconte le destin tragique des jeunes militants communistes engagés contre l’envahisseur nazi. Engagement qu’ils paieront cher car la plupart ne reviendront pas des camps de concentration.

Un  bel hommage à ceux qui ont écrit  les premières pages de l’histoire du Communisme dans le Gard Rhodanien !

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26 décembre 2020 6 26 /12 /décembre /2020 15:54

Paroles de Camarade !

Le Parti Communiste fête cette année les 100 ans de sa création au congrès de Tours de 1920.

En un siècle, des millions de militants ont combattu au côté des travailleurs pour obtenir de nombreuses avancées sociales aujourd'hui symboles de solidarité nationale.

Parmi eux, de nombreux camarades ont milité dans le Gard Rhodanien. Dans une petite série de films, nous sommes allés à la rencontre de ceux qui ont eu des responsabilités politiques pour évoquer ces années de lutte.

Après les témoignages de Bernard Deschamps, de Danièle Laurent et de Jean-Marie Daver c'est au tour de Michèle Oromi de partager avec nous ses années de militantisme dans le Gard Rhodanien. De 1968 à aujourd'hui c'est une figure connue de notre territoire du village de Saint-Nazaire à Bagnols sur Cèze on retrouvera ses souvenirs militants et son amour de la culture.

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10 décembre 2020 4 10 /12 /décembre /2020 10:06

 

Le musée du Visiatome menacé !

Le silence assourdissant des élus locaux suite à l’annonce de cette fermeture...

Nous avons appris ces derniers jours la volonté du CEA Marcoule de fermer définitivement le Visiatome et nous soutenons l’intersyndicale CEA dans sa demande d’examiner et d’évaluer tous les projets possibles afin de continuer à faire vivre cet outil.

Nous sommes, bien sûr déconcertés par les motivations qui poussent la Direction du Centre de Marcoule en 2020 à fermer ce lieu destiné à l‘appréhension des sciences.

Rappelons-nous les mots employés par M. François Loos, ministre délégué à l'industrie, lors de l’inauguration du Visiatome le 26 août 2005 :

« Il est essentiel que les grands organismes de recherche, et en leur sein que les scientifiques, consacrent une part de leurs moyens et de leur temps à cette mission d'information et de formation. Le VISIATOME me semble pleinement répondre à cette démarche. Il est visuel, pédagogique, et ainsi, marque les esprits. Je souhaite qu'il puisse s'ancrer dans le territoire. Je sais que mes collègues parlementaires et élus locaux, y veilleront. 
J'ai noté avec intérêt les partenariats noués avec l'Université, l'ONISEP, mais aussi le travail en collaboration avec les responsables du tourisme. C'est aujourd’hui l'assurance que ce projet s'inscrit dans une démarche partagée au niveau de l'Union européenne et c'est une occasion pour étendre son rayonnement.
 ». (Allocution en pj)

Le musée du Visiatome reste toujours unique en Europe ; il est labellisé et appartient au portefeuille des sites touristiques d’Occitanie.

L’absence de réaction de nos élus locaux n’est pas à la hauteur des enjeux pour défendre ce lieu scientifique et culturel qui appartient au patrimoine du Gard Rhodanien.

Le Visiatome a pour objectif de répondre aux interrogations du public sur la question des déchets radioactifs (exigence forte de la loi de 1991 sur la gestion des déchets nucléaires) et de leur devenir, en expliquant les solutions industrielles actuelles et les recherches en cours en France et à l’étranger, et surtout Faire découvrir un véritable village des sciences pour donner le goût de ces sciences aux petits comme aux grands !

C’est depuis quinze ans un musée technologique qui remplit parfaitement sa mission !

Nous apprenons aujourd’hui : « Le Visiatome serait obsolète ; deux millions d’euros seraient nécessaires pour réactualiser matériellement les expositions (au-delà des 600K€ de fonctionnement) ; la vocation du CEA n’est pas de gérer un musée ». Ajoutons que sept personnes voient leurs emplois menacés.

L’avenir de ce musée nous inquiète… Si le Visiatome devait fermer ce serait un coup dur porté à la culture, à la science et au tourisme en Gard Rhodanien. Rappelons que la promotion de connaissances fiables ; leur diffusion au plus large public est et doit rester un enjeu majeur auprès des jeunes publics.

Jean-Yves Chapelet, Maire de Bagnols ; Jean-Christian Rey Président de l’Agglo, et Anthony Cellier, Député, ne doivent pas rester « les bras croisés ».

Qu’attendent-ils pour « prendre leur part » à ce dossier ; pour intervenir auprès des instances culturelles, scientifiques, touristiques et politiques ?

Nous leurs demandons, et sans attendre, d’une part, de recevoir les personnes de l’intersyndicale du CEA car des enjeux sociaux sont concernés ; et d’autre part, de garantir le maintien de cet espace culturel dans notre Gard Rhodanien.

Françoise LEVEQUE                                                     Élian CELLIER

Parti Socialiste Section Bagnols sur Cèze    Parti Communiste Section Gard rhodanien

 

ARTICLE MIDI LIBRE DU 10/12/2020

 

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19 novembre 2020 4 19 /11 /novembre /2020 10:27

 

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8 novembre 2020 7 08 /11 /novembre /2020 10:22

Paroles de Camarade !

Le Parti Communiste fête cette année les 100 ans de sa création au congrès de Tours de 1920.

En un siècle, des millions de militants ont combattu au côté des travailleurs pour obtenir de nombreuses avancées sociales aujourd'hui symboles de solidarité nationale.

Parmi eux, de nombreux camarades ont milité dans le Gard Rhodanien. Dans une petite série de films, nous sommes allés à la rencontre de ceux qui ont eu des responsabilités politiques pour évoquer ces années de lutte.

Après Bernard DESCHAMPS et Danièle LAURENT, ce troisième épisode est consacré à Jean-Marie DAVER une grande figure politique de Pont-Saint-Esprit et au-delà.

Jean-Marie nous raconte sa jeunesse et son entrée très jeune dans le monde ouvrier. Avec sa légendaire bonne humeur, il évoque avec passion ses engagements avec de multiples casquettes : syndicaliste CGT, Responsable politique au Parti Communiste, défenseur prud'homal, élu à la municipalité de Pont-Saint-Esprit.

Et aussi avec tendresse, Jean-Marie nous parle des femmes et des hommes qui ont compté pour lui et qui l'ont aidé à se construire.

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30 octobre 2020 5 30 /10 /octobre /2020 16:05

 Elle était une figure de la section du P.C.F en Gard Rhodanien.

Féministe convaincue elle était l’animatrice de l’association Femmes Solidaires (anciennement U.F.F Union des Femmes Françaises) sur notre territoire.  Elle était de toutes les mobilisations. On ne pouvait pas croiser Gisèle sans qu’elle ne vous engage à signer une pétition, qu’elle vous propose des cartons d’un loto ou d’une tombola, qu’elle vous signale une permanence de Femmes Solidaires.

De la CGT à l’association TER en passant par la MAS ou Attac elle répondait toujours favorablement à toutes les sollicitations.

Communiste convaicue

Professeure d’anglais au lycée professionnel de Bagnols sur Cèze elle montrait humanité et patience envers ses élèves, cet engagement pédagogique elle le poursuivait il y a peu de temps encore dans ses

Avec les jeunes pour Mumia Abul Jamal

ateliers linguistiques à la MAS. Sa connaissance de la civilisation anglo-saxonne a fait d’elle aussi une des défenseuses inlassables de Mumia Abu Jamal ce journaliste noir américain qui est dans le couloir de la mort depuis des décennies et qui crie son innocence. Elle a correspondu régulièrement avec lui dans sa prison étatsunienne et a fait signer des pétitions en nombre pour défendre son cas. Au moment du festival de reggae on la rencontrait souvent à l’entrée du parc Rimbaud où le public rasta était très sensible à son discours.

de tous les combats

Personnellement c’est avec elle que j’ai mené ma première action militante. En mars 1984 commence

Solidarité mineurs britaniques

une grève des mineurs britanniques suite à la volonté de la première ministre Margaret Thatcher de fermer les exploitations minières. En fin d’année 1984, j’avais 17 ans autour de Gisèle qui était à la manœuvre nous avions fait des colis pour le Noël des enfants des mineurs, une opération menée par la CGT. C’était il y a plus de 35 ans, nos engagements communs n’ont jamais dévié.

Au nom des camarades du Gard rhodanien tous très touchés par le décès de Gisèle le P.C.F Gard Rhodanien présente ces condoléances à sa famille.

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26 octobre 2020 1 26 /10 /octobre /2020 15:17

Paroles de Camarade !

Le Parti Communiste fête cette année les 100 ans de sa création au congrès de Tours de 1920.

En un siècle, des millions de militants ont combattu au côté des travailleurs pour obtenir de nombreuses avancées sociales aujourd'hui symboles de solidarité nationale.

Parmi eux, de nombreux camarades ont milité dans le Gard Rhodanien. Dans une petite série de films, nous sommes allés à la rencontre de ceux qui ont eu des responsabilités politiques pour évoquer ces années de lutte.

Dans ce second épisode, nous rencontrons Danielle LAURENT une militante très active dans le Gard Rhodanien et qui a exercé des responsabilités au sein de la fédération gardoise du Parti Communiste.

Avec beaucoup de charme et de verve, Danielle nous raconte sa jeunesse avec un père mineur de fond à Alès. Elle évoque aussi les camarades avec lesquels ils ont fondés la section communiste de Roquemaure ainsi que René MATHIEU qui a été une personnalité importante pour elle et le Gard Rhodanien. Avec ses mots francs et sans fards, elle exprime ses joies de militante ainsi que ses espoirs pour un communisme nouveau !

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20 octobre 2020 2 20 /10 /octobre /2020 09:21

Le Point n° 3 du Conseil municipal de Bagnols sur Cèze de ce mardi 20 octobre 2020 est consacré au rapport de la Chambre Régionale des Comptes pour la  ville de Bagnols pour les exercices 2014 et suivants à noter que l’enquête a eu lieu avant le Covid.

Quelques remarques sont nécessaires sur ce document. Ce rapport concerne la ville de Bagnols sur Cèze et non l’agglomération dont on attend aussi les remarques de la CRC avec quelques inquiétudes. Toutefois certains dossiers sont imbriqués entre les deux collectivités, il faut en tenir compte. La chambre régionale recommande que la commune de Bagnols sur Cèze ne s’appuie pas sur l’agglomération car c’est un EPCI de services et non de solidarité. De plus, autre critique portée par la CRC à l’agglomération, elle est peu structurante. Dans ce contexte on peut déjà avoir des inquiétudes car Bagnols sur Cèze (c’est la loi) vient de transférer la compétence eau à l’agglomération mais aussi la cuisine centrale (rien ne le justifiait). Le projet de musée de peinture a aussi été transféré à l’agglomération. Le Pôle d’échange multimodal (abords de la gare) est aussi partiellement à la charge de l’agglomération. Il y a donc un risque important de mettre en difficulté la communauté du Gard Rhodanien pour soulager la ville de Bagnols sur Cèze.

Seconde remarque avant d’analyser le rapport de la CRC sur cette institution. Nous ne prenons pas tout ce que dit la CRC comme parole d’évangiles. En effet parfois la CRC ne regarde que la comptabilité et ne s’attache pas aux besoins nécessaires des populations. Ainsi dans les économies faites par la commune que la CRC donne en bon point ne le sont pas toutes. Par exemple la commune a baissé les subventions au CCAS, à la caisse des écoles et aux associations : on ne peut pas dire que ce soit de bonnes choses pour les populations concernées même si ça a fait faire des économies à la ville.

Autre critique que nous pouvons faire à ce rapport c’est une méconnaissance des dossiers locaux par la CRC ce qui donne parfois à ce texte un aspect très théorique. Ainsi  le Gard Rhodanien est décrit comme un espace sans patrimoine valorisable. On comprend donc que le projet de musée n’est pas envisagé par le ou les rédacteurs du rapport comme un élément structurant : ce n’est pas notre vision. De même quand le rapport fait état des infrastructures du territoire il est fait mention du port de l’Ardoise. Quand on connaît les faibles volumes de ce port fluvial, on voit bien que la description de la CRC est très abstraite. Sur la rive droite SNCF le rapport indique que Bagnols n’a pas de train. En aucun moment le retour prochain des voyageurs à Bagnols (décembre 2021) n’est mentionné. Là encore on peut donc penser que les observateurs de la CRC n’ont pas toutes les clefs de ce territoire. Enfin que dire du fait que le rapport fasse mention du « centre d’excellence numérique » le trop fameux « Scène Campagne Cornillon » qui a été abandonné depuis plusieurs années maintenant ? Ceci met un bémol sur le rapport de la CRC aussi les commentaires de la Chambre régionale des comptes devront être nuancés par une connaissance fine du terrain que nous, habitants de cette ville pouvons revendiquer.

1) Les remarques du précédent rapport n’ont pas été pris en compte

L’équipe en place à Bagnols sur Cèze est la même que pendant le mandat précédent. La CRC note que les remarques faites lors du précédent rapport (2015) n’ont pas toutes étaient prises en compte : trois seulement sur huit. C’est à dire que la ville de Bagnols poursuit les mêmes erreurs sans rectifier le tir. Cela lui a été préjudiciable notamment en ce qui concerne l’absence de contrôle interne avec l’affaire du placier du marché. Remarque aussi importante de la CRC : la DGS (directrice générale des services) a plus de pouvoir que l’élu adjoint aux finances et cela pose un problème démocratique.

2) un manque de transparence

Autre problème démocratique un manque de transparence : les écritures comptables ne sont pas claires et les élus n’ont donc pas tous les éléments pour voter en connaissance de cause. La sincérité des comptes formule grave que nous avions évoquée dans nos analyses personnelles est clairement mentionnée dans ce rapport.

Le traitement des budgets annexes doit être plus rigoureux. Ainsi la trésorerie communale a été régulièrement soulagée par les apports des budgets annexes de l’eau et de l’assainissement. Outre le fait que ce n’est pas légal, cela ne sera plus possible dans les années à venir puisque l’eau a été transférée à l’agglomération en 2020 !

On remarquera que ces « négligences »  viennent s’ajouter au fait que les remarques précédentes n’ont pas été prises en compte. La désinvolture de la municipalité de Bagnols su Cèze atteint son paroxysme en clôture du rapport car aucune réponse n’est parvenue à la CRC de la part de la commune de Bagnols sur Cèze. Sans commentaire : on ne daigne même pas justifier ses pratiques à Bagnols sur Cèze. « Cause toujours CRC, on se moque de tes remarques » semble-t-on dire par ce silence.

3) une situation économique inquiétante pour la ville de Bagnols sur Cèze

Le rapport est en trompe l’œil il laisse apparaître une amélioration des finances en début de mandat mais attire l’attention sur le fait que la ville reste fragile et que la perspective du mandat à venir risque d’être difficile.

Tous les aspects que nous avions relevés sur les difficultés financières de la commune sont évoqués dans le rapport à savoir, les relations difficiles avec les banques, les erreurs d’écriture comptable, le recours à l’emprunt, les lignes de trésorerie, les retards de paiement aux fournisseurs tout cela a été le quotidien de la municipalité qui n’a dû son salut au fait qu’elle n’a rien fait ou presque pendant les premières années du mandat (2015, 2016, 2017), par le fait qu’elle a augmenté les impôts locaux et qu’elle a pu bénéficier d’un maintien de ses dotations. Nous sommes en effet éligibles à tous les dispositifs, preuve de notre pauvreté.

La reprise des investissements en fin de mandat (carrefour de Bourg Neuf et goudronnage) mettent à mal les résultats du début de mandat. La ville ne peut s’appuyer que sur des investissements très « aidés » comme ce fut le cas pour l’église. Ce que n’a pas noté la CRC mais que nous savons c’est que les résultats du début de mandat se sont faits en contrepartie de la vente de certains « bijoux de famille » qui peuvent manquer à des projets futurs. Ainsi la vente du stade Jean Nouguier (830 000 euros) à l’Ancyse a sans doute permis de faire un projet commercial et immobilier réussi mais dans l’intérêt général, un projet pour accueillir le sport scolaire aurait été sans doute beaucoup plus judicieux dans ce lieu proche des établissements scolaires.

La vente de la maison du chef de gare à un pépiniériste handicape aujourd’hui vraiment le projet du Pôle d’échange multimodal tout comme le fait que les terrains de la SNCF aient été acquis par des privés (Aldi + pâtissier Clavier) plutôt que par la collectivité qui auraient dû les acquérir. La vente de la maison attenante à la mairie qui est pourtant considérée comme un plan B pour le futur musée apparaît aussi comme une nécessité d’avoir des liquidités mais pas une cohérence de gestion.

Enfin la vente d’un bout du stade Saint Exupéry relève de la même logique et prive les élèves des lycées voisins d’un espace utile à la pratique sportive. Ce redressement partiel des finances se fait au détriment d’investissements futurs. Aujourd’hui le retard pris sur le PEM et les erreurs commises nuisent vraiment au futur de cet équipement (gare routière, problèmes de circulation, etc.). Autant dire qu’avec la vision qui est la notre sur le détail des projets on ne peut pas voir sur le seul point positif relevé par la CRC un compliment fait à la municipalité. Il y a eu vraiment une nécessité à trouver dans l’urgence des « liquidités » et ces opérations sont contraires au bon sens et à l’intérêt général.

4) Inquiétudes fortes pour le mandat 2020-2026

La tactique qui a consisté à ne rien faire ou presque au début du mandat précédent tout en vendant une partie du patrimoine pour boucher les trous a pu illusionner la CRC qui n’a pas fait la lecture de cette perte de possessions communales utiles pour la collectivité mais par contre la CRC se montre inquiète pour la suite. La reprise des investissement (église, goudronnage, Bourg Neuf) a déjà mis en péril les « économies » et les investissements prévus pour le futur inquiètent à juste titre l’institution. Même si certains sont aidés (ex : les Escanaux avec l’ANRU), la municipalité semble grossir exagérément les subventionnements ce qui ne garantit pas la faisabilité. Même si une partie des investissements sont sous la responsabilité de l’agglomération, PEM de Bagnols su Cèze, musée, la part communale n’est pas nulle et pourrait poser problème d’autant que, comme le dit le rapport l’agglomération n’apporte pas non plus une solidité financière. Dans ce contexte comment croire que la commune sera capable de réaliser la nouvelle pyramide des Escanaux, le projet (serpent de mer) de couverture de la piscine pour en faire une piscine utilisable tout au long de l’année, les voiries, le quartier de la gare, etc ? La CRC en doute, nous en doutons encore plus. Alors pourquoi avoir fait croire que la piscine serait faite si ce n’est uniquement pour que l’agglomération n’investisse pas dans celle de Laudun l’Ardoise qui, elle a le mérite d’exister en qualité de piscine couverte ? Beaucoup de questionnements et d’incertitudes surtout tant que nous n’aurons pas une lecture de la situation de l’agglomération.

Au P.C.F nous sommes attachés au fait que la commune poursuive l’amélioration de ses équipements et bonifie la vie quotidienne des bagnolais et des usagers de nos infrastructures mais la ville en est-elle capable ? On peut aujourd’hui en douter.

Une chose est sûre. L’équipe actuelle n’a pas mis en place les bonnes pratiques comptables. Une transparence est maintenant nécessaire. Si quelqu’un veut voir des points positifs dans ce rapport après nos précisions par une connaissance de terrain c’est qu’il est vraiment optimiste.

La déclaration des droits de l’Homme et du citoyen en 1789 dans ses articles 14 et 15 donnait déjà aux citoyens le droit de contrôler les finances publiques mais ceci n’est un contrôle que très théorique, il appartient aux citoyens bagnolais d’exercer une vigilance comme la nôtre sans quoi le réveil pourrait être difficile.

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